Pierre Laurent au PGE, travailler sur "un nouvel espace, plus large" Rencontre "LA GAUCHE - En Europe elle est plurielle"

, par  Gilbert Remond , popularité : 3%

Pierre Laurent a bien une orientation politique, celle qu’il exprime sans ambiguïté quand il est au PGE, celle qu’il pousse plus discrètement auprès des communistes en France, quand il prépare le congrès du PCF. Car bien entendu, il ne propose pas (encore ?) aux communistes de remplacer le PCF par "un nouvel espace,plus large"... Mais on peut comprendre que les primaires qu’il tente de faire accepter en serait une prémisse...

Bonjour, ce n’est pas que je veuille faire de la pub pour la direction mais voilà un communiqué qui pose toute une série de questions aux quelles nous ne pourrons nous soustraire, non pas qu’il nous faudrait y répondre directement mais parce qu’elles confirment notre appréciation de la nécessite d’un retour de l’international dans nos approches et donc dans nos textes.

En effet ce communiqué confirme et justifie ce que nous posions a quelque uns en préambule a notre réflexion, à savoir sur la nécessité de consacrer à notre projet un chapitre attentionné à la situation internationale, dans lequel nous produirions une analyse poussée de l’histoire et des contradictions qui s’y sont formé sous l’impulsion du mode de production capitaliste dans son développement jusqu’à son niveau actuel nommé "la mondialisation" qui en est une des occurrences les plus récurrentes dans les contre feux utilisé par l’idéologie dominante pour bloquer toute évolution progressiste dans l’organisation du social. Elle devrait ensuite s’articuler a nos analyses du national et du local .

Je constate que la nomenclature de questionnement qui se dépose sur ce texte, fait écho a notre projet de journée du 30 avril surtout quand elle nous interroge en demandant : "Quelles actions et initiatives devons-nous engager pour contribuer à une nouvelle étape du rassemblement des forces transformatrices et émancipatrices en Europe et dans le monde ? Sommes-nous suffisamment ou correctement organisés pour mener ce travail ?".

Nous pouvons facilement comprendre que pointe là, l’idée à peine masquée, de la nécessité de fonder une autre force transformatrice que celle liée à la forme PCF. Qu’elle la pense pour l’Europe ou pour le Monde. Nous voyons aussi le positionnement des priorités et ce qu’elles impliquent. En effet mettre l’Europe en avant et avant le monde la désigne et nous désigne comme partie active d’un groupe de pays au dessus des autres, en clair dans l’OTAN pour la domination impérialiste.

Mais nous voyons surtout que dans cette perspective disparait totalement le niveau national. Nous voyons que les souhaits et les perspectives se tournent dorénavant pour une forme fédérale dans laquelle nous ne deviendrions qu’une fonction, ou une branche d’activité dans des ensembles plus large, ainsi sans doute irait-il pour les transports, l’éducation, la santé et la défense. Surtout là défense. Donc fin des services publics dans leur conception issue du CNR, mais surtout abandon de la souveraineté et de sa défense.

Enfin la référence à septembre 2013 donne le ton, tout en révélant l’identité de ceux qui sont à la manœuvre, car en 2013 qui était "ce secteur international" et à quoi voulait-il nous conduire ? S’agit-il de recommencer ou plus exactement de parachever la convention sur l’Europe et de donner un prolongement à ses manifestations ? La dernière de leurs éditions avait permis, au mois de mai dernier, le rassemblement parisien organisé en collaboration avec la fondation Transform, liée au PGE et aux institutions européennes. Elle s’était transformé en meeting de soutient à Tsipras et à sa politique. Une politique contre laquelle s’oppose aujourd’hui les masses grecques qui subissent une répression brutale, dans le silence et l’indifférence la plus totale.

Amicalement

Gilbert Rémond

Le PCF à l’initiative d’une « Conférence mondiale pour la paix et le progrès » le samedi 12 mars 2016 à Pantin

Le « chaos du monde » provoque chez nos concitoyens de profondes inquiétudes auxquelles le chef de l’État et le gouvernement apportent des réponses principalement militaires sur fond de compétition économique renforcée, de libéralisation accrue, de tactiques d’alliances douteuses et de reculs démocratiques. Les attentats de 2015 ont ainsi permis la mise en place d’un discours (« nous sommes en guerre ») pour justifier les choix mis en œuvre depuis le début du quinquennat. Nous sommes des rares forces qui proclamons au contraire, avec Jaurès, que c’est la paix qui est « le plus grand des combats » et toute notre action et notre engagement internationaliste sont tendus vers cet objectif.

Le Conseil national des 16 et 17 janvier a lancé la préparation de notre 37e Congrès qui se déroulera en juin en région parisienne, les enjeux internationaux y tiendront une place centrale. Trois catégories de questions auront à être traitées au cours du Congrès :

Comment qualifier la période que nous vivons ? Quelles sont les stratégies à l’œuvre ? Quelles sont les grandes tendances qui se dessinent sous la pression des forces ultralibérales ? Quelles sont les recherches d’alternatives et expériences historiques résistant aux politiques d’hégémonie et de domination ?

Quelles sont les responsabilités et le rôle du PCF dans ce contexte ? Quel projet pour l’Europe, quelle vision du monde à faire naître et quelles ambitions et objectifs sont les nôtres ? Comment rendre majoritaire dans notre pays l’aspiration à un monde de paix, de co-développement, d’égalité, de justice et de solidarité ?

Quelles actions et initiatives devons-nous engager pour contribuer à une nouvelle étape du rassemblement des forces transformatrices et émancipatrices en Europe et dans le monde ? Sommes-nous suffisamment ou correctement organisés pour mener ce travail ?

Nous avons également décidé que notre congrès serait précédé, le 1er juin, d’une Conférence mondiale pour la paix et le progrès que nous voulons construire avec de nombreuses forces, en Europe et dans le monde, engagées dans la lutte pour l’émancipation humaine.

Le Secteur international, pour aider à impulser ce travail dans toutes les sections et fédérations, se propose de réitérer l’initiative de Rencontre nationale des militantes et militants communistes qui s’était tenue pour la première fois en novembre 2013.

Nous invitons tous les communistes engagés dans des actions de solidarité et de coopérations internationales dans leur activité militante ou d’élu-es à participer à cette journée.

source : http://31.pcf.fr/82799

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Pierre Laurent avec la "gauche plurielle" européenne

LA GAUCHE - En Europe elle est plurielle

le 13 février 2016

Au centre des congrès de Via Cavour (Rome), la rencontre commença dans la matinée avec des discussions sur la diversité des oppositions au néolibéralisme. Puis, après une pause déjeuner un peu courte, les participants venus de toute l’Europe eurent l’occasion de faire le point sur les situations politiques et sociales de leurs pays respectifs.

La gauche espagnole était représentée par deux camarades De Simon (Izquierda Unida) et Vidal (Barcelona en comù). Elles ont insisté sur l’importance de rendre la politique crédible pour contrer le populisme de droite comme de gauche (intervention IU, suivez le regard) et l’importance pour les personnes qui font de la politique de continuer à prendre part aux luttes sociales afin de se différencier de la droite (référence au mouvement associatif qui a suivi la mobilisation des Indignés). Elles ont aussi fait part de la difficulté de gouverner face à une sphère politico-médiatique ancrée à droite, dont les représentants considèrent le contrôle des institutions comme leur propriété. Même discours pour le membre de Syriza, qui s’est quand même flatté d’avoir porté à la lueur médiatique les grèves et autres mobilisations sociales qui étaient auparavant snobées et considérées "comme des épiphénomènes anarchistes".

Pierre Laurent s’est aussi manifesté sur le terrain français, relevant trois obstacles importants (étant le virage brusque de Hollande au néolibéralisme, l’omniprésente thématique de la guerre, ainsi que celle, depuis Sarkozy, de l’identité nationale). Après un point sur la montée du FN et sa banalisation dont la faute est imputée au PS et à la droite, M. Laurent s’est appliqué à décrire les enjeux d’une force de rassemblement de gauche avec l’exemple du Front de gauche.

Après avoir pointé les avancées de la gauche autour du monde (Corbyn au Royaume-Uni, Sanders aux Etats-Unis, le Sinn Fein en Irlande,...), le président du PGE a rappelé l’importance du congrès de décembre à Berlin, évoquant une nouvelle proposition, celle de travailler sur "un nouvel espace, plus large".

La rencontre s’est poursuivie avec les représentants de l’Autre gauche italienne, de SEL aux déçus du PD (Civati et Fassina), le tout animé par Paolo Ferrero (Rifondazione Comunista).

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).