Elections régionales en Ile de France

, par  communistes , popularité : 11%

La conférence régionale en Ile de France a déjà eu lieu et une majorité s’est portée sur une alliance avec la Fi derrière Clémentine Autain. Mais cette option ne fait pas l’unanimité, deux autres sont donc soumises au choix des communistes, celle de l’alliance avec le pS derrière Audrey Pulvar et celle d’une conduite par le PCF capable de rassembler les femmes et hommes de gauche.

Beaucoup contestent le déroulé et le contenu de la conférence, estimant qu’ils est précipité de décider et que les communistes n’ont pas eu tous les éléments de réflexion.

Nous publions ici quelques éléments de la discussion et invitons les communistes à s’emparer du débat et à exercer leur souveraineté.

Au-delà, la précipitation de quelques dirigeant de l’Ile De France, sans que nos propositions soient mises en débat, interroge alors que les discussions se poursuivent partout en France !

Je soutiens une candidature communiste aux régionales en Île-de-France Élections régionales en Île-de-France : avec l’option 3, une liste communiste pour rassembler et gagner à gauche

Le choix de la Conférence régionale, qui prône un effacement du Parti communiste derrière Clémentine Autain et la FI, crée le risque de diviser le Parti communiste. Outre le déni de démocratie que beaucoup ont relevé, l’alternative d’une alliance tactique avec l’une ou l’autre des forces héritières de la sociale-démocratie introduit une division inutile à l’intérieur même du PCF. Le PCF doit sortir des fausses alternatives cornéliennes entre différentes versions de la sociale-démocratie pour ouvrir le chemin d’un rassemblement des forces populaires. L’option 3, proposée aux militantes et au militants lors du vote du 28 au 30 janvier, offre cette possibilité.

Les élections régionales s’engagent dans un contexte de crise structurelle du capitalisme d’une ampleur inégalée qui appelle le Parti communiste, et l’ensemble de la gauche, à porter la nécessité de ruptures majeures pour construire l’unité du monde du travail et des classes populaires et conjurer leur affaiblissement.

Le Parti communiste s’y est engagé lors de son 38ème congrès en développant une série de propositions pour produire autrement les richesses, entrer dans un nouvel âge des services publics jusqu’à la gestion des données numériques et des plateformes de service, reconquérir une souveraineté industrielle dans les filières, à commencer par celles de la santé, de l’énergie, du transport ferroviaire. Le Parti communiste et son Secrétaire national portent publiquement l’affirmation qu’il est possible et indispensable de reprendre le pouvoir sur le capital en développant la démocratie, dans le cadre de l’unité nationale, dans les entreprises et par la création de nouvelles institutions à même de contrôler l’argent et de mener à bien la nouvelle industrialisation du pays.

Force est de constater qu’à ce jour, les divers partis héritiers de la sociale-démocratie (FI, PS, EELV) ne s’engagent pas sur ce chemin. À ne pas poser la nécessité préalable de rompre avec le capitalisme, sa dynamique d’accumulation par destruction de l’outil industriel, ses critères de gestion fondés sur le seul taux de profit, les forces héritières de la sociales-démocratie restent dans un paradigme d’accompagnement du capitalisme, au mieux d’encadrement. Sans affirmation de la nécessité de la rupture et sans appui dans le mouvement social, ce discours se révélerait impuissant face à un capital acculé, comme l’ont rappelé de nombreuses expériences étrangères.

Esquiver le débat sur la nécessité de rompre avec le capitalisme et le projet de société alternative, porteur d’espoir, en se réfugiant dans les seuls calculs électoralistes au nom du péril de la droite et l’extrême-droite, fait le lit de celles-ci à long terme. Le Parti Communiste doit prendre acte que c’est en s’adressant au monde du travail et aux classes populaires affaiblies, atomisées, précarisées, qu’il parviendra à redonner du crédit et de la force à la gauche, sur la base de nos propositions.

L’Île-de-France constitue un terrain privilégié pour rendre audible le projet du Parti communiste. Celui-ci y dirige 28 communes représentant plus d’un million d’habitants, un département de 1,3 million de personnes (le Val-de-Marne) et deux territoires d’un million d’habitants. Autant d’atouts pour atteindre les 5 % nécessaires pour être présents au 2ème tour et marquer de notre empreinte les orientations régionales. Une telle décision renforcerait nos majorités municipales et serait en outre un formidable espoir pour tous les communistes du pays qui se battent souvent sans disposer de ces appuis. Elle donnerait l’élan nécessaire pour rentrer pleinement et dans tout le pays dans la perspective d’une candidature et programme communistes à l’élection présidentielle.

Les régionales en Île-de-France sont en outre un champ de bataille particulier et crucial car les autres forces politiques ont choisi d’en faire un enjeu national en s’y présentant sous leurs propres couleurs avec des figures nationales. Le Parti communiste doit prendre acte de ce choix et de cet enjeu. Il ne peut s’effacer dans cette région, ni être réduit à choisir une écurie présidentielle parmi d’autres. Il ne peut pas non plus ne pas présenter une figure nationale, apte à porter notre projet face aux visages médiatiques des autres forces politiques.

Pour ces raisons qui tiennent autant à l’analyse de la situation économique et sociale, qu’à la situation spécifique de l’Île-de-France et à l’attachement au respect des engagements du 38ème congrès, nous, communistes d’Île-de-France, militantes et militants, cadres et responsables, élu∙es, appelons voter pour l’option stratégique n° 3 pour que le Parti communiste présente, en Île-de-France, « une liste conduite par un∙e chef∙fe de file communiste et de rassemblement du mouvement social qui participera au rassemblement de l’ensemble des forces de gauche et écologistes au second tour. »

80 premiers signataires
- Caroline Andreani, Membre du CN, Pantin (93)
- Laurence Barre, Membre du Comité de section, La Courneuve (93)
- Lucas Bauve, Militant, Malakoff (92)
- Julie Bédrines, Militante, Vitry-sur-Seine (94)
- Catherine Belem, Membre du Comité de section, Paris-XVIIIème (75)
- Serge Bergamini, Secrétaire de section, Alfortville (94)
- Fabienne Bernard, Militante, Malakoff (92)
- Madeleine Bernard, Militante, Alfortville (94)
- Yannick Bignon, Militant, Fontenay-sous-Bois (94)
- Jean-Jacques Blanc, Militant, Clichy (92)
- Victor Blanc, Militant, Clichy (92)
- Arnaud Blot, Militant, Bourg-la-Reine (92)
- Matthieu Bolle-Reddat, Militant, Paris-XIIème (75)
- Jean-Claude Bracq, Trésorier de section et membre du CD du Val-de-Marne, Le Kremlin-Bicêtre (94)
- Olivier Bronès, Militant, Fontenay-sous-Bois (94)
- Cyrille Brown, Miltant, Section RATP, Paris (75)
- Béatrice Buchoux, Conseillère municipale, Vitry-sur-Seine (94)
- Léon Caquant, Membre du CD du Val-de-Marne, Maisons-Alfort (94)
- Alexandre Cercey, Secrétaire de section, Maisons-Alfort (94)
- Claude Chamek, Militante, Paris (75)
- Marc Chapuliot, Militant, Ballancourt (91)
- Fanny Chartier, Membre du CD de Paris, Paris-XVIIIème (75)
- Pascal Clinquart, Militant, Section RATP, Paris (75)
- Jean-Louis Compte, Militant, Vitry-sur-Seine (94)
- Thalia Denappe, Militante, Maisons-Alfort (94)
- Denise Deschamps, Militante, Vitry-sur-Seine (94)
- Lucien Deschamps, Militant, Vitry-sur-Seine (94)
- Josiane Dupé, Animatrice de section et membre du CD des Yvelines, Achère
- Maëva Durand, Présidente du groupe municipal CRC, Vitry-sur-Seine (94)
- Michèle Foubert, Conseillère municipale et membre du CD des Yvelines, Achères (78)
- Claude Gallier, Militant, Val-de-Seine (91)
- Ossian Gani, Militant, Paris-XXème (75)
- Serge Gerber, Militant, Malakoff (92)
- Claude Gillet-Collar, Membre du Comité exécutif local, Fontenay-sous-Bois (94)
- Gilles Gourlot, Membre du CN, Romainville (93)
- Vincent Govelet, Secrétaire de section, Paris-Vème (75)
- Kevin Guillas-Cavan, Militant, Paris-XVIIIème (75)
- Jérémy Guiorguieff, Membre du Comité de section, Vitry-sur-Seine (94)
- Antoine Hamria, Militant, Montrouge (92)
- Erwan Hingant, Conseiller municipal, Nanterre (92)
- Gabriel Holard, Membre du Comité exécutif de section, Vitry-sur-Seine (94)
- Boris Hurault, Militant, Section RATP, Essonne (91)
- Marie Hurault, Militante, Versailles (78)
- Fatima Khallouk, Militante et adjointe au maire, Alfortville (94)
- Fati Konate, Membre du CD du Val-de-Marne et adjointe au maire, Vitry-sur-Seine (94)
- Michaele Lafontant, Militante, Malakoff (92)
- Pablo Landivier, Militant, Paris-XVIIème (75)
- Dominique Lauret, Militante et conseillère municipale, Alfortville (94)
- Fabienne Lefebvre, Membre du CEN, Conseillère territoriale et adjointe au maire, Vitry-sur-Seine (94)
- Camille Lemarchand, Militante, Vanves (92)
- Nicolas Lemoine, Militant, Saint-Denis (93)
- Camille Le Net, Militante, Paris-XIIème (75)
- Thomas Liechti, Membre du Comité exécutif de section, Bonneuil-sur-Marne (94)
- Cathy Locoge, Militante, Paris-XXème (75)
- Louis Locoge, Militant, Paris-XXème (75)
- Mathieu Malaquin, Militant, Saint-Ouen (93)
- Clara Mariette, Militante, Paris-XIIème (75)
- Nordine Mezaache, Militant, Clichy (92)
- Gabriel Miles, Secrétaire à l’organisation de section,Paris-XIVème (75)
- Léna Mons, Membre du comité de section, Paris-XVIIIème (75)
- Sylvie Muret, Militante, Plessis-Robinson (92)
- Kristina Nikolaishvili, Secrétaire de section, Paris-XVIIème (75)
- Jean-Baptiste Pallares, Trésorier de section et membre du CD de Paris, Paris-Vème (75)
- Dominique Pierru, Militant, Vitry-sur-Seine (94)
- Victorine Prévost-Meyniac, Militante, Malakoff (92)
- Hervé Radureau, Militant, Ermont (95)
- Rachel Ramadour, Membre du comité de section, Paris-XVIIIème (75)
- Claire Riou, Militante, Clichy (92)
- Laurent Santoire, Militant, Massy (91)
- Tibor Sarcey, Militant, Paris-XIIème (75)
- Luce Sauret-Théry, Membre du Comité exécutif de section, Paris-XXème (75)
- Nino Schillaci, Secrétaire de section, Asnière-sur-Seine (92)
- Ada Souchu, Militante, Clichy (92)
- Jacky Sousa, Co-trésorier de section, Paris-XIVème (75)
- Wilson Tarbox, Militant, Paris-XIXème (75)
- Théodore Tardito, Militant, Paris-XVIIIème (75)
- Jacques Thomas, Militant, Vitry-sur-Seine (94)
- Alain Tournebise, Trésorier de section, Paris-XXème (75)
- Élise Vallot, Militante, Vitry-sur-Seine (94)
- Grégoire Verny, Conseiller municipal et territorial et membre du CD du Val-de-Marne, Alfortville (94)
- Laurent Zagorac, Membre du Comité exécutif de section et du CD de Paris, Paris-XXème (75)
- Ludovic Zanolin, Membre du Bureau de section, Fontenay-aux-Roses (92)
- Françoise Zinger, Membre du Bureau de section, Fontenay-aux-Roses (92)
- Alessandro Zontone, Militant, Paris-XIIIème (75)

Le texte peut être signé sur le lien suivant :https://framaforms.org/je-soutiens-une-candidature-communiste-aux-regionales-en-ile-de-france-1611309051

Exigeons une réelle démocratie au sein du PCF en vue des élections régionales 2021 en Ile-de-France : halte à la confiscation du débat par une poignée de dirigeants et d’élus franciliens  !

Non seulement le déroulement de la conférence était incompatible avec nos principes de démocratie mais elle en inverse le fonctionnement. Les sections doivent être le lieu du débat, d’où émergent les propositions, idées nouvelles et adaptées aux réalités locales.
- Corinne Barre, membre du conseil départemental (CD) PCF 94
- Cécile Chaillou, secrétaire de section de Vitry-sur-Seine, membre du CD PCF 94
- Fatima Khallouk, militante communiste et adjointe PCF au maire d’Alfortville
- Laura Verdugo, secrétaire de section de Bonneuil, membre du CD PCF 94
- Alexandre Cercey, secrétaire de section de Maisons-Alfort
- David Courteille, secrétaire de section de Saint-Maur-des-Fossés, membre du CD PCF 94
- Ozer Oztorun, secrétaire de section de Villejuif, membre du CD PCF 94

Délégué·e·s du Val-de-Marne à la Conférence régionale d’Ile-de-France du 16 janvier 2021

La Conférence régionale du 16 janvier, consacrée aux élections régionales, s’est tenue dans des conditions difficiles. D’une part, en raison des restrictions sanitaires ne permettant pas la rencontre des délégué·es des fédérations en un seul lieu, les échanges se sont faits en visio-conférence, avec toutes les limites que cela suppose, notamment liées aux contraintes techniques. D’autre part, les textes soumis au débat ont été envoyés tardivement, le samedi précédant la Conférence régionale pour le texte d’orientation et le lundi pour les « 10 priorités » programmatiques, ne laissant pas le temps aux communistes de discuter et travailler avec les militant·es de leurs sections.

Pour autant, faute d’organisation d’un échange transparent avec les communistes concernant les orientations prises par le PCF en vue des régionales, plusieurs secrétaires de section franciliens ont mis en débat début janvier une contribution portant l’ambition d’une région solidaire, écologique et démocratique, afin que notre Parti puisse être force de propositions dans les constructions politiques envisagées au niveau de l’Ile-de-France.[1] Nulle mention de cette contribution n’a été faite par les animateurs·trices de la conférence régionale, qui ont refusé de la diffuser largement et même de la remettre aux délégués.

Les dés ont été jetés d’avance quand, au mois d’octobre, sans consultation des communistes, un texte « L’ile de France mérite son printemps », est paru, fruit de discussions au sommet entre ses signataires, élu·es locaux·ales pour la plupart, appelant à un large rassemblement électoraliste, sans en dessiner les contours et sans réelles bases programmatiques. Ce choix va à l’encontre de la réaffirmation de l’originalité de la proposition communiste exigée par nos adhérent·es en congrès. Alors qu’on observe partout une hausse de l’abstention, c’est bien par un travail de terrain sincère que nous pouvons construire un rassemblement large, étape nécessaire avant d’engager quelque discussion que ce soit. Au contraire, une alliance pour l’alliance, faite au sommet, même en affirmant qu’elle doit être « construite autour de positions politiques fortes » renforce l’idée que nous sommes un parti électoraliste comme les autres et, de cette manière, jette le discrédit sur l’ensemble des militant·es politiques.

Nombreux sont les camarades qui réclament depuis des mois un véritable débat sur les régionales, sur nos propositions et candidatures, afin d’aller au plus tôt sur le terrain, pour convaincre les francilien·nes, enrayer l’abstention et construire une alternative à la hauteur des besoins créés par la crise sociale et politique sans précédent que nous traversons. Les discussions ont toujours été remises à plus tard, sous couvert d’un éventuel report des échéances électorales. Force est de constater que nous pâtissons d’un retard irrattrapable et que les autres forces de gauche, du PS, à la FI et EELV, ont présenté des chef·fes de file bien identifié·es. Pour les rédacteurs·trices du texte d’orientation stratégique proposé à la conférence, sans programme ni candidat·e, il ne nous resterait désormais que l’option du ralliement.

Les conditions de préparation le laissaient présager, les conséquences n’en sont pas moins déplorables : cette Conférence régionale et les documents qui en sont issus ne sont pas représentatifs des communistes, des débats internes à notre organisation, tout comme des débats qui ont eu lieu lors de la conférence régionale elle-même.

Le rapport de commission du bulletin de vote a été présenté dans un premier temps, puis remis à plus tard sur demande des délégué·es, puisque le bulletin de vote ne pouvait être décidé qu’après discussion sur nos orientations.

Ensuite il a été question du texte « Proposition d’orientation pour les élections régionales 2021 », bel et bien orienté vers une seule direction : l’alliance avec la France Insoumise, présentée comme unique stratégie possible car « plus proche de nous » (mais sur quels contenus ?) et FI nous proposant plus de sièges d’élu·es. Les prises de parole des délégué·es à la Conférence régionale, malgré les divergences, se sont retrouvées dans le constat que cette conclusion était clivante et ne reflétait pas l’état des débats avec l’ensemble des adhérent·es. Cependant, à l’heure du vote des amendements, celui proposé par la Fédération de Paris en la personne d’Igor Zamichei, appelant à mener une campagne autonome quelle que soit la stratégie de rassemblement retenue, a été rejeté par la commission du texte sans plus d’explication. Cette reformulation aurait pourtant permis de faire avancer sereinement le débat avec l’ensemble des communistes de la région.

Au vu du retard pris sur l’emploi du temps, la commission du texte n’a pas soumis à discussion les « 10 priorités pour une région solidaire, écologique, populaire et démocratique » qui auraient pourtant dû être fondamentales car elles touchent au contenu programmatique de la campagne à venir. Il a alors été décidé de donner mandat sans plus de débat à cette commission de réécrire ce texte à partir des amendements formulés, sans que les délégué·es ne puissent prendre connaissance de la version finale des 10 propositions et sans que les délégué·es puissent même voter sur celles-ci.

Pire, les secrétaires de section ont reçu le mardi 19 janvier tard dans la soirée, avec étonnement, les 10 propositions sans aucune prise en compte des amendements proposés par de nombreux camarades. Tout cela reste pour nous une mascarade démocratique.

Dans un dernier temps, la commission du bulletin de vote a présenté un document tout aussi peu satisfaisant au regard de nos débats, imposant aux communistes un choix caricatural entre ralliement à la FI [choix 1], ralliement au PS [choix 2] ou désignation d’une tête de liste communiste (en écartant toute précision sur l’objectif rassembleur de ce choix) [choix 3]. D’autant plus que la cheffe de file régionale désignée, Céline Malaisé, a pris le soin de préciser qu’elle ne le serait que dans le cadre d’une liste de rassemblement, suivant les choix 1 et 2 et qu’elle n’entendait pas être tête d’une liste communiste.

Les orientations pour la campagne des élections régionales sont ainsi profondément biaisées depuis le départ, les modalités de démocratie interne sont bafouées et notre parti semble une nouvelle fois tomber dans le piège des négociations d’appareil, au détriment des valeurs de transformation sociale qui sont les nôtres et du lien avec la population dont nous voulons défendre les intérêts de classe.

Non seulement le déroulement de la conférence était incompatible avec nos principes de démocratie mais elle en inverse le fonctionnement. Les sections doivent être le lieu du débat, d’où émergent les propositions, idées nouvelles et adaptées aux réalités locales. Elles doivent donner les orientations que présentent leurs délégué·es lors d’instances départementales ou régionales. Pour ce faire, les sections doivent évidemment recevoir des propositions et textes en amont, ce qui en fait un moyen d’impliquer l’ensemble des camarades dans la vie du parti et faire fonctionner l’intelligence collective qui fait notre force.

Enfin, les communistes ne manquent pas de le répéter : le rassemblement des forces progressistes, oui, mais sur quels contenus, et pour quelle stratégie à long terme pour notre organisation ? Qu’en est-il de la visibilité de notre parti et de la lisibilité de notre projet quand nos choix d’orientation varient au fil des élections, des territoires et des personnalités qui se présentent face à nous ? Quel lien pouvons-nous construire entre élections régionales et présidentielles de 2022, et à plus forte raison, entre régionales et départementales, qui se dérouleront le même jour ? Pourquoi fermer d’ores et déjà nos discussions avec l’ensemble des forces de gauche sur la base de nos propositions transformatrices, de rupture, en favorisant dès aujourd’hui un ralliement, lequel risquant d’être clivant pour le rassemblement du second tour ?

Cantonner le débat stratégique aux questions d’alliances empêche de poser des questions fondamentales. Nous devons avoir d’autres exigences démocratiques pour notre parti, car seuls le débat fraternel et la discussion la plus large permettront de répondre à toutes ces questions.

Après une conférence régionale menée au pas de charge et réunissant des délégations dont la représentativité reste discutable (nous avons été surpris·es de voir certaines délégations voter en bloc), nous considérons qu’il n’est pas acceptable que le débat soit ainsi confisqué aux communistes par une poignée d’élu·es francilien·nes et de dirigeant·es fédéraux·ales qui foulent aux pieds la souveraineté des communistes en leur proposant un choix biaisé, alors même que notre 38ème congrès avait affirmé haut et fort l’exigence de « porter une parole communiste claire dans les temps forts de la vie politique » mais aussi de « créer les conditions de la réflexion, de l’appropriation et de l’enrichissement » des propositions par les communistes.

Pour notre part, nous refusons d’opposer l’idée d’une candidature communiste, à même de mettre en avant nos propositions et notre projet pour l’Ile-de-France, et la possibilité d’un rassemblement large des forces de gauche et du mouvement social (y compris dès le premier tour).
Fidèles aux décisions du dernier Congrès, nous sommes convaincu·es que ce n’est pas en sacrifiant les temps de débats internes que notre Parti pourra faire face au défi démocratique qui touche l’ensemble des partis politiques. C’est en mettant l’adhérent au cœur des décisions et de l’élaboration des contenus politiques que nous pourrons à nouveau donner confiance dans la capacité de chacune et de chacun à changer les choses. C’est uniquement à ce prix que nous pourrons créer des propositions politiques porteuses et à même de créer les conditions du rassemblement et de la mobilisation des abstentionnistes qui permettra de battre Valérie Pécresse et les forces de droite.

Communiqué d’alerte

Les communistes de la Région Ile-de-France sont appelés à voter les 28, 29 et 30 janvier sur des propositions formulées à l’issue d’une conférence régionale tenue le 16 janvier.

Les conditions de tenue, de convocation et de préparation de cette conférence sont contestables, du point de vue démocratique.

Les communistes sont mis devant le fait accompli ! La plupart des communistes d’Ile-de-France viennent à peine de découvrir que cette réunion s’est tenue. Ils ignorent pour l’essentiel qui en étaient les participants, sur quels critères, et dans quelles conditions matérielles le débat, comme les votes, ont eu lieu.

Le vote des communistes est demandé dans des délais dont la brièveté est anormale et peu propice à l’information et au débat nécessaire à la démocratie alors que les élections ne se tiendront (peut-être) qu’en juin, la question de la légitimité de la consultation est posée.

Le choix proposé ne traite que des questions d’alliances, et enfin, il soumettrait les communistes à une tête de liste France Insoumise, laissant entendre que nous n’aurions quasiment pas de différences. Il ne tient pas compte de la place importante des élus communistes dans la Région (municipalités, département, agglomérations territoriales, parlementaires, …), ni du fait qu’il s’agit de la Région capitale, imprimant une marque forte sur le climat politique national.

Ce ralliement, en rase campagne, va à l’encontre de nos choix de congrès et conditionnerait bien mal l’élection présidentielle.

Ce n’est pas acceptable. C’est un déni de démocratie.

Face aux défis de la terrible crise que vivent nos concitoyen·nes, il y a besoin d’une bataille forte du PCF avec ses propositions, particulièrement pour l’emploi, la filière sanitaire, les services publics, pour prendre le pouvoir contre le capital sur l’utilisation de l’argent, avec des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation productive écologique couplées à des Fonds régionaux en prise sur le crédit bancaire et sur les entreprises.

Nous voulons :
- Les conditions d’une réelle information et d’un débat démocratique large des communistes doivent être créées, et la date de vote (28 au 30 janvier) doit être reportée.
- Une nouvelle conférence régionale doit avoir lieu, à l’issue d’un tel débat.

La campagne du PCF sur ses axes doit commencer, travaillant à la fois le fond et le rassemblement, c’est à cela que nos instances fédérales et régionales devraient s’atteler en priorité

La question de la tête de liste régionale, et des têtes de liste départementales doit faire l’objet d’un débat transparent et argumenté, avec une évaluation de nos positions et des propositions communistes.

Nous appelons les communistes, si le report de la consultation ne se faisait pas, à ne pas adopter le choix 1 proposé, et à soutenir le choix 3, c’est-à-dire le lancement d’une campagne communiste, seule à même de faire avancer ces idées et le rassemblement, y compris avec le mouvement social, afin de ne pas prédéterminer d’éventuelles alliances.

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).