Une ligne de lutte pour le renversement du capitalisme

vendredi 1er juillet 2011
par  communistes
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L’article de Elisseos Vagenas, membre du CC du KKE, et responsable de la Section des relations internationale (traduction PAM)

Cet article a été écrit pendant l’importante grève générale de 48 heures les 28-29 Juin, qui a mobilisé sur tous les lieux de travail. Les manifestations de grève de tous les travailleurs du front militant (PAME) qui rassemble les syndicats qui travaillent sur ​​une base de classe ont été sans précédent.

JPEG - 155.7 ko Les manifestations et les rassemblements de masse du PAME sont différents de ceux des directions syndicales compromises des fédérations des syndicats du privé (GSEE) et du secteur public (ADEDY). La raison n’est pas seulement dans la participation massive des travailleurs, leur militantisme et les mesures pour leur protection, mais aussi dans le fait qu’ils ne se contentent pas de chercher à bloquer le nouveau « paquet » de mesures anti-populaires, mais de mettre en avant la nécessité d’entrer en conflit total avec l’Union européenne et l’exploitation capitaliste dans son ensemble.

Contrastant avec les manifestations de ce qu’on appelle les « citoyens indignés », qui crient ce slogan soi-disant « neutre » mais trompeur "voleurs, voleurs » devant le parlement, le slogan qui est répandue dans les manifestations massives du PAME est : " Aucune machine ne peut tourner sans les travailleurs. Travailleurs, vous pouvez faire sans les patrons ! "

La ligne de lutte du parti communiste et l’orientation de classe du mouvement syndical et de travailleurs devient de plus en plus cruciale dans les conditions actuelles où le peuple grec subit les conséquences de la crise capitaliste qui engendre la pauvreté, le chômage et la misère de la classe ouvrière et des familles populaires et lorsque le gouvernement du PASOK avec l’UE et le FMI met en œuvre un programme anti-populaires sauvage visant à la réduction du prix de la main-d’œuvre et l’augmentation de la compétitivité et la rentabilité du capital.

Le KKE a souligné dès le premier instant que la crise capitaliste, dont le peuple grec fait l’expérience, exprime l’accentuation de la contradiction principale entre le caractère social de la production et du travail d’une part et l’appropriation privée capitaliste, de ses résultats d’autre part. En outre, il luttait contre la campagne trompeuse affirmant que le gouvernement du PASOK aurait été inféodés au FMI ou à des puissances étrangères révélant que le mémorandum anti-travailleurs exprime les choix concrets de la bourgeoisie grecque concernant les alliances qui ont assuré sa rentabilité dans ces conditions particulières.

Le KKE a réfuté les positions sociales-démocrates et opportunistes qui sont propagées par les forces du soi-disant Parti de Gauche européenne (PGE), ainsi que par d’autres, des positions qui attribuent les causes de la crise à une gestion néo-libérale [1], car elles dissimulent l’activité des lois du système d’exploitation, elles cachent que les crises éclatent indépendamment de la gestion social-démocratie ou libérale, comme elles cachent l’aiguisement des contradictions du système : l’anarchie et l’inégalité qui caractérise la production capitaliste, la sur-accumulation de capital qui a été accumulé dans la période de croissance économique due à l’exploitation de la force de travail et ne peut pas trouver une issue qui lui assure un taux de profit élevé.

Au cours des deux dernières années, il y a eu des luttes de classe à plusieurs facettes contre l’assaut du capital, la politique anti-populaire du gouvernement libéral de ND précédemment et aujourd’hui du gouvernement social-démocrate du PASOK, qui est soutenu par les autres forces politiques bourgeoises et les dirigeants subjugués du gouvernement et du syndicalisme dirigé par les patrons.

Plus de 20 grèves générales à l’échelle nationale ont été organisés avec succès dans la période 2010-2011 ; également une série de grèves dans les secteurs et les entreprises, les rassemblements de masse, des occupations de bâtiments publics et autres immeubles, des luttes massives avec la participation de centaines de milliers de travailleurs et des forces populaires.

Le KKE et le PAME, le mouvement ouvrier militant, les rassemblements militants soutenus par notre parti dans les mouvements des paysans, des travailleurs indépendants, des femmes et des jeunes ont joué un rôle prépondérant dans ces luttes.

La ligne de lutte du KKE et son orientation de classe a apporté une contribution particulière au conflit avec le capital et la politique anti-populaire comme il a clarifié dès le début que la crise, le déficit et la dette sont un produit du développement capitaliste, de la stratégie qui soutient les groupes de monopole et que les travailleurs ne sont pas responsables. De plus en plus de travailleurs, voient cette réalité aujourd’hui quand ils comparent la dette publique (350 milliards d’euros) avec les dépôts des capitalistes grecs qui en Suisse atteignent 600 milliards d’euros.

De plus en plus de travailleurs abandonnent les partis bourgeois (PASOK-ND), ouvrent les yeux sur les analyses et propositions du KKE, car les communistes sont apparus utiles et pertinents dans le développement de la crise. Le KKE a dénoncé le gouvernement et l’UE qui imposent un chantage au peuple en menaçant que le gouvernement ne recoive pas le 5eme versement de prêt à moins qu’il n’accepte les nouvelles mesures anti-travailleurs.

Les communistes en Grèce affirment avec fermeté que c’est la ploutocratie qui doit payer pour la crise dont elle est responsable. Dans le même temps, le KKE estime que la lutte pour chaque problème de la population doit se développer dans le souci d’une meilleure organisation, concentrant et préparant de larges forces des classes de travailleurs et populaires et de travailler non seulement pour créer de meilleures conditions pour la vente de la force de travail mais aussi pour le renversement du système d’exploitation, afin d’ouvrir la voie pour le pouvoir du peuple et l’économie du peuple, pour le socialisme.



[1] le fait de l’appeler ultra-libéral ne change rien d’ailleurs à ce raisonnement NDT


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