Sur le congrès extraordinaire du PCF Contribution au débat du bureau de la section de Castres en vue du congrès extraordinaire

, par  communistes , popularité : 3%

Sur le congrès extraordinaire du PCF,
l’opinion du bureau de la section de Castres.

Sa tenue, son organisation nous semble effectivement indispensable, à la suite des résultats catastrophiques de notre parti, à l’issue de la séquence électorale Présidentielles/législatives du printemps dernier.

Cependant, le calendrier proposé ressemble davantage à celui d’un congrès ordinaire : il se tiendrait en juin ou en novembre 2018, soit plus d’un an après l’événement électoral évoqué – un an et demi, si c’est en novembre… et en réalité quelques mois avant l’échéance qui serait celle du congrès ordinaire (printemps 2019).

Cette question du calendrier, si elle est symptomatique d’une gestion du temps qui pose problème n’est toutefois pas notre préoccupation première.

Nous voudrions en venir à la méthode et au fond.

1) D’abord la méthode et le questionnaire en lui-même.

Dans la situation où nous nous trouvons, il faut tout revoir.
Il faut en particulier offrir aux communistes les possibilités de prendre la parole, une parole libre, non « guidée » ou avec un discours pré-maché.

A cet égard, il est parfois utile de faire un détour par notre histoire…
Le calendrier nous amène à évoquer les cent ans de la Révolution d’Octobre 1917, ses origines comme ses prolongements et son actualité. Dans trois ans, nous célèbrerons le centenaire du Parti, né à Tours en décembre 1920. Ce parti a vécu une première décennie compliquée, avec une perte d’adhérents, des crises à répétition, une influence électorale qui va décliner jusqu’au début des années 1930. Mais malgré cette naissance compliquée, il a été capable d’impulser des combats politiques et une stratégie qui lui ont permis de s’ancrer dans l’ensemble du territoire français – et non plus seulement dans quelques « bastions » limités à certains grands centres industriels, urbains et des îlots où s’épanouissait un « communisme rural » – avec le Front Populaire.

Ce parti, on l’oublie un peu souvent, a été capable, avec un groupe dirigeant de jeunes militants ouvriers principalement – autour notamment de Maurice Thorez ou de Benoit Frachon – de faire preuve d’une grande intelligence politique, y compris dans des périodes critiques, ce qui est le cas du Parti au tournant des années 30. C’est le moment que choisissent ces dirigeants pour lancer une campagne dans « l’Humanité », qui va durer plusieurs semaines, appelant à libérer la parole des communistes … dont l’article le plus connu « les bouches s’ouvrent ! »

Le parti compte alors moins de 30.000 adhérents et se trouve dans une grave crise, après l’épisode du « groupe Barbé-Célor ».

Dans ce contexte critique, la direction du parti de l’époque, sous l’impulsion de Maurice Thorez, fait le choix d’animer une bataille publique – dans les colonnes de « l’Humanité ». Ainsi, Thorez écrivait-il dans l’un de ces articles : « on cherche ainsi à atténuer les couleurs sombres du tableau et à affaiblir par conséquent , la rigueur et l’efficacité d’une autocritique sincère et salutaire ». Et d’ajouter : « il n’est pas possible de se prévaloir de quelques menus résultats, voire même de quelques petits succès, pour se dissimuler à soi-même, et dissimuler au Parti, la persistance des graves faiblesses de notre mouvement et même sa régression (…) ».

Les périodes sont évidemment différentes, notamment pour notre parti, son ancrage social et politique. L’état de la société française est profondément différent de ce qu’il était il y a près d’un siècle.

Néanmoins, ce qui demeure comparable c’est la capacité (ou non) d’une direction à se remettre en question, à permettre ou même à susciter la critique comme l’autocritique.
Cela devrait être un processus « naturel » dans un parti révolutionnaire comme devrait l’être le PCF.

Or, c’est, somme toute, quelque chose de compliqué aujourd’hui.
C’est l’un des problèmes que nous devrions pouvoir poser tranquillement, à tous les niveaux, jusqu’à l’exécutif national.

Et c’est précisément ce que ne permet pas le questionnaire, qui, nous pouvons le constater, ne suscite pas l’engouement des camarades.

Il y a même un paradoxe à produire un questionnaire individuel et, par la suite, mettre en place une « animation nationale » pour (entre autres) le remplir collectivement dans des réunions du parti, ou à l’issue de ces mêmes réunions ou assemblées … il s’agit là d’une « activité » totalement guidée par la direction qui va à l’encontre même de l’objectif visé au départ, à savoir « faire remonter » les avis individuels des camarades.

Nous sommes, depuis plusieurs semaines, sollicités via une campagne de « mailing » insistante à remplir ce même questionnaire … Cela ressemble à des techniques publicitaires – ou marketing – qui ne devraient pas avoir cours dans notre parti. S’agit-il là des conséquences d’un contrat passé avec la société américaine Nationbuilder par notre direction pour gérer le fichier Cociel de nos adhérents ? Nous souhaiterions avoir une réponse à cette question qui est loin d’être anecdotique… Si c’est effectivement le cas, nous souhaitons qu’il y soit mis un terme au plus tôt.

Les communistes de la section, très majoritairement, ne se retrouvent pas dans la méthode proposée, tout en souhaitant discuter de manière sereine et fraternelle des orientations de notre parti et des changements que le congrès extraordinaire devrait y apporter.

2) Sur le contenu du questionnaire et les enjeux du congrès.

Il est anormal qu’un débat de congrès – a fortiori, un congrès extraordinaire, dans la situation du parti – comme dans celle de notre pays – ne débute pas par un compte-rendu ou un bilan d’activité de la direction nationale sortante (qu’il s’agisse de la coordination ou de l’exécutif national).

Les quelques lignes de la première page du questionnaire, si elles « contextualisent » quelque peu la période sont totalement insuffisantes à cet égard. Dans les circonstances politiques que nous vivons, ce bilan est indispensable.

Où en sommes-nous de l’influence et de l’implantation du parti ? Quelles sont nos perspectives et notre projet politique aujourd’hui ? Quel bilan devons-nous tirer des stratégies électorales – et notamment du « Front de gauche », qui nous a fait soutenir un candidat (une nouvelle fois) qui n’était pas issu de nos rangs en 2012 et 2017, après les présidentielles et les législatives de 2017, où le PCF a recueilli le plus faible résultat de toute notre histoire.

Les communistes sont affectés par cette situation. Nous ne devons pas en sous-estimer la gravité. En l’occurrence, ce questionnaire contribue à banaliser la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il ne s’agit pas là d’un débat de personnes, mais d’une question normale dans toute organisation ou association. Pour se projeter et envisager l’avenir, il est nécessaire de faire le bilan et de se tourner vers ce qui a été réalisé, autrement dit, ici, sur la période passée. En réalité, si nous sommes logiques et cohérents,c’est la période ouverte avec la stratégie du « Front de gauche » – et ses traductions électorales, dès les élections européennes de 2009 – qu’il nous faut questionner, avec un bilan depuis cette période, et une attention toute particulière au moment politique qui vient de se terminer avec l’élection de Macron et de sa majorité parlementaire – depuis le début de l’année 2016 et le dernier congrès de notre parti.

Concernant le contenu lui-même du questionnaire, nous déplorons que son contenu soit « guidé » avec des réponses censées être « au choix » des adhérents mais qui constituent déjà une orientation et ne permettent pas de débattre sérieusement et librement d’enjeux essentiels.

Nous prendrons quelques exemples précis et emblématiques, en sachant que nous pourrions en faire une étude exhaustive (mais ce serait fastidieux).

Dans le I – Sens et actualité du combat communiste, le 2e point porte sur « les défis du combats communiste (…) à « travailler en priorité ».

Il est proposé de cocher 3 réponses prioritaires. Sont indiquées parmi ces réponses : « la lutte contre le coût du capital et les inégalités », « la transformation de la mondialisation pour un monde de paix », « la construction d’un monde des Communs ».

Or, dans les 3 cas, alors que ces questions sont fondamentales, il s’agit, déjà, dans la rédaction de la réponse « au choix » d’une orientation choisie ou très fortement suggérée …

Ainsi la lutte contre « le coût du capital », si elle peut séduire initialement des camarades parce qu’ils retrouvent le terme « capital » dans cette formule, est en réalité un piège parce qu’il risque de nous inscrire dans une « gestion des affaires » du capital ou de la bourgeoisie. Bien évidemment que dans le capitalisme, le capital est parasitaire – mais c’est sa nature intrinsèque : le capitalisme c’est l’exploitation du travail salarié pour dégager de la plus-value et des profits. Si le libellé de la réponse était « la lutte contre la politique au service du capital », nous pourrions y répondre positivement : c’est le sens, depuis toujours du combat des communistes et face à Macron et Gattaz, c’est plus nécessaire que jamais !

De même, la question de la lutte pour la paix et contre les politiques des puissances impérialistes est centrale. Nous devons porter singulièrement notre attention à celle que mène l’impérialisme français, en particulier depuis que la France a réintégré l’OTAN. Les menaces de guerre sont particulièrement préoccupantes à l’heure actuelle, en particulier au Proche et au Moyen-Orient, du fait notamment des menées de l’Arabie Saoudite, avec l’aval de Trump et des dirigeants israéliens. De même les menaces récurrentes de Trump tout comme son agitation belliciste en Asie, à propos du conflit qui déchire toujours la péninsule coréenne constituent aussi un réel danger pour la paix dans le monde et un défi pour tous les progressistes de se battre pour le désarmement, notamment la dénucléarisation de la planète !

C’est donc une question décisive, d’autant que, dans notre histoire, à de multiples reprises, nous avons animé des batailles politiques majeures pour la paix dans le monde et contre la prolifération nucléaire.

Cela dit, pourquoi accoler cette question à celle de la « transformation de la mondialisation » ?

Ce processus – la mondialisation capitaliste – depuis plusieurs années, est un facteur complexe, mais à bien des égards inhérent à la transformation du système capitaliste, avec des marchés de plus en plus concurrentiels, une course effrénée aux profits, une course et une recherche – aussi – de tous les moyens de la part des grands groupes et de leurs actionnaires pour échapper à l’impôt (voir les affaires récentes révélées par les « Paradise papers » après celles des « Panama Papers » …).

La mondialisation capitaliste, nous devons la combattre avec nos moyens, dans nos pays respectifs, aux côtés notamment des organisations syndicales. Nous devons en outre renforcer la solidarité de classe avec tous les travailleurs – ceux qui sont exploités, qui subissent les guerres et les destructions provoquées par les impérialistes comme ceux qui fuient cette misère et ces conflits pour se réfugier chez nous.

Tous les travailleurs subissent la mondialisation capitaliste : les forçats du textile des pays d’Asie, comme ceux des mines d’Afrique – la plupart du temps exploités par des multinationales des pays capitalistes « développés » – ou, d’une autre manière, les travailleurs des pays capitalistes qui subissent eux les délocalisations, la casse industrielle, le chômage de masse et les attaques concertées contre les droits conquis depuis des décennies.

Bref, s’opposer à la mondialisation capitaliste, cela participe de notre action dans la lutte des classes, à tous les niveaux, local, national et international.

Par ailleurs, comme nous l’avons dit plus haut, nous devons aussi lutter pour la paix, la solidarité internationale et contre les politiques de guerre et d’agressions impérialistes partout dans le monde. A ce titre, nous ne pouvons laisser passer l’hypocrisie des dirigeants français (les autres pays capitalistes font de même) qui ne trouvent jamais rien à redire sur la « nature » d’un « régime » dès lors qu’il s’agit d’un client fortuné des trusts de l’armement, Dassaut par exemple…

Enfin, la construction d’un « monde des Communs » est une formule quelque peu absconse et nébuleuse. Si ce terme est semble-t-il à la mode, il manque vraiment de clarté et son horizon est assez brumeux … En revanche (si nous parlons là du projet communiste), rien n’est indiqué sur la nécessaire reconquête des services publics et les ruptures nécessaires à opérer avec la construction européenne – notamment en luttant contre les directives de libéralisation, à l’origine, largement du démantèlement du service public, des entreprises publiques et des attaques contre les droits des salariés, tant du secteur public que du secteur privé.

Ce processus s’est considérablement aggravé avec les traités de Maastricht, Amsterdam, Nice et Lisbonne et n’a cessé de s’aggraver depuis.

Il nous faut reconquérir des services publics, recréer face à la concurrence des trusts et des multinationales qui écrasent tout – salariés comme clients – des monopoles publics qui servent les usagers et protègent les salariés !

Prenons simplement l’exemple du secteur bancaire. Il est indiqué, dans le programme « la France en commun » que notre objectif est de créer un « pôle public bancaire autour de la Caisse des dépôts et consignations, de la BPI, de la Banque postale, des banques mutualistes avec la nationalisation de BNP Paribas et de la Société Générale ». Cette formule – qui est évidemment meilleure que l’existant – est néanmoins insuffisante si l’on veut s’en prendre réellement au pouvoir nocif des grandes banques capitalistes ou « mutualistes » (qui se distinguent assez peu des autres en réalité). Nous sommes favorables à une nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire – de l’ensemble des grandes banques, pour des raisons faciles à comprendre. Mais cela ne pourra se faire sans un affrontement – politique et social – d’ampleur avec les dirigeants de l’UE, avec la Commission Européenne, la BCE … Mais cela implique de construire un rapport de forces politique et idéologique en ce sens !

Sur la partie II, à propos du « bilan et (de l’) avenir de notre démarche ».
Il nous apparaît assez incroyable de donner autant d’importance aux « enseignement de la consultation citoyenne » alors que cette démarche n’a pas suscité (c’est le moins que l’on puisse dire !) un grand intérêt, ni chez la plupart des communistes, et encore moins dans le pays.

Sur le fond, la question du bilan ne peut – nous l’avons dit – faire l’objet d’un « choix » opéré via un questionnaire, mais cela doit, au contraire être examiné, dans sa globalité, à partir d’un bilan d’activité présenté par la direction sortante du PCF.
Concernant les « dynamiques de changement majoritaires », il est évoqué notamment – parmi 3 questions prioritaires – « quelle gauche voulons-nous reconstruire ? Comment y faire entendre notre singularité ? ». Une nouvelle fois, il s’agit d’une pré-réponse qui est tout sauf neutre et qui donne une orientation politique pré-établie. Nous voulons reconstruire et redonner du souffle et du dynamisme au PCF, avant toute chose. La gauche est elle aussi en crise, mais ce ne sont pas les deux mêmes questions, à moins de lier l’avenir du PCF à une « recomposition » dans laquelle il serait subordonné à une « gauche » dans laquelle demeurerait simplement sa « singularité » ou sa « sensibilité ».

Nous affirmons ici notre refus d’une stratégie de recomposition politique dans laquelle le Parti Communiste Français ne serait qu’une force d’appoint dans une « gauche » dominée par l’idéologie social-démocrate ou réformiste.

Quelles batailles politiques allons-nous impulser pour faire face à la « stratégie du choc » que tente d’imposer Macron et son gouvernement à notre pays ? Ce sont d’abord ces questions que notre parti doit prendre à bras le corps. Nous vivons une période très grave pour le monde du travail en général, avec des attaques tous azimuts de la part de ce pouvoir, directement en prise avec le grand patronat et les milieux d’affaires.

Face à ces attaques, il existe un potentiel de luttes décisives que notre parti doit prendre à bras le corps en en ciblant les plus emblématiques pour mener ou proposer des batailles politiques de masse, qui nous permettront de cristalliser cet affrontement de classe majeur dans lequel nous sommes et, dans le même temps de faire progresser le niveau de conscience des travailleurs pour qu’ils nous rejoignent et pour mettre en échec le pouvoir. Dans cet objectif, la question du renforcement du PCF est aussi un enjeu décisif, vital.

Constater qu’il existe un potentiel de luttes, réel, ancré dans l’expérience de notre peuple, c’est un fait que nous pouvons observer à de multiples reprises : luttes pour défendre l’emploi, des services public menacés (perceptions, écoles, hopitaux, bureaux de postes, gares SNCF…).

Néanmoins, un des écueils que nous rencontrons (mais cela concerne aussi le mouvement syndical, aujourd’hui) c’est une sorte de fatalisme ou de résignation sourde chez beaucoup de salariés, de jeunes, de retraités … Ils sont, sur le fond, en accord avec ce que nous pouvons dire, mais ne passent pas nécessairement à l’action, parce qu’ils ont, hélas, encore en tête l’expérience d’échecs passés, par exemple celles des grandes mobilisations populaires de 2010 ou de 2003.

Nous devons bien prendre en compte cette situation, l’étudier en profondeur, avec ses contradictions, mais aussi ses potentialités. C’est un enjeu décisif pour nous.
La société française a été profondément abimée par les politiques au service du capital, singulièrement depuis les années 70 : politique de casse industrielle, privatisations massives et démantèlement d’entreprises publiques et de services publics, concentration des pouvoirs – et des moyens – dans les métropoles (elles-mêmes mises en concurrence)…

La bourgeoisie a aussi intensifié sa bataille idéologique visant à murer l’avenir, voire à criminaliser toute perspective révolutionnaire, le socialisme, le communisme. Souvenons-nous de l’offensive lancée, dans les années 80 contre les idéaux de la Révolution française sous la houlette de François Furet. Ce fut d’abord une attaque contre 1793 et Robespierre, accusés d’être la matrice de tous les « totalitarismes », une décennie après, les mêmes idéologues, avec en pointe les auteurs du « livre noir du communisme » ont pu déverser leur haine anticommuniste dans tous les médias, sans que notre parti – et sa direction de l’époque – n’organise une riposte idéologique conséquente en face.
Il est clair qu’aujourd’hui, autour du centenaire d’octobre 1917, la bourgeoisie et ses différents partis – ou relais – prolongent cette offensive contre les idées révolutionnaires.
Face à cette bataille idéologique constante, il est temps aussi que notre parti se dote – enfin – d’outils modernes de communication mais aussi surtout qu’il s’arme à nouveau idéologiquement pour prendre sa place dans une bataille idéologique offensive en faveur des idées communistes et marxistes, en rupture avec les politiques d’aménagement du capitalisme.

Notre conviction est qu’il est nécessaire pour le PCF de redevenir un parti de classe et de masse, un parti révolutionnaire.

L’enjeu prioritaire de ce congrès, c’est de défricher les chemins qui nous permettront d’être à nouveau le parti efficace et reconnu au service du monde du travail, un parti révolutionnaire qui se bat clairement et en toutes circonstances aux côtés de ceux qui souffrent pour en finir avec le capitalisme.

En réfléchissant à « quel parti nous avons besoin », nous avons la conviction que, s’il existe un avenir pour un PCF qui joue à nouveau pleinement son rôle ; à l’inverse, nous pensons qu’il n’existe pas d’avenir (ou alors celui d’une force marginale) si nous nous inscrivons dans une recomposition politicienne où nous ne serions plus qu’un énième groupe ou mouvement, subordonné à telle ou telle branche de la social-démocrate…
C’est probablement le défi le plus crucial auquel nous sommes confrontés : allons-nous être capables d’incarner à nouveau l’espoir pour les travailleurs, de porter et d’animer des batailles8 (offensives comme défensives) dans notre pays, allons-nous parvenir à faire exister une perspective et un espoir de changement de société en l’emportant sur la résignation et en affrontant les forces du capital qui veulent imposer une régression sans précédent au pays tout entier ?

Il y a un avenir pour un parti révolutionnaire comme le PCF dans la France du XXIe siècle, à l’heure où les inégalités, dans notre pays comme dans le monde s’étalent comme jamais aux yeux de tous. Face au président des riches et à la société plus inégalitaire encore qu’il veut mettre en place, nous devons être le fer de lance des résistances populaires.

Le 15 novembre 2017

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