Les communistes et la question de l’immigration

vendredi 18 mars 2011
par  Gautier Weinmann
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Cet article complète et explicite, d’un point de vue marxiste, l’article que j’avais intitulé : "André GERIN reprend à son compte la lutte contre... l’immigration !".

Les migrations de populations ont pris une nouvelle et durable dimension internationale. Pour une bonne part, elles résultent de la misère, conséquence des politiques colonialistes d’hier, et d’un ordre économique capitaliste qui déstructure les sociétés et étouffe leurs possibilités de développement.

L’impérialisme tue les civilisations différentes, les met au pas, spécialise dans des voies de garage des peuples entiers, voire les anéantis. Regardons l’état de l’Afrique, c’est pour une bonne part la faute des Occidentaux capitalistes.

L’heure est donc plus que jamais, en cette période de révolutions arabes, à la solidarité internationale et à la coopération pour un développement humain durable et partagé.

Les communistes sont pour le développement des forces productives dans chaque pays, ce qui suppose que soit préservé des équilibres humains opposés au pillage capitalistes systématique des ressources humaines des pays pauvres par les pays riches (« immigration choisie », chère à Nicolas SARKOZY).

Est-ce pour autant qu’il faille proposer des mots d’ordre comme « la limitation de l’immigration » ou encore « l’arrêt de la régularisation des travailleurs sans-papiers » (courrier d’André GERIN à Pierre LAURENT) ? Je ne le pense pas.

Les grèves des sans-papiers, sous l’impulsion de la CGT, ont révélé combien ils participent à la création des richesses. La lutte pour la régularisation de tous les travailleuses et travailleurs sans papiers relève de l’égalité des droits entre tous les travailleurs du monde entier, préalable à l’unité du monde du travail contre son ennemi commun : le capitalisme.

Dans la rhétorique du FN et de la droite, on entend que l’immigration serait un risque, car ayant tendance à casser les droits sociaux et à réduire l’emploi des travailleurs français.

En réalité, il n’y a pas besoin d’immigration pour que ce mécanisme implacable se produise !

D’une part, par le jeu de la liberté totale des échanges, la compétition économique peut parfaitement siphonner les emplois en France et peser sur nos droits sociaux : aucun Chinois ne nous envahi physiquement, mais par contre, leurs produits le font très bien !

De même, la liberté de circulation des capitaux conduit à un chantage permanent sur nos conditions de travail.

Mais il faut bien comprendre que, même sans aucune migration et en « économie fermée » totale, en régime capitaliste, les employeurs pèsent de toute manière en permanence sur les conditions de travail pour augmenter leurs profits ; ils n’ont pas besoin de main d’œuvre immigré pour cela !

Je prends l’exemple de l’assureur GENERALI. Il a procédé à des licenciements boursiers en 2007. La direction, à l’époque, avait imposé une nouvelle grille de salaires, équivalente, pour certains, à une baisse de salaire de 30 %.

Ceux qui avaient refusé ce recul ont reçu une lettre de licenciement pour refus de modification substantielle de leur contrat de travail. C’est aussi simple que cela pour le patronat !

Les capitalistes n’ont pas besoin des étrangers pour opposer les travailleurs entre eux. Ce ne sont pas les étrangers qui nous mettent en concurrence, c’est d’abord et avant tout le MEDEF, pour ses propres profits.

Mettre les difficultés économiques sur le dos des immigrés détourne le regard des travailleurs sur le rôle du capital, capital qui n’a jamais hésité, lui, à recourir massivement à l’immigration quand il s’agissait de valoriser certains secteurs de l’économie (automobile, mines, sidérurgie…) !

D’où l’idée qu’il faut avant tout s’attaquer au capitalisme, seule condition, d’ailleurs, pour établir des rapports mondiaux économiques et migratoires « équitables ».

Avec la crise du capitalisme, l’idée se propage que les travailleurs immigrés seraient de trop en France. Accepter cette idée, quelle que soit les intentions de ceux qui les propagent, revient à en rabattre sur nos prétentions à renverser cet ordre capitaliste mondial affameur de tous les peuples, ce capitalisme anarchique et déséquilibré.

Ce n’est pas la capacité à absorber les travailleurs étrangers qui est en cause, c’est le système lui-même, qui, non content de piller les ressources des pays étrangers (impérialisme), organise la pénurie dans les pays riches dans tous les domaines !

En clair, le capitalisme est incompatible avec la satisfaction des besoins sociaux. Il faut une union de tous les prolétaires de tous les pays pour faire émerger une conscience de classe révolutionnaire.

Même si cela est difficile à expliquer à une grande partie de nos concitoyens, excédée par ses conditions de vie, il ne faut en rabattre sur la dénonciation des rapports de production capitalistes qui mettent notre société à l’agonie et font courir un risque fasciste imminent en France, mais aussi en Europe ou aux États-Unis (Tea Party).

Il faut développer les partenariats avec les pays d’émigration afin de mettre fin à l’exode de misère, mais il faut aussi assurer la libre circulation et la régularité du séjour des migrants car nous sommes tous des Hommes sur la même planète et nous sommes pour là-plupart des travailleurs dont les intérêts sont convergents, et non pas divergents.

Il ne faut pas se tromper de combat et pointer du doigt les forces du capital, c’est le meilleur moyen de lutter contre les réactions de haine épidermiques.

Il faut non seulement respecter le droit d’asile, mais aussi régulariser les sans-papiers, avec un titre de séjour de 10 ans (ce qui arrêtera d’en faire une main d’œuvre docile, quoi que cela change, grâce à l’action de la CGT), faciliter, pour ceux qui le souhaitent, la nationalité française et supprimer le visas de court séjour et les centres de rétention.

Pour lutter contre le FN, nos renoncements ne sont pas que l’on continue à réclamer la régularisation des sans-papiers, mais dans le fait que nous avons un peu perdu cet objectif, qui constitue une fin mais aussi un moyen :

OUI AU COMMUNISME MONDIAL.

Gautier WEINMANN


Commentaires

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dimanche 8 mai 2011 à 10h30, par  Gautier Weinmann

Encore une fois, pour répondre à Vincent Girard, il me semble grave de faire l’amalgame entre le chômage et l’immigration. Autant, dans ces conditions, voter à droite directement.

L’immigration a toujours été stable en France, et si je conçois qu’elle peut poser des problèmes d’intégration, qu’on ne peut d’ailleurs imputer uniquement aux immigrés, on ne peut faire aucun lien entre la présence d’étrangers et le chômage.

Le chômage dépend de la croissance et de l’activité économique, en régime capitaliste. En régime communiste, on peut éradiquer le chômage et donner du travail à tout le monde. Par construction du socialisme, le travail devra être déclaré obligatoire pour tous. Plus personne ne devra pouvoir s’enrichir en dormant. C’est une conception léniniste à réhabiliter sous peine de présenter notre programme comme une défense des "profiteurs du système".

Si le peuple ne veut pas de la nationalisation des banques, ce qui est clairement le cas actuellement, faut-il s’interdire de la proposer ? Est-ce que proposer ce mot d’ordre revient à "gaver le peuple de théorie" ?

Encore une fois, si l’on attend de voir ce que pense le peuple sur chaque sujet, on va dans le mur et ça ne mène surement pas au communiste, puisque, comme je l’ai dit, ça se saurait si les ouvriers étaient majoritairement communistes ! Cela ne nous empêche pas d’essayer de convaincre, arrêtons l’opportunisme.

Quand au PCF de 81, je pense qu’il faut revoir la question ; un article intéressant a été publié cette semaine dans l’Huma. C’est plus complexe que cela il me semble.

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dimanche 8 mai 2011 à 01h14, par  Gilles Questiaux

Les discussions de cette question simple au fond tournent rapidement au ton hystérique, et comme ce n’est pas trop le cas ici je vais essayer de donner mon point de vue.

1) les migrations et les migrants ne sont en soi ni bons ni mauvais. On peut les critiquer.

2) mais voyager et changer de pays sont des libertés individuelles dont jouissent d’ailleurs tous les riches, partout dans le monde. Les mesures de limitation de l’immigration ne s’appliquent donc qu’aux pauvres.

3) l’immigration peut donc être revendiquée comme un droit fondamental.

4)Mais il y a une contre partie : l’exercice de ce droit suppose que l’immigrant s’adapte aux usages du pays où il choisit de vivre.

5) En régime capitalste les immigrants sont le plus souvent utilisés comme main d’œuvre bon marché, pour faire pression à la baisse sur les salaires et revens indirects des autochtones (ou des immigrés déjà intégrés au marché de l’emploi ou par le système scolaire). Une politique socialiste limiterait donc dans les faits le droit à l’immigration (et comme on nous l’a seriné pendant la guerre froide, à l’émigration).

6) Cette concurrence engendre du ressentiment, et chez beaucoup de travailleurs (pas tous) le rejet de l’immigration.

7) être "contre l’immigration" et être "contre les immigrés" ce n’est pas la même chose. Dans le premier cas on prône un changement de politique économique qui peu être justifié ou non, mais qui st une opinion dont l’expression est légitime, dans le deuxième cas on prend des boucs émissaires, attitude qui doit être combattue par les communistes par l’éducation.

8) la question de savoir si l’immigration est bonne ou mauvaise pour la classe ouvrière du pays d’accueil, pour les pays d’origine des migrants, et pour les migrants eux même est une question de sociologie et d’économie scientifique, dont la réponse peut varier suivant la conjoncture. On doit donc pouvoir en discuter sans tabou, mais sans apriori non plus.

9) la France est un pays traditionnel de l’immigration politique et cette tradition d’accueil universel fait partie de son identité patriotique.

10) mais la demande de la régularisation automatique de tous les sans papiers est un mot d’ordre irresponsable, gauchiste, qui peut pousser des migrants à risquer leur vie.

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vendredi 6 mai 2011 à 10h12, par  Vincent girard

En l’occurrence le peuple n’est pas d’accord pour plus d’immigration, il faut commencer à l’accepter et arrêter de le gaver de théories alors que la chose à vivre est justement devenue invivable

Quelles raisons valables aurait on de vouloir lui en imposer d’avantage ?

N’avons nous pas assez de chômeurs ?

L’explication, par le social, de l’échec de l’intégration, ne tient plus.
On sait que les vrais pauvres sont dans la Creuse, dans le Cantal, dans la Mayenne. Or le taux d’échec et de délinquance est sans comparaison avec la banlieue

L’explication urbanistique ou coloniale ne vaut pas d’avantage, ce sont des lectures victimisantes et mensongères.

La réalité est que l’immigration est utilisé pour horizontaliser la violence en multiculturalisant la société, conjurant ainsi la violence verticale qu’est la révolution.

De fait, même si l’immigration nous enrichissait (ce qui est en réalité faux), ce ne serait là qu’une façon de lier immigrés et plus value dans l’esprit des gens ... plus précisément des capitalistes.

Donc on peut dire que le PCF de 1981 avait de solides raisons de porter un regard critique sur "l’armée de réserve du capital" qu’est l’immigration

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jeudi 5 mai 2011 à 16h21, par  Gautier Weinmann

Disons que l’on doit mettre cartes sur table, avec de justes positions et à chacun de choisir, nous sommes en démocratie.

Si le peuple n’est pas d’accord, il fait ses choix et il n’est pas question d’imposer quoi que soit à personne.

Mais soyons clair : si l’on attend voir ce que pense le peuple sur chaque sujet, on va dans le mur.

Jusqu’à preuve du contraire, les ouvriers ne sont pas majoritairement COMMUNISTE.

Cela ne nous empêche pas d’essayer de convaincre, donc, arrêtons l’opportunisme.

Cette position "minoritaire" doit l’emporter si l’on croit aux valeurs communistes. Et la question doit aussi se régler en interne du PCF. C’est une question de ligne interne au PCF.

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mercredi 4 mai 2011 à 23h16, par  Vincent girard

"Il faut non seulement respecter le droit d’asile, mais aussi régulariser les sans-papiers, avec un titre de séjour de 10 ans"

Et si le peuple n’est pas d’accord ?

Que ce soit pour des raisons identitaires ou au nom du désir d’un autre vivre ensemble ?

On lui refait le coup du traité simplifié ? On passe en force ?

Moi par exemple je suis contre les régularisations. Je me moque qu’on me traite de raciste ou de haineux, le ridicule de ces accusations les épuisent mieux que tout les arguments. Je sais que cette position est majoritaire chez les ouvriers. Est ce que votre position minoritaire doit l’emporter ?

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mercredi 4 mai 2011 à 23h09, par  Vincent girard

... en réalité ce chiffre est en lui même un témoignage idéologique.

Je ne peux vous convaincre ici, en un commentaire, que ce chiffre est totalement faux et qu’en réalité l’immigration nous coûte environ 26 milliard d’euros/an, mais je puis vous faire remarquer en revanche, que cet argument associant l’immigré à l’idée d’une plus value ... est en réalité un contre argument assez fatal pour les idées anti capitaliste que vous défendez.

Pourquoi le MEDEF est il lui aussi pour les régularisation massives selon vous ?

Berlusconi, sarko, zappaterro ... tous jouent les zorro anti clandestins, mais régularisent à tour de bras.

Étrange convergence non ?

Enfin il semble que vous négligiez un aspect de ce problème complexe. Le rejet constaté de certains immigrés maghrébins et noirs par les français autochtones, n’est pas apparu pour des raisons théoriques, mais en réaction a un vécu conflictuel ... pour rester dans l’euphémisme.

Par ailleurs, l’idée très rousseauïste selon laquelle ils viendraient en Europe mus par la misère ou la guerre est assez largement un mythe.

Tapez "clit cut pack" sur google et sélectionnez l’occurrence "immigration : venir en France et en Europe en 2010"

Beaucoup de toubab bien intentionnés sont tombés du cocotier en lisant ces lignes.

Du reste il suffit de discuter avec des clandestins, une fois régularisés, ils ne cachent guère avoir utilisés la "gruge toubabi"...

Mais je ne vous en dit pas plus de peur de vous braquer irrémédiablement ... j’ai jadis pensé ce que vous pensez

Cordialement

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mardi 22 mars 2011 à 21h06, par  Gautier Weinmann

Plusieurs choses : séparons le débat de l’immigration de celui du voile intégral. Le voile intégral est désormais interdit, et qui ne s’en réjouit pas ? Mais séparons les sujets, car le voile intégral n’est pas l’apanage des immigrés.

Personne ne peut franchement penser qu’André GERIN est responsable de la montée du FN. Le FN surfe sur l’incapacité de l’alternance à résoudre les maux de la société capitaliste. Cette incapacité date précisément de 1981, quand les couches travailleuses ont connu la gauche au pouvoir ; il ne faut pas dater ailleurs la montée du FN, qui, auparavant, était bien intégrée... dans la droite classique, à peu de choses près !

Par ailleurs, la position d’André GERIN n’est pas raciste, surement pas. Je ne la partage pas sur l’immigration, mais il n’y a rien de raciste là-dedans. C’est une position que le PCF a eu dans le temps, regardez ce que MARCHAIS a pu dire sur l’immigration à l’époque, il y a une cohérence historique... Personne ne soupçonnerait Georges MARCHAIS de racisme...

Restons sur le débat de fond, pas sur les diatribes ou les attaques personnelles. Restons fraternels, bien que le manque total de débat interne organisé au PCF pèse sérieusement lourd...

Logo de Remande.marianne.jean
mardi 22 mars 2011 à 17h31, par  Remande.marianne.jean

il est vrai que moi méme j’ai pas trop compris la position de andre gerin.mais on peut pas le rendre responsable de la montee du fn.
c’est bien la politique menée par les gouvernements depuis 1984,oui 84 qui en est responsable.sarko, fillon ou mitterand se sont servis du fn comme barometre contre les travailleurs.derniere en date la remise en cause de la laicité ou des declarations plusques racistes d’hommes politique de droite ou de gauche !!!!!certains confondent musulman et integristes religieux.
a quand l’interdiction aux soeurs de sortir voilees des couvents, ou l’interdiction des croix,,la tolérance svp.
les salariés etrangers cotisent pour la securité sociale et les retraites.
le front national a été contre les greves et manifestations contre la retraite a 62.67ans.par contre le pcf et andre gerin etait aux cotés des manifestants, il nous faut un vrai parti communiste en france pour faire reculer le fn c’est la seule solution ,car prendre au sérieux la menaçe c’est une chose mais reconstruire un véritable pc c’est tout autre.car en en créant le pge ,on sert l’europe !!et on aide au recul des droits des salaries français et europeens !!!le parti appartiend aux communistes, un candidat et un programme vraiment communiste en 2012 et on peut avoir un score a 2 chiffres !!!!!!!voilà le vrai débat a mes yeux !!!!!!!sans rancune.

Logo de Gautier Weinmann
mardi 22 mars 2011 à 14h34, par  Gautier Weinmann

Au fait, les immigrés paient 60,3 milliards d’euros en impôts et cotisations sociales et ne perçoivent que 47,9 milliards de prestations (chômage, retraite, santé, famille, logement...). Conclusion : l’immigration alimente les caisses plus qu’elle ne les vide...

Logo de Ericseka
mardi 22 mars 2011 à 03h33, par  Ericseka

C’est vraiment l’hôpital qui se fiche de la charité.

Je compte pour responsable dans la montée du F.N. la compromission scandaleuse de Monsieur Gerin avec les réclamations les plus racistes du gouvernement sarkozy et de ses députés U.M.P. !

C’est bien l’ex-maire de Venissieux qui a demandé une commission d’enquête parlementaire sur le port en France de la burka ou du niqab. alors que ce phénomène est mineur dans la communauté musulmane, Monsieur Gerin en a fait une croisade, sur laquelle ont surfé Luc Chatel, Copé, Darcos et tutti quanti. Cette question nauséabonde a largement contribué à la stygmatisation des immigrés qui n’en avaient pas besoin, sous le règne d’un président qui avait encore alors son tristement célèbre ministère de l’identité nationale, de la raffle et du drapeau.

Après cela, vous nous faites la leçon sur la soit-disant compromission du Front de Gauche qui mettrait "un socialiste" à la tête du P.C.F., alors que jamais la radicalisation anticapitaliste ne s’est montrée plus forte qu’avec ce mouvement depuis de nombreuses années.

A l’époque, cela ne gênait pas Monsieur Gerin d’être adouber par 7 députés socialistes, 43, oui, 43 U.M.P., 2 Nouveau Centre, 3 N.I., et 2 communistes "décomplexés" !

Alors s’il y a bien quelqu’un qui, moralement, devrait prendre le parti de se taire sur l’immigration, sur la montée du F.N., c’est bien Monsieur Gerin, qui a été un des rouages de l’engrenage de la banalisation du racisme et de la stygmatisation.

Vous avez mené un beau combat contre les fascistes en tant que maire, mais vous vous êtes égaré en chemin depuis.

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samedi 19 mars 2011 à 08h41, par  Gautier Weinmann

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