Manifeste pour une Démocratie Communiste (Essai – 2ème version)

, par  Aline Béziat , popularité : 2%

Introduction

Cette version, s’inscrit après la phase du Congrès du Parti Communiste
Français de février 2013 et celle d’un an de Présidence de François
Hollande mai 2013, elle complète et renforce les argumentations de la
version de novembre 2012. La marche en avant vers une VIème République ne
peut se concrétiser que si la Démocratie Communiste voit le jour. Soit le
prolétaire/citoyen a le pouvoir de prendre sa part de responsabilité
politique dans tous les actes de la vie sociale, économique et politique
et il fera ainsi basculer la société dans un autre mode économique, soit
le capitalisme se renforcera et continuera sa course folle. La société ne
peut changer de bases que si la souveraineté pleine et entière de
chaque prolétaire/citoyen est exercée partout. C’est en désignant par
reconnaissance tous ceux qui doivent exercer des missions politiques dans
tous les lieux de pouvoir, qui permettra l’émergence et l’assise
d’une VIème République. Ce n’est pas en prenant le pouvoir par le
haut que le reste suivra, c’est par la souveraineté de chacun exercée
partout que tout changera.

Par l’absence de renouvellement et d’évolution du communisme en
France, l’idéologie capitaliste a submergé les consciences et ainsi il
peut partout imposer ses diktats. En France le Parti Communiste a oublié de
parler du communisme, ainsi, il ne l’a pas régénéré. En recherchant
constamment des alliances politiques de sommet, il a laissé le peuple à
l’écart de l’action politique. Certain de prendre le pouvoir avec ces
forces politiques qu’il croit unir, il pense que le peuple finira par
comprendre sa démarche. Ainsi le peuple ne peut rester que spectateur
d’un monde politique qui lui échappe. Le peuple étant une donnée
abstraite, la pleine souveraineté de chaque citoyen, de chaque prolétaire
n’est pas fondamentalement prise en considération. Ce manque
d’évolution de la démocratie et avec cette démarche électoraliste,
n’ont pas permis la construction du communisme, du socialisme à la
française. C’est le capitalisme qui a pris le dessus. Ainsi nous allons
passer du libéralisme au social-libéralisme où le capitalisme continuera
son emprise sur tous les pouvoirs.

En voulant accéder au pouvoir avec une démocratie qui ne peut pas lui
convenir, le Parti Communiste n’a pas vu que la démocratie libérale
l’enfermait lui-même dans les griffes et les pièges de l’idéologie
capitaliste. Il n’a pas vu qu’il avait besoin de développer sa propre
démocratie pour dépasser le capitalisme. Il n’a pas vu qu’il lui
fallait proposer des solutions réellement communistes pour que le peuple
des prolétaires citoyen l’entende, l’écoute pour qu’il agisse. La
dégradation de la vie collective et la régression sociale sont les
cinglants constats, de ce vide, de ce manque d’innovation et
d’évolution démocratique venant de ce grand Parti politique. Unir par
le sommet les élites politiques dans des contrats, des programmes, des
projets communs, qui finissent toujours par voler en éclat, n’empêche
pas le capitalisme de se développer, par contre cela laisse le peuple
spectateur de tout acte politique. Si le peuple des prolétaires/citoyens
ne peut pas intervenir en permanence et partout, la politique se dégrade et
se dégradera. L’abstention qui augmente est le signe avant coureur
d’une dégradation progressive de la démocratie pouvant la mener
jusqu’au despotisme. La personnalisation et le professionnalisme
politique font parti eux aussi de ces éléments pervers qui empêchent la
démocratie de s’épanouir. L’union entre partis politiques proches ne
peut ni se stabiliser ni s’étoffer, ce sont les effets hégémoniques
qu’ils induisent qui sont la cause de l’échec de l’union de la
gauche. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il en sera de même
avec le Front de gauche. Si le FDG ne cherche pas à dépasser ses
divergences elles deviendront son tombeau. L’Union qui se fait contre
quelque chose est une union qui finit toujours par exploser, mais pour
construire n’importe quel édifice, l’union est obligée de
s’agréger. La construction politique pour une autre société ne peut
pas se faire par le haut, mais par la prise de conscience de chaque
prolétaire/citoyen. Aller vers le communisme et vers le socialisme ne peut
se concrétiser que si une démocratie en est le ciment et cherche
à être à la hauteur de cette ambition là. Le rassemblement, l’union
ne peuvent se concrétiser, s’agréger que si le peuple sait et peut voir
vers quelle idéologie, vers quel système économique il va. Pour
l’heure il ne voit qu’un seul système économique : le capitalisme,
qui inonde les consciences par son idéologie.

Le peuple ne peut prendre sa part à la construction du changement de société que si les politiques ont un sens idéologique clairement énoncé. Libéraux et sociaux libéraux restent accrochés à l’économie de marché, les communistes eux veulent une économie où la redistribution des richesses crées, par le peuple des prolétaires soit équitablement répartie. Le peuple n’est pas seulement composé de prolétaires/citoyens mais aussi de capitalistes en puissance. Ils sont eux aussi des citoyens, qui asphyxient par leur hégémonie leur égoïsme, leur puissance et par l’emprise qu’ils ont sur "l’ensemble peuple". Même minoritaire ils sont des dominants en puissance. L’impression que le politique ne peut rien faire, est là. C’est la dimension politique non assumée, partout, par "l’ensemble du peuple des prolétaires/citoyens", qui bloque la société.

Capitalisme et communisme n’ont pas de frontière. Ils sont les deux référents universels de l’Histoire. Le capitalisme c’est la division du travail, c’est le "diviser pour mieux régner", c’est l’aliénation, c’est l’interdiction faite aux salariés, aux prolétaires de décider librement et démocratiquement d’organiser la redistribution équitable des richesses créées. Le capitalisme c’est l’accumulation des richesses au profit d’une minorité, c’est la spéculation, c’est l’évasion des capitaux dans les paradis fiscaux, ce sont les grandes manœuvres pour payer le moins d’impôts possible, c’est le lobbying, c’est le recyclage de l’argent sale, c’est la porte ouverte à la corruption. Entre capitalisme et mafia le lien est étroit. Le capitalisme c’est le transfert de capitaux là où ils peuvent le mieux exploiter les peuples et les territoires, où la rentabilité est à son maximum. Le capitalisme c’est la décroissance sociale, c’est la dégradation des rapports sociaux, en contradiction flagrante avec l’aspiration des peuples à améliorer leurs relations, c’est l’augmentation de la montée en nombre et en puissance de toutes les violences. C’est au nom des intérêts de l’économie des capitalistes que la guerre est faite aux peuples. La levée du secret bancaire avec son évolution, n’empêchera pas le voleur de courir devant le gendarme. La transparence dans les entreprises, sous la vigilance des prolétaires/citoyens, doit se faire en amont des transferts de tous les capitaux et où qu’ils aillent. La transparence des particuliers c’est la levée de l’impôt à la source.

Le communisme c’est la sécurité sociale, les services publics, c’est le sens du bien commun, c’est la politique de la socialisation de la société, c’est la démocratisation de l’activité productive et de l’activité sociale, c’est la désaliénation du travail, c’est le travail non divisé, c’est le salarié, le prolétaire qui décident de A à Z de son travail. C’est le prolétaire qui valide par la transparence financière ce qu’il produit et qui décide dans sa citoyenneté de la redistribution équitable des richesses. C’est le travail reconnu comme valeur d’échange. C’est la maîtrise de la monnaie par la démocratisation de la finance, c’est la transparence économique, c’est la transformation de l’étalon "Confiance" en étalon "Travail non divisé", c’est la transformation du capital en épargne, c’est les prix basés sur la valeur travail. Le communisme, c’est la reconnaissance de l’activité associative comme valeur d’échange. C’est la resocialisation des plus démunis par l’activité associative, et la réinsertion sociale, c’est la propriété reconnue comme propriété d’emprunt, c’est la liberté du locataire à pouvoir tout changer dans son espace de vie. C’est la santé et l’éducation pour tous. C’est une justice réparatrice, qui protège et dédommage les victimes, qui soigne, rééduque et resocialise les coupables, les déviants, les bourreaux. Nul besoin de référendum révocatoire, les sanctions, et autre démarches punitives, les mises à l’index dans un monde communiste ne sont d’aucunes utilités, c’est la réparation, le réajustement des erreurs commises pour les dépasser qui est essentiel. C’est l’humanisation de l’homme qui est ici visée, c’est l’évolution de sa conscience vers le mieux vivre ensemble.

Le communisme doit et peut faire barrage aux déviances et ce sont les commissions de transparence, qui en amont des décisions, assoient la confiance. Les contrôles effectués après que les déviances et les malveillances soient commises, sont sources de méfiance et n’empêchent en rien les déviances, les malversations, et autres perversités capitalistiques. Le communisme c’est le ruissellement des idées du bas vers le haut, et non le contraire. Toutes les idées étant bonnes à prendre dès lors qu’elles vont dans le sens du bien commun, intellectuels où pas c’est tout au long de sa vie que chacun peut apporter sa pierre à l’élaboration du changement de la société. Nous sommes tous des intellectuels en puissance. Le communisme c’est le mieux vivre et le mieux être de chacun pour le mieux vivre ensemble. L’outil indispensable pour le mettre en mouvement c’est sa démocratie. L’analyser dans toutes ses dimensions pour la faire évoluer qualitativement et quantitativement est donc prioritaire, pour que chacun s’approprie réellement la politique dans tous ses actes de sa vie sociale, pour pouvoir passer à une VIème République. Cette dernière ne se décrète pas par le haut.

L’évolution de la démocratie est à la mesure des idéologies
dominantes. Le capitalisme pour sa domination a besoin de faire régresser
la démocratie. Actuellement libérale elle peut devenir despotique. Des
conservateurs ou des despotes aveuglés par les lois de l’économie de
marché pourraient conduire à des évènements tragiques. Le communisme
sans sa démocratie n’empêchera jamais le capitalisme de se réactivé,
de se régénérer. S’il laissait chaque prolétaire/citoyen à
l’écart des prises de décisions et s’il prenait le pouvoir par le
haut avec la logique de la démocratie libérale actuelle, alors les jeux
politiciens continueraient et le communisme imposerait l’Etatisation et
la planification, jusqu’à pouvoir se transformer lui aussi en despote.
On sait comment cela se constitue et peut mal se terminer. Seule une
démocratie communiste bien pensée peut éviter les catastrophes du genre,
peut en résoudre toute les déviances. Le seul remède à tout cela,
c’est la Désignation par Reconnaissance de tous les acteurs politiques.
C’est en finir avec la prise du pouvoir par une poignée de partisans qui
se font une guerre perpétuelle. La Désignation par reconnaissance c’est
construire chaque étage de la société, avec les meilleurs éléments du
"peuple des prolétaires/citoyens" qui y sont reconnus.

Le passage d’un système économique capitaliste à un système
économique communiste ne peut se faire sans une évolution de
l’idéologie et sans une démocratie assise sur la souveraineté de
chacun. L’évolution de notre civilisation ne peut se concrétiser
qu’avec une idéologie et une démocratie au service du peuple par le
peuple et pour le peuple des prolétaires/citoyens.

Le capitalisme est à un stade d’asphyxie des peuples tel que nous
n’avons plus le choix, il nous faut changer de registre démocratique.
Avec ceux qui aspirent à une vie meilleure, il est donc possible de passer
d’un système économique à un autre dans le calme et la sérénité. Le
Parti Communiste en se métamorphosant peut et doit jouer un rôle
essentiel dans ce changement de société par l’aspiration qu’il a, à
dépasser le capitalisme. En montrant la voie sur sa propre évolution
interne avec sa démocratie revue et corrigée, cela indiquerait comment
toute la société pourrait s’en saisir. Ce ne serait pas simplement un
exemple, mais une expérience qui permet l’élargissement et
l’agrégation de ce qui fait union, unité, rassemblement. Le capitalisme
est un colosse aux pieds fragiles, mais c’est aussi une pieuvre
idéologique, un miroir aux alouettes ou il suffirait de faire du fric pour
être heureux. Ce colosse peut être ébranlé, si une construction
politique s’engage avec des acteurs politiques qui comprennent que
l’économie de marché a vécu et qu’ils ne peuvent agir qu’avec
l’assentiment et la volonté du peuple des prolétaires/citoyens. Ces
acteurs politiques, ces élus qui agissent aujourd’hui doivent comprendre
qu’il est nécessaire qu’ils soient désignés par reconnaissance par
les prolétaires/citoyens partout ou les décisions politiques sont à
prendre. Fini le professionnalisme politique qui mène au despotisme.

Le social-libéralisme et le libéralisme ont échoué, mais les
résistances restent fortes. Si l’on sait voir que la pensée
individuelle est en constante évolution, qu’elle peut se démultiplier
si elle s’appuie sur de nouvelles connaissances et pratiques politiques
et si elle prend en compte le dépassement des échecs et des erreurs,
alors nous rentrons dans un processus révolutionnaire. Cet objectif doit
s’appuyer sur une démocratie qui ose dire son nom, pour empêcher tous
risques de tensions menant à des actes de violence inconsidérés et
réprouvés par tous.

Pour une civilisation de plus en plus humaine portée par un communisme
hautement démocratisé, c’est possible.

Démocratie

Depuis la Grèce antique la démocratie s’est constituée dans un
processus d’une très, très lente évolution. La Révolution Française
l’a accéléré mais au rythme de l’évolution des consciences. La
démocratie bourgeoise s’est constituée avec les forces dominantes qui
sont sorties victorieuse de la Révolution. La bourgeoisie a permis de
décuplé la puissance et la domination du capitalisme mais en empêchant
le prolétariat de se libérer de ses chaines. Elle a développé la
démocratie libérale pour que le capitalisme puisse continuer ses basses
œuvres et pérenniser sa suprématie. Il reste au prolétariat à inventer
sa propre démocratie pour que l’humain d’abord puisse enfin se
libérer de ses chaines et dépasser la domination du capitalisme
mondialisé.

La démocratie c’est le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple.
Mais le peuple est composé de deux ensembles le prolétariat, et les
tenants des capitaux, les capitalistes. Ces derniers utilisent leur
idéologie avec leurs lobbyings politiques et économiques pour exploiter
le prolétariat. Pour l’heure la Démocratie Libérale valide et
cautionne la suprématie du capitalisme. La Démocratie Communiste reste,
elle, à voir le jour et à se développer permettant ainsi au prolétariat
de dépasser l’ordre existant. Elle ne peut se construire que si elle
sait voir les déviances de la démocratie libérale. Plus personne
n’accepte le capitalisme, l’heure du communisme à sonner. Ainsi une
Révolution démocratique et non violente va pouvoir éclater. Le
communisme c’est le mouvement réel qui dépasse/abolit le capitalisme.
Hautement démocratisé il est alors au service du peuple des
prolétaires/citoyens qui le construit, il garanti ainsi la confiance dans
et par la transparence politique et donc il impulse l’espoir, le non
retour de la suprématie du capitalisme et exclue de fait tout despotisme.
La souveraineté du peuple, c’est la souveraineté de chaque
prolétaire/citoyen qui s’exprime et qui décide dans tous les axes et
dans toutes les structures de la société, qui cherche en permanence à
dépasser l’ordre existant, pour construire réellement un monde de plus
en plus humain.

La Démocratie Libérale

La démocratie dans laquelle nous vivons est libérale, elle n’intervient
ni dans le monde du travail, ni dans le monde de la finance. Elle est la
caution morale du capitalisme. Elle enferme les peuples dans une
démocratie de spectacle ou le professionnalisme et la personnalisation
cautionnent et légitiment le capitalisme.

La démocratie libérale ou la démocratie sociale libérale, ne peuvent
rien régler sur le fond. Les peuples restent les esclaves du capitalisme,
car il s’agit bien d’un esclavage moderne, qui continue à exploiter et
à épuiser la force physique et psychique de chacun. Le social
libéralisme veut faire du social dans un contexte capitaliste. C’est
impossible. La concentration des capitaux empêche la redistribution
équitable des richesses produites. Le capitalisme trouve toujours la force
de ce régénérer sans cesse, en tout lieu et en tout temps. Par sa
puissance à vouloir démultiplier sans cesse ses profits il fait ainsi
régresser toutes les dimensions sociales. Le seul contrepoids c’est la
prise de conscience de chacun. C’est la non démocratisation de la
finance qui produit ces effets dévastateurs. Tant que le mouvement réel
par la prise de conscience de chacun, ne construira pas du communisme, du
socialisme par le bas, par l’individu et en tout lieu, tant que le moteur
de sa démocratie ne se mettra pas en marche, le capitalisme aura devant
lui un boulevard.

Le social libéralisme est une antinomie idéologique, oublieuse des
mécanismes, des logiques et de l’idéologie du capitalisme. Il fait
illusion. Le réformisme du social-libéralisme ne remet pas en cause les
fondements de l’économie de marché et donc laisse filer le capitalisme.
Il se rassure, en se donnant une bonne conscience sociale, mais il ne part
pas de la réalité des plus démunis pour changer la société. Il ne voit
pas qu’il est en permanence le jouet de la puissance du capitalisme. Il
croit qu’il suffirait de quelques hommes et femmes intègrent aux
commandes pour changer le monde. Sauf qu’il n’y a, qu’il n’y aura
jamais là-dedans aucune garantie de rien. Des Cahuzac existent et
existeront toujours, des escrocs y compris dans le domaine de la santé
aussi. La soif du fric ne s’éteindra pas de sitôt, elle est la part
d’ombre de chaque être humain et à doses plus ou moins excessives, plus
ou moins violentes. L’égoïsme tout comme la générosité, sont des
données subjectives, chacun y met sa dose de conscience et qui est en
constante mouvance et en fonction des circonstances. Le passage du
capitalisme au communisme, ce n’est pas le social-libéralisme qui le
permettra, c’est la prise de conscience de chacun de ses propres
capacités à pouvoir intervenir dans tout le potentiel politique de
l’entreprise à la citoyenneté qui le produira. La moralité aussi a sa
dose de subjectivité, l’homme qui vient à besoin d’avoir un nouveau
regard sur lui-même, pour pouvoir changer et changer la société. Nul
besoin de sanctionner mais, tout faire évoluer.

Les sociaux-libéraux aujourd’hui peuvent faire le cheminement
idéologique vers plus et mieux de communisme vers plus et mieux de
socialisme si les communistes en montre les possibilités nouvelles. Rien
n’est figé les sociaux libéraux sont en contact permanent avec des
communistes, ils peuvent donc construire ensemble autre chose et autrement
mais en se réactivant sur de nouvelles bases, sinon c’est
sociaux-libéraux resteront figés au centre. Nul besoin de passer contrat.
Un contrat ne garanti rien. Il suffirait aux communistes d’avoir plus
d’audace pour proposer une politique et une démocratie réellement
communistes approuvées par le plus grand nombre, pour tout changer. Là
est la seule garantie de pouvoir changer la société, le seul contrat
moral qui vaille. Nul besoin d’un coup de balais gauchisant et
autoritaire. Il ne suffit pas de changer les hommes et les femmes pour que
tout change, il faut que les hommes et les femmes changent pour tout
changer. Les stigmatisations ne servent qu’à attiser les tensions. Le
communiste d’aujourd’hui ne peut pas fonctionner sur ces bases là, ce
n’est pas sa culture.

Dans le contexte actuel de notre démocratie une redistribution plus juste
version social-libérale et social démocrate n’empêchera pas le
capitalisme de continuer à provoquer d’immenses dégâts. Ce désir de
redistribution plus juste des sociaux libéraux, n’est qu’un vœu
pieux, un souhait, un rêve, une illusion. La réalité est ailleurs. La
recherche d’une croissance capitaliste pour une meilleure croissance
sociale est illusoire. Si la social-démocratie veut en finir réellement
avec la pauvreté, elle doit revoir son logiciel politique de font en
compble. Là les communistes ont à proposer une nouvelle forme
d’économie pour sortir de l’économie de marché. Cela ne peut se
faire que par la transformation du capital en épargne, et non en jetant la
finance hors de nos frontières. C’est la démocratisation de la finance
qui va révolutionner cette nouvelle forme d’économie et en s’appuyant
aussi sur l’émergence de la réelle valeur d’échange qui n’est
autre que le travail non divisé. Là le social-libéral Hollande sera
obligé d’entendre la voie du communisme. Il est possible de légaliser
des Commissions de Transparence dans chaque entreprise. Qui après
l’affaire Cahuzac peut être contre cette proposition ?

Le capitalisme n’a pas de frontière, pas d’état d’âme. Même
taxés, les capitaux s’adaptent toujours et se réactivent partout et
sous de nouvelles formes. Qu’elle soit libérale ou social libérale la
démocratie ainsi nommée, laisse l’économie de marché libre de tout.
Le social libéralisme en cherchant à réformer le capitalisme,
n’épuisera jamais sa puissance de feu. Mais le relationnel qui c’est
tissé entre communistes et socialistes en France peut tout changer.

La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le
peuple, elle est donc le gouvernement de chacun, le gouvernement de soi,
par chacun et pour tous. Seule l’appropriation par chacun de la politique
dans toutes les strates de la vie sociale, de la vie économique et de la
vie productive permettra le dépassement du capitalisme et finira par
l’assécher. C’est l’évolution de la démocratie en devenant de plus
en plus communiste qui asséchera progressivement le système capitaliste.
Actuellement la démocratie citoyenne et la démocratie associative sont
les seuls piliers de la démocratie libérale. La transformer
qualitativement et en faisant émerger la démocratie dans le monde du
travail et dans le monde de la finance, la démocratie deviendrait alors de
plus en plus et de mieux en mieux communiste.

La démocratie citoyenne pilier de la démocratie libérale.

Aujourd’hui la démocratie citoyenne accompagnée de sa verrue, la
démocratie participative, donne l’illusion au citoyen d’être maître
du jeu. Il n’est que le spectateur d’un monde politique et économique
qui lui échappe. Les abstentionnistes ont bien compris qu’ils n’ont
rien à gagner à ce jeu-là. La professionnalisation et la
personnalisation sont les piliers de la démocratie citoyenne libérale. Le
bulletin de vote, fait illusion, il donne à choisir entre le libéralisme
et le social-libéralisme entre des personnalités aux idéologies certes
différentes mais qui à la marge ne remettent pas en cause
fondamentalement le capitalisme, le pouvoir de l’argent et sa domination.
Cette citoyenneté rabougrie, favorise la bipolarisation dont le
capitalisme se délecte à coup de grandes messes médiatiques que
libéraux et sociaux libéraux savent organiser. La compétition entre
libéralisme et social-libéralisme laisse le capitalisme œuvrer à son
aise, lui s’adapte aux circonstances, et il influence par du lobbying
tout ce qu’il peut.

Tant que les peuples n’ont aucune possibilité de s’armer politiquement
par l’impact d’une autre démocratie, pour déconstruire le capitalisme
à sa base, là où se créent les richesses, là où s’accumulent les
capitaux, le communisme ne peut pas se développer. Le libéralisme
dominant à droite, et le social libéralisme dominant à gauche clivent la
société française. La social-démocratie agissante se heurte à la
radicalité gauchisante qui hurle, qui conteste, qui s’indigne, mais qui
n’empêche pas pour autant, le capitalisme de poursuivre sa course folle.
Entre social libéralisme et radicalité gauchisante, le communisme a une
dimension politique économique et sociale qui les dépasse, mais pour
l’heure, il n’est pas développé à sa juste valeur. La dimension
politique du communisme en France son développement, son innovation peut
faire bouger toutes les consciences, c’est lui qui doit bouger, pour tout
changer. Comprendre les mécanismes économiques et démocratiques du
capitalisme, du local au mondial, du haut en bas, du bas en haut, c’est
déjà prendre conscience de la possibilité de son dépassement par le
renversement des mécanismes.

L’épanouissement politique de chacun n’a pas trouvé, pour l’instant
ses marques, mais son potentiel est immense. Il nous faut sortir du
constat, de l’indignation, de la contestation, du revendicatif et
construire du communisme, du socialisme, en partant d’en bas, en partant
de la réalité, en impulsant la prise de conscience de chacun. Cette prise
de conscience ne peut se faire que si chacun se sent partie prenante en
tout. C’est cela qu’il faut organiser. Sortir du protestataire, du
revendicatif pour se positionner dans la construction d’une nouvelle
société exige la réévaluation de tout. Revendiquer c’est reconnaître
sa soumission. Nous n’avons pas à nous soumettre. Construire c’est
dépasser l’état des choses. Se construire politiquement tout au long de
sa vie, et le permettre à chaque citoyen, à chaque prolétaire, voilà la
mission des communistes. Ainsi l’émergence d’acteurs politiques
communistes, socialistes feront leurs apparitions par la stimulation de
leur reconnaissance par ceux qui les désignent. Nous devons tout
reconstruire en commençant par satisfaire les besoins des plus démunis,
c’est possible par le biais des associations. (Voir plus loin). Les
communistes sont libres, ils agissent en leur âme et conscience, ils ne
cherchent pas à prendre le pouvoir mais cherchent à pouvoir faire. Les
communises débattent pour mieux comprendre, pour mieux se comprendre. Il
ne s’agit pas de tomber dans un communisme utopique ou lyrique, hors sol,
mais d’avoir des armes et des outils démocratiques qui permettent de
bâtir un monde meilleur et à partir de l’existant. Sortir des griffes
du capitalisme pour tisser la toile d’araignée du communisme voilà la
mission des communistes, des socialistes et de tous ceux qui veulent en
finir avec le pouvoir hégémonique de l’argent.

La démocratie participative

D’abord c’est un pléonasme, la démocratie et forcément
participative. Dans la démocratie libérale actuelle, les élus sentent
bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Donc nos libéraux et nos
sociaux-libéraux, inventent, innovent, mais tout en gardant la main mise
de leur pouvoir. Les budgets participatifs ne règlent aucun des
problèmes. On donne l’illusion que c’est un lycée, une association,
un quartier qui sont maitres du jeu, mais le budget est défini ailleurs en
Conseil Municipal. Au fond la démocratie participative ne fait que
déplacer une partie des décisions à prendre. Les libéraux favorisent
les entreprises, et font basculer les finances publiques, vers les
entreprises. Les sociaux-libéraux sont plus orientés vers le monde
associatif et les services publics, mais restent prisonniers de l’emprise
de l’économie de marché et de leurs propres logiques démocratiques.
Ils ont une difficulté, c’est que le fric étant capter de plus en plus
par les institutions financières et les capitalistes, les budgets allant
vers le social, le bien commun, et la satisfaction des besoins, se
réduisent comme peau de chagrin.

La démocratie participative cherche à impliquer le citoyen, mais sans lui
donner un réel pouvoir. Elle ne parvient pas à la nécessité de
dépasser le capitalisme. Qu’il soit du quartier ou de la ville il faut
bien qu’un élu dirige mais sans réel pouvoir sur le financement, sur le
fric, la démocratie est amputée. La compétitivité entre partis
politiques empêche le citoyen de prendre sa part de responsabilité. Il
est prêt à s’impliquer, à faire effort, mais très vite il se heurte
à l’incommensurable compétitivité partisane.

L’ingéniosité et l’innovation des partis politiques à attirer à
eux, leurs adeptes deviennent de plus en plus judicieuses, mais ne change
en rien les profondeurs de la démocratie. Ils restent confinés dans leur
suprématie de politique partisane.

Les trois millions d’électeurs qui se sont déplacés pour participer au
vote pour le choix du candidat PS pour la présidentielle a été un
succès. Enfin quelque chose de nouveau ? Sauf que c’est une illusion. De
plus en demandant une obole aux participants, le PS a renfloué ses
caisses. L’électeur lui est resté sur sa faim. Il a voté sur le choix
qu’on lui présentait, il n’a pas désigné son candidat, il n’a pas
pu dire ce qu’il voulait réellement. Les adhérents du PS non plus, ils
restent dans l’obligation de se choisir un leader. Dans ces conditions,
comment l’électeur pourrait-il changer de régime présidentiel, de
république ? C’est quasiment impossible. Le PS d’ailleurs ne le
proposait pas. Avec la démocratie libérale le PS peut continuer à
exercer son hégémonie. Dans ce cadre, le bipartisme reste la règle, et
c’est ainsi que la société se bloque. Depuis le programme commun,
depuis l’union de la gauche l’hégémonie du PS a asséché le Parti
Communiste. Il était plus facile pour le PS de conquérir les villes
communistes, que d’aller se battre dans les fiefs de la droite
traditionnelle. Pendant ce temps le citoyen semble l’arbitre du jeu, mais
en définitive il n’est maitre de rien. Ce sont les Partis qui décident,
pas l’électeur. Il lui est interdit de décider. Ainsi l’électeur
progressivement se détourne de la politique.

Si ce vote organisé grandeur nationale était une réellement nouveauté,
ce sont les Collectifs antilibéraux qui ont essayé d’innover dans la
recherche de leur leaders. Mais comme ils se sont mis en compétitivité
entre eux, cela c’est très mal terminé. De plus le Collectif National
Antilibéral n’a pas accepté le vote des collectifs locaux il s’est
donc érigé en directoire, faisant déraper l’ensemble du processus. Le
projet avait été bâti collectivement sur une base consensuelle et non à
partir de la réalité de l’existant pour construire une société en
tirant tout vers le haut. Leur texte restait dans l’illusion à croire
que ce que l’on désire ensemble est donc valable pour tous et qu’il
suffit de prendre le pouvoir pour le faire vivre. L’échec les collectifs
antilibéraux a donné naissance au Front de Gauche, qui n’absorbera pas
davantage les sociaux-libéraux, tant les conditions actuelles de la
démocratie libérale l’enferme, lui aussi, par et dans ses propres
luttes intestines et hégémoniques, qui se déploient en son sein.
Programme et projets communs ne lui permettent pas de se mettre en
situation d’une construction d’une nouvelle société où non pas
chaque partis mais chaque individu y prend sa part.

Autre dimension d’essai de la démocratie participative interne cette
fois au sein du Parti Communiste où là, la Désignation par
Reconnaissance existe encore, mais où elle se pratique du haut vers le
bas. C’est le ou la secrétaire qui désigne son successeur ou nouveauté
il s’auto présente. Donc impossibilité de renouvellement. S’il ne
change pas d’orientation politique, rien ne changera, même si le Conseil
National voit qu’il faut passer à autre chose. Ainsi le PC ne se
renouvelle pas et n’innove pas. De plus, le PC se met en situation de
mise en compétition dans le choix entre différents textes internes qui ne
prennent pas en compte ni les contributions individuelles, ni collectives
d’un petit nombre. Comme si l’innovation ne pouvait pas venir d’un
seul cerveau. Comme il n’y pas de recherche de mise en cohérence des
différents points de vue pour tirer vers le haut, le communisme stagne
dans son jus. Il y a même déviance et recul. Le Parti Communiste est
entrain de passer de la désignation par reconnaissance qui faisait son
originalité, malgré, qu’elle soit du haut en bas, à demander à chacun
adhérent de se présenter pour les différentes missions à exercer. Cette
déviance va totalement le transformer en Parti social-démocrate. Ce recul
va le conduire à la personnalisation et au professionnalisme interne.
Cette démocratie accentuera la césure et la distanciation de plus en plus
flagrante de plus en plus effective et de plus en plus problématique avec
l’adhérent de base dans le Parti. Ainsi le militantisme s’étiole. Sa
démocratie ne s’inscrit pas dans la prise en compte de la souveraineté
pleine et entière de chaque adhérent. Ainsi le Parti fait évoluer sa
démocratie dans le sens contraire à une réelle démocratie communiste.
Le vote d’une liste unique faite de compromis où la direction sortante a
au bout du compte toujours la main mise sur tout, ne permet pas la prise en
compte des innovations politiques venant d’en bas, ni la souveraineté
pleine et entière de chaque adhérent. Cette direction cherche à capter
les innovations venant de la base, mais tout en gardant jalousement ses
propres règles hégémoniques de suprématie directionnelle. Elle ne
permet pas le libre épanouissement de l’adhérent. La non remise en
cause de ce qui ne marche pas pour en dépasser ses effets néfastes et
pour passer à une dimension innovante de la démocratie pour tirer vers
plus et mieux de communisme, vers plus et mieux de socialisme, ne se fait
pas. Pourtant la culture des communistes le permet, c’est même sa
spécificité de travailler collectivement. Le Parti a su sortir du
Centralisme Démocratique, mais il n’a pas su construire de la Cohérence
Démocratique.

Autrement dit, le choix des acteurs politiques sont des choix en faveur de
la capacité de chacun à s’adapter le mieux à une politique que la
direction décide. Les idées au sein du PC restent toujours prioritaires,
sur le choix des personnes, mais elles sont canalisées par des dirigeants
qui sont aux commandes, qui eux sont seuls à décider. Il ne suffit pas de
nommer un comité exécutif pour qu’il exécute, pour l’heure il
décide. Ce comité est une instance dirigeante elle doit donc diriger
conduire, ce qui ne lui interdit pas de décider. Mais ces décisions
s’ils elles sont remises en cause par le Conseil National organe
souverain, ce dernier doit pouvoir procéder à toute rectification et
réorientation nécessaires. Le texte final est toujours le texte de la
direction sortante amendé à la marge. Le travail politique entre deux
mandats dans un cadre de cohérence démocratique, entre deux congrès,
devrait apporter les éléments nécessaires à la transformation et à
l’évolution interne du Parti et de sa politique. Si on avait l’audace
de mettre en cohérence les idées venues de toute part et tout au long de
la mandature ainsi un congrès pourrait en préparer un autre dans de
meilleures conditions. Toute conscience humaine à son potentiel
d’évolution, dès lors que l’on considère que l’erreur est humaine
et qu’elle est un tremplin pour le dépassement de soi, et donc pour le
dépassement de la collectivité, de la société. Une idée fait son
chemin positivement dès lors qu’elle est reconnue par tous, encore
faut-il qu’elle puisse faire son chemin.

Autre ballon d’essai d’une démocratie participative, Nathalie
Kosciusko-Morizet part à la conquête de la mairie de Paris. Elle cherche
la reconnaissance des parisiens en organisant cette fois, un vote
électronique laissant toujours l’électeur devant un choix partisan mais
qui a été soigneusement réfléchi à l’intérieur de son Parti par ses
dirigeants. Il suffit d’avoir des candidats inconnus du grand public pour
qu’elle reste la favorite. Le retrait de Rachida Dati est judicieux car
le pugilat entre deux personnalités connus du grand public aurait mis en
spectacle les réalités internes de ce Parti. A droite c’est la jungle,
mais il ne faut plus que cela se voit. Le spectacle public de la querelle
Copé/Fillon en est un exemple flagrant. Srakozy en sera le recours. De
plus, le vote électronique n’est pas un acte réellement citoyen. Le
vote n’a de réelle valeur que si un dépouillement public de
l’ensemble des bulletins de vote est organisé. C’est cela la
transparence citoyenne. Il y a donc obligation d’utiliser des listes
d’électeurs clairement identifiées. Il n’existe pas par la voie
électronique et surtout pas par Internet de garantie d’un vote sans
bavures. La démocratie n’y gagne pas. NKM ne peut être que la candidate
de la droite à Paris. Tout cela n’est que supercherie. Là encore la
participation n’est qu’un faux semblant d’une démocratie où
l’électeur est pris pour un gogo. De plus à quinze jours de la date de
fermeture d’inscription pour la votation de la droite, il n’y a que 3
à 4 milles inscrits cela démontre que les parisiens ne sont pas dupent
sur la méthode, y compris leurs adhérents. De plus les 3€ demandés a
aussi son effet. Les caisses des Partis sont vides.

Etre adhérent dans une organisation politique et payer son adhésion est
un acte politique. Mais payer pour avoir droit au vote est un vote
censitaire. Rester sympathisant en ne payant pas son adhésion est aussi un
acte politique d’une autre valeur qui confirme le degré d’engagement,
mais ne devrait pas empêcher le vote. Chacun doit être libre de désigner
et de voter ou pas. Plus un Parti politique a le souci de prendre en compte
la souveraineté de chaque adhérent et de chaque sympathisant dans ses
statuts plus et mieux il peut élargir sa base militante. La désaffection
des adhérents ou qui mutent en sympathisants démontrent que
l’organisation politique va mal, elle ne sait pas capter toutes les
potentialités politiques de chacun et donc doit s’interroger
sérieusement sur sa démocratie interne.

L’électeur dans la démocratie participative versus démocratie
libérale, ne peut pas se construire politiquement. Il n’a la
possibilité que de choisir, ce que d’autres lui imposent comme choix et
qu’ils ont décidé à sa place. Là, il n’est pas souverain. La vraie
souveraineté n’est possible que si l’électeur à la possibilité de
connaître le mieux possible la personnalité qu’il doit désigner.
L’impératif c’est de connaitre pour désigner. C’est donc par étape
et par étage, dans la transparence citoyenne, que la confiance peut
prendre une assise politique conséquente. Le distinguo entre être
désigné et se présenter, est essentiel dans la transformation et
l’évolution efficace de la démocratie.

La démocratie associative

Aujourd’hui la démocratie associative est une démocratie qu’on peut
qualifier de démocratie communiste la plus avancée. L’association
désigne ses dirigeants par une certaine reconnaissance pour mener à bien
le projet que les adhérents ont décidé en commun. La guerre des clans
des mises en compétitions comme dans la citoyenneté ne sont pas de même
nature. Les querelles internes sont minimisées, par le fait même que la
priorité est de mener à bien un projet collectif décidé ensemble. Ceux
qui ne sont plus d’accord démissionnent. Ce qui pour l’heure est
inconcevable dans la démocratie citoyenne, le citoyen ne démissionne pas,
il subit. La démocratie associative peut évoluer vers plus
d’efficacité et plus de mise en confiance de chacun, en statuant une
Commission de Transparence dans chaque association et en désignant à
bulletin secret les dirigeants dans les différents postes à
responsabilité. Chaque association peut évoluer dans ce sens. Mais en
légiférant cela rendrait tout ceci obligatoire. En considérant qu’une
entreprise est une association de salariés et de financiers le
législateur pourrait dès à présent faire évoluer ce qu’on appelle
aujourd’hui la démocratie sociale qui est bien timide.

La Démocratie Communiste

Ceci est un essai de propositions pour la construire et qui ne demande
qu’une chose qu’elle soit mise en discussion, en confrontation, pour
l’enrichir.

La démocratie communiste va puiser sa force et sa puissance au-delà de la
citoyenneté et de la vie associative. Elle élargit, elle pérennise la
démocratie, en la faisant pénétrer dans le monde du travail et dans le
monde de la finance. La démocratie communiste c’est un citoyen, une
voix, un adhérent une voix, un salarié une voix, un actionnaire, un
épargnant une voix. L’épargnant, l’actionnaire, sont une caution
morale, pas le nombre de leurs actions, pas l’épaisseur de leur
portefeuille. Ceci est le "Prix" à payer des capitalistes pour en finir
avec les inégalités et l’exploitation esclavagiste qu’ils provoquent.
Elle s’appuie fondamentalement sur la Désignation par Reconnaissance des
dirigeants et des élus et sur les Commissions de Transparence en amont des
prises de décisions. Elle rend possible à chacun de devenir un acteur
politique, un dirigeant ou un élu, au service de tous et pour le bien
commun. Le professionnalisme individuel et la personnalisation n’ont pas
d’emprise dans cette démocratie, les lobbyings des exploiteurs et les
dimensions hégémoniques de beaux parleurs non plus. Le
"professionnalisme" politique dans la démocratie communiste, n’est pas
l’œuvre de spécialistes. Tout ne vient pas de l’intelligentsia.
C’est l’élargissement de la connaissance politique à tous, mais
également pour que sa qualité soit assumée et assurée c’est par la
mise en cohérence des idées qui viennent de toute part, pour tirer vers
plus et mieux de communisme et plus et mieux de socialisme qui doit être
visé. La personnalisation dans la démocratie communiste n’a de sens que
par la reconnaissance du plus grand nombre qui s’opère par la
désignation sur l’intime conviction de chacun, qu’il pratique à
bulletin secret. Le culte de la personnalité et de la personnalisation
n’est pas un acte de citoyenneté efficace, c’est la capacité à
s’approprier la politique par chacun pour améliorer sa vie et celle des
autres qui garanti une démocratie de qualité. C’est donc la priorité
aux idées et trouver les meilleurs acteurs politiques pour les faire vivre
le mieux possible et les mettre en application, qui doit être recherché.
C’est tout au long de la vie que cela est possible.

La Commission de Transparence

Indépendante des instances de direction, agissant en amont des prises de
décision, la commission de transparence à la mission d’asseoir la
confiance. Elle aide à la prise de décision pour les dirigeants et à la
connaissance politique pour ceux qui désignent et qui décident des
orientations politiques à prendre. Elle empêche la corruption. Les
commissions de contrôle agissent après les décisions. Elles ne peuvent
que constater des dégâts et là où les contrôles sont effectués. Les
autres passent entre les mailles des filets. Les commissions de contrôles
alimentent la défiance, les suspicions, mais elles n’empêchent ni les
malveillances ni les malversations. La commission de transparence
éviterait aux d’associations à but non lucratif de sombrer dans les
mailles de l’économie de marché. Les mutuelles ou les banques
mutualistes qui se sont transformées en assurances ou en banque tout
court, en sont un exemple. Le capitalisme est une pieuvre qui gangrène
toute la société.

La commission de transparence pour éviter toute suspicion de connivences
et de conflits d’intérêts pourrait être composée par multiples de
trois, avec renouvellement par tiers et par périodes définies
statutairement et institutionnellement. Elle n’a aucun pouvoir
décisionnel, elle a la mission de surveillance des fonds et d’alerte.
Elle informe les adhérents, les salariés, les actionnaires ou les
épargnants de la réalité financière. Elle est un moyen efficace d’en
finir avec l’évasion des capitaux et l’optimisation fiscale dans les
paradis fiscaux pratiquées par les entreprises.

Les commissions de transparence garantissent la confiance dans toute
collectivité. Si la transparence était imposée aux individus, la vie
serait invivable. Elle serait une atteinte à la vie privée et donc une
atteint à la liberté. On peut comprendre que la mise sur la place
publique du patrimoine des uns et des autres soit une atteinte à la
liberté. De plus ce n’est pas en déclarant le patrimoine que cela
indique l’intégrité de chacun. Les commissions de transparence elles,
par contre produisent dans l’organisation collective de la société,
dans les entreprises, dans les associations et dans les institutions une
assise de confiance telle, que chacun peut se faire confiance mutuellement
et permet ainsi l’harmonisation globale de la société et sa croissance.
Ainsi la vie privée de chacun doit être protégée, et la vie en
collectivité doit avoir une réelle assise de confiance pour le mieux
être de chacun et le mieux vivre ensemble.

La Désignation par Reconnaissance

Les prémices de la démocratie communiste se trouvent au sein même du
Parti communiste. C’est la désignation par reconnaissance. Les
communistes, les mieux en adéquation avec les idées collectives sont
désignés de façon informelle, pour assumer des missions qu’on leur
confie. Leur culture fait qu’ils ne se présentent pas, ils ne sont pas
dans la guerre des chefs, des clans, ils ne sont pas dans le
professionnalisme politique, ni dans la personnalisation, ils sont dans la
captation de la connaissance du monde réel qui les entourent et qu’ils
veulent faire évoluer. Même s’il y a des déviances, fondamentalement
ce n’est pas ce vers quoi les communistes aspirent. La finalité d’un
communiste ce n’est pas de prendre le pouvoir mais de pouvoir faire.
Cette démocratie de désignation par reconnaissance peut évoluer
statutairement au sein même du Parti communiste et devenir un axe de
réflexion et de mise en application pour l’ensemble de la société. Si
les communistes savent voir les transformations non judicieuses qui sont
entrain de s’opérer à l’intérieur du Parti Communiste, ils peuvent
en rectifier le tir car leur culture n’est pas celle de la
personnalisation, ni la raison de leur action.

Evolution de la désignation par reconnaissance au sein du PC
La désignation par reconnaissance à bulletin secret est un préalable au
vote de tout type de mandat électif. Elle permet de promouvoir les
meilleurs, les plus efficaces, les plus expérimentés, pour accomplir les
missions politiques qui leur sont proposées. Loin des velléités
politiciennes individuelles ou collectives, la désignation par
reconnaissance assèche les effets du professionnalisme, de la
personnalisation et valorise les idées innovantes venant de partout et de
tout individu. L’avantage c’est que personne ne sait à l’avance
celui ou celle et ceux qui vont être désignés et donc personne ne sait
qui va sortir du chapeau. Chacun désigne celui ou celle ou les deux pour
la constitution de réels binômes homme/femme sa propre liste individuelle
de désignation. Après la désignation individuelle à bulletin secret, le
dépouillement des listes individuelles permet de constituer une liste
collective. Si celui qui est en tête ne souhaite pas assumer la mission
politique en jeu, elle est proposée au suivant de la liste collective. Un
vote alors doit avoir lieu pour départager en cas d’égalité mais aussi
pour mesurer le poids de ce que représente la liste collective de
désignation ainsi constituée. De multiples facettes et déclinaisons
peuvent entrer en action en fonction des situations pour favoriser le mieux
disant politique en tout. Ceux qui désignent se trouvent dans un espace de
connaissances collectives ou chacun analyse et réfléchi individuellement
et collectivement sur un sujet à traiter et se doter du meilleur profil
pour assumer la mission. Chacun est libre de participer ou pas à la
désignation des futurs candidats à un mandat électif ou de dirigeants.
Est-il en mesure de pouvoir désigner ? Seule sa conscience le dicte. De
fait chacun prend conscience de l’utilité de sa prise de connaissance
politique dont il a besoin pour agir le mieux possible et dans toutes les
instances du Parti.

Concrètement comment et vers quoi la démocratie communiste au sein du PC
doit évoluer ? C’est chaque adhérent de chaque cellule qui désigne
ceux qui doivent exercer leurs responsabilités dans toutes les instances
supérieures. Ils désignent les responsables et le secrétaire et les
responsables de leur cellule. Dans chaque instance supérieure le processus
se poursuit de la même manière. Ainsi c’est le Conseil National qui
élit le ou la secrétaire en binôme et les dirigeants qui les entourent.
A chaque congrès personne ne peut savoir qui sera secrétaire, mais ce
sera toujours l’émanation de la volonté des membres de chaque
assemblée souveraine, tels que le conseil national, départemental, de
section ou de cellule.

Mais tout ceci est valable pour l’ensemble de la société. Le débat
d’idées, les innovations la recherche de leurs mises en cohérence,
l’action individuelle et collective en amont de toute désignation sont
donc indissociables, ils sont indispensables à l’activation de la
démocratie communiste. On ne connaît pas forcément personnellement celui
que l’on désigne mais on connait ou on cherche à connaître son
potentiel d’activité, tout en prenant en compte son potentiel
d’évolution pour assumer la mission en jeu. Pas d’élitisme, chacun
est en capacité d’évoluer et peut être désigné pour exercer un
mandat quel qu’il soit. Statuer sur la désignation par reconnaissance
partout où c’est possible c’est ancrer la démocratie communiste dans
un processus permettant par tout le dépassement du capitalisme.

Le bulletin secret avec la désignation par reconnaissance permet
d’exprimer l’intime conviction, évite toutes les manipulations, les
clientélismes, les lobbyings et toutes les connivences possibles.
L’efficacité et l’expérience acquise au fil du temps peut reconduire
indéfiniment la même personne dans un même mandat. Actuellement c’est
la professionnalisation du monde politique qui provoque la durée
outrancière des mandats. Ils font carrière et donc leurs intérêts
particuliers à un moment donné supplantent leurs convictions politiques.
C’est humain, mais c’est inefficace. C’est la ou le l’individu
prend le dessus sur le bien public, sur le collectif. La désignation par
reconnaissance permet de faire émerger de nouvelles idées, de nouvelles
pratiques politiques. La désignation d’un nouvel élu ne porte pas
atteinte au sortant, ce sont les idées et leur évolution qui font leur
chemin et qui mettent l’éclairage sur de nouveaux acteurs politiques
entrants par les nouvelles pratiques et compétences qui se font jour.
Chacun peut à nouveau être réaffecté dans une même mission et a des
intervalles plus ou moins irréguliers. De nouvelles idées ne sont pas
forcément reprises, elles peuvent provoquer des erreurs indétectables
lors de leur apparition ou être mal appliquées. Elu et non élu, chacun
peut être désigné ou redésigné à tout mandat, mais le non cumul des
mandats l’obligera à choisir entre les différentes missions qui lui
sont proposées. La mission laissée vacante est proposée au suivant de la
liste collective de désignation. Entre élus et dirigeants politiques la
césure doit être claire pour éviter la confusion d’intérêts
partisans. Passer à un mandat d’élu c’est s’engager à sortir
d’un mandat de dirigeant politique ou le contraire.

Après la désignation par reconnaissance, le désigné se prononce sur
l’acceptation ou non du mandat qu’on lui propose. Un vote est alors
organisé pour valider cette désignation et mesurer le poids de
l’approbation ou bien départager plusieurs désignés. Le poids de
chaque vote après désignation détermine le potentiel de soutien, et le
poids des idées qui ont été émises. Après la Désignation par
Reconnaissance le bulletin de vote est un engagement moral de soutient
auprès du candidat et sur les idées qu’il porte, mais cela permet aussi
de mesurer le poids de ce qui se passe entre deux mandats électifs. Ce
vote renforce ou non l’élu dans le renouvellement de sa fonction ou de
la nécessité d’en changer. L’abstention et le bulletin blanc, en sont
alors des signifiants implicites, ils doivent permettre à chacun de
s’impliquer dans l’espace électoral. Un bulletin blanc signifie
aujourd’hui dans la démocratie libérale, qu’on n’est pas d’accord
avec l’ensemble des politiques proposées, qu’on aspire à une autre
politique, mais ou il est impossible de pouvoir faire valoir. Idem
l’abstention aujourd’hui signifie qu’aucun intérêt n’est porté
à la politique. Son augmentation signifie que la démocratie va mal. Dans
la démocratie libérale actuelle cette lisibilité est confuse, elle
permet de ne pas prendre en compte des millions de gens et donc fait
régresser la démocratie dans son ensemble, ce qui permet la main mise par
une oligarchie politique qui devient de plus en plus hégémonique et de
plus en plus dogmatique. Dans un contexte de désignation par
reconnaissance un bulletin blanc signifierait que ni personne, ni les
orientations politiques ne conviennent, mais il est permis d’inscrire ce
que l’on veut dessus. Un bulletin nul, n’est qu’un bulletin qui dit
autre chose qu’une politique que l’on souhaite. L’abstention tout
comme le bulletin blanc s’ils augmentent cela signifie que la politique
et ceux qui la portent n’est pas bonne, si elle régresse cela signifie
que plus de gens y trouve plus d’intérêt et qu’on est sur la bonne
voie. Plus on se rapproche de l’unanimité, meilleure est la politique.
Le vote majoritaire ne signifie pas que la politique est bonne et efficace.
Si la participation à la vie politique augmente c’est qu’un climat de
confiance est efficient et s’installe durablement dans le pays.
L’analyse des résultats électoraux dans un contexte communiste
permettrait de mieux réajuster la politique communiste par de nouvelles
innovations politiques. Nous passons là, dans un processus de construction
d’une nouvelle société dépassant les notions de constats et de
protestation contre les politiques menées actuellement. La politique
communiste doit toujours viser le meilleur pour le plus grand nombre. Dans
tout ce processus ce qui est visé ici, par sa cohérence d’ensemble,
c’est de rendre l’individu, le citoyen, le prolétaire, l’adhérent
souverain en toute confiance en tout.

Ce processus de désignation par reconnaissance, déployé dans chaque
espace social, entreprises, associations, institutions est un tremplin pour
former une opinion publique éclairée rendant le suffrage universel bien
plus efficace par plus de perspicacité. Nous sommes là dans la
possibilité de chacun à se construire politiquement tout au long de la
vie, par l’acquisition volontaire et nécessaire de connaissances
politiques par chacun. Il améliore la vie associative, il est une base
sérieuse pour l’intrusion de la démocratie dans le monde du travail et
dans le monde de la finance. Que ce soit dans un espace totalement ouvert
comme la citoyenneté ou dans un espace fermé, dans une association, un
parti politique, une entreprise, une banque ou une institution financière,
cela permet à chaque citoyen à chaque adhérent, chaque salarié, chaque
prolétaire, chaque épargnant, chaque actionnaire de devenir acteur
politique à part entière dans toutes les strates de la société et
d’avoir confiance par la cohérence de l’ensemble. Il rend ses lettres
de noblesse à la politique.

Passer de la démocratie libérale à la démocratie communiste
Chaque organisation politique est libre de s’organiser avec sa conception
de la démocratie. Pour les communistes la désignation par reconnaissance
est un tremplin pour impulser une démocratie innovante. Elle balaie d’un
revers de main, les notions de reconduction systématique, de parachutage,
de professionnalisation, de personnalisation, ce sont les idées, le
travail collectif, le relationnel entre les différentes structures qui
priment.

Dans tout espace fermé, associations, entreprise, les statuts permettent
de spécifier les particularismes démocratiques. L’impulsion de la
démocratie communiste ne se fera que par la lutte des salariés avec
l’aide du législateur pour rendre obligatoire par exemple les
commissions de transparence dans chaque entreprise, dans chaque
association.

A chaque congrès quel que soit l’organisation ou à chaque vote personne
ne peut savoir qui va devenir secrétaire, qui sera dirigeant. C’est
l’émanation de la volonté des assemblées et du contexte politique qui
détermineront les perspectives à prendre pour tout faire avancer. Tout
part du bas, pour le plus d’efficacité possible. Les binômes peuvent
servir de point de repérage et d’ancrage pour les évolutions et les
désignations futures. C’est la garantie pour les femmes de faire leur
chemin avec les hommes, mais également non pas de féminiser la politique,
mais de la rendre accessible à toutes et à tous, par la possible et
nécessaire compréhension mutuelle. Ceci est valable dans toutes
organisations ou entreprises qui le souhaitent. A chaque étape, chacun
peut participer à l’élaboration de la mise en cohérence effective
occasionnés par des évènements imprévisibles et par une actualité en
constante évolution et hasardeuse pour minimiser les erreurs et les
échecs. Des commissions de cohérence peuvent se constituer dans chaque
instance. Elles sont des appuys nécessaires aux dirigeants quel que soit
le niveau de l’instance par leur assise sur la réflexion et l’analyse
politique qu’elles peuvent produire. Par exemple après chaque conseil
dans chaque instance, chaque commission de mise en cohérence étudie ce
qui s’y est dit et ce qui se passe à l’extérieur de toute
organisation pour mieux maitriser ce qui doit être fait. En fait ce sont
des commissions de transparences politiques qui inventorient ce qui se
passe, permettent ainsi d’assoir la cohérence démocratique tout en
impulsant son évolution.

Etre adhérent au Parti Communiste chacun doit y trouver sa place là où
il se sent le mieux. Il n’y a aucune raison que cela ne se généralise
pas dans toutes les structures de la société. Le travail politique
collectif ne peut avoir une assise politique conséquente que si la
multiplication des idées qui s’expriment sont prises en considération
et mises en cohérence. La recherche de tout tirer vers le haut et partout
dépasse la recherche de compromis, tout en sachant que personne ne peut
avancer si la politique n’est pas comprise. Une bonne idée n’est pas
forcément acceptée par tous mais c’est l’objectif à rechercher. On
peut être très nombreux à s’orienter vers une vraie fausse bonne
idée, et un grain de sable enrailler cette belle machine par
l’émergence d’une idée totalement innovante sortie d’un seul
cerveau. Dans ce cas le temps politique est nécessaire pour que tout
s’agrège le mieux possible, dans le meilleur des mondes.

L’unité, (unions et rassemblements) se fait toujours sur des idées
visibles et lisibles les plus pertinentes possibles, elle s’agrège si
les idées semblent convenir pour un temps au plus grand nombre si elles
vont dans la même direction. On est loin là de l’unité forcée et
structurée par contrat. Tout contrat est susceptible d’être rompu. Un
mariage s’il veut tenir, il lui faut évoluer, se dépasser en
s’épanouissant, sinon c’est le divorce garanti qu’il soit assumé ou
non. Tant qu’on construit ensemble tout va bien, si non tout se dégrade.
Sans la maîtrise de la finance à chaque niveau de son accumulation, la
division du travail se poursuivra. Il est donc nécessaire de cultiver la
connaissance de la politique dans tous les lieux de pouvoir et pas
seulement dans les institutions. La connaissance politique s’acquière
dans l’action, le parti du communisme doit donc veiller à ce que chacun
trouve de l’intérêt à pouvoir agir. C’est dans la société que se
cultivera, la connaissance politique pour asseoir une politique
institutionnelle réellement au service de tous, pour passer à une VIème
République. C’est ainsi, que la subjectivité de ce que sont,
l’unité, la solidarité et le bien collectif, que les uns et les autres
pourront s’engager dans un climat serin de confiance mutuelle, par la
certitude qu’ensemble ils pourront construire pour tout changer.

Le passage de la démocratie libérale à la démocratie communiste peut
donc se faire dans la paix, la non violence et dans un climat serin parce
que la démocratie communiste le permet.

Démocratie dans le monde du travail et dans le monde de la finance
La conquête de la démocratie dans l’entreprise comme dans les
institutions financières est l’affaire des salariés, des usagers
bancaires, des actionnaires et des épargnants. La démocratie qui
s’incruste dans ces deux secteurs va provoquer une révolution pacifique
sur le long terme. Le capitalisme soutenu et entretenu par les politiques
libérales et social-libérales en difficulté en France comme en Europe
pourrait vaciller grâce à une démocratie communiste efficace si elle
s’infiltre partout. Cette conquête de la démocratie par le bas n’a
nul besoin d’attendre la prise du pouvoir par une poignée d’acteurs
politiques communistes qui imposerait tout d’en haut. C’est chaque
citoyen, chaque salarié, chaque prolétaire qui peut et qui doit dès à
présent partir à sa conquête. Ainsi les perspectives d’une VIème
République peuvent s’envisager. Mais sans transformation de la
Démocratie, la VIème République risque fort de sombrer dans les frasques
de la démocratie libérale aujourd’hui à bout de souffle.

Passer du désir communiste à la construction du communisme
Approfondir le sens des mots en revoir leur signification est utile au
changement de la société. Ne pas confondre les classes sociales et les
classes idéologiques. L’idéologie capitaliste est une spirale avec des
ramifications dont le fil conducteur est en opposition totale et constante
à la spirale et les ramifications du fil conducteur de l’idéologie
communiste. La lutte de classe est idéologique. Le prolétariat c’est
l’ensemble de tous ceux qui produisent un travail, une activité sociale,
pour le bien commun, pour le bien de tous. La classe ouvrière est une
classe sociale, pas une classe idéologique et elle n’est qu’une
composante du prolétariat. La fierté de la classe ouvrière c’est
d’avoir su la première se reconnaitre comme une entité qui produit des
richesses au seul profit des capitalistes qu’il lui fallait combattre.
Aujourd’hui elle est en devoir de maîtriser le capitalisme, de le
transformer pour rendre l’argent utile à tous, mais elle n’a pas à
être hégémonique. L’évolution du communisme peut et doit s’appuyer
sur l’ensemble du prolétariat et non plus sur seule classe ouvrière ou
l’ensemble des salariés. Dans cet ensemble "Prolétariat" (tous ceux qui
produisent et où la classe ouvrière et leurs descendants est la plus
clairvoyante), la politique communiste doit y faire reculer le fatalisme
par la non-acceptation de toutes soumissions ou d’un suivisme aveugle.
C’est une élévation de la conscience humaine de chacun que le Parti
Communiste doit impulser et qui aujourd’hui devient possible. Le
communisme de notre temps c’est rendre libre chaque prolétaire de
décider que ce qu’il produit doit devenir un bien collectif de
solidarité et d’universalité et non pas un bien planifié par le haut
collectiviste et Etatique. Le prolétaire doit devenir un entrepreneur en
puissance par la désignation de ses dirigeants dans le monde
professionnels et dans le monde de la finance. Les collaborateurs
actuellement et judicieusement appelés ainsi dans les entreprises
capitalistes pour mieux les exploités, prendraient une toute autre
dimension s’ils devenaient des prolétaires entrepreneurs à partir de ce
qu’ils font et de ce qu’ils décident ensembles. L’entreprise est un
bien commun qui ne doit plus être enfermée dans les griffes de la
rentabilité financière, de la concurrence sauvage de la compétitivité
capitaliste, elle doit devenir le lieu de l’épanouissement du
prolétaire. Seule la démocratie communiste peut le lui permettre. Cela
permet la non division du travail et donc, supprime toute forme
d’esclavagisme.

Il ne sert à rien de lancer des appels au rassemblement. Le désir de
rassemblement n’est pas sa constitution. Ce sont les idées bien
élaborées, bien comprises, qui font rassemblement, qui l’agrège, qui
le consolide. L’entité prolétariat fait rassemblement dès lors que
chacun sait s’y reconnaitre. Il ne sert à rien de revendiquer.
Revendiquer c’est reconnaitre sa soumission à ceux qui nous imposent
leurs lois économiques et politiques. Etre un prolétaire c’est se
sentir libre, ce n’est pas revendiquer sa part de droit, c’est
construire le droit pour aider chacun à acquérir sa liberté et celle des
autres. Le fatalisme, la soumission, le suivisme aveugle sont les fléaux
du communisme, et ils permettent aux capitalistes de continuer à assouvir
leur soif de domination. La construction de la socialisation de la
société passe par la prise de conscience de chacun à se reconnaitre
comme un des éléments du prolétariat de se sentir réellement
prolétaire. Le fameux "Prolétaire de tous les pays unissez-vous" prend
ici toute sa force car dans ces conditions l’union peut se constituer
peut s’agréger, sans hégémonie d’une force politique sur une autre,
d’une Etat sur un autre. Pour se reconnaitre comme prolétaire il faut
pouvoir agir et pouvoir comprendre. C’est pouvoir voir que conservateurs,
libéraux et sociaux libéraux ne maîtrisent plus rien, qu’il est temps
que le peuple s’en mêle que chaque prolétaire s’en mêle. Un clic à
la nanoseconde sur les ordinateurs et l’économie mondiale vacille et les
peuples trinquent. Aujourd’hui cadres dirigeants et salariés exécutants
deviendront demain des prolétaires tous libres, ils n’auront plus à
subir le système capitaliste. Ainsi ils doivent ensemble et
démocratiquement décider comment redistribuer la richesse qu’ils
produisent. La démocratie citoyenne dans un contexte de perspectives
communistes, rend possible la redistribution équitable sans qu’elle
s’enferme dans l’égalitarisme.

L’idéologie capitaliste est partout, elle inonde toutes les consciences.
Seule une mise en marche de la démocratie communiste, moteur de la
construction du communisme et du socialisme permettra à chacun d’agir.
Le changement radical d’un langage qui donne du sens au bien commun et
son idéologie prendra alors le capitalisme en étau. Il faut bien voir que
la Démocratie Communiste qui part d’en bas, du prolétaire/citoyen
renverse la puissance de feu du capitalisme vers une autre puissance celle
du communisme. Alors leur dichotomie est mieux perceptible. Sortir des
erreurs du passé par une relecture de Marx, et y inclure l’évolution
une démocratie qui ose enfin dire son nom, peut alors permettre une
régénérescence du communisme mais sur des nouvelles bases, une nouvelle
conception du relationnel et du liant, complètement inédites. Le
capitaliste utilise les mots et les ficelles du communisme pour mieux
tromper l’opinion publique. Ainsi il parle d’épargne en signifiant le
capitalisme il parle de compétitivité, de croissance, de richesse etc,
mais ces mêmes mots dans un contexte où le communisme peut se construire
autrement, ont une toute autre signification pour le bien de tous. Il place
ainsi des perspectives d’un renversement idéologique qui redonnent un
formidable espoir pour un véritable changement de société pour les
peuples.

Passer de l’économie de marché à l’économie d’échange équitable

Il ne suffit pas de taxer les capitaux, il faut empêcher qu’ils
s’accumulent au profit d’une minorité. Les capitaux doivent être
maîtrisés pour être utiles à tous. Ils doivent contribuer à la
solidarité universelle et nationale par des prélèvements de cotisations
sociales. Démocratiser les lieux de production et démocratiser la finance
c’est changer de système économique progressivement, en toute
légalité et en toute sérénité en s’appuyant sur une démocratie
adaptée. Partout, les commissions de transparence assoient la confiance du
peuple. Dans la production en lien avec la connaissance des besoins à
satisfaire que les élus du peuple connaissent avec une démocratie
citoyenne éclairée, peuvent transformer considérablement la société.
Avec un prolétariat éclairé devenant acteur politique et une utilisation
intelligente de la richesse produite, l’impact de la source de
l’accumulation nocive et non démocratique des capitaux ne peut que se
tarir. Changer de langage et de perspectives politiques, c’est donner à
voir ce qu’est le communisme en tout, c’est aussi révéler le sens
profond de la nocivité de ce qu’est le capitalisme aujourd’hui.

Aujourd’hui la valeur de l’euro et celle du dollar est basée sur
l’étalon de la "confiance" autrement dit sur du vent puisque que cette
confiance est aveugle et non assise sur la transparence. Nous sommes
passés de l’étalon "Or" à l’étalon "Confiance" Nous devons, et nous
pouvons passer à la valeur "Travail non divisé". C’est un travail
totalement désaliéné, un travail enfin libre donc totalement
démocratisé qui rendra possible le passage à l’étalon "Travail non
divisé". La démocratisation de la production et celle de la finance
transformera l’économie de marché en une économie d’échange
équitable, une économie communiste. Une économie communiste ce n’est
pas une économie planificatrice, une économie étatique qui vient d’en
haut, mais une économie où chacun intervient par ses prises de décision
et de position dans tous les lieux de production, d’activité sociale et
d’activité financière. Il ne peut y avoir de modèle préétabli,
c’est chacun en faisant du communisme, que la société le deviendra. Un
prolétaire sait que la valeur de ce qu’il produit c’est le temps
socialement nécessaire qu’il passe à imaginer, à décider, et à
exécuter sa tâche pour le bien de tous. Ce prix, cette valeur il les
associe à la demande de ses besoins et en fonction de ses revenus. Il sait
que les échanges pour mieux vivre sont aujourd’hui totalement
inéquitables, il doit donc mieux intervenir dans les choix politiques dans
sa citoyenneté mais aussi sur son lieu de production et là où il met en
dépôt son argent. Mais comment peut-il faire, s’il ne peut pas voir la
différence entre communisme et capitalisme ? Passer de la croissance
capitaliste à la croissance communiste c’est voir qu’il existe une
compétitivité capitaliste et une compétitivité communiste mais aux
antipodes de leurs finalités respectives. Capitalisme et communisme sont
aux antipodes, l’un accumule des capitaux, l’autre veut satisfaire les
besoins humains. Nous sommes en décroissance capitaliste dans le sens ou
le prolétariat perd constamment en pouvoir d’achat et en croissance de
l’accumulation de capitaux par plus d’exploitation mondiale. La
croissance communiste peut prendre de la vigueur, si le citoyen, le
prolétaire, l’adhérent savent utiliser à bon escient sa démocratie
pour transformer le capitalisme mondialisé en source de développement de
l’activité humaine pour le bien de tous, tout en préservant les
ressources de la planète.

Valeur du travail productif et valeur de l’activité sociale
La valeur de l’activité sociale produite par les bénévoles dans les
associations, ajoutée à la valeur de la productivité des prolétaires,
donne la vraie valeur à une monnaie d’échanges. Elle permet ainsi
d’établir une vraie connaissance de la croissance communiste d’un
pays. Toute activité est une valeur échangeable. Pour l’heure les
échanges sociaux produits par le monde associatif, ne sont absolument pas
reconnus, ni intégrés dans la valeur de la productivité. Ils sont
pourtant source d’une véritable croissance communiste. (Voir
l’évolution du monde associatif).

Monnaie commune l’Euro

Si dans un seul pays la transformation de la valeur de l’euro est
modifiée par l’apport de la valeur de l’activité associative, les
peuples des autres pays exigeront une politique similaire. Pour l’heure
l’Union Européenne nous enferme dans le capitalisme, il ne s’agit pas
de sortir de la zone Euro, mais au contraire d’en démontrer sa possible
transformation, par une démocratie qui ose dire son nom. L’écu était
une monnaie commune, l’Euro doit le devenir, si chaque pays peut évaluer
sa véritable croissance communiste (productive et sociale). La monnaie
unique de l’Euro est un non sens. Elle interdit le développement d’une
monnaie commune puisque les structures et les institutions ne sont pas
communes et ne peuvent pas le devenir. L’intégration complète par le
haut, à marche forcée, de tous les pays de la zone Euro dans un
fédéralisme ne peut provoquer que la suprématie d’une partie
fédérale sur une autre, tout comme un Etat ou une région l’est sur un
autre, sur une autre. Les Etats-Unis d’Europe ne feront pas mieux.
C’est toujours la recherche de la concentration des pouvoirs où le
capitalisme tire les ficelles. Préserver la culture, sociale économique
et politique, de chaque peuple, de chaque région, de chaque Etat
n’empêche pas une cohabitation harmonieuse, ou les différences
deviennent des atouts et les échanges possibles par une monnaie commune
l’Euro à parité variable. L’intégration alors se fera sur du très
long terme avec une compétition non pas capitaliste, mais une compétition
communiste ou le mieux vivre et le mieux être de chacun devient
l’objectif à atteindre par tous et partout. Alors localement chacun
pourra s’identifier avec ce qu’il peut faire de mieux, là où il se
trouve, faire reconnaître sa différence et utiliser le meilleur de ce qui
se fait ailleurs, sans l’imposer à qui que ce soit. Voilà l’objectif
du communisme.

L’économie Européenne bloquée

Aujourd’hui si l’économie européenne est bloquée, c’est que la
suprématie des politiques libérales et social-libérales laissent le
capitalisme libre de toutes ses exactions. Ce n’est pas seulement la BCE
qu’il faut mettre sous l’autorité du parlement et de la commission
Européenne, c’est l’Euro qui doit être transformé en monnaie commune
avec des parités différentes selon les Etats. C’est l’Europe qui doit
promouvoir l’harmonisation entre les Etats, en reconnaissant la
souveraineté pleine et entière de chaque Etat. L’Europe doit servir
d’échanges économiques dans la perspective d’une croissance sociale
ou les valeurs culturelles de chaque Etat sont respectés mais en les
impulsant en faisant connaître se qui se fait le mieux ailleurs. Pour
sortir de cette situation c’est bien par une politique qui part du bas,
qui par du prolétaire/citoyen européen qui doit transformer l’Europe.
La régression de la suprématie des politiques libérales et
social-libérales en Europe ne s’effectuera que si le prolétaire/citoyen
européen s’appuy sur une démocratie communiste qui le rend acteur en
tout et partout pour la transformation de l’Europe.

Aujourd’hui les politiques d’austérités sont contraires aux
aspirations de peuples, alors qu’il manque de la liquidité pour les
échanges Européens. La baisse tendancielle du taux de profit est
effective, mais le manque de liquidité empêche la réactivation de
l’économie réelle. Faire tournée la planche à billet est donc
nécessaire, pour relancer l’activité. La dette, épouvantail qu’agite
le capitalisme, ne sera payée qu’en fonction de ce qu’en décident les
Etats et avec le montant des taux de crédits. Le montant des liquidités
se décident à la BCE par les crédits en cours pas sur la valeur du
travail. L’Europe soit elle continue à renflouer les caisses du
capitalisme, soit les peuples des prolétaires/citoyens lui imposent une
redistribution dans leurs poches, soit aussi si le travail a sa valeur et
est reconnue comme telle. Le travail n’étant jamais rémunéré à sa
juste valeur, le manque de liquidité est une évidence qui n’est
absolument pas insurmontable. Il suffirait de concevoir le prix réel non
seulement d’une marchandise mais aussi de toutes activités productives
et sociales pour étalonner la valeur de l’Euro sur la base du "Travail
non divisé". Ainsi en fonction du temps socialement nécessaire à la
production des marchandises des services et des échanges sociaux
bénévoles mais qui ont une valeur d’échange, d’en mesurer la
quantité effective en Europe pour créer des liquidités suffisantes et
ainsi permettre tous les échanges. Ainsi chaque peuple voudra faire
reconnaitre dans la valeur effective de sa parité de la valeur Euro toute
activité venant du monde productif et nouveauté du monde associatif.

L’économie sans reconnaissance de tout ce qui peut s’échanger n’est
qu’une économie où la course à l’accumulation des capitaux produit
des désastres humains. L’économie basée uniquement sur l’offre et la
demande à fait son temps, il est temps et nécessaire de valoriser tout ce
qui se produit, tout ce qui a une fonction d’échange pour aller vers une
réelle croissance communiste. La monnaie n’est qu’on moyen
d’échange, qu’un moyen du développement de l’activité humaine
respectueuse de l’environnement. Toute activité humaine à une valeur
dès lors qu’elle est reconnue comme une valeur d’échange. La balance
économique ne peut s’équilibrée que si la valeur du travail est
reconnue comme l’étalon d’échange. Alors la dette n’est plus un
problème. Elle n’est plus le faire valoir des capitalistes qui
l’utilise pour s’approprier encore plus les richesses produites, elle
devient alors le propulseur du développement nécessaire pour le bien
être des futures générations.

Dans l’immédiateté la priorité c’est de créer de la monnaie pour la
distribuer dans l’économie réelle à savoir dans les salaires et dans
les pensions des retraites par répartition. Cette exigence devrait être
la priorité de tous les peuples européens, mais l’idéologie
capitalisme empêche d’en voir la possibilité.

Certains pensent que la mondialisation capitaliste empêche la
transformation de l’économie mondiale, que les économies sont
interconnectées et qu’elles sont dépendantes des uns avec les autres.
Ceux là pensent que tout vient d’en haut et des élites politiques qui
régissent l’ensemble du monde, ils ne perçoivent pas que le communisme
existe et qu’il se développe indépendamment de toute organisation
politique communiste. Bien sûr une organisation communiste qui
s’occuperait réellement du développement d’une politique réellement
communiste avec des perspectives, d’une économie et d’une croissance
communiste permettrait d’en propulser, plus rapidement tous les effets.
Pour l’heure la domination des politiques libérales et social-libérale
sclérose les politiques communistes qui les enferment dans des illusions
protestataires. Il suffirait que les acteurs politiques communistes se
projettent dans des perspectives d’une société qui souhaite créer du
communisme et du socialisme pour que les bases de l’économie capitaliste
explosent.

Inflation et communisme

Faire tourner la planche à billets dans une économie capitaliste
épisodiquement, est nécessaire pour alimenter l’économie réelle, mais
elle crée de l’inflation par une redistribution totalement anarchique
toujours au service de l’économie de marché. L’économie capitaliste
ne peut pas éviter l’inflation, car elle est en contradiction avec sa
recherche constante à ré-accumuler des capitaux au profit d’une
minorité. La redistribution équitable dans ce contexte est impossible.
Dans un contexte qui va vers le communisme, si l’inflation se produit
c’est que la richesse produite n’est pas répartie correctement.
C’est qu’il y aurait suffisamment de liquidité pour payer le travail
à sa juste valeur mais pour autant que l’accumulation continuerait à
produire des effets capitalistiques. Ce serait alors un signe pour corriger
la redistribution des richesses. Cela proviendrait d’une non-maitrise des
prix. Quand ils se définissent sur le marché de la vente directe entre
producteur et consommateur ils ne provoquent pas d’inflation. Le
producteur veille à ne pas produire plus qu’il ne peut vendre. Le
consommateur ne consomme que ce dont il a besoin, ou ce qu’il peut
acquérir en fonction de son pouvoir d’achat. Les intermédiaires en
rajoutant plus que la valeur réelle de l’utilité de leur travail à
leurs prix provoquent la spéculation et l’inflation. C’est par la
maîtrise des prix de la valeur réelle du travail de chacun, que
l’inflation sera contenue. C’est aux pouvoirs publics d’en
déterminer les règles.

L’argent public

Des pôles publics financiers dirigés par les idéaux des libéraux ou des
sociaux-libéraux actionneront toujours les vieux réflexes capitalistes.
Protéger l’argent des Français, en débloquant totalement le plafond
des dépôts de l’épargne, va engager un processus vers une économie de
l’épargne démocratisée, vers une économie d’échange équitable.
Mais ce qui semble se profiler, c’est de débloquer l’épargne actuelle
protégée des français et la faire basculer dans le circuit de
l’économie de marché. Avec l’annonce de la reprise économique, mais
capitaliste, aux Etats-Unis la course à l’augmentation de la masse
monétaire est engagée. En Europe le manque de liquidité dans la
conception capitaliste actuelle de la BCE l’épargne des petits
épargnants est une aubaine. Il faut donc veiller à ce que l’épargne ne
plonge pas dans les vieux démons capitalistiques. En France l’épargne
est une valeur sûre que chacun apprécie alors que l’activité
boursière elle est totalement décriée. Le peuple adhérera totalement à
une économie et une croissance communiste par la reconnaissance de la
valeur travail et changera ainsi le cours de l’économie si évidemment
il voit que c’est possible. Ce sont les plus accros à l’économie de
marché qui combattront cela. Mais ne nous y trompons pas, partout où ils
pourront agir, ils alimenteront, la régénérescence du capitalisme. Il ne
s’agit pas d’éliminer la classe des capitalistes, il s’agit de les
empêcher de nuire. C’est partout que tout doit s’engager. Pour
l’heure la politique économique du Parti Communiste reste dans les
lignes comptables de l’économie de marché, elle est bien trop timide,
elle est insuffisamment communiste. Il ne suffit pas pour diminuer les
charges des entreprises, de diminuer les charges financières et
d’augmenter la TVA sauce social-démocrate. Il s’agit d’utiliser
l’épargne mais la protéger de toute spéculation et à taux fixe pour
éviter l’asphyxie des entreprises. Il s’agit donc de transformer le
capital en épargne à taux fixe sans possibilité qu’il s’approprie la
valeur de ce que produisent les salariés. La diminution des charges
financières est impossible dans une économie capitaliste où ce sont les
intérêts du crédit qui permettent de battre monnaie. Il est vrai que les
entreprises sont réellement asphyxiées, mais elles le sont par les
logiques et les mécanismes de spéculation que le capitalisme lui-même
impose. Sortir de ce marasme, de cette imbécilité, c’est qu’elles
puissent retrouver des liquidités saines qui proviennent de la création
des richesses par le monde du travail mais qui lui est seul maître de
leurs distributions. Battre monnaie en fonction de l’évolution des
richesses produites par le travail donne d’autres perspectives
monétaires. Le travail n’est pas un coût, c’est une richesse. En
attendant mieux, faire tourner la planche à billet est utile, pour stopper
l’appauvrissement des peuples, mais à la condition que les peuples
s’en mêlent.

La redistribution des richesses

Pour l’heure la redistribution efficace des richesses est impossible.
L’évasion des capitaux, leur libre circulation, leur recyclage dans les
paradis fiscaux, faussent le taux réel de la croissance capitaliste
elle-même. La logique comptable capitaliste invite à baisser les salaires
et le SMIC, dans une économie où la régression de la croissance
capitaliste est effective c’est une absurdité pour les peuples mais pas
pour les capitalistes et tous ceux qui ne perçoivent pas comment on peut
faire autrement. Ainsi la non connaissance de la véritable valeur des
richesses produites alimente le fatalisme, et la soumission aux dictas du
capitalisme. Si l’on veut une redistribution équitable, si l’on veut
un rattrapage économique des plus démunis vers le haut, tout doit être
lissé dans le sens contraire de l’économie actuelle. Le taux
d’augmentation du SMIC et des salaires les plus bas, doit être plus fort
que le taux d’augmentation des plus hauts salaires. Idem pour tous les
revenus et les pensions. Ce lissage inversé permettrait d’éviter que
l’écart entre riches et pauvres s’accentue, pour en favoriser, au
contraire, son resserrement. Le prélèvement des impôts doit suivre cette
logique pour un resserrement plus efficace de l’écart entre pauvres et
riches. Le pourcentage et le lissage inversé des taux est donc une donnée
essentielle dans la redistribution des richesses.

Evasion fiscale

Pour empêcher que soient alimentés les Paradis Fiscaux par
l’optimisation fiscale, c’est le prélèvement de l’imposition à la
source de tout ce qui n’est pas clairement identifiable comme les
salaires et les pensions de retraite. C’est donc à la source, dans les
l’entreprises validé par les commissions de transparence économique que
l’impôt peut et doit être prélevé. Ces commissions doivent être
indépendantes de la direction et sous le regard des salariés, des
prolétaires, des élus locaux pour l’imposition locale et nationale par
les services fiscaux. Le prélèvement de l’impôt à la source
s’appuie sur la démocratisation de l’entreprise, ainsi la source de
l’accumulation des capitaux spéculatifs finira par se tarir. Les paradis
fiscaux disparaîtront. La commission de transparence financière assoit
une confiance sereine dans l’entreprise. Cette perspective de
l’imposition à la source, avant le clic à la nanoseconde de transfert
des capitaux pour leur recyclage fiscal, dans les paradis fiscaux,
véritable vol légalement organisé, invitera les salariés à
s’impliquer dans la démocratisation de leur outil de travail, là où
sont crées les véritables richesses. Pour l’heure le prélèvement à
la source, est soi-disant impossible à réaliser trop complexe. C’est
surtout une non volonté politique parce qu’elle s’appuy sur la libre
circulation des capitaux. Contre toute attente ce ne sont pas les timides
échanges d’information interbancaire en Europe qui permettront de
rapatrier les fonds pour renflouer les caisses des Etats qui changeront la
donne. Le capitalisme poursuivra sa course et le prolétaire sera toujours
autant spolié. Le miroir aux alouettes de cette transparence là, c’est
de faire accepter aux peuples que le capitalisme est une bonne chose et
qu’il suffit de savoir le réformer pour que tout aille mieux. Il est
annoncé que 1000 milliards d’Euro s’évaporent en Europe et on ose
affirmer qu’en France se ne serait seulement que 80 milliards d’Euro
qu’elle perdrait ? La course au contrôle après les transferts de
capitaux n’est que de la poudre aux yeux. Si l’on veut faire
disparaître la misère et la pauvreté en Europe l’enjeu économique est
d’une toute autre dimension.

L’économie mondialisée

La libre circulation des capitaux engendre un colonialisme économique
d’une nouvelle envergure. L’achat de territoire, avec l’intrusion des
règles et des lois économiques venues d’ailleurs, ne respectant même
plus les lois des pays accueillants, produit un communautarisme économique
insidieux et dangereux. Les idéaux accros au capitalisme savent très bien
que la source de leur richesse ne provient non pas du marché de l’argent
mais de l’exploitation humaine. L’invasion de ces capitaux est faite
par des capitalistes étrangers qui utilisent des infrastructures les plus
propices à leurs exploitations mais aussi une main d’œuvre qualifiée
qu’ils trouvent sur place ou qu’ils font venir d’ailleurs. Cette
guerre économique contre les peuples ne peut cesser que si tout démarre
par le bas. Dans un seul Etat qui, par exemple, développe une démocratie
ou le prolétaire/citoyen décide des politiques a mener à l’entreprise
comme dans les institutions. Certains capitalistes importent des salariés
venus d’ailleurs en les sous-payant. L’Europe libérale et
social-libérale est l’instigatrice de tout cela. En faisant de la
concurrence l’alpha et l’oméga de l’activité économique et de la
compétitivité capitaliste entre salariés, au nom de la sacro sainte lois
de l’économie de marché, elle active la destruction massive de
l’économie de pays entiers. Le capitalisme n’a pas de frontières,
elles ne sont utilisables que pour endiguer le flux migratoires des
populations qui aspirent à mieux vivre. Cette anarchie économique
mondialisée est capitaliste, elle est la source de déséquilibre
d’Etats entiers, elle détériore toutes les démocraties et produit un
gâchis des ressources terrestres et humaines. Elle est source de conflits,
de montée en puissance de toutes les violences et de tous les
intégrismes, dans tous les Etats. Elle cristallise les replies
identitaires et alimentent de nouveaux conflits. C’est aussi par
l’assistanat, par la solidarité, par l’ignorance que les intégristes
et les capitalistes s’affrontent pour maintenir les peuples sous leurs
dominations respectives. Sortir d’une vision idyllique du capitalisme où
l’enrichissement personnel inviterait chacun à mieux vivre, et celle des
intégrismes qui eux veulent obliger les peuples à penser tous pareils,
passe par une réévaluation du communisme dans et par sa démocratie dans
une économie d’échange équitable basée sur la valeur du travail libre
et surtout sur le respect de la liberté de pensée de chacun, sous toutes
les cultures et toutes les obédiences religieuses ou pas.

Il est dit que les économies sont tellement imbriquées les unes dans les
autres qu’un conflit mondialisé est impossible. Seulement voilà, la
guerre économique est bien réelle, elle est là, elle est faite à tous
les peuples et donc à chaque prolétaire/citoyen. Elle provoque la
misère, la régression sociale, la régression intellectuelle, cette
guerre-là insidieuse est bien réelle. Tous les peuples la vivent au
quotidien. C’est la montée en puissance de la violence qui s’élargit
et s’intensifie partout. Le seul moyen de l’enrayer c’est de
permettre à chacun de se politiser de se construire politiquement, pour
être en réactivité en permanence au monde capitaliste partout et en
tout. Il est totalement insuffisant et illusoire de vouloir interdire les
licenciements boursiers, il s’agit de s’armer démocratiquement pour
enrayer tout le mécanisme de la machine capitaliste. En ce libérant des
chaines du capitalisme un peuple permettra aux autres d’en faire autant.
C’est l’appropriation de la politique par chacun qui dans l’action et
sur tous les terrains finira par gripper cette machine infernale.

La révolution informationnelle

Elle n’est pas la Révolution comme certains voudraient nous le faire
croire, elle n’est qu’une révolution technique qui décuple la
nocivité du capitalisme par des transferts de fonds à la nanoseconde par
exemple vers les paradis fiscaux, ou encore elle multiplie les effets
médiatiques de son idéologie. Sans validation de l’information alors la
révolution informationnelle est sujette à caution et à manipulation.
Elle favorise la diffusion d’idées malsaines, mais aussi la vente des
armes des trafics en tout genre et de la drogue. Si elle permet
l’accélération de l’information, elle peut avoir un impact négatif
sur la façon de penser par l’illusion du gain de l’argent facile, elle
est un frein au temps nécessaire à prendre pour l’analyse, la
réflexion, la médiation, la diplomatie à tout ce qui doit être pris en
considération pour l’amélioration du mieux vivre ensemble, pour la
paix. Le cerveau est une machine à penser qui a besoin de temps, pas un
ordinateur, pas internet il invite à la réactivité immédiate ce qui
n’est pas forcément judicieux. La révolution informationnelle doit
être utilisée et développée avec vigilance. Ses biens faits pour aller
vers le communisme existent. Internet permet une validation plus rapide de
la réalité, mais également elle favorise l’accès à toutes les
connaissances et donc permet de mieux penser, et de mieux mettre en
cohérence les idées qui viennent de partout. C’est donc la porte
ouverte à plus de liberté si l’on sait mieux et si on peut mieux
analyser et apporter des critiques constructives pour changer la société.
Ni l’ordinateur, ni Internet ne pensent.

Comme toujours, tout dépend vers quelle société nous voulons aller.
Voulons-nous que l’accumulation des capitaux se fasse au détriment de la
satisfaction des besoins, ou bien que tout travail toute activité sociale
soit la réelle valeur d’échange ? En France nous savons, nous voulons
rémunérer la recherche, le savoir, la culture, indépendamment des
circuits de la rentabilité financière, si nous savons nous doter d’une
démocratie qui en renforce et accentue les mécanismes, c’est en France
que la révolution politique peut avoir lieu. Tout au long de l’histoire
les grandes découvertes ont transformé la société. Pour que
l’humanisation de l’homme prenne de l’ampleur, pour que toutes les
relations humaines s’améliorent, pour qu’enfin l’épanouissement
humain se concrétise, c’est par l’évolution de la pensée de chacun
que tout peut et doit se jouer. Depuis le siècle des lumières c’est la
reconnaissance que tout être humain peut être en capacité de faire
évoluer tout ce qui tourne autour de lui, il peut innover, chercher
découvrir dans tous les domaines et en faire part à tout le monde. La
politique n’y échappe pas, elle en est même l’axe central, si elle
sait en capter les dernières innovations. Internet va donc décupler tout
cela. La révolution technologique d’aujourd’hui c’est la révolution
de la pensée de demain non seulement des spécialistes, mais de tout à
chacun.

Internet et le communisme

Le bon sens paysan, c’est le sens de l’observation, c’est le sens de
l’analyse et de la mise en cohérence des idées, mais avec l’accès à
la connaissance démultiplié par la planète Internet cela offre des
possibilités immenses à chaque individu. Petite fille de paysan, j’ai
pu me former aux techniques informatiques de l’information et puiser de
la connaissance en parfaite autodidacte de ces nouvelles techniques. Ce
sont les outils informatique et Internet qui m’ont permis a accentuer en
profondeur une critique acerbe de la politique communiste
d’aujourd’hui. Mais avec ces outils là, j’aurai pu, avec un mode de
pensé à l’opposé alimenté la rentabilité financière. C’est donc
le mode de pensée qui est primordial, en tout. Internet est une jungle ou
le pire comme le meilleur peut en sortir. Internet ne peut pas asseoir une
confiance communiste tant que la transparence ne sera pas maîtrisée par
la conscience individuelle et par le plus grand nombre. C’est bien en
utilisant le mot communisme qu’on peut mieux faire comprendre à chacun
le sens de la direction à prendre pour que le plus grand nombre puisse
participer au basculement de la société vers une économie communiste. En
effet c’est avec sa démocratie totalement ouverte et totalement
maîtrisée par l’individu, que tout peut se produire. Personne ne peut
savoir à l’avance qu’elle sera la société communiste de demain.
Personne ne peut savoir l’impact des internautes communistes sur le
comment la société va se transformer et dans combien de temps. La
construction du socialisme et du communisme ne peut pas se produire dans le
suivisme d’un ou de plusieurs leaders, mais bel et bien par la
reconnaissance de tout ce qui se passe dans la conscience d’un individu,
formant ainsi un ensemble global d’individus qui vont dans la direction
d’un communisme informel que nous ne pouvons pas prédire. Le communisme
n’est ni un modèle, ni un mode de pensée figé, il est une aspiration
au mieux vivre et au mieux être de chacun, en perpétuelle évolution et
pour le bien de tous. Tout comme le capitalisme n’est pas prêt de
désarmer, le communisme est en perpétuelle innovation. La révolution
informationnelle peut et doit en accélérer le processus si le communisme
sait se régénérer.

Depuis un an le calme de Hollande, son assurance à croire que sa politique
est la bonne et qu’elle finira par porter ces fruits, produit des effets
inédits. Il peut provoquer une politique centriste en canalisant ce
qu’on appelle la gauche extrême. Le mécontentement de sa politique qui
tourne le dos au socialisme et au communisme est une évidence. Les
sondages le montrent. Mais sa politique provoque aussi une réaction
violente des acteurs politiques de droite et d’extrême droite qui ne
supportent pas une autre justice, une autre autorité que la leur. Ces
accros à l’idéologie capitaliste ne supportent plus de ne plus être
les dominants en tout. Ils ne supportent pas le dialogue collectif, ils ne
supportent pas que l’on égratigne leurs portefeuilles, bien peut
touchés en réalité mais ils ont peur que cela s’aggrave. Ils sont en
manque de pouvoir. Ils ont peur de ne pas être en mesure de reprendre les
rênes du pouvoir un jour c’est ce dont il nous faut nous atteler. Leur
nervosité et leur discours démagogiques en témoigne. On le voit dans les
tergiversations sur la transparence des patrimoines des élus, ils
n’aiment pas la transparence et surtout pas la transparence sur
l’accumulation des profits. Avec les contrôles ils pouvaient passer
entre les mailles du filet pour faire leurs petits trafics, mais la
transparence est leur ennemie. Seulement voilà, les temps changent la
transparence collective tout doucement vient bousculer la suprématie de
leur politique encore faut-il qu’elle s’incère dans l’économie et
la finance. Encore faut-il que ce soit une vraie transparence en amont des
décisions et non pas une transparence qui se détermine comme telle, mais
qui reste figée dans les contrôles après que les décisions ont
engrangées des désastres. La transparence politique c’est dans et par
une démocratie communiste qu’elle est possible. La droite s’offusque,
ne supporter plus le mur des cons au prétexte que cela provient du
syndicat de la magistrature. Comme si un être humain quel qu’il soit
n’était pas en droit de se défouler sur les travers de la société,
comme si nous n’avions plus le droit de rire de tout, et surtout pas de
nous-mêmes. Cet intégrisme là, mérite le pamphlet Rabelais a dit : Le
rire est le propre de l’homme, c’est ce qui nous rend humain. Avec une
lecture contrastée de la droite contre le mariage pour tous, ces signes
sont très significatifs. Ils révèlent qu’ils n’ont plus
d’argumentations, pour sauver l’économie de marché sauce libérale.
Cependant la sauce social-libérale s’ancre de mieux en mieux.

La révolution informationnelle va permettre de faire bouger toutes les
consciences. La bonne conscience conservatrice, autoritaire et dirigiste se
prétendant au-dessus des autres va être de plus en plus mise à mal, et
c’est tant mieux. Ils pensent qu’en manifestant ils feront plier le
gouvernement. Leurs manifestations, par exemple contre le mariage pour
tous, tourne au ridicule, cependant attisées par les extrêmes et les
casseurs peut conduire à des débordements. Il est tellement facile de
récupérer le désœuvrement, pour provoquer un grand défoulement. Ils
vont essayer par tous les moyens de renverser ce gouvernement qui est
cependant très loin de satisfaire les aspirations du plus grand nombre.
Les internautes qui souhaitent plus de libertés, et qui ont une vision
pour que l’argent soit utile à tous, en un mot, les internautes
communistes peuvent déjouer, leurs basses manœuvres. Il ne s’agit pas
de déboulonner Hollande, il s’agit de lui indiquer la bonne voie pour
qu’il soit conduit à s’engager dans la construction d’un
social-communisme. Ce serait déjà une avancée énorme.

Si la politique du Parti Communiste s’inscrivait dans la construction de
toujours plus et mieux de communisme, elle permettrait aux média de jouer
un rôle au service du bien commun. Les média nous dit-on sont à la solde
du capitalisme, ils seraient la source de tous nos maux, mais les
journalistes, les faiseurs d’opinion sont des hommes et des femmes qui
exercent leurs métiers avec leur mode de pensée. Ils sont tout aussi
démunis que les autres citoyens par le manque d’une réelle perspective
d’une politique communiste, qu’ils ne voient toujours pas venir.
Internet peut démultiplier les innovations si le Parti Communiste tire
vers le bon sens vers la perspective de l’épanouissement humain en
ouvrant les portes de sa démocratie. Pour l’heure, certains médias qui
osent dénoncer les effets du capitalisme, s’ils en restent là, c’est
faute de ne pas pouvoir donner une information sur la possible
transformation de la société pour une construction d’un communisme
hautement démocratisé et donc totalement libre. Les médias perçoivent
du Parti Communiste sont confinement dans le protestataire, avec des
projets et des solutions qui sont plaqués, calqués sur la réalité de la
société actuelle, mais qui n’impulse pas un processus révolutionnaire
permettant le dépassement du capitalisme. Il lui manque une démocratie à
la hauteur de ses exigences pour que le peuple s’en saisisse.

Par exemple il ne sert à rien de taper sur les professionnels de
l’information, ou encore de demander des financements publics pour une
information équitable, mais bel et bien d’apporter à chaque
professionnel de l’information une autre façon de voir et d’exercer
leur profession pour qu’ils se libèrent de l’emprise des capitaux qui
les exploitent et qui les obligent, même, à s’autocensurer. Leur
déontologie actuelle est à la mesure de ce qu’ils peuvent faire.
S’ils se considéraient comme des acteurs politiques à part entière,
totalement libres tout comme chaque prolétaire/citoyen doit s’en saisir,
alors ils feraient évoluer leurs métiers en profondeur. Actuellement les
interviews sont toujours en réactivé en sens contraire de ce que
l’interviewé pense, ce qui donne l’impression que les journalistes
sont neutres et indépendants. Ils rendent l’information plus vivante,
mais c’est tout. Les faiseurs d’opinion eux aussi sont imbibés des
pensées dominantes de l’air du temps. Comme la pensée dominante suit la
pensée des dominants faudrait-il en conclure que rien ne peut changer ? Si
les professionnels de l’information découvrent qu’ils peuvent se
libérer de l’emprise de l’idéologie capitalise, ils agiront enfin en
leur âme et conscience. S’ils perçoivent que dans leur entreprise, ils
peuvent conquérir la démocratisation du travail et des profits pourquoi
ne le feraient-ils pas ? Le plus grand nombre à conscience de la nocivité
du capitalisme, pourquoi ne pourraient-ils pas participer au processus
révolutionnaire, que peut provoquer la Démocratie Communiste ?

Propriété d’emprunt

La terre ne nous appartient pas, nous empruntons un espace privé le temps
de notre passage sur terre. Cet espace privé, notre tanière, est lié à
notre affect, nous avons soif de le transformer pour mieux vivre notre vie
privée en toute liberté. Les espaces que l’on reçoit en héritage ou
par accession à la propriété ne sont que des propriétés empruntées à
la commune. La commune ne meurt pas, elle perpétue les transferts de
propriété de génération en génération, elle est garante de la
protection de son territoire, et de son évolution. Le propriétaire qui
utilise un habitat ou une parcelle du territoire emprunté à la commune y
est libre de toutes transformations. Dans un contexte communiste, le
propriétaire (particulier ou collectif) qui exploite un lieu ou une
habitation doit accepter, que le locataire y vive, lui aussi, en totale
liberté. Si cette liberté est garantie par les pouvoirs publics, alors un
habitat de qualité, économiseur d’énergie pourrait se développer. Une
agriculture de qualité pourrait se développer, si les produits de la
terre étaient rémunérés au prix de la valeur du travail. La commune
alors accorderait aux locataires, aux propriétaires utilisateurs et aux
propriétaires exploiteurs, des concessions d’utilisation avec les mêmes
droits. La propriété de rapport se transformerait en propriété
d’épargne utile à tous. Il s’agit de ne spolier personne, mais de
tout transformer, pour le bien commun de tous et ainsi permettre la
protection de la planète.

Les propriétés de rapport en concessions deviendraient utiles. Elles
assècheraient la spéculation immobilière, qui fait payer au locataire
les crédits que le propriétaire engage. La valeur des travaux investie
par le propriétaire et/ou le locataire, serait alors enregistrée sous
actes notariés. L’organisme de l’habitat et du territoire sous la
responsabilité de la commune alimenté, par des fonds d’épargne
pourrait décider d’acheter, de faire évoluer, de moderniser et de
détruire l’habitat insalubre. Cela permettrait d’en finir avec les
marchands de sommeil. Il ne s’agit plus de réquisitionner mais de
permettre à chacun d’avoir un toit (voir l’évolution du monde
associatif). La vente ou l’achat de terre ou d’habitation, seraient
évalués par les domaines. Toutes les possibilités sont ouvertes pour les
collectivités territoriales : Le droit à la préemption, l’achat ou le
rachat des biens lorsque les lois ne sont pas respectées, ou que les biens
sont laissés à l’abandon, ils peuvent être rachetés soit par rente
viagère, ou par achat à prix coûtant pour ne spolier personne. Les
domaines évaluent l’état des biens. Le droit inaliénable de la
propriété n’est pas remis en cause, elle se transforme en profondeur.
Elle permet au locataire de devenir propriétaire de son habitat. Tout le
monde peut acheter en concession renouvelable un bien à la collectivité
territoriale ou acheter en exclusivité à un autre propriétaire en
direct. C’est la transformation de la propriété privé en lieu de vie
équitable pour tous, qui devient source de réhabilitation et de garantie
d’un toit pour tous. C’est la libre action des locataires sur leur lieu
de vie ou d’exploitation qui transforme la propriété en propriété
utile à tous. La reconnaissance de la propriété d’emprunt à la
collectivité et sa gestion démocratique pourraient impulser la
réinsertion sociale des plus démunis en réhabilitant l’habitat avec la
mise en interaction des associations de sans logis et celles de
l’insertion sociale. Elle pourrait produire une croissance sociale et une
réelle croissante de la productivité.

La propriété de rapport dans un contexte communiste ne la supprime pas,
il la rend utile en la mettant au service de l’ensemble de la
collectivité. Réquisitionner alors devient inutile, c’est la
transformation qualitative de la propriété qui est ici visée. La
propriété d’emprunt gérée démocratiquement inviterait à faire
évoluer tout le patrimoine tout en respectant son l’histoire. Avec un
locataire totalement libre d’améliorer et de faire évoluer son habitat,
associé aux innovations technologiques et écologiques, la productivité
dans le bâtiment serait relancée. Le bâtiment et les exploitations
agricoles, sont des ressources en perpétuelle réactivités, donc en
constante évolution. Avec de nouvelles richesses, ainsi crées, et
justement évaluées, la croissance communiste serait en constante
évolution.

L’évolution du monde associatif moteur de la croissance sociale

Impulser en priorité le mieux être et le mieux vivre des plus démunis
est source d’activité sociale en croissance. Ainsi en impulsant
l’ascenseur social, l’ascenseur économique prendrait un nouvel essor.

Formidable tête de pont, la démocratie associative est la démocratie
communiste la plus avancée actuellement. Les associations ne font pas de
profits, mais elles ont une activité qui produit de la valeur sociale.
Leur gestion autonome, mise sous la transparence du regard des élus
citoyens et la reconnaissance de la valeur de l’activité associative
dans un organisme d’Etat est un tremplin social, à mettre en
perspective. L’activité associative, produit et améliore
considérablement le mieux vivre et le mieux être de chacun. Sans les
associations, la pauvreté serait insupportable. La reconnaissance de la
valeur sociale que crée le monde associatif fera disparaitre la pauvreté.
L’intégrer à la valeur de production crée une croissance, une
économie communiste. Tout être humain qui est dans l’impossibilité de
déployer toutes ses capacités dans une activité sociale et ou dans une
activité productive est un gâchis pour l’ensemble de la société.

Les associations créatrices d’emploi

Les associations en déclarant dans une Caisse Nationale de Solidarité
Universelle le nombre d’heures de tous leurs bénévoles nominativement,
permettraient non seulement d’évaluer la croissance sociale du pays,
mais de donner un salaire à tous ceux qui interviennent dans les
associations bénévolement et qui n’ont pas les ressources suffisantes
pour vivre décemment. Cette Caisse Nationale habilitée à connaître le
revenu et la situation économique de chacun, pourrait apporter un salaire
ou un complément de salaire à partir de 18 ans et à tout ceux qui ont
besoin d’autonomie tout au long de leur vie. Un véritable salaire
minimum serait ainsi garanti à tous, et il serait surtout un formidable
ascenseur social. L’association ne paierait pas ces salaires là, elle
ignorerait complètement celui ou celle qui en bénéficie. L’anonymat et
le bénévolat sont ainsi préservés. La Caisse Nationale établirait la
feuille de paie sur la base de la déclaration nominative des associations
de tous leurs bénévoles. Le financement de ce salaire peut se faire par
un pourcentage sur l’épargne, par le prélèvement d’une cotisation
sur l’activité productive et financière, par une partie des cotisations
chômage et par les dons versés à la caisse nationale. Cette dernière
pourrait même aider les associations à se développer. La vie associative
ainsi reconnue d’utilité publique pourrait retrouver un nouvel essor par
l’apport de l’activité de ceux qui aujourd’hui en sont exclus. Elle
pourrait faire baisser progressivement le chômage, jusqu’à sa
disparition, puisqu’il y aura toujours une activité sociale à
produire.

Ce salaire ou ce complément de salaire permettrait de compléter des
pensions de retraite actuellement trop basses. Il est la garantie
immédiate d’en finir avec l’assistanat. Il disparaîtrait au profit de
l’ascenseur social et de l’ascenseur économique, il redonnerait de
l’espoir en permettant à chacun de s’épanouir dans les activités de
son choix. Il serait un véritable tremplin non seulement de revivification
des associations mais aussi un propulseur de l’activité productive. Là
encore si le mouvement social, le mouvement populaire se saisissent de
cette possibilité là, quel gouvernement aura-t-il l’audace de ne pas
aller dans ce sens ?

Conclusion

Le mouvement social et le mouvement populaire qui partent à la conquête
de la démocratisation du travail, de la démocratisation de la finance et
de la valorisation de l’activité associative, obligeront les gouvernants
à produire progressivement des politiques qui impulsent la satisfaction
des besoins de tous. Tout citoyen qui voit la différence entre contexte
capitaliste et contexte communiste votera en son âme et conscience. Mais
en percevant le bénéfice de l’apport du communisme, des élus
susceptibles de légiférer dans ce sens-là, seront de plus en plus
désignés. Rien n’est garanti, mais tout est possible. Tout dépend du
degré de transformation du Parti Communiste, de sa communiste, de
l’évolution de sa démocratie interne. Sa transformation en organisation
politique utile à tous, visant a transformer la société, ne sera plus de
fait un Parti politique partisan. De fait l’objectif ce n’est plus la
course au pouvoir, c’est permettre au peuple de s’approprié tous les
pouvoir qui est ici visé.

La confiance sereine s’appuyant sur une transparence politique et
économique pilier de l’apaisement des relations humaines, engrangera une
dynamique politique impulsant un nouveau mode économique et social
incontestable. Une justice qui ne sanctionne pas, mais qui répare et
protège les victimes, qui soigne, rééduque, resocialise les coupables et
les déviants, laisse entrevoir la régression de toutes les violences. Une
valorisation des médiations c’est l’apaisement en tout. Tout citoyen
qui agit dans le monde associatif et dans le monde productif, pour une
économie équitable va s’approprier la politique et la mettra au service
de tous. L’humanisation de chacun peut évoluer dès lors que chacun peut
trouver sa place dans la société ainsi l’humiliation, la discrimination
disparaîtront. La dégradation des rapports sociaux que le capitalisme
produit régressera, par l’aspiration des relations humaines à
s’améliorer, par la gouvernance de soi, par l’épanouissement de
chacun dans l’ascenseur social et dans toutes les activités sociales,
politiques et économiques.

Les syndicats, les associations et le peuple des prolétaires/citoyens
européens en mettant en cohérence leurs aspirations pourront déployer
toutes leur ingéniosité, toute leur intelligence en toute indépendance
pour une construction d’une politique européenne au service de tous. Ils
pourront ainsi sans soumission aux pouvoirs politiques actuellement en
place, conquérir une nouvelle forme de démocratie adaptée à chaque
pays. Basculer de la compétitivité et de la concurrence capitaliste à la
diversité créatrice d’un monde meilleur passe par un changement de
système économique et démocratique. Basculer de l’économie de marché
à une économie d’échange équitable passe par l’évolution d’une
politique qui s’appuie et se développe à l’aide d’une démocratie
qui ne peut être que communiste.

Faire de la politique autrement demande au Parti Communiste de
métamorphoser son organisation, pour aider les prolétaires/citoyens à
prendre leur avenir en main, ainsi la marche en avant pour dépasser/abolir
le capitalisme s’accomplira.

L’humain d’abord, c’est de laisser chacun agir dans la plénitude de
l’évolution de sa conscience et de ses possibilités d’actions en
fonction de ses connaissances. Une civilisation de plus en plus humaine
portée par un communisme au 21ème siècle, hautement démocratisé et à
la française, est de l’ordre du possible.

Aline Béziat
Mirebeau le 23 mai 2013

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    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).