Battre Sarkozy et le Medef, Stopper le Front national, Reconquérir la souveraineté nationale et populaire

Une campagne communiste de rupture avec le capital
dimanche 8 janvier 2012
par  lepcf.fr
popularité : 3%

Triple A, Agences de notation, Banque centrale européenne, Fond monétaire international...tous les outils du capitalisme mondialisé s’abattent sur notre peuple pour lui imposer de renoncer à ses droits, à son pouvoir d’achat, à sa qualité de vie et à sa dignité, à la reconnaissance de son travail et de son savoir-faire...En France comme en Italie ou en Grèce, Merkel, Sarkozy et les autres veulent faire payer au peuple la dette que leur système a engendré pour mieux engraisser les capitalistes du monde entier.

Mais à quoi faut-il s’attaquer aujourd’hui pour sortir de la crise, rompre avec la dictature des marchés, mettre en oeuvre un programme de justice sociale, de création d’emplois et de développement des services publics qui permettent d’en finir avec la dégradation des conditions de vie de millions de citoyens ?

C’est bien à cette question que devrait répondre en priorité un candidat communiste à la présidentielle pour libérer l’intervention populaire, donner confiance en l’avenir et créer les conditions d’une politique de rupture avec le capital.

Force est de constater que le PCF n’a ni le candidat ni le programme qu’exige la gravité de la situation.

Chaque jour qui passe confirme que les institutions de la construction européenne et sa monnaie, sont des armes contre les peuples, au service de la concurrence libre et non faussée chère aux multinationales et aux banques mais meurtrière pour les acquis populaires.

La dette ne naît pas des dépenses des peuples mais des politiques entièrement consacrés aux intérêts des plus riches dans le cadre des Traités de Maastricht et de Lisbonne qui imposent aux états d’emprunter à des taux de plus en plus élevés après avoir confisqué les monnaies nationales ;

En Grèce, en Italie, les dirigeants de l’Union européenne n’ont pas hésité à installer les hommes de la BCE dans les gouvernements, comme ils ont volé le Non à la Constitution des français en 2005 avec le Traité de Lisbonne.

Peut-on prétendre changer réellement les choses en France sans se libérer des carcans que sont la BCE et l’euro et sans rendre au peuple sa souveraineté nationale et populaire pour décider de son destin jusqu’à si nécessaire la « nationalisation de l’euro », autrement dit la maîtrise de sa monnaie ?

Le parti socialiste a défendu le Oui à la constitution européenne en 2005. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il annonce sa volonté de réduire son programme au regard des exigences de l’Union Européenne.

Que le PCF, qui avait mené une grande bataille contre Maastricht, continue aujourd’hui de défendre la poursuite de l’euro au point de refuser d’ouvrir le débat sur cette question au nom d’un vague projet d’Europe sociale, c’est une soumission inacceptable au Parti de la Gauche européenne en opposition avec les positions prises par un grand nombre de Partis communistes d’Europe.

Quand des millions de citoyens ont le sentiment que leurs représentants politiques de tous bords éludent la question qui leur paraît essentiel cela mène tout droit à l’abstention voire au vote pour le Front national.

Nous partageons la volonté de mettre dehors Sarkozy à l’occasion des présidentielles.

Mais, après 30 ans de déception successive, qui pourrait croire qu’il suffit de voter et de changer le président pour que cela change vraiment et durablement ?

Il faut aller plus loin et ouvrir une perspective politique de rupture qui participe à élargir et renforcer le mouvement populaire avant, pendant et après l’élection présidentielle.

Dans le contexte difficile de l’absence de candidat communiste portant nationalement cette exigence, nous mènerons dans les semaines qui viennent une bataille pour aider à faire progresser un point de vue communiste sur les conditions de résistance et de rupture :

Pour sortir de la crise, en finir avec l’austérité, mettre en oeuvre un programme de justice sociale et de création d’emplois :
- nationalisation des banques sans contreparties avec contrôle parlementaire et populaire pour les milliards qu’elles ont reçus en 2008.
- refus d’honorer la dette compte tenu des intérêts abusifs déjà payés
- dénonciation de l’euro, retrait des traités de Maastricht et Lisbonne,
- réappropriation de la la souveraineté nationale et populaire
- retour à une Banque de France capable d’avoir une politique monétaire indépendante
- sortie de l’OTAN, bras armé du pillage colonialiste et du bellicisme pour reconstruire une politique extérieure au service de la paix et du désarmement nucléaire,
- refondation d’un service public orienté vers les besoins des citoyens avec une volonté de démocratisation, pour et par le peuple.

Dans cet esprit, nous participerons aux actions de de nos sections, prendrons plusieurs initiatives dans le département en direction de grandes entreprises publiques, privées et des quartiers populaires et organiserons des débats contradictoires autour de la dette, de la crise et de la sortie de l’euro.

La France a besoin d’une campagne nationale communiste !


Commentaires

Logo de Gilles Questiaux
lundi 9 janvier 2012 à 12h47, par  Gilles Questiaux

Il faut faire payer les riches !

Je pense qu’il faudrait aussi prévoir un impôt exceptionnel sur la fortune (de l’ordre de au moins 10% de la valeur nominale des biens meubles et immeubles en 3 ans avec une franchise basse de l’ordre de 150 000 euros) pour combler le déficit cumulé, et qui ne serait que récupération de ce que la bourgeoisie a thésaurisé de ses intérêts ... de la dette. cette mesure obligeant les propriétaires moyens à vendre aurait aussi l’avantage de faire baisser drastiquement les prix de l’immobilier et donc les loyers. On pourrait même par ce moyen éviter de faire défaut, ce qui limiterait les tensions internationales. Et en obligeant les détenteurs d’action à vendre, elle provoquerait une forte baisse de la spéculation boursière, et une réorientation vers l’investissement productif.

Bien entendu, il s’agirait d’une mesure révolutionnaire, comparable à la saisie des biens nationaux après 1789. 10%, c’est seulement pour ceux qui sont coopératifs !

meilleurs vœux communistes pour 2012 !

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