Article du Département des Relations internationales du CC du KKE

Sur la position du KKE contre les plans dangereux des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE et la participation de la Grèce à ceux-ci

, par  communistes , popularité : 2%

De nombreux médias internationaux ont porté leur attention ces derniers jours sur la Grèce et les rassemblements nationalistes, organisés à Thessalonique et à Athènes, avec le soutien apparent du principal Parti d’opposition de droite, la Nouvelle Démocratie, et d’autres forces, comme l’Union des centristes, ainsi que l’organisation criminelle fasciste "Aube dorée". Avec le slogan principal "La Macédoine est grecque", des forces nationalistes et même fascistes ont cherché à exploiter les préoccupations légitimes du peuple au sujet des développements des relations du pays avec l’ARYM, pour semer le poison du nationalisme, du chauvinisme.

Le KKE non seulement n’a pas soutenu ces rassemblements, mais il s’est prononcé contre ceux-ci, il a dénoncé la ND et les autres partis qui cherchaient à pêcher dans les eaux troubles du nationalisme et à « blanchir » les fascistes qui y ont participé.

Ainsi, la publication du journal albanais "Shekulli" ("Siècle"), selon laquelle le KKE a soutenu ces rassemblements, ne peut causer que de l’indignation. En dépit de la réaction rapide du Département des Relations internationales du CC du KKE, qui a demandé au journal de la corriger et d’arrêter de tromper ses lecteurs, cela n’a pas encore été fait. Il semble que, entre autres choses, le concept chauvin de « Grande Albanie », qui est semé par les forces politiques bourgeoises et ses médias principaux dans le pays voisin, est « aveuglant ». Cependant, personne ne pourra ternir le KKE et son action.

Le KKE dès les premières années de son existence s’est prononcé contre l’expansionnisme chauvin de la bourgeoisie grecque qui, comme d’autres formes d’expansionnisme national qui ont été développées et se développent dans la région, visent à faire ranger les employés "sous fausse bannière", la bannière des capitalistes, les conduire à verser leur sang pour les intérêts du capital et dissimuler les intérêts de classe communs de la classe ouvrière des Balkans. Le KKE maintient un fort front idéologique et politique contre l’expansionnisme chauvin, le nationalisme et le chauvinisme. Tant au cours de la campagne nationaliste qui avait éclatée en Grèce en 1992 (avec la participation de tous les autres partis politiques et du Synaspismos - le prédécesseur de SYRIZA), qu’aujourd’hui, le KKE a défendu la vérité : il a souligné le fait incontestable que la Macédoine est une vaste région géographique partagée entre quatre pays des Balkans sur la base du Traité de Bucarest en 1913. Alors, la Grèce avait reçu 51%, la Serbie 39% (ARYM), la Bulgarie 9,5% et l’Albanie 0,5%. En outre, le KKE a noté que la contestation de cette réalité, par le slogan "La Macédoine est seulement grecque", se référant à l’ensemble de la région géographique de Macédoine, ouvre la boîte de Pandore. Elle nourrit le nationalisme et l’irrédentisme. Elle donne un coup de pouce à ceux qui convoitent une révision des Traités Internationaux, comme la classe dirigeante turque qui remet en question le Traité de Lausanne. Cela mettra le feu aux poudres des Balkans.

En même temps, le KKE s’est prononcé contre le cosmopolitisme du capital, qui, dans les conditions actuelles, est cultivé par le gouvernement de SYRIZA-ANEL qui cherche à conclure un accord sur le nom de l’ARYM sans traiter de manière substantielle des questions irrédentistes, afin de faciliter l’intégration du pays voisin à l’OTAN et l’UE. Ainsi, le gouvernement SYRIZA-ANEL démontre qu’il a assumé un rôle de "porte-drapeau" pour l’OTAN, les États-Unis, l’Union européenne. Il étend les bases de l’OTAN-États-Unis en Grèce. Il dépense des sommes énormes pour l’achat de matériel de guerre de l’OTAN, pour lequel le peuple grec paye cher. Il améliore la coopération avec des États - tueurs, comme Israël et l’Arabie saoudite. Il vise à l’adhésion des soi-disant « Balkans occidentaux » aux unions impérialistes de l’OTAN et de l’UE. Les plans de l’UE et de l’OTAN se déroulent dans le cadre de leur concurrence féroce avec la Russie et la Chine dans la région.

Le gouvernement de "gauche", via ces initiatives, vise à faciliter la pénétration du capital grec dans les Balkans, pour l’augmentation de sa rentabilité et pour la promotion de l’objectif de la soi-disant « amélioration géostratégique », qui en fait n’a rien à voir avec la prospérité, la paix et la sécurité du peuple grec et d’autres peuples de la région.

Le KKE souligne que l’adhésion à l’OTAN et l’UE, pour le peuple de la Grèce et de tous les pays, ne constitue pas un facteur de sécurité. L’évolution des relations gréco-turques en est la preuve. Nous voyons que la provocation de la bourgeoisie turque continue, à travers ses principales forces politiques (AKP et CHP), qui contestent les droits souverains de la Grèce dans la mer Égée, continuent les violations par des navires et des avions de guerre, contestent ouvertement les traités qui définissent les frontières, menacent de déclenchement d’une guerre si Grèce applique le Droit de la mer dans la mer Égée, etc.

Le KKE renforce sa lutte contre la participation de la Grèce aux plans impérialistes dangereux. Il demande la fermeture de la base de Souda et de toutes les bases étrangères en Grèce, le retour des militaires grecs des missions à l’étranger, le désengagement de l’OTAN et de l’UE et il considère que cela peut être garanti au peuple par le pouvoir ouvrier.

Le KKE souligne que les peuples peuvent choisir leur propre voie d’espoir, de la lutte commune pour chasser les impérialistes des Balkans et de l’ensemble de la région, pour renverser le système capitaliste barbare qui engendre la pauvreté et les guerres.

Avec ces objectifs, il a annoncé qu’il organise un grand rassemblement mardi, 27 février, à Syntagma (en dehors du Parlement) où Dimitris Koutsoumpas, le SG du CC du KKE, parlera au sujet suivant : "Les positions du KKE sur les développements dans les Balkans, le Moyen-Orient, la Méditerranée orientale, les relations gréco-turques, la question chypriote". Après, il y aura une marche à l’ambassade américaine à Athènes avec les slogans principaux suivants :

• Non aux plans des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE

• Les impérialistes répartissent de nouveau le monde, ils divisent les peuples

• Non à la politique du gouvernement de SYRIZA - ANEL. Il joue le rôle du "placier" de l’OTAN.

12.02.2018

Voir en ligne : Sur le site du KKE

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