Elections municipales 2026 : Face à la crise du service public municipal sortons de la posture du gestionnaire impuissant Pierre Bell Lloch, maire de Vitry sur Seine

, popularité : 100%

Pendant des décennies, la gestion communiste des collectivités territoriales aura contribué à faire toucher du doigt une contre-société impulsée par le Parti Communiste Français. Vitry, Ivry, Vénissieux, Montreuil, Echirolles, Port-de-Bouc ou encore Avion… sont autant de noms ancrés dans les mémoires de l’histoire sociale de notre pays. Des villes ouvrières où les ouvriers et leurs représentants eux-mêmes administrent leur ville au travers de politiques publiques novatrices.

Ce « communisme municipal » reste à la fois une identité historique et une réponse concrète à la question sociale. Répondant toujours à la même ambition : améliorer concrètement les conditions matérielles des classes populaires tout en servant de point d’appui à une lutte politique nationale pour renverser le capitalisme.

En s’appuyant sur les richesses créées dans les unités de production présentes sur leurs territoires, les communes ont organisé leur redistribution à travers leurs services publics locaux. Des services publics pour la santé, des Offices publics de l’Habitat pour le logement, les fameux centres de vacances pour les jours heureux, et bien d’autres exemples dans de nombreux domaines.

Fort de leur modèle de société à visée internationale, les collectivités communistes participent à la création d’une économie française socialisée. On ne compte plus les régies de production de nourriture, d’eau, de transports, de construction, de traitement des déchets et autres. Toutes ces structurations ambitieuses tissent les prémices d’un service public national permettant demain de soustraire aux appétits des grandes fortunes les services indispensables aux habitants.

Le communisme municipal répond ainsi à une vision de la société propre à permettre l’avènement du communisme au niveau national. Ses noms de rue ancrés dans une histoire ouvrière et ses actions de solidarités avec les peuples affrontant impérialisme et colonisation sont les témoignages et l’incarnation d’un espoir entretenu d’une société de paix, plus juste, financée par la réappropriation des moyens de production.

Pendant des décennies, la gestion communiste des collectivités territoriales aura contribué à faire toucher du doigt une contre-société impulsée par le Parti Communiste Français. Vitry, Ivry, Vénissieux, Montreuil, Echirolles, Port-de-Bouc ou encore Avion… sont autant de noms ancrés dans les mémoires de l’histoire sociale de notre pays. Des villes ouvrières où les ouvriers et leurs représentants eux-mêmes administrent leur ville au travers de politiques publiques novatrices.

Ce « communisme municipal » reste à la fois une identité historique et une réponse concrète à la question sociale. Répondant toujours à la même ambition : améliorer concrètement les conditions matérielles des classes populaires tout en servant de point d’appui à une lutte politique nationale pour renverser le capitalisme.

En s’appuyant sur les richesses créées dans les unités de production présentes sur leurs territoires, les communes ont organisé leur redistribution à travers leurs services publics locaux. Des services publics pour la santé, des Offices publics de l’Habitat pour le logement, les fameux centres de vacances pour les jours heureux, et bien d’autres exemples dans de nombreux domaines.

Fort de leur modèle de société à visée internationale, les collectivités communistes participent à la création d’une économie française socialisée. On ne compte plus les régies de production de nourriture, d’eau, de transports, de construction, de traitement des déchets et autres. Toutes ces structurations ambitieuses tissent les prémices d’un service public national permettant demain de soustraire aux appétits des grandes fortunes les services indispensables aux habitants.

Le communisme municipal répond ainsi à une vision de la société propre à permettre l’avènement du communisme au niveau national. Ses noms de rue ancrés dans une histoire ouvrière et ses actions de solidarités avec les peuples affrontant impérialisme et colonisation sont les témoignages et l’incarnation d’un espoir entretenu d’une société de paix, plus juste, financée par la réappropriation des moyens de production.

Résister à l’asphyxie des services publics

Si cette recette explique largement la longévité des majorités communistes, elle est aujourd’hui secouée par des choix politiques nationaux. La décentralisation a fini de prolonger un climat d’austérité venant sans cesse ajouter des responsabilités aux communes en contractant leurs ressources. En quelques décennies, les municipalités communistes ont perdu la plupart de leurs marges de manœuvre financières.

Transformation de la taxe professionnelle en une contribution économique territoriale largement réduite, suppression de la taxe d’habitation, détournement des ressources aux profits d’outils supra communaux, toutes ces réformes ont progressivement contraint les communes pour en assécher les capacités d’action.

A Vitry, la baisse de ces dotations, sur dix ans, représente 16 millions d’euros par an, soit 16 % du budget de fonctionnement. C’est l’équivalent du fonctionnement annuel de 10 écoles.

Parallèlement, l’Etat transfère toujours plus de compétences aux collectivités, et délaisse nombre de services publics de proximité. La République a ainsi quitté nos quartiers, plus de CAF, plus de trésorerie, plus de centre de retraite, plus de clinique, plus de policiers, bientôt, plus de poste, un véritable processus infernal. Le goût amer de l’abandon et de la stigmatisation pour « l’assainissement des finances publiques » prend des allures de mirage entretenu pour pouvoir toujours plus remplir les poches des plus riches.

À Vitry-sur-Seine, notre municipalité fête 100 ans de gestion communiste. Une direction communiste forgée dans l’union de la gauche disposant encore, comme d’autres, d’un service public particulièrement développé et d’équipements publics de plus en plus rares, patinoire, centre municipal de santé, cinéma, théâtre, logements sociaux et d’un véritable discours progressiste et internationaliste à contre-courant du climat politique actuel. Pour les Vitriotes et Vitriots, ce service public est devenu un élément vital accompagnant leur quotidien.

Mélange de solidarité et de réponses publiques aux problèmes concrets, cette gestion accompagne les quartiers populaires, comme les plus aisés. Mais dans les quartiers populaires comme dans le périurbain, la contraction du service public d’État est vécue durement par la population. L’État Providence était pour elle l’un des derniers remparts à la mort lente de l’industrie française et de ses conséquences économiques. Cette précarité montante impacte directement le rapport à la commune et aux politiques locales.

Le service public local asphyxié, devenu l’un des derniers recours lorsque la vie est percutée par la précarité et la misère, ne cesse de s’affaisser sous le poids du nombre et des réductions budgétaires. L’urgence sociale devient quotidienne et trop souvent les élus n’ont plus suffisamment de moyens pour agir.

Que deviendra la gauche, si pour seule réponse à la détresse elle répond par l’impuissance ? Désolé ! Nous n’avons plus les moyens de vous loger dignement. Désolé ! Nous ne pouvons offrir des conditions acceptables d’éducation pour vos enfants. Désolé ! Nous ne pouvons vous aider financièrement. Le glaive saillant de la redistribution des richesses nous glisse dans les mains, nous empêchant de protéger nos populations face aux ogres libéraux.

A Vitry, aujourd’hui, nous atteignons les 25% de population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Les hausses de salaires ou de pensions sont moindres que l’inflation, les privations sont légion, la recherche du petit plus pour vivre mieux conduit à l’indicible. Chacune des initiatives municipales gratuites a de plus en plus de succès car il existe encore une municipalité pour offrir des loisirs accessibles à des familles emmurées dans leurs misères.

Ce service public tant sollicité est pourtant bien abîmé et en grand danger. Les municipalités communistes se retrouvent alors devant un dilemme délétère, faire toujours plus avec toujours moins. L’Etat leur confie de nouvelles missions, fait des élus locaux les derniers représentants physiques des institutions, mais se montre toujours plus dur dans son contrôle des dépenses, toujours plus ferme dans sa volonté de « réduire le déficit ».

Dans cette situation, nos communes se retrouvent à faire des choix, à raboter leur offre, parfois même à fermer certains équipements. Le mythique service public du communisme municipal vient alors s’effriter et avec lui une partie de la légitimité politique des élus communistes dans les classes populaires. Le spectre de la défiance s’agrandit, la frustration et le renoncement gagnent du terrain.

Il serait naïf de croire que cette dynamique serait le fruit de mauvaises décisions ou de dogmes austéritaires. Pour la bourgeoisie aux commandes de l’État, la casse d’un Etat-Providence issu du CNR est une priorité de longue date. La défense des intérêts d’un Bolloré, d’un Arnault ou d’un Pouyanné passent avant le mieux-vivre de toutes nos populations stigmatisées et insultées dans les médias de masse. Alors ils préparent la guerre comme à chaque fin de cycle d’un capitalisme malade de la misère qu’il a créée au travers des privatisations.

Pas d’impôts supplémentaires, plus d’armes contre des ennemis créés de toutes pièces, le discours est rodé pour dévorer les conquis sociaux et asphyxier la démocratie de proximité.

Pour nos communes il y a donc urgence à mettre en lumière une crise largement issue du processus capitaliste. À Vitry-sur-Seine, nous avons fait le choix par des réunions et de campagnes publiques autour du mot d’ordre « Des écoles plutôt que des missiles ». Un simple constat nous y a conduit : au même moment où l’Etat annonçait baisser nos dotations empêchant un projet d’école publique, il augmentait le budget de la Défense. Loin d’être spectateurs d’une supposée urgence du déficit public, il s’agissait donc de mettre nos administrés face aux conséquences concrètes des politiques de l’état.

Faire comprendre le lien mécanique entre guerre et recul des services publics.

Il est vrai que le modèle du communisme municipal centré autour de services publics municipaux puissants est abîmé par les décisions de l’État, il est cependant faux de le dire condamné. La population de nos communes reste profondément attachée à ses services publics. C’est donc un ressort puissant pour engager le bras de fer avec l’État.

On l’oublie trop souvent mais le communisme municipal est d’abord le produit d’une organisation bien implantée dans les classes populaires. Fort de ces sections, de ces cellules présentes dans le moindre lotissement et en pied d’immeuble, ces militants combatifs et implantés restent un formidable atout pour relayer la colère du peuple. Le communisme municipal s’est taillé sa propre place à coup de mobilisations, de politisation et d’implantation.

À l’approche des élections municipales, les maires communistes jouent un rôle déterminant. Transmettre des valeurs et un discours politique clair dans cette période fantastique des campagnes municipales est une arme puissante. Aux côtés de leurs camarades, en renforçant le Parti communiste par un discours de vérité sur le combat de classe en cours, nous pouvons renverser la situation. Faisons comprendre aux citoyens que la précarité n’est pas une fatalité, qu’il est possible de construire l’alternative et le mieux-vivre du local au national. Par le rassemblement des citoyens et de la gauche dans les urnes nous pouvons initier le renversement.

Donnons-nous les outils de la reconquête par la lutte en faisant toucher du doigt les atouts du communisme municipal. Un communisme municipal conquérant et initiateur du changement.

Faisons de ces élections un moment collectif de politisation et d’espoir. Gagnons les communes pour conquérir l’État ! Gagnons le peuple pour faire tomber les puissants !

Si cette recette explique largement la longévité des majorités communistes, elle est aujourd’hui secouée par des choix politiques nationaux. La décentralisation a fini de prolonger un climat d’austérité venant sans cesse ajouter des responsabilités aux communes en contractant leurs ressources. En quelques décennies, les municipalités communistes ont perdu la plupart de leurs marges de manœuvre financières.

Transformation de la taxe professionnelle en une contribution économique territoriale largement réduite, suppression de la taxe d’habitation, détournement des ressources aux profits d’outils supra communaux, toutes ces réformes ont progressivement contraint les communes pour en assécher les capacités d’action.

A Vitry, la baisse de ces dotations, sur dix ans, représente 16 millions d’euros par an, soit 16 % du budget de fonctionnement. C’est l’équivalent du fonctionnement annuel de 10 écoles.

Parallèlement, l’Etat transfère toujours plus de compétences aux collectivités, et délaisse nombre de services publics de proximité. La République a ainsi quitté nos quartiers, plus de CAF, plus de trésorerie, plus de centre de retraite, plus de clinique, plus de policiers, bientôt, plus de poste, un véritable processus infernal. Le goût amer de l’abandon et de la stigmatisation pour « l’assainissement des finances publiques » prend des allures de mirage entretenu pour pouvoir toujours plus remplir les poches des plus riches.

À Vitry-sur-Seine, notre municipalité fête 100 ans de gestion communiste. Une direction communiste forgée dans l’union de la gauche disposant encore, comme d’autres, d’un service public particulièrement développé et d’équipements publics de plus en plus rares, patinoire, centre municipal de santé, cinéma, théâtre, logements sociaux et d’un véritable discours progressiste et internationaliste à contre-courant du climat politique actuel. Pour les Vitriotes et Vitriots, ce service public est devenu un élément vital accompagnant leur quotidien.

Mélange de solidarité et de réponses publiques aux problèmes concrets, cette gestion accompagne les quartiers populaires, comme les plus aisés. Mais dans les quartiers populaires comme dans le périurbain, la contraction du service public d’État est vécue durement par la population. L’État Providence était pour elle l’un des derniers remparts à la mort lente de l’industrie française et de ses conséquences économiques. Cette précarité montante impacte directement le rapport à la commune et aux politiques locales.

Le service public local asphyxié, devenu l’un des derniers recours lorsque la vie est percutée par la précarité et la misère, ne cesse de s’affaisser sous le poids du nombre et des réductions budgétaires. L’urgence sociale devient quotidienne et trop souvent les élus n’ont plus suffisamment de moyens pour agir.

Que deviendra la gauche, si pour seule réponse à la détresse elle répond par l’impuissance ? Désolé ! Nous n’avons plus les moyens de vous loger dignement. Désolé ! Nous ne pouvons offrir des conditions acceptables d’éducation pour vos enfants. Désolé ! Nous ne pouvons vous aider financièrement. Le glaive saillant de la redistribution des richesses nous glisse dans les mains, nous empêchant de protéger nos populations face aux ogres libéraux.

A Vitry, aujourd’hui, nous atteignons les 25% de population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Les hausses de salaires ou de pensions sont moindres que l’inflation, les privations sont légion, la recherche du petit plus pour vivre mieux conduit à l’indicible. Chacune des initiatives municipales gratuites a de plus en plus de succès car il existe encore une municipalité pour offrir des loisirs accessibles à des familles emmurées dans leurs misères.

Ce service public tant sollicité est pourtant bien abimé et en grand danger. Les municipalités communistes se retrouvent alors devant un dilemme délétère, faire toujours plus avec toujours moins. L’Etat leur confie de nouvelles missions, fait des élus locaux les derniers représentants physiques des institutions, mais se montre toujours plus dur dans son contrôle des dépenses, toujours plus ferme dans sa volonté de « réduire le déficit ».

Dans cette situation, nos communes se retrouvent à faire des choix, à raboter leur offre, parfois même à fermer certains équipements. Le mythique service public du communisme municipal vient alors s’effriter et avec lui une partie de la légitimité politique des élus communistes dans les classes populaires. Le spectre de la défiance s’agrandit, la frustration et le renoncement gagnent du terrain.

Il serait naïf de croire que cette dynamique serait le fruit de mauvaises décisions ou de dogmes austéritaires. Pour la bourgeoisie aux commandes de l’État, la casse d’un Etat-Providence issu du CNR est une priorité de longue date. La défense des intérêts d’un Bolloré, d’un Arnault ou d’un Pouyanné passent avant le mieux-vivre de toutes nos populations stigmatisées et insultées dans les médias de masse. Alors ils préparent la guerre comme à chaque fin de cycle d’un capitalisme malade de la misère qu’il a créée au travers des privatisations.

Pas d’impôts supplémentaires, plus d’armes contre des ennemis créés de toutes pièces, le discours est rodé pour dévorer les conquis sociaux et asphyxier la démocratie de proximité.

Pour nos communes il y a donc urgence à mettre en lumière une crise largement issue du processus capitaliste. À Vitry-sur-Seine, nous avons fait le choix par des réunions et de campagnes publiques autour du mot d’ordre « Des écoles plutôt que des missiles ». Un simple constat nous y a conduit : au même moment où l’Etat annonçait baisser nos dotations empêchant un projet d’école publique, il augmentait le budget de la Défense. Loin d’être spectateurs d’une supposée urgence du déficit public, il s’agissait donc de mettre nos administrés face aux conséquences concrètes des politiques de l’état.

Faire comprendre le lien mécanique entre guerre et recul des services publics.

Il est vrai que le modèle du communisme municipal centré autour de services publics municipaux puissants est abîmé par les décisions de l’État, il est cependant faux de le dire condamné. La population de nos communes reste profondément attachée à ses services publics. C’est donc un ressort puissant pour engager le bras de fer avec l’État.

On l’oublie trop souvent mais le communisme municipal est d’abord le produit d’une organisation bien implantée dans les classes populaires. Fort de ces sections, de ces cellules présentes dans le moindre lotissement et en pied d’immeuble, ces militants combatifs et implantés restent un formidable atout pour relayer la colère du peuple. Le communisme municipal s’est taillé sa propre place à coup de mobilisations, de politisation et d’implantation.

À l’approche des élections municipales, les maires communistes jouent un rôle déterminant. Transmettre des valeurs et un discours politique clair dans cette période fantastique des campagnes municipales est une arme puissante. Aux côtés de leurs camarades, en renforçant le Parti communiste par un discours de vérité sur le combat de classe en cours, nous pouvons renverser la situation. Faisons comprendre aux citoyens que la précarité n’est pas une fatalité, qu’il est possible de construire l’alternative et le mieux-vivre du local au national. Par le rassemblement des citoyens et de la gauche dans les urnes nous pouvons initier le renversement.

Donnons-nous les outils de la reconquête par la lutte en faisant toucher du doigt les atouts du communisme municipal. Un communisme municipal conquérant et initiateur du changement.

Faisons de ces élections un moment collectif de politisation et d’espoir. Gagnons les communes pour conquérir l’État ! Gagnons le peuple pour faire tomber les puissants !

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