Revue Unir les communistes nr 7-8

Un site qui a résisté aux décisions d’un grand groupe.... Compte-rendu des rencontres communistes de Vénissieux du 30 avril 2016

, par  Stéphane Tambuzzo , popularité : 4%

Intervention de Stéphane Tambuzzo, de l’entreprise TSV (Transformateur Services Vénissieux), ancien site du groupe AREVA que le groupe avait décidé de fermer et qui a été repris par les dirigeants.

Bonjour. Je vais faire concis. Jusqu’en 2006, je travaillais dans une société qui s’appelait Areva T&D services. Nous sommes sur Vénissieux une petite unité de réparation et maintenance de transformateur de puissance, et en 2006, cette société n’étant pour la direction pas essentielle et n’ayant pas de marge de profitabilité jugée suffisante pour être maintenue dans le groupe, il a été décidé de nous externaliser et qu’on soit « vendu » à un fonds de pension, un fonds d’investissement qui s’appelle Green Recovery. Le but d’AREVA était d’éliminer notre site industriel.

Une solution alternative s’est mise en place, de rachat avec des salariés et des fonds régionaux, soutenue par les salariés au début avec une certaine réserve. Mais c’était la solution pour l’emploi, et il a fallu lutter pour l’imposer. Il a aussi fallu l’intervention décisive du député-maire de l’époque, André Gerin que nous tenons encore à remercier, sans qui l’unité serait passé dans les mains de ce fonds d’investissement vautour pour une élimination rapide.

Nous étions à l’époque 97 salariés, nous sommes aujourd’hui 120. La CFDT était majoritaire, mais les salariés n’ont pas été dupe au moment de la séparation, il y avait une forte accointance entre la CFDT et des dirigeants, qui sont pour certains pleins de bonne volonté (le directeur un peu atypique a d’ailleurs fait pour les dernières municipales une lettre, je ne sais pas si c’est de remerciement ou de soutien). Suite à cette connivence et à notre action, la CGT est devenue majoritaire.

Si l’entreprise a pu se développer en maintenant et développant l’emploi, c’est qu’on a su créer le rapport de forces. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue selon les différentes solutions, positives on peut l’espérer, c’est le rapport de forces quelques soient les circonstances.
Aujourd’hui on est 120, on pense pouvoir se développer, mais les conditions de travail n’ont jamais été aussi dégradées, et pourquoi ? On travaille essentiellement pour de grands groupes, SNCF, RATP et EDF. Les décisions qui sont prises par le pouvoir politique, le pouvoir socialiste, Hollande et Valls et le PS qui les suit, mettent EDF en grande difficulté et par ricochet les entreprises qui travaillent pour ces sociétés. Pour nous, non seulement le combat est syndical, mais il est politique. Je suis resté concis, mais je pense avoir fait le tour de la question.

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    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

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    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
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    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).