Le 19 Juin marque le 20ème anniversaire de la renaissance officielle des activités du Parti communiste d'Ukraine après l'interdiction anticonstitutionnelle du PCUS en Août 1991. Le narateur de cet article est Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti Communiste d'Ukraine pour le journal "2000" - extrait et traduction Nico Maury
Le KPU illégal (août 1991)
"La renaissance du Parti communiste est un acte de restauration au service des droit des travailleurs, pour se battre juridiquement pour leurs droits. Ce sont leurs intérêts qui sont représentés et défendus par les communistes partout où ils opèrent et sous mandat du peuple." déclare Petro Simonenko, Premier secrétaire du KPU, dans une interview pour le journal "2000" "Nous étions sûr de nos erreurs et nos échecs, mais nous, communistes, n'avons pas honte de regarder dans les yeux les électeurs."
"1991 est pour l'Ukraine une année tragique. Nous savions que des charlatans politiques trompaient les gens avec des histoires de richesse, de bonheur et insouciance, l'Union soviétique éclata et détruit le système soviétique, et avec elle l'ensemble du potentiel économique national, fini les droits du peuple, les loisirs, la protection du peuple et son soutien."
"Le Présidium de la Verkhovna Rada était composé de nationalistes, de traîtres et de dégénérés comme Kravchuk. Less 26 et 30 Août 1991, ils ont adopté le premier décret anticonstitutionnel sur la suspension du Parti communiste d'Ukraine, et plus tard son interdiction totale, donnant ainsi un nouvel élan à la psychose anti-communiste et à l'intimidation." se rappelle Petro Simonenko.
"Ce même jour d'août en 1991, un groupe d'entre nous se sont réunis dans une cafétéria au neuvième étage du Comité exécutif et on a discuté de ce qu'il fallait faire. Nous comprenions que les formes illégales de travail ne donneraient pas suite. Nous avons donc décidé, en premier lieu, de créer une structure qui n'avait aucune relation avec le Parti communiste interdit. Deuxièmement d'informer le public sur ce qui se passait réellement dans le pays. Et, bien sûr, de préparer la restauration du Parti communiste. Nous avons donc décidé de créer une force communiste avec le Parti socialiste d'Ukraine."
Du Parti Socialiste d'Ukraine au Parti Communiste d'Ukraine (1991-1993)
"En automne, le parti que nous avons créé tint sa première réunion, il a été déclaré que dès l'interdiction anticonstitutionnelle sera annulé il met fin à ses activités dans la journée et rétablirait le Parti communiste. Et ce n'est pas notre faute si ceux en qui nous avons confiance ne se sont pas conformé à la décision du Congrès."
"Je tiens à souligner que le mouvement pour la restauration du Parti communiste venait d'en bas, du peuple. Les citoyens ukrainiens, dès les premiers mois après l'effondrement du système soviétique, ont commencé à réaliser à quel point ils ont été dupés, ils sont à l'origine du renouveau du Parti communiste."
"Dans l'été 1992, mes amis et moi-même avons commencé à restaurer la structure du parti dans le Donbass dans un environnement de semi-clandestinité. Il m'a ensuite était accordé d'intégrer la direction régionale du SPU (le Parti Socialiste), mais les autorités m'ont mise en garde: "Si vous n'arrêtez pas, nous allons vous arrêter." déclare Petro Simonenko"
Le Parti Socialiste d'Ukraine - SPU (Соціалістична партія України) est né à l'automne 1991 du vide créé par la disparition du Parti communiste d'Ukraine entre 1991 et 1993 quand le parti a été déclaré illégal. Un congrès du SPU eut lieu où ce parti se définit d'abord comme le successeur du Parti communiste mais choisit une stratégie d' « opposition adaptée » ce qui lui permit de se développer. À ce moment, le SPU avait le monopole de la gauche et son leader, Oleksandr Moroz était jusqu'au mois d'août 1991, le chef de la majorité parlementaire au Soviet suprême de la R.S.S. d'Ukraine. Il opta pour une redéfinition de sa plateforme politique (pour le « pouvoir du peuple »).
"Par ailleurs, nous avons travaillé au sein du Comité régional de Donetsk avec 60 personnes, et 160 personnes du Comité exécutif. J'ai appelé et rencontré des chefs d'entreprise (en tant que deuxième secrétaire du Comité régional de Donetsk). Je critiquais, sans répits, ceux qui mettaient à la porte des ouvriers et des techniciens."
"En Octobre 1992 à Moscou c'est tenu une conférence (clandestine) du PCUS. A Moscou, nous avons eu une réunion du comité d'organisation - tous les délégués, venus d'Ukraine portaient la restauration de l'activité du Parti communiste. Et j'ai été élu président du comité d'organisation."
"En Décembre, le comité organisateur a invité tous ceux qui restaient fidèles à l'idée communiste, avec un appel à créer des organisations du parti sur le terrain, dans les quartiers, les villes. Nous avons convoqué une Conférence pan-ukrainien des communistes qui se tint le 6 mars 1993 à Makeyevka. Cette conférence c'est tenue à la Maison de la culture de l'usine de tuyaux. Il y avait une partie de la façade en cours de rénovation, et ceux qui essayaient de perturber l'événement, ne pouvait pas penser que nous allons nous rencontrer ici. Ensuite, ils ont appelé la police. Un colonel vint à nous et dit: "Quittez le bâtiment". Je sors dans le couloir pour réponde et je demande quelle attitude avoir, les délégués à l'unanimité ont voté pour la poursuite des travaux!"
"L'humeur des délégués de la conférence de Makeyevka étai comme dans les films sur la révolution! La veille nous avons discuté de l'hypothèse ou nous reprenons notre ancien nom de parti ils peuvent refuser de nous inscrire. Les documents de politique tirées du 28ème Congrès du Parti communiste ont été déclaré obsolètes. Et les délégués de la conférence ont convenu de garder le même nom"Parti communiste d'Ukraine". On ne se cache pas derrière un nouveau nom, nous n'avons pas abandonné notre histoire, oui, elle est complexe et tragique, mais grande et pleine de réalisations.
Le 19 Juin 1993 à Donetsk, le congrès de renaissance du Parti Communiste.
"Entre ces deux étapes, un événement important a eu lieu, face à la puissance de la pression du public l'Etat a été contraint de faire marche arrière. Le Bureau de la Rada a adopté une résolution (le 14 mai 1993), qui fixe les droits des citoyens qui partagent des idées communistes, de construire des organisations du parti. Bien que les décrets anticonstitutionnels de 1991 n'aient pas encore été annulé."
"Nous avons convenu que le Congrès se passerait au Palais de la jeunesse à Donetsk. Et à la veille à 22h les pompiers ont interdit l'accès au Palais de la Jeunesse. Il fait chercher un autre endroit. Et toute la nuit nuit nous avons réfléchis a comment ramener les délégués, comment organiser l'hébergement, les repas, et plus encore. "
"Les documents politiques ont été adoptés et approuvés pour la constitution du parti. Le Parti communiste d'Ukraine a ainsi acquis un statut juridique d'organisation politique indépendante. Le 5 octobre 1993 le Parti communiste a été enregistré auprès du ministère de la Justice. Lors des élections législatives de mars 1994, les représentants du Parti communiste ont obtenu 100 sièges. À l'avenir, notre parti fut le seul de tous les partis politiques ukrainiens depuis l'indépendance a toujours avoir été représenté par sa faction à la Verkhovna Rada. Par ailleurs, en 1994, 14 de nos députés issues du Parti socialiste ont crée leur propre faction au parlement. Grace aux votes des communistes, Olexandr Moroz est devenu président de la Verkhovna Rada."
"A l'automne 1994 le vote du Parlement sur l'abolition de l'interdiction se transforme en gel !"
"Au fil des années, nous avons créé notre propre base matérielle, offrant des activités au parti. Nous avons notre propre base de l'édition pour produire de la littérature sérieuse qui analyse les processus socio-économiques actuelles. Nous avons créé l'Institut du socialisme, une École supérieure du Parti, où le personnel est préparé pendant trois mois. Comme vous pouvez le voir, nous avons sérieusement rajeuni. Nous avons notre propre presse, des ressources médiatiques électroniques, en opposition aux médias oligarchiques, nous avons des informations fiables sur la situation du pays et de la société."
En 2001, la Cour constitutionnelle a confirmé que la décision d'interdire le Parti communiste en Août 1991 était anticonstitutionnelle.
"Nous avons souligné que la question de l'interdiction d'un parti politique en 1991 pourrait être résolu exclusivement par les tribunaux et qu'après que les autorités compétentes aient enquêté sur les allégations portées contre le parti cea en fonction de la Constitution de l'URSS en vigueur à l'époque et de la loi "sur les organisations publiques en URSS." En 1991, il s'est avéré que le Présidium de la Verkhovna Rada organisée par le soi-disant démocrates assumaient les pouvoirs d'enquêteur, de procureur et de juge."
"Il convient de noter que l'examen de notre recours devant la Cour constitutionnelle a été accompagnée par des retards, presque deux ans, car la Cour constitutionnelle ne pouvait pas engager une procédure dans cette affaire. C'est seulement après de fortes exigences que finalement elle a pris une décision, le 27 décembre 2001. Deux jours plus tard, elle annonce publiquement que les décrets du Présidium de la Verkhovna Rada "la suspension temporaire du Parti communiste d'Ukraine" en date du 26 Août 1991 et "l'interdiction du Parti communiste d'Ukraine "en date du 30 Août 1991 étaient anticonstitutionnelles."
lundi 17 juin 2013
L'Appel de Charles Tillon
"Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : L'Espagne, l'Autriche, l'Albanie et la Tchécoslovaquie.....et maintenant, ils livrent la France.
Ils ont tous trahi.
Après avoir livré les armées du Nord et de l'Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme.
Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l'esclavage du fascisme.
Pas plus qu'il n'a voulu de la guerre des capitalistes.
Il est le nombre : uni, il sera la force.
Pour l'arrestation immédiate des traîtres. Pour un gouvernement populaire s'appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communistes, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s'entendant avec l'URSS pour une paix équitable, luttant pour l'indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisation fascistes.
Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS l'ACTION ! "
Charles Tillon, Gradignan (33), 17 juin 1940
Questionné sur le problème des retraites, le secrétaire national du PCF répond : « Tout le monde participe aujourd’hui, quel est le problème des retraites ? » La solution pour sortir de la crise est d’une simplicité désarmante pour les communistes : Pierre Laurent « propose de mener des politiques d’emplois actives » mais surtout « d’augmenter les salaires, ce qui ramènera des ressources », ou encore « de créer une cotisation sur les revenus financiers des entreprises ». Si on ne suit pas ses conseils et si l’on n’augmente pas les salaires, « on dégrade la situation de l’emploi » et on « plonge les retraités dans la pauvreté ».
L'invité politique, avec Pierre Laurent par radioclassique
Le projet de loi sur la rémunération des grands patrons du secteur privé avait été abandonné par le gouvernement en mai.
Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, avait enterré l'inititative, lui préférant l'«autorégualtion exigeante». Le ministre avait déclaré vouloir «agir dans le dialogue» plutôt que d'imposer un projet de loi «spécifique» sur la question. Il avait ensuite rencontré les principales organisations patronales, Laurence Parisot du Medef, et Pierre Pringuet de l'Association française des entreprises privées (Afep), qui s'étaient «engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance».
Selon «Les Echos», quatre sujets étaient sur la table : « la participation, lorsqu’ils le souhaitent, des salariés aux comités des rémunérations », « l’encadrement des rémunérations exceptionnelles », « un dispositif de contrôle ouvert et transparent » et « la réduction du nombre de mandats d’administrateur ». Un mois plus tard, le Medef et l'Afep présentent donc le fruit de leurs travaux.
Une autorégulation consultative vu comme «un premier pas qui est positif», selon Montebourg. «Cela peut conduire à resserrer l'écart dans une même entreprise entre le plus petit salaire et le plus gros». Ce n'est autre qu'un nouveau camoufler pour le Parti "socialiste" puisque cet encadrement des revenus n'est que purement consultatif.
François Hollande a annoncé la mise en place d’un abattement exceptionnel pour 2014 sur les plus-values de cessions immobilières. Objectif : Ramener de la fluidité sur le marché du logement. « On n’aura plus besoin d’attendre trente ans pour être exonéré d’impôt » lors d’une cession immobilière. « On va ramener ça à vingt-deux ans, ce qui était le système précédent, et il y aura même un abattement exceptionnel pour l’année 2014. »
Plutôt que lutter contre la spéculation en construisant des logements sociaux, il préfère annoncer encore plus de cadeaux ! La baisse des loyers n'est pas pour demain !
SMIC : pas de coup de pouce, le patronat reconnaissant !
« La loi, pour l’instant c’est la loi. » Le chef de l’État a exclu « pour l’instant » un coup de pouce pour le smic qui serait revalorisé au 1er juillet prochain strictement à ce que prévoit la loi, c’est-à-dire une indexation sur l’inflation. Il a rappelé, au passage, que le gouvernement avait donné ce "fameux" coup de pouce l’an passé (cette insulte faite aux travailleurs). Le SMIC avait été revalorisé de 2 %, dont 1,4 d’inflation et 0,6 % de coup de pouce.
Les prix du gaz augmente, l’électricité augmente, les loyers augmentent, l'essence augmente, les prix sont toujours à la hausse, on demande toujours plus d'efforts aux travailleurs. Par contre les salaires et le SMIC RIEN ! NADA ! WALOU !
Pas de titres France Télécom ou GDF Suez cédés mais les privatisations sont confirmées
François Hollande a affirmé que l’État ne céderait pas de titres de France Télécom-Orange ou GDF Suez en raison « de leurs cours boursiers trop faibles » (si elles avaient été plus haute adieu), alors qu’il a récemment annoncé son désengagement partiel de l’équipementier aéronautique Safran et d’Aéroports de Paris (ADP). Comme Jospin (le battu de 2002), Hollande mène une politique de privatisation !
Il s’est toutefois dit prêt à poursuivre les cessions « chaque fois que l’on peut baisser une participation pour avoir des recettes supplémentaires, à condition que ces recettes supplémentaires ne servent pas à payer des dépenses de fonctionnement ou des fonctionnaires ». Au moins c'est clair, il a déclaré la guerre aux services publics et aux agents de l'Etat.
Orange : Stéphane Richard soutenu
François Hollande a annoncé que l’État donnerait instruction ce lundi à ses représentants au conseil d’administration d’Orange de voter en faveur d’un maintien de Stéphane Richard à la tête de l’opérateur téléphonique, malgré son inculpation dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais. Jean Noel Guérini doit se sentir moins seul !
Expliquant vouloir ne rien faire susceptible de déstabiliser Orange et ses 170 000 salariés, le Président a indiqué que Stéphane Richard resterait en fonction « tant que la procédure judiciaire n’entravera pas son action » à la tête l’entreprise. Et pour les suicides des employés écrasés par leurs conditions de travail ?
Le président de la République a confirmé que le gouvernement augmenterait la durée de cotisation pour obtenir ses droits à la retraite, pour « suivre » l’évolution de l’espérance de vie. « Dès lors que nous vivons plus longtemps, notre durée de cotisation doit suivre […] pour le moyen et long terme ». Voilà que Hollande vient de balayer ses promesses électorales et les positions du Parti "socialiste". Je pense aux électeurs bien cocus en ce moment ! Rien sur l’espérance de vie en bonne santé qui recule, rien sur la pénibilité, rien sur le travail précaire et la prise en compte des années à l'université ou au chômage. Hollande va mettre en place les mêmes "réformes" que Balladur en 1993, Fillon en 2003 et 2011.
En revanche, l’âge légal de départ « ne bougera pas », a dit le chef de l’État, rappelant son engagement de campagne. Là encore le poteau rose, si tu parts à 60 ans sans tes annuités (41 aujourd'hui 44 grâce à Hollande) tu peux t’asseoir sur une pension complète !
« Le gouvernement prendra ses responsabilités à la fin de l’été », sur la base du rapport Moreau (qui prévoit un allongement à 44 ans) , remis vendredi, et de la concertation qui sera menée avec les partenaires sociaux cet été. Le texte sera voté en décembre, a-t-il dit. Tout est dit; il faut maintenant mobiliser les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les retraités pour sauver la retraite ! Rétablir le départ à 60 ans, avec 37,5 années de cotisations.
La fin du CDI avec l'ANI c'est aujourd'hui. Merci Hollande, et merci aux députés PS !
En défendant sa loi réformant le marché du travail publiée dimanche au Journal officiel, il a de nouveau défendu sa méthode, "le dialogue social dans tous domaines". Un accord entre syndicats minoritaires et le patronat !
dimanche 16 juin 2013
Le candidat PS Bernard Barral, qui espérait sauver le siège de l'ancien ministre du Budget, n'a obtenu dimanche que 23,69 % et n'a pas réussi à atteindre le seuil de 12,5 % des inscrits pour rester en course. L'UMP Jean-Louis Costes devance, avec 28,71 % des voix, le candidat du Front national, Etienne Bousquet-Cassagne (26,04 %).
Le Front de Gauche recueille 5,08% des voix (1670 voix), Marie-Hélène Loiseau progresse ainsi légèrement, en gagnant 0,58 points par rapport à 2012 (4,5%).
L'abstention a été forte : environ 46 % des électeurs inscrits seulement sont allés voter, contre 57,73% en 2012. Le second tour aura lieu dimanche prochain.
Courage, encore quelques élections et le P"S" perdra beaucoup plus (et bientôt sa majorité absolue à l'Assemblée Nationale) ...
Pour le Saskaņas Centrs , le résultat est excellent, ils obtiennent 23% des voix à Daugavpils, la deuxième ville de Lettonie, et 48% à Rezekne. Nils Ušakovs, 37 ans, journaliste, leader du Centre de l'harmonie a été largement réélu à Riga ou il remporte 39 sièges sur 60 contre 29 en 2009 (34,6%). Il est aussi membre du Parti social-démocrate « harmonie ».
La semaine dernière, Burkhard Balz, député européen en visite au Parlement à Riga, a reconnu qu'il aimerait que la Lettonie rejoigne la zone euro mais que cette option afficher un faible niveau de soutien parmi les Lettons.
Une coalition anti-euro et anti-OTAN
En Septembre 2011, les câbles diplomatiques de l'ambassade américaine à Riga diffusé par Wikileaks, ont montré l'inquiétude de Washington sur le soutien populaire grandissant pour la coalition Saskaņas Centrs , connu pour ses positions anti-euro et anti-OTAN. Dans un câble envoyé depuis l'ambassade américaine à Riga, ils mettent en garde contre la «menace» pour la sécurité, les affaires étrangères et l'économie si cette coalition arrivait au pouvoir.
"La renaissance du Parti communiste est un acte de restauration au service des droit des travailleurs, pour se battre juridiquement pour leurs droits. Ce sont leurs intérêts qui sont représentés et défendus par les communistes partout où ils opèrent et sous mandat du peuple." déclare Petro Simonenko, Premier secrétaire du KPU, dans une interview pour le journal "2000" "Nous étions sûr de nos erreurs et nos échecs, mais nous, communistes, n'avons pas honte de regarder dans les yeux les électeurs."
"1991 est pour l'Ukraine une année tragique. Nous savions que des charlatans politiques trompaient les gens avec des histoires de richesse, de bonheur et insouciance, l'Union soviétique éclata et détruit le système soviétique, et avec elle l'ensemble du potentiel économique national, fini les droits du peuple, les loisirs, la protection du peuple et son soutien."
"Le Présidium de la Verkhovna Rada était composé de nationalistes, de traîtres et de dégénérés comme Kravchuk. Less 26 et 30 Août 1991, ils ont adopté le premier décret anticonstitutionnel sur la suspension du Parti communiste d'Ukraine, et plus tard son interdiction totale, donnant ainsi un nouvel élan à la psychose anti-communiste et à l'intimidation." se rappelle Petro Simonenko.
"Ce même jour d'août en 1991, un groupe d'entre nous se sont réunis dans une cafétéria au neuvième étage du Comité exécutif et on a discuté de ce qu'il fallait faire. Nous comprenions que les formes illégales de travail ne donneraient pas suite. Nous avons donc décidé, en premier lieu, de créer une structure qui n'avait aucune relation avec le Parti communiste interdit. Deuxièmement d'informer le public sur ce qui se passait réellement dans le pays. Et, bien sûr, de préparer la restauration du Parti communiste. Nous avons donc décidé de créer une force communiste avec le Parti socialiste d'Ukraine."
"En automne, le parti que nous avons créé tint sa première réunion, il a été déclaré que dès l'interdiction anticonstitutionnelle sera annulé il met fin à ses activités dans la journée et rétablirait le Parti communiste. Et ce n'est pas notre faute si ceux en qui nous avons confiance ne se sont pas conformé à la décision du Congrès."
"Je tiens à souligner que le mouvement pour la restauration du Parti communiste venait d'en bas, du peuple. Les citoyens ukrainiens, dès les premiers mois après l'effondrement du système soviétique, ont commencé à réaliser à quel point ils ont été dupés, ils sont à l'origine du renouveau du Parti communiste."
"Dans l'été 1992, mes amis et moi-même avons commencé à restaurer la structure du parti dans le Donbass dans un environnement de semi-clandestinité. Il m'a ensuite était accordé d'intégrer la direction régionale du SPU (le Parti Socialiste), mais les autorités m'ont mise en garde: "Si vous n'arrêtez pas, nous allons vous arrêter." déclare Petro Simonenko"
Le Parti Socialiste d'Ukraine - SPU (Соціалістична партія України) est né à l'automne 1991 du vide créé par la disparition du Parti communiste d'Ukraine entre 1991 et 1993 quand le parti a été déclaré illégal. Un congrès du SPU eut lieu où ce parti se définit d'abord comme le successeur du Parti communiste mais choisit une stratégie d' « opposition adaptée » ce qui lui permit de se développer. À ce moment, le SPU avait le monopole de la gauche et son leader, Oleksandr Moroz était jusqu'au mois d'août 1991, le chef de la majorité parlementaire au Soviet suprême de la R.S.S. d'Ukraine. Il opta pour une redéfinition de sa plateforme politique (pour le « pouvoir du peuple »).
"En Octobre 1992 à Moscou c'est tenu une conférence (clandestine) du PCUS. A Moscou, nous avons eu une réunion du comité d'organisation - tous les délégués, venus d'Ukraine portaient la restauration de l'activité du Parti communiste. Et j'ai été élu président du comité d'organisation."
"En Décembre, le comité organisateur a invité tous ceux qui restaient fidèles à l'idée communiste, avec un appel à créer des organisations du parti sur le terrain, dans les quartiers, les villes. Nous avons convoqué une Conférence pan-ukrainien des communistes qui se tint le 6 mars 1993 à Makeyevka. Cette conférence c'est tenue à la Maison de la culture de l'usine de tuyaux. Il y avait une partie de la façade en cours de rénovation, et ceux qui essayaient de perturber l'événement, ne pouvait pas penser que nous allons nous rencontrer ici. Ensuite, ils ont appelé la police. Un colonel vint à nous et dit: "Quittez le bâtiment". Je sors dans le couloir pour réponde et je demande quelle attitude avoir, les délégués à l'unanimité ont voté pour la poursuite des travaux!"
"L'humeur des délégués de la conférence de Makeyevka étai comme dans les films sur la révolution! La veille nous avons discuté de l'hypothèse ou nous reprenons notre ancien nom de parti ils peuvent refuser de nous inscrire. Les documents de politique tirées du 28ème Congrès du Parti communiste ont été déclaré obsolètes. Et les délégués de la conférence ont convenu de garder le même nom"Parti communiste d'Ukraine". On ne se cache pas derrière un nouveau nom, nous n'avons pas abandonné notre histoire, oui, elle est complexe et tragique, mais grande et pleine de réalisations.
"Entre ces deux étapes, un événement important a eu lieu, face à la puissance de la pression du public l'Etat a été contraint de faire marche arrière. Le Bureau de la Rada a adopté une résolution (le 14 mai 1993), qui fixe les droits des citoyens qui partagent des idées communistes, de construire des organisations du parti. Bien que les décrets anticonstitutionnels de 1991 n'aient pas encore été annulé."
"Nous avons convenu que le Congrès se passerait au Palais de la jeunesse à Donetsk. Et à la veille à 22h les pompiers ont interdit l'accès au Palais de la Jeunesse. Il fait chercher un autre endroit. Et toute la nuit nuit nous avons réfléchis a comment ramener les délégués, comment organiser l'hébergement, les repas, et plus encore. "
"Les documents politiques ont été adoptés et approuvés pour la constitution du parti. Le Parti communiste d'Ukraine a ainsi acquis un statut juridique d'organisation politique indépendante. Le 5 octobre 1993 le Parti communiste a été enregistré auprès du ministère de la Justice. Lors des élections législatives de mars 1994, les représentants du Parti communiste ont obtenu 100 sièges. À l'avenir, notre parti fut le seul de tous les partis politiques ukrainiens depuis l'indépendance a toujours avoir été représenté par sa faction à la Verkhovna Rada. Par ailleurs, en 1994, 14 de nos députés issues du Parti socialiste ont crée leur propre faction au parlement. Grace aux votes des communistes, Olexandr Moroz est devenu président de la Verkhovna Rada."
"A l'automne 1994 le vote du Parlement sur l'abolition de l'interdiction se transforme en gel !"
En 2001, la Cour constitutionnelle a confirmé que la décision d'interdire le Parti communiste en Août 1991 était anticonstitutionnelle.
"Nous avons souligné que la question de l'interdiction d'un parti politique en 1991 pourrait être résolu exclusivement par les tribunaux et qu'après que les autorités compétentes aient enquêté sur les allégations portées contre le parti cea en fonction de la Constitution de l'URSS en vigueur à l'époque et de la loi "sur les organisations publiques en URSS." En 1991, il s'est avéré que le Présidium de la Verkhovna Rada organisée par le soi-disant démocrates assumaient les pouvoirs d'enquêteur, de procureur et de juge."
"Il convient de noter que l'examen de notre recours devant la Cour constitutionnelle a été accompagnée par des retards, presque deux ans, car la Cour constitutionnelle ne pouvait pas engager une procédure dans cette affaire. C'est seulement après de fortes exigences que finalement elle a pris une décision, le 27 décembre 2001. Deux jours plus tard, elle annonce publiquement que les décrets du Présidium de la Verkhovna Rada "la suspension temporaire du Parti communiste d'Ukraine" en date du 26 Août 1991 et "l'interdiction du Parti communiste d'Ukraine "en date du 30 Août 1991 étaient anticonstitutionnelles."