Le rêve qui nous maintient plutôt que nous le maintenons

Pourquoi je n’irai plus voter
samedi 26 mars 2011
par  Danielle Bleitrach
popularité : 3%

On espère que le coup de colère de Danielle réagissant à la furie militariste médiatique sur la Libye ne sera pas le dernier. On peut discuter de sa conclusion sur l’utilité du vote en France. En tout cas, la claque mise à tous les partis politiques par une abstention qui bat tous ses records devrait interpeller et sur ce point, le coup de colère de Danielle peut aider les communistes à réfléchir sur le niveau d’abstention...

Mais il semble qu’à Marseille (malheureusement comme dans trop d’endroits !), les directions du PCF n’aiment pas les débats dérangeants pour leur "ligne" politique. Ils n’ont gardé de l’histoire du PCF que cette pratique que Lucien Sève dénonçait avec raison comme le "centralisme autocratique".

Si le réseau "Faire Vivre et Renforcer le PCF" était engagé partout pour le vote communiste au premier tour et pour battre la droite et le FN au second, le coup de colère de Danielle nous intéresse, car il illustre ce qui est une souffrance pour de nombreux militants constatant la tenace transformation de leur parti en un "truc de gauche".

Lepcf.fr

Pas un commentaire sur le mur commun, toujours les mêmes conneries, l’impossible dialogue, on parle de n’importe quoi, on se passe des photos des disques, pas un cri d’indignation, serai-je la seule à éprouver de la colère, de la peur vers où on nous conduit inexorablement, rien de ce qui est secondaire ne vous est étranger. La France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont obtenu ce qu’ils cherchaient depuis le début, intervenir en Libye, utiliser la force, et on ne peut que frémir en lisant ce "par tous les moyens". Ils ont appliqué cette saloperie néo-colonialiste intitulé "devoir d’ingérence" au nom duquel ils jugent de qui mérite d’être "secouru".

Non seulement le risible Bernard Henri Levy est venu, comme prévu, hurler sur les plateaux de télévision, mais il a illustré par sa seule présence ce que la médiacratie française imposait à une opinion débile, incapable de la moindre réaction, des citoyens en état de coma dépassé civique. Son cri de hyène qui a accompagné toutes les aventures mensongères de l’empire, cet individu parfaitement déconsidéré par ses mensonges au Nicaragua, en Afghanistan, en Bosnie, son entrée triomphale dans Gaza martyr m’est insupportable en tant que Française, mais il me l’est encore plus en tant que juive. Il est celui qui légitime toutes les horreurs de l’antisémitisme, ce racisme terrible qui un jour se terminera inexorablement par un bain de sang pour un peuple israélien victime et désormais bourreau parce qu’incapable de choisir la justice, le dialogue, se réfugiant dans la fausse sécurité de la force et le mensonge et je pleure déjà tout ce que ce peuple issu de la Shoah et de la volonté colonialiste des occidentaux sur les peuples arabes. Je suis envahie d’une immense pitié non pas pour les palestiniens, car je sais qu’inexorablement ils vaincront, mais pour ces gens à courte vue qui creusent leur tombe. Choisir de se ranger derrière un Bernard Henri Levy, c’est se condamner à finir dans les poubelles de l’histoire, souvenez-vous de ce que disait Einstein, je cite de mémoire : "Si nous ne sommes pas capable de tirer partie de ce que 2000 ans de martyr nous ont enseigné et tout faire pour une entente avec nos voisins arabes, alors nous mériterons ce qui nous arrivera". Et je sais que le jour du massacre, si je suis encore en vie, moi qui me suis battue toute ma vie pour le choix du respect, du dialogue, d’un destin commun avec les Palestiniens, j’irai me ranger à vos côtés pour dire que s’il existe un seul juste et il en existe beaucoup que les BHL font taire, les juifs égarés sur la terre de Palestine, conduits par de mauvais bergers doivent être sauvés.

Ce que l’on fait des juifs en ce moment, voici qu’on le fait des français, les moutons derrière les appétits du capitalisme, derrière les choix impérialistes. Peu importe qui est Kadhafi, le vrai problème est l’avidité du monde occidental pour l’énergie, le refus de changer de pouvoir et de mode de vie, la manière dont dans le fond comme au temps du colonialisme on a su rallier les masses occidentales à l’exploitation coloniale. Pour conserver vos gadgets, vous êtes capables de n’importe quoi, du meurtre, de feindre de ne pas voir l’évidence.

Oui mais vous semblez oublier que le monde n’en peut plus et vous refusez de voir que ce qui se passe au Japon est prémonitoire, cette centrale comme une cocotte minute, cette énergie privatisée, ce désordre généralisé et les chaînes de production de gadgets électroniques arrêtées, un peuple qui se réfugie à Hiroshima, tout cela n’est-il pas à l’image du futur que ce système engendre tandis que nous enfonçons la tête dans le sable. En attendant Godot, ah ! les beaux jours de l’ultime domination colonialiste. Ou ils iront jusqu’à faire sauter la planète, ou les peuples l’emporteront et leur colère sera aussi terrible qu’un tsunami.

Vous inventez que vous soutenez le vent de liberté qui s’est répandu sur le monde arabe comme s’il avait surgi d’autre chose que du corset terrible de la politique néolibérale que vous imposez aux plus pauvres, à une jeunesse sans avenir, vous voulez dire que cette jeunesse rêve de vos gadgets, que facebook est à l’origine de ces révoltes pour mieux effacer cette note de chômage, d’impossibilité de se loger, de trouver un travail à la mesure de leur formation que cette jeunesse vous présente. Vous croyez qu’ils aspirent à votre "démocratie", vous qui ne savez que piller, étouffer, et vous osez comme Juppé revendiquer cette révolte contre vous, votre domination, vos pillages, vos humiliations, vos guerres.

Vous avez trouvé un nouveau bouc émissaire, mais vous accordez au même moment votre aval aux vieillards immondes qui tiennent le destin du Golfe, vous acceptez que les troupes saoudiennes viennent traquer jusque dans les hôpitaux des manifestants ouvriers désarmés qui ne réclament qu’une véritable citoyenneté.

Et de ce fait vous avancez déjà vos pions vers l’Iran, vers une guerre chiite-sunnite qui risque de ce terminer par une monstrueuse déflagration. Tous les imbéciles qui s’agitent en ce moment autour d’un référendum sur la sortie du nucléaire sont incapables de poser la question du nucléaire militaire et du fait qu’il y a désormais assez de bombe pour faire sauter la planète et que pour le grand bonheur des trusts de l’armement on continue à en fabriquer. Vous revendiquez un référendum là-dessus alors que vous êtes incapables de protester contre le fait que l’on peut vous faire entrer en guerre, une guerre qui peut conduire à la nuit nucléaire et qui déjà en Afghanistan coûte des milliers de morts civils, de femmes, d’enfants et dit-on un million d’euros par jour. Vous acceptez d’être dessaisi de vos prérogatives citoyennes face à ce qui peut devenir une guerre nucléaire avec l’Iran, vous cautionnez les assassins saoudiens et vous trouvez un bouc émissaire pour mettre un doigt dans l’engrenage, vous acceptez la manipulation, non pas parce que vous êtes totalement cons mais parce que vous êtes complices, depuis des siècle vous avez accepté que le monde crève pour que vous puissiez pourrir dans vos gadgets et comme aujourd’hui le chômage, la mal vie, gagne une part croissante de la population française sur le fond vous êtes déjà d’accord avec Marine Le Pen ou Rocard : la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde. A la seule différence près que la France a sa part dans cette misère et que cela ne date pas d’aujourd’hui, que son rôle hier à l’ONU est dans le prolongement, le tout enveloppé du papier kraft de notre grande révolution française.

Je méprise les Israéliens qui se rangent derrière l’extrême-droite, les Bernard Henri Levy et autres salopards qui semblent ne pleurer que sur les enfants israéliens en oubliant que les enfants du monde, ceux des palestiniens sont les nôtres tout autant, mais je méprise tout autant les français, plus encore qui hier ont été capable d’applaudir majoritairement la poignée de main de Montoire, la rafle du Vel d’hiv et aujourd’hui applaudissent de la même manière au rôle immonde de leur pays et se donnent de surcroît des prétextes hypocrites et imbécile.

Je sais que dimanche je n’irai pas voter parce que ce cirque électoral est une hypocrisie de plus quand on me dépouille à tel point de ma citoyenneté.



Commentaires

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dimanche 27 mars 2011 à 13h09, par  Bernard Trannoy

Elections cantonales, quelques réflexions que je livre aux débats

de : Bernard Trannoy
mercredi 23 mars 2011 (20h45)
PCF Bassin d’Arcachon

Analyse du vote FN et de l’abstention.
Deux type d’analyses sont possibles qui débouchent sur deux positions politiques différentes et de fait provoquent l’apparition de comportements différents voir opposés entre militants et électeurs communistes, mais pas seulement, cela va bien au-delà.

Première lecture possible :
Le développement de l’abstention et du vote FN est la conséquence de la politique de casse sociale menée par Sarkosy et l’UMP – Lecture confortable car elle nous absout de nos propres responsabilités et carences. C’EST LA FAUTE DE L’AUTRE. Cela déclenche, et c’est compréhensible, le bon vieux réflexe républicain

Deuxième lecture possible :
Cette abstention et le vote FN n’est que le reflet de l’état d’abandon dans lequel la GAUCHE dans son ensemble, à laissé le monde du travail. Et cela y compris de la part de la direction du PCF qui va jusqu’à confier la direction des opérations à un populiste. Et là un champ de réflexion devrait s’ouvrir, ce qui, confort supplémentaire n’est pas nécessaire dans la première lecture.

En un mot c’est : Que n’avons-nous pas fait ? Et là, le réflexe ci-dessus indiqué, n’est plus du tout évident. De quel projet ou visée sommes-nous porteur ? Voulons-nous porter des coups au capitalisme ? Et pourtant dans la crise que nous traversons 70% des français considèrent que le capitalisme est responsable ?? (Ou est la cohérence ???) Et en face des politiques qui NE VEULENT PAS REPONDRE A CETTE ATTENTE, y compris à gauche. Et là de toute évidence, nous rencontrons des fortes réticences dans ce cas à voter pour les candidats du PS.

Ces deux lectures sont bien éminemment respectables et doivent être respectées.

Conséquence de cette deuxième lecture :
La préoccupation fondamentale qui traverse nos concitoyens n’est donc pas dans la cuisine électorale, la combine (nauséabonde) des états-majors plus soucieux des fauteuils que des préoccupations citoyennes. En fait, le front de gauche est à cent lieues de leurs préoccupations, de leurs attentes. (Sinon ils auraient votés en masse Front de Gauche, ce qui est loin d’être le cas). Ce qu’ils voudraient entendre, c’est, comment sortir des précarités galopantes dans laquelle s’enfonce chaque jour toujours plus de nos concitoyens ? Quelles garanties d’accès ont-ils pour le droit au travail, le droit au logement, le droit à l’énergie, le droit à l’eau, le droit au déplacement, le droit à l’éducation, le droit à la santé (des gens meurent aujourd’hui, en France, parce que l’accès à la santé n’est plus fonction de la carte vitale, mais bien plutôt de la carte Visa (Gold si possible). La GAUCHE prend-t-elle en charge ces attentes ?
La réponse malheureusement, aujourd’hui, est de toute évidence. NON

Nos « camarades » du PS veulent-ils répondre à ces attentes ? Pour aujourd’hui c’est, il nous faut bien en prendre acte, visiblement, NON.

Faute de volonté d’affronter la nomenklatura du CAC 40 et de l’économie « CASINO », nos « camarades » vont se retrouver en capacité, non seulement de ne pas faire mieux que SARKO. Mais peut-être sous la contrainte de faire pire. (Loin des procès d’intention, il suffit d’examiner les politiques menées sous la férule du FMI de Strauss-Kahn par les PS Espagnol, grecque, portugais.

Mais d’ici 2012 le PS peut encore réfléchir, infléchir ??. Sinon il est, de fait, condamné à taper sur la tête de ceux qui commettraient la maladresse de voter pour lui.

L’enjeu c’est, quelle société voulons-nous ? Qu’est-ce que le vivre ensemble ?
En fait, peut-être sommes-nous à un tournant dans l’histoire, saurons-nous négocier intelligemment le virage ?
La mondialisation parlons-en. N’est en fait que le marché unique de la force de travail. Dans ce marché les salariés sont mis en concurrence LES UNS CONTRE LES AUTRES. Et à ce jeu ils finissent toujours par porter les armes les uns contre les autres. A la concurrence libre et non faussée, faisons le choix de l’entre-aide et des coopérations.

Troisième remarque :

Faire de la politique autrement : La trouille des appareils.
Certes, faire en sorte que les décisions soient prises au plus près, avec ceux, avec qui les choses se construisent n’est pas de tout repos. Oui, mais dans ce cas, les nomenklaturas n’acceptent pas que les décisions leurs échappent. Les foudres s’abattent alors sur vous. Mais bon peu importe.

Je comprends tout à fait la position de Lionel Cholon (Canton de Cadillac, Gironde), même si je ne partage pas tout à fait la démarche, mais peu importe. Il a, de faite, l’obligation morale de porter la décision collective. (Décision de se maintenir au deuxième tour, face au candidat PS !!) C’est une question éthique de première importance. C’est être fidèle à la parole donnée, cela mérite respect, et c’est si rare. Mais l’éthique était-elle encore une valeur si partagée que cela ?? - Nous avons là la démonstration du carcan que constitue le Front de Gauche qui de fait, ferme plutôt qu’il ouvre.

Quand à ce qui se passe sur le canton d’Audenge, nous avons là, grandeur nature, les conséquences de la guerre des chefs en Gironde. Les lieutenants de Rousset emmenés par Deluga contre les soldats de Madrelle. Devons-nous trancher ce débat ??????
En fait nous sommes placés en permanence par le PS et/ou l’UMP devant un chantage stérilisant pour la démocratie. C’est moi ou MARTINE. Discours réducteur s’il en fut, véritable entorse à la démocratie. Cela pour gouverner en ne faisant qu’à un appel continuel à la trouille.

Nous n’avons d’autres choix, pour nous, que de rétablir les fondements de l’acte démocratique. Surtout s’abstenir d’une démarche du « JE VOTE CONTRE », c’est totalement stérile. Mais bien de voter POUR des engagements prenant en compte vos, nos attentes individuelles et collectives. Et pour cela, nous devons veiller à ce que les engagements pris soient tenus. Les élus devant rester en permanence sous le contrôle des citoyens.

Cela passe largement par la nécessite pour le monde du travail de s’organiser, de penser collectivement au travers l’échange, du faire ensemble, et d’agir d’une manière collective, dans l’écoute de l’autre. Le « j’ai besoin de personne est pour ceux d’en bas mortifère » si ceux d’en bas oubli qu’ils appartiennent a une classe sociale. Ceux d’en haut, eux ne l’on jamais, mais jamais perdu de vue. Ceux là, pensent et agissent ensemble.

Nous devons prendre acte (principe de réalité) que dans ces situations, la pluralité est la règle que porte les citoyens.
Le temps est révolu où peut donner à l’emporte-pièce, des consignes comme autant d’obligation à faire ?

Alors pourquoi donner des « Consignes » qui de toute façon ne seront pas respectées. Et dire aux autres ce que l’on ne fera peut-être pas nous même ?? N’a-t-on pas un devoir de vérité ?

Un jeune électeur (34 ans) m’a balancé : "J’en ai marre que l’on face appel à mon vote en me mettant un couteau sous la gorge"

« Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l’horizon et se bornent à regarder ce qu’on voit, ceux qui revendiquent le pragmatisme et de faire seulement avec ce qu’on a, n’ont aucune chance de changer le monde... L’utopie, c’est ce qu’il y a au delà de l’horizon »
Henri Lefebvre

« L’universel, c’est le local moins les murs. On n’accède pas à l’universel en détruisant le local, en délocalisant, c’est en abattant les
murs qui séparent les cultures locales ».

« Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin des devoirs qu’ils dédaignent d’accomplir autour d’eux. Tel philosophe se flatte d’aimer les Tartares pour se dispenser d’aimer ses voisins »

De : Bernard Trannoy
mercredi 23 mars 2011

En complément l’article de Sud-Ouest 21/03/2011

Analyse pertinentes de Sud-Ouest des élections cantonales

Analyse qu’aurait dû produire la direction fédérale du PCF de Gironde, mais pas seulement elle. Cette direction se cantonne dans une analyse en %. Analyse qui a pour eux l’avantage de valoriser la stratégie FdG. L’analyse en nombre de voix tempère largement cet aveuglement. Montre que l’apport des "Partenaires" est en fait quasi nul. Cette stratégie éloigne de nous un électorat traditionnel communiste qui n’y trouve pas son compte.

Sud-Ouest Sur les 21 millions de Français appelés à voter dimanche, 12 millions sont restés chez eux.
Cette abstention fausse considérablement le résultat.
Regardons les partis un par un et comparons ce qui est comparable, c’est-à-dire les résultats dans les mêmes cantons entre 2004 et 2011.
L’UMP ne rassemble que 1,5 million de voix (sur 21 millions d’inscrits !), soit un million d’électeurs de moins qu’en 2004. La chute de ses alliés se situe dans les mêmes proportions. C’est un revers cinglant qui confirme le rejet de la majorité. Personne ne le conteste.
Mais dire que le PS a gagné ces cantonales est une affirmation un peu trompeuse. En sept ans, le PS est passé de 3,2 millions de voix à 2,3 millions. Soit une perte de 900 000 suffrages. Même s’il progresse en pourcentage, ce chiffre absolu démontre qu’il n’y a pas (encore ?) d’adhésion au PS.

Alors, qui gagne ? Le FN ? Et bien, contre toute attente et contrairement au cocorico de Marine Le Pen, il a perdu, sur la même période, près de 100 000 électeurs, même s’il progresse en pourcentage. Petit correctif concernant le FN : il n’était pas présent dans tous les cantons et là où il l’était, ses scores moyens sont plutôt autour de 18-19%.

Le Front de Gauche ? Ensemble, quoi qu’en dise Jean-Luc Mélenchon, ses composantes font moins que les seuls communistes en 2004.

Les écologistes ? Oui, on peut dire qu’eux progressent : les Verts totalisaient 500 000 voix en 2008 ; Europe écologie atteint 750 000 suffrages cette fois-ci. Grâce, il faut quand même le dire, à un coup de main du PS qui lui a fait cadeau de quelques dizaines de cantons.

Conclusions : progresser en pourcentage ne signifie pas que l’on se renforce dans l’opinion. Et avant de protester contre l’émergence de forces qui nous déplaisent, la première chose à faire est de s’en prendre à soi-même et d’aller voter. Car c’est gros comme une vache dans un couloir : les gagnants de dimanche ne doivent leur victoire qu’à l’abstention. Ce qui signifie a contrario que tout espoir n’est pas perdu, pourvu que l’on se rendre aux urnes la prochaine fois.

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