Vive la Commune ! Vive la République une, laïque, sociale, souveraine et indivisible !

, par  PRCF , popularité : 4%

Les municipales de 2014 prendront un caractère éminemment politique et national compte tenu des circonstances.

D’une part elles auront lieu au moment où le gouvernement PS-écolos, pressé par l’UE, par Berlin, par le MEDEF, par l’UMP, mais aussi et surtout par sa propre obstination maastrichtienne, tentera ou aura déjà tenté d’exécuter son plan euro-thatchérien de casse des acquis de 1945.

Par ailleurs, il s’agit de ne pas laisser l’UMP, le PS et le FN accaparer le débat politique en occultant l’alternative progressiste, patriotique, antifasciste et anti-maastrichtienne indispensable à notre pays en crise. Plus que jamais, l’émergence d’une issue progressiste associant indépendance nationale, progrès social et coopération internationale, est conditionnée par notre engagement à promouvoir, si modestement que ce soit, une offre politique indépendante à la fois de l’UMPS et de l’UM’Pen, se référant au programme du CNR (et à notre propre programme !), avec en perspective les « quatre sorties » : euro, UE, OTAN et capitalisme.

Il faut donc être attentif à toute proposition de liste se dessinant à la gauche du PS et indépendamment de lui sans bien entendu s’interdire de dialoguer avec des patriotes, pourvu qu’ils soient irréprochables dans leur positionnement anti-FN. Bien entendu, le PRCF doit rester à tous niveaux indépendant dans son expression, y compris là où ses militants figureront sur une liste populaire, progressiste et républicaine.

Un autre enjeu central de la campagne touche à la défense des Communes, des départements, de la République une et indivisible, contre le projet commun (sur le principe, même s’ils se disputent sur la répartition du gâteau) du MEDEF, de l’UMP, du PS, des Euro-Ecologistes, avec à l’arrière-plan la commission de Bruxelles, qui tend à désarticuler le territoire national issu de la Révolution française (Communes, départements, État-nation) au profit de l’Union transatlantique commanditée par l’impérialisme américain (Obama), de l’Europe supranationale des Länder, du tout-anglais impérial, des métropoles (Grand Paris, Grand Lyon, Grand Marseille, etc.). Faussement baptisé Acte III de la décentralisation, ce projet tend à centraliser le pouvoir des communes dans les Métropoles, celui des départements dans les Régions (éventuellement « transfrontalières »), celui des États-nations dans l’Empire euro-atlantique piloté par l’Axe Washington-Berlin. Ce serait terrible pour la démocratie de proximité, pour l’unité territoriale de la France (la loi pouvant varier in fine selon les territoires), pour les services publics d’ État et le statut des fonctionnaires, pour les conventions collectives et les grilles salariales nationales, pour la fonction publique territoriale (énormes économies d’échelle en vue sur le dos des personnels et du service rendu à la population), des petits villes (mise en tutelle des mairies à direction communiste), du commerce de proximité ; mais ce serait parfait pour les monopoles capitalistes qui joueraient à fond sur la concurrence entre les territoires. Il est donc capital que dans d’éventuelles discussions avec des partenaires nous insistions très fort sur la prise en compte de cette défense de la commune et de la nation républicaine, non pour idéaliser ce qui existe, mais pour revendiquer sa démocratisation radicale et pour stopper l’énorme régression qui se prépare. Ceci implique notamment de faire ôter le drapeau illégitime orné des étoiles de la vierge de toutes les mairies de France.

Concernant les revendications nationales à caractère local, nous devrons être très attentifs à la défense et à la promotion :
- Du produire en France industriel, agricole et de la pêche (halieutique) ; une municipalité populaire est engagée dans les luttes ouvrières (les candidats des listes progressistes devront prendre un engagement contre la contre-réforme des retraites) ; son rôle est de défendre l’emploi, d’exiger la nationalisation des entreprises qui licencient après avoir touché de l’argent public, il ne consiste pas à soutenir le chantage patronal à la baisse des salaires, à faire mousser Montebourg, à subventionner le profit privé par l’argent public ; en particulier il faut poursuivre les grands patrons qui délocalisent et abandonnent les friches industrielles aux collectivités territoriales. Les villes ouvrières françaises ne doivent pas ressembler à Détroit !
- Des services publics d’État et de la fonction publique territoriale : plus une suppression de poste ou de service, défendons les classes, les hôpitaux et maternités de proximité, les bureaux de poste, les guichets, les lignes et les gares SNCF, l’Équipement, etc. Non à toute privatisation, non aux « partenariats public-privé ». La gestion de l’eau doit être soustraite au privé. La compétence « transports publics » doit être pleinement assurée par des services publics. L’ensemble du personnel communal doit bénéficier du statut de la fonction publique territoriale.
- Du pouvoir d’achat populaire. Non à l’augmentation des impôts locaux. Non à tout impôt supplémentaire « Communauté » ou « Métropole », suppression des taxes spécifiques sur l’enlèvement des ordures ménagères, etc. ;
- Du commerce et des marchés de proximité, des centres-villes (et non des « villes-centres »)
- Développement du logement social, contre la spéculation immobilière, notamment en centre-ville. Lutte résolue contre l’étalement urbain, densification de l’habitat et des activités autour des grands axes de transport en commun.
- De la sécurité, avec une implantation suffisante de la police nationale : non aux polices municipales, aux milices de « voisins » infiltrées par l’extrême droite,
- De la laïcité : pas de subvention publique à l’école privée, priorité au service public, pas de présence officielle du Maire aux cérémonies religieuses ;
- De la mémoire républicaine et ouvrière de la France : honneur aux combattants de l’indépendance nationale, de l’émancipation sociale, de l’égalité entre les sexes, des Lumières, de la résistance au fascisme, au racisme, à l’homophobie assez d’ostracisme contre les figures du mouvement ouvrier et communiste international et national ;
- Défense de la langue française, qui doit rester « la langue de la République » (article II de la constitution), aucune subvention à des manifestations se dénommant en anglais, défense des langues régionales et apprentissage des langues de l’immigration, mais dans un cadre républicain et en excluant tout soutien au séparatisme régionaliste ;
- Développement des transports en commun et tarification très basse. Grands parkings gratuits à l’entrée des agglomérations pour favoriser le rabattement sur les transports collectifs. Refus du stationnement payant à l’intérieur des villes tant que les travaux permettant ce rabattement ne sont pas effectués. Politique volontariste pour promouvoir les moyens de transport non motorisés.
- Priorité municipale à l’enfance et au grand âge ;
- Solidarité avec les travailleurs privés d’emploi qui ne doivent pas être traités d’ « assistés » sans riposte appropriée ;
- Engagement résolu de la municipalité pour la liberté, l’égalité, la fraternité, contre le racisme, le sexisme, la xénophobie, l’antisémitisme et l’islamophobie, solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme ;
- Attention prioritaire à la culture, à la science, aux techniques, à la littérature, etc.
- Défense de l’environnement contre le tout-profit, mais refus que l’écologie serve de prétexte à désindustrialiser encore plus notre pays. La collecte et le traitement des ordures ménagères doivent être effectuées par les services communaux et exclusivement financée par l’impôt (refus des redevances dites « incitatives »). Refuser de faire peser des obligations de tri sur les usagers, c’est-à-dire du travail gratuit pour les Véolia et autres. Combattre les campagnes de culpabilisation qui visent à rendre ce travail obligatoire et à sanctionner pénalement cette obligation.
- Partout, remplacer la supracommunalité imposée par l’ intercommunalité choisie, avec poids égal des petites et des grandes communes. Révision de tous les engagements intercommunaux
- Liberté d’expression municipale, avec notamment partout des moyens normaux pour l’affichage politique et un accès égal des partis politiques aux boîtes aux lettres des immeubles collectifs ;

Bien entendu, s’appuyer pour approfondir ces quelques thèmes, sur le programme national du PRCF.

Sur ces bases, les sections et cellules locales du PRCF quand elles existent, sont habilitées à décider de leur soutien ou de leur participation à une liste après consultation de l’instance départementale, de l’instance départementale et nationale s’il s’agit d’une ville de plus de 20.000 habitants. Faute de section locale, l’AG départementale ou à défaut, le bureau élu, statuent sur les propositions avec le double souci d’élargir l’audience du PRCF, de développer ses alliances, de l’ancrer dans la population et de ne pas le compromettre dans une aventure électorale sans principe.

Là où aucun soutien ou participation du PRCF n’auront été décidés, les organisations locales du PRCF participeront néanmoins à la bataille idéologique en faisant connaître les positions nationales sur les municipales, et si possible, les propositions locales, par exemple en éditant un journal local affilié à Initiative communiste. Bien entendu, la participation aux élections locales ne doit pas occulter les autres dimensions du combat du PRCF, notamment à l’échelle nationale ou internationale.

Il est essentiel que rapidement, les camarades des grandes villes concernées par les projets réactionnaires d’Euro-Métropoles, prennent position publiquement contre ces projets.

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
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  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).