De quelle section les communistes romanais ont ils besoin ?

, par  Robert Brun , popularité : 3%

Un exemple des discussions des communistes à la base.

C’est un questionnement qui nous est apparu nécessaire d’abord pour nous même et que nous voulons partager avec les communistes Romanais.

Ce questionnement est né du fonctionnement de la section depuis la dernière
conférence :

- Un comité de section qui n’est pas en état de faire des choix politiques, un bureau hypertrophié et relativement autonome, une activité tirée par le haut comme jamais.

Cette façon de travailler a rapidement trouvée ses limites dans la conduite du
choix des communistes pour les élections municipales. Fond et forme ont généré beaucoup d’insatisfactions.

Ce qui nous a conduit à réaliser ce courrier maintenant, ce sont à la fois :

- Les « Info’Section », celle du 24 janvier proposant de renforcer ce qui est contestable, celle du 14 Février annonçant un courrier et une assemblée générale sur ce thème.

- ainsi que les communistes Romanais qui nous disent « Je n’en peux plus » ou encore « Je me demande ce que je fous là ».

Il est de la responsabilité des communistes de dire quelle section ils veulent,
comment et avec qui. Ils vont être consultés pour le faire, c’est à ce débat là que nous voulons participer.

Le document voté par le 36ème congrès nous propose la pratique politique suivante :
« Au cœur de notre fonctionnement, nous plaçons la délibération collective.
C’est dans ce cadre en rupture avec toute idée de hiérarchie que s’exercent les responsabilités
 ». En somme, il n’y a pas de communistes plus égaux que les autres, et les responsabilités, quelque soit leur niveau, ne placent personne au dessus de la mêlée.

Évidemment, ces principes importants sont plus ou moins chahutés par les individus que nous sommes, par les égos et le tempérament de chacun.

Qui n’a pas de défaut ?
Cela n’oblige pas à marcher sur la tête !

Mettre en place un bureau majoritaire dans le comité de section, ce n’est pas
acceptable et ce ne sont pas les bricolages qui changeront une pratique auto-centrée qui ressemble plus à celle d’une entreprise avec le chef et son staff, qu’à une organisation « en rupture avec toute idée de hiérarchie ».

Nous demeurons convaincus aujourd’hui que le premier vote des communistes sur les choix d’alliance pour les municipales était régulier. Le bureau avait un autre choix et tout a été fait pour inverser la décision des communistes.

La violence de cette période a été peu commune. Violence verbale, pressions et
crises de nerfs ont créé un climat épouvantable, qui prolonge des comportements caractériels récurrents.

Que nous dit l’« Info’Section » du 24 Janvier ?

- Penser au renouvellement des militants et responsables de la section,

- La section doit s’investir pleinement dans les actions impulsées par le CN,

- Les cellules ne sont pas des lieux de contre pouvoirs, de mise sur le grill des orientations du congrès.

Les statuts adoptés au 36ème congrès, heureusement ne vont pas dans le
sens autoritaire de l’Info’section.

« Préambule : La diversité des motivations des expériences... implique des formes et des pratiques d’organisation qui font de la reconnaissance et du respect des opinions différentes sur les objectifs et sur les stratégies à mettre en œuvre, une dimension essentielle de la souveraineté des communistes.
Chaque adhérent... choisit librement de participer ou non à un des lieux ou formes d’activité.

Les droits attachés à la qualité de l’adhérent sont :

- Être membre de droit de l’assemblée de section

- de choisir les réseaux, collectifs auxquels il ou elle souhaite participer...

Les instances du parti doivent créer les conditions de ces droits et permettre leur exercice. La souveraineté appartient aux adhérents. Les adhérents qui ne partagent pas les décisions gardent le droit de défendre et d’exprimer leur point de vue. »

Autrement dit, c’est le bureau qui ne doit pas être un contre pouvoir à l’opinion des communistes.

Et s’il est un domaine dans lequel la souveraineté des adhérents doit
particulièrement s’exercer, c’est bien pour le « renouvellement des militants et
responsables de la section
 ».

Enfin ce n’est pas la préparation de l’initiative pour le 8 Mars qui peut nous donner satisfaction.

Suite à la décision de la section, un collectif de femmes a commencé à travailler à une conception et des initiatives, mais le bureau a pris les choses en main sans concertation et réalise son 8 Mars électoral.

La caravane et le bureau passent, les autres « ne sont pas des outils vivant en dehors de la réalité de la section ».

Mais n’est-ce pas justement cette réalité de la section qu’il faut changer ?
Nous le pensons fortement.

Comment ? C’est aux communistes Romanais d’en décider, d’ailleurs il n’y a qu’eux qui peuvent le faire.

Pour notre part voici comment nous voyons les choses :

Pour que la souveraineté des communistes s’exerce il est nécessaire qu’ils puissent se réunir dans des organisations de proximité afin que chacun se sente à l’aise pour dire ce qu’il pense, approuver, critiquer, proposer et réfléchir avec les autres. Cette organisation, c’est la cellule.

Sans débat préalable dans la cellule, les assemblées de section, le plus souvent peu fournies, se réduisent à des débats d’initiés où le bureau a un poids excessif.

Tout vote qui n’a pas pu bénéficier au préalable d’un débat argumenté et contradictoire n’est qu’un simple sondage.

Sans viser la perfection, la souveraineté des adhérents passe par la possibilité
pour chacun de participer aux débats politique dans une cellule qui se réunisse et ensuite aux assemblées de section.

Le comité de section et le bureau ont été élus dans le cadre des anciens statuts, ce qui est normal puisque c’était avant le congrès national.

Dans ce cadre, c’est le comité de section qui est l’organisme chargé de prendre les décisions politiques, conformément aux choix des communistes.

Le bureau ou exécutif n’a pas le pouvoir de se substituer aux adhérents et au
comité de section.

Pour ce faire c’est forcement un organisme restreint en nombre. Les adhérents
dans la diversité de leur approche doivent se retrouver tant dans le comité de
section, que dans l’exécutif, ainsi que dans les opérations de votes, pour être sûr que tout est régulier. C’est une condition fondamentale de la confiance.

Certes les formes d’organisation doivent tenir compte de l’importance de la
section, mais il n’y a pas de petite ou de grande section pour la démarche, c’est la même pour tous.

Chacun doit être respecté. Comment accepter dans la section des
comportements, qui au final affaiblissent le parti.

Nous sommes convaincu qu’un changement de style et de fonctionnement sont
nécessaire à la section de Romans pour commencer à travailler sereinement.

Pour ce faire le renouvellement annoncé ne doit pas être octroyé mais choisi par les communistes.

Pour être clair. Autant nous sommes très favorable à ce que des communistes
issus des couches populaires et de la jeunesse prennent toute leur place dans le parti y compris comme secrétaire de la section, autant, si c’est sur des conceptions de chef de service, nous préférons un ou une cadre, un ou une communiste expérimenté qui ont une approche correspondant mieux à la démarche de nos statuts.

Nous avons voulu poser ces problèmes parce que nous pensons qu’ils sont au cœur des difficultés de notre section aujourd’hui et qu’il faut les résoudre.

Les communistes décideront.

Luc Basin, Robert Brun

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