Toujours le savoir vivre communiste, les leçons de maintien d’un révolutionnaire : il ne faut jamais faire ce que veut l’adversaire.

, par  Danielle Bleitrach , popularité : 15%

Etre communiste c’est dans le fond avoir un certain mode de pensée, celui de la conviction qu’il doit se battre parce qu’on ne lui fera pas de cadeau. Donc il se dit : « Que veut l’adversaire, qu’est-ce que je veux moi et quels sont mes points d’appui, mes faiblesse, les siens ?… Toutes questions incontournables et qui peuvent être utilement éclairées par l’Histoire, parfois comme en ce moment elle donne l’impression de bégayer.

En 1973, le capitalisme était en crise. Les solutions adoptées à la fin de la seconde guerre mondiale dites keynesiennes, n’assuraient plus le taux de profit. Les conditions du pillage devaient être changées puisque le monde entier se libérait et la décolonisation s’étendait. L’impérialisme toujours classe dominante, à qui la soif de profit tient lieu d’intelligence effectivement supérieure, proclama la crise pétrolière,un nouveau barême de l’échange, la mobilisation des ressources en sa faveur, le marché, le libre renard dans le libre poulailler. Le Chili fut le lieu d’où se déclencha sa contre offensive dite néo-libérale, le Chili et une grande partie de l’Amérique latine devinrent les lieux où l’on torturait les enfants devant leurs parents pour les faire parler, où l’on pratiqua les massacres de masse pour mieux détruire les organisations ouvrières. L’Etat providence fut dénoncé mais l’Etat répressif plus que renforcé.

l’essence du néo-libéralisme est dans une phase du capitalisme, selon Bourdieu, est « un programme de destruction des structures collectives capables de faire obstacle à la logique du marché pur. » Mais j’ajouterai à cette définition le fait que l’on assiste à un renforcement des structures étatiques et supra-étatiques pour la répression, l’amée et la police de plus en plus confondues avec le mercenariat privé, la financiarisation, le contrôle des changes et la suptématie du dollar maintenue à tout prix et l’achat massif d’armes. le tout défendu par un contrôle médiatique, une manipulation à une échelle jusqu’ici inconnue.

L’extraordinaire de l’affaire fut que les médias capitalistes proclamèrent dans le même temps la lutte pour la liberté et les droits de l’homme contre « le totalitarisme » soviétique, le Goulag on ne nous parla plus que de ça et on assassina en silence en Amérique latine. l’impérialisme utilisa à plein la division sino-soviétique et ses effets dans le tiers monde en particulier. On confondit libéralisme et liberté contre le collectivisme et les droits sociaux, dans les pays capitalistes et chez les « élites » le libéralisme devint libertaire et les pauvres furent accusés d’être réactionnaires

Ce fut effectivement la chute de l’URSS et pour ce qui nous concerne nous français, l’acceptation de la soumission politique, idéologique à une social démocratie qui avait rallié le camp des vainqueurs.

L’impérialisme y gagna quelques trente ans de survie, mais le néo-libéralisme avait aggravé les contradictions,la majorité du monde était privé de droits et de plus en plus d’accès aux ressources vitales, les guerres, la famine remettaient les humains en mouvement. l’hégémonie impériale faisait eau de toute part et elle n’assurait même plus protection à ses vassaux, une épidémie de révolte s’empare de la planète.

la Chine monte en force et non seulement lui dispute la première place tout en résorbant la misère et les effets du colonialisme qui lui avait été imposé mais désormais elle prétend agir pour une autre conception des relations internationales, à la fois multipolaire et donnant toute sa place au sud. Tandis que partout la colère monte devant une situation devenue intenable. En particulier en Amérique latine ou se sont esquissées des formes nouvelles d’unité et l’empire qui perdait pied partout ne put s’accommoder de perdre les immenses ressources de son arrière cour. et il se lança dans une contreoffensive qui se heurte à des résistance, les risques d’embrasement s’étendent.

Ce qui est fascinant c’est de voir à quel point cet empire tente d’appliquer les mêmes recettes qu’en 1973, il bégaye. Ce qui se passe en Bolivie, mais aussi au Chili et en Colombie, au Brésil est effrayant, c’est le fascisme et comme jadis où les tortionnaire d’Algérie étaient venus donner un coup de main, nos policiers sont sollicités dans la maitrise des peuples. Nos médias ont visiblement des consignes : recommencer le coup du goulag et faire de la Chine l’empire totalitaire par excellence en taisant le massacre de l’indien en Bolivie.

Nos médias ont comme consigne de ne parler que de Hong kong et de taire ce qui se passe de réellement abominable du côté de la paz ou de Santiago. On n’en est plus d’ailleurs à dénoncer les dictatures communistes du venezuela, on s’impatiente en se demandant quand est-ce que la dictature, celle chère aux Etats-Unis va enfin prendre le pouvoir, tant pis pour la casse, d’ailleurs on les sent supendus à ce qui se passe à Hong Kong, ils espérent des morts, des yeux crevés et ils encouragent les émeutiers en pietinant d’impatience.

Quelquefois ça marche, il suffit de lire les interventions dans les réseaux sociaux, des individus qui se prétendent de gauche, « marxiens » parfois n’en finissent pas de dénoncer la « dictature » chinoise ou venezuélienne et ne disent pas un mot sur les morts et les viols en Bolivie. Et c’est là leur principale force , l’état d’abétissement dans laquelle ils nous ont réduit.

ils ont gagné trente ans, et leurs principaux atouts demeurent les divisions qu’ils essayent de multiplier au sein de ceux qui protestent, l’absence d’unité d’abord au niveau international où Macron s’est donné pour mission pour séparer la Russie de la Chine comme de garder les anciennes colonies et protectorat dans le camp de l’empire alors qu’il a tant de mal à faire face à la colère ici.Il faut convaincre les oligarchies nationales, celles dont les gouvernements manifestent des velleités d’indépendance qu’ils doivent de rallier car les peuples leur prendront tout et ne feront pas de quartier, sans parler de quelques couches moyennes tentées par la collaboration de classe jusqu’au dépouillement intégral. Ici aussi on applique ou on tente d’appliquer les recettes , on investit le sociétal, le religieux pour le transformer en facteur de division, le racisme est flatté à la fois repoussoir et de plus en plus éclaireur, le recours à l’extrême-droite est plus que possible.

Et on ne peut le faire que le facteur d’unité réelle, la dimension de classe a été affaibli dans son idéologie autant que dans son organisation avec l’effacement programmé des partis communistes et ce qui va avec les syndicats de masse et de classe.

Dois-je vous faire un dessin ? Un dernière leçon de savoir-vivre pour éviter le savoir-mourir : « il ne faut jamais faire ce que ceut l’adversaire ! »

danielle Bleitrach

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