Résistance en Grèce
2ème jour de la grève générale nationale Une réponse organisée aux plans contre le peuple et aux systèmes de provocations

, par  lepcf.fr , popularité : 3%

Le « cœur » de la 2e journée de l’énorme mobilisation dans la grève de 48 h battait sur la place centrale de la capitale grecque, la place Syntagma, où le front militant de tous les travailleurs (PAME) organisait une grand manifestation-encerclement du Parlement grec. Et le deuxième jour a largement dépassé les précédents des autres grèves. Le nombre et le militantisme en faisaient une suite digne du 1er jour de cette grève de 48 heures. Dans le même temps, à l’intérieur du Parlement, après la demande du KKE, un vote par appel nominal s’est tenu sur les articles du projet de loi du gouvernement, à travers laquelle les nouvelles mesures contre les travailleurs seront mises en œuvre.

Les tentatives de provocation, avec la bienveillance de la police, sur les bords de la manifestation ont reçues une réponse combative et organisée de la protection organisée par le PAME, qui refoula les provocateurs cagoulés. Il est révélateur que les manifestants du PAME ont subi des attaques meurtrières, avec un manifestant gravement blessé par l’attaque des anarcho-fascistes. Bien organisée, le service de protection du PAME a effectivement repoussé les provocateurs et a donné une réponse combative aux efforts des organisations de la classe bourgeoise pour disperser le rassemblement.

Le mercredi 19/10, 1er jour de la grève, le gouvernement avec la majorité des 154 députés qu’il possède, a fait adopter le principe du projet de loi. Dans le même temps des centaines de milliers de personnes (120.000 selon la police qui a tenté de minimiser la participation) manifestaient devant le parlement, à l’appel des syndicats de classe rassemblés dans le PAME. Les médias bourgeois ont généralement admis qu’ils représentaient la part principale en terme de participation de masse et de militantisme des manifestants qui ont rempli le centre d’Athènes, en comparaison avec les forces mobilisées par les directions des confédérations syndicales compromises de la GSEE et ADEDY. Il y avait une situation similaire dans les 70 villes à travers le pays, où les forces du PAME ont mobilisé des dizaines de des milliers de travailleurs et réalisé d’énormes manifestations et occupations de bâtiments publics.

Le Secrétariat Exécutif du PAME a salué "les millions de travailleurs, partout, dans les secteurs privés et publics qui ont participé à la grève, surmontant les menaces, le chantage, l’intimidation des employeurs et du gouvernement".

Bien sûr, certains médias grecs et étrangers, cherchant à cacher l’ampleur de la colère populaire, se sont concentrés sur l’activité de petits groupes de provocateurs. En Grèce, il est bien connu que ces groupes sont en coopération excellente avec les services de sécurité dans le but de disperser les mobilisations de masse. Mais leurs plans n’ont pas réussi ! Les forces de sécurité du PAME ont de nouveau sauvegardé la protestation massive de milliers de grévistes et c’est seulement quand des manifestants du PAME ont quitté la rue en face du Parlement que les incidents se sont produit, sur lesquels certains médias ont trompeusement mis l’accent.

Avec ce deuxième jour de la grève, les forces du PAME ont de nouveau envoyé un message pour un conflit global avec la politique du gouvernement, l’UE, le FMI. Ensemble avec les forces des syndicats et des fédérations qui ont rejoints le PAME, il y avait une large participation des étudiants, la prochaine génération de la classe ouvrière, manifestant sous les banderoles du Front des Etudiants de lutte (MAS) et du Comité de coordination des lycéens d’Athènes, ainsi que des travailleurs indépendants et des femmes avec les bannières de la manifestation nationale antimonopole des artisans et petits commerçants (PASEVE) et la Fédération des femmes grec (OGE).

Ces forces ont démontré l’opposition du monde du travail, des jeunes et des couches populaires à l’adoption des nouvelles mesures antisociales. Ils ont déclaré l’opposition du peuple aux nouveaux sacrifices pour la ploutocratie, que réclame le gouvernement social-démocrate Ils ont exigé : « A bas le gouvernement et les partis du capital », « désengagement de l’UE - le pouvoir à la classe ouvrière et au peuple ».

Le Secrétaire général du CC du KKE, Aleka Papariga, a déclaré depuis la manifestation à l’extérieur du parlement : « la lutte ne s’arrête pas aujourd’hui, elle se continue. Ce torrent doit être plus turbulent, plus radical, plus subversif. Il peut tout balayer sous une condition : qu’il ne se laisse pas voler la victoire sur le fil, comme cela s’est produit tant de fois, quand une grande part du peuple est finalement pris au piège des illusions ».

20/10/2011

Traduit par Pam

traduit par PAM pour lepcf.fr

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