Samir Amin, un baobab est tombé

, par  Gilbert Remond , popularité : 12%

Nous avions pensé à lui pour venir nous parler de la révolution d’octobre et participer à nos dernières rencontre internationalistes au côté des délégations du PCC et KPRF. Gageons que sa présence aurait apporté un caractère encore plus intéressant aux débats riches que nous avons eu à cette occasion. Nous n’aurons donc plus l’occasion de l’entendre puisqu’il vient de s’éteindre après une vie bien remplie. J’ai trouvé un peu partout des témoignages sur lui et son œuvre. Je vous les reproduis ici en vous souhaitant bonne lecture.

Amicalement
Gilbert Rémond

Décès de notre ami et camarade, Samir Amin !

Nous avons appris hier, 13 août, le décès de notre ami et camarade Samir Amin.

Immense théoricien du développement inégal, de la nécessaire déconnexion des peuples du tiers monde avec le système prédateur de l’économie mondialiste, il nous laisse une œuvre foisonnante, qui va de livres militants de synthèse comme son dernier livre "Le Bicentenaire de la naissance de Marx" (Delga, 2018) jusqu’à l’analyse la plus novatrice où il complète le marxisme, notamment dans son maître ouvrage "La loi de la valeur mondialisée".

Marx s’était en effet proposé de traiter de l’économie capitaliste mondiale dans un volume VI du Capital, qui n’a jamais vu le jour. De ce fait, les marxismes historiques, largement confinés dans l’exégèse des écrits de Marx, ont éliminé de leur programme la réflexion, pourtant indispensable, sur la mondialisation de la loi de la valeur. Samir Amin a notamment tenté de combler cette lacune et proposé une analyse de la transformation de la loi de la valeur en loi de la valeur mondialisée, dégageant ainsi les fondements théoriques de la polarisation produite par l’expansion mondialisée de la domination du capital.

On notera, parmi ses ultimes combats, le soutien sous forme d’une longue contribution (et non d’une simple préface) à l’ouvrage de Jean-Pierre Page "CGT : pour que les choses soient dites" (Delga, 2018).

Aymeric Monville


Hommage au regretté penseur et militant altermondialiste Samir Amin

13 Août 2018
La Rédaction de Investigaction.net

L’écrivain et économiste franco-égyptien Samir Amin est décédé hier soir à 86 ans. Président du Forum des Alternatives et participant incontournable du Forum Social Mondial aux côtés de son ami François Houtart, Amin est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages essentiels pour comprendre l’histoire récente du déclin du système capitaliste et l’importance du phénomène des pays émergents pour bâtir une alternative au monde unipolaire. Des livres comme "Eurocentrisme", "La déconnexion : pour sortir du système mondial" ou encore "Le monde arabe dans la longue durée" resteront des instruments précieux pour les générations présentes et futures engagées dans la résistance pour un autre monde possible. En espérant que l’exigence de son travail inspirera d’autres à le poursuivre en allant à contre-courant de la pensée dominante, Investig’Action tient à lui rendre un dernier hommage avec un petit échantillon de quelques-uns de ses articles les plus remarquables.

L’Europe, ou les Europes, en construction ? Ou en déconstruction ?

Pour d’aucuns l’Europe est en construction. Mais Samir Amin trouve leur jugement, estime leurs critères d’appréciation limités et fragiles, relatifs à l’interdépendance des intérêts à court terme des monopoles "européens". Pour lui, la crise en cours amorce plus probablement la "déconstruction" de l’Europe.
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Sauvegardez l’unité de la Grande Bretagne et cassez l’unité de la Grande Russie

En comparant le référendum écossais et le conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine, on ne peut que constater la duplicité du discours et des actes des puissances occidentales : deux poids, deux mesures.
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L’ouverture du nouveau Canal de Suez

Les puissances impérialistes (Etats Unis et Europe) n’ont jamais digéré la nationalisation de 1956 et l’exercice de la pleine souveraineté égyptienne sur le Canal. Elles ont même fait la guerre à l’Egypte pour rétablir le statut antérieur "privé" (dominé par la Grande Bretagne et son allié la France) de la gestion du Canal. Et échoué à l’époque.
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"Le développement inégal et la question nationale"

On ne peut guère éviter de poser la question de savoir si, dans notre monde contemporain, la voie du développement capitaliste a épuisé son potentiel. En précisant le sens des mots : si les pays actuellement sous-développés peuvent encore, par la voie capitaliste, rattraper les pays capitalistes avancés, devenir "à leur image".
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Samir Amin : la souveraineté au service des peuples

L’objectif du dernier livre de Samir Amin "La souveraineté au service des peuples" (éditions CETIM), est de remettre au centre du débat la question de la souveraineté, un concept majoritairement entendu dans sa dimension nationale-bourgeoise (la souveraineté nationale au service des intérêts économiques de la classe dominante) ou nationale-identitaire voir fasciste (la souveraineté nationale au service d’un groupe ethnique/national précis).
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Le Manifeste communiste, 170 ans plus tard

Aucun texte écrit au milieu du XIXème siècle n’a tenu la route jusqu’à aujourd’hui aussi bien que le Manifeste Communiste de 1848. (…) Marx et Engels étaient-ils des prophètes inspirés ? Des magiciens capables de lire dans une boule de cristal ? Des êtres exceptionnels pour leur intuition ? Non. Ils avaient seulement mieux compris que quiconque, en leur temps et pour notre temps encore, l’essentiel de ce qui définit et caractérise le capitalisme.
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L’indispensable reconstruction de l’Internationale des travailleurs et des peuples

La mise en route de la construction d’une nouvelle Internationale des travailleurs et des peuples devrait constituer l’objectif majeur du travail des meilleurs militants convaincus du caractère odieux et sans avenir du système capitaliste impérialiste mondial en place.
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Source : Investig’Action


Un intellectuel progressiste de renom, Samir Amin, meurt en France

Paris, le 13 août (Pierre Laurent) L’intellectuel progressiste Samir Amin est décédé en France à l’âge de 86 ans, après quoi de nombreux hommes politiques et personnalités expriment aujourd’hui leur reconnaissance et leur admiration pour l’héritage de son œuvre.

Né en Egypte en 1931, Amin a passé une grande partie de sa vie dans cette nation européenne, où il s’est consacré à la recherche et au travail académique jusqu’à sa mort.

Le secrétaire général du Parti communiste français, Pierre Laurent, a salué dans une déclaration lundi « la mémoire et l’intelligence, les actions, la générosité et les énergies toujours renouvelées » de la personne qui « a consacré sa vie aux mouvements populaires qui cherchent à transformer le monde ».

Selon ses mots, le travail d’Amin a été décrit comme le seul objectif de l’émancipation humaine et sociale, de libérer la race humaine du capitalisme, des logiques de domination et d’exploitation que sont le colonialisme, l’impérialisme, le patriarcat, le fascisme, l’occidentalisme, la xénophobie et la guerre.

Laurent a également rappelé son militantisme actif dans les luttes anticoloniales et pour l’indépendance des peuples du soi-disant Tiers Monde.

« Auteur d’un ouvrage marxiste prolifique qui restera longtemps encore un point de référence, Samir a formé plusieurs générations de chercheurs et d’activistes d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, d’Europe et d’Amérique du Nord, encourageant les contacts et le dialogue autour d’objectifs communs », a-t-il déclaré.

Des messages sur la mort d’Amin, ainsi que ceux des présidents Nicolás Maduro (Venezuela) et Evo Morales (Bolivie), arrivent également de nombreux pays du monde entier.

« Je regrette le départ physique du Frère Samir Amin, un grand théoricien marxiste, anti-impérialiste, antiimpérialiste, anti-colonialiste, qui a accompagné la lutte des peuples du monde avec ses réflexions et ses enseignements. L’héritage de sa pensée pour la justice sociale sera éternellement reconnu. Samir immortel », a publié Morales sur son compte de réseautage social Twitter.

De son côté, Maduro a écrit : « Je regrette le départ physique du révolutionnaire Samir Amin, intellectuel marxiste, économiste et géopoliticien égyptien ».


Décès de l’économiste Samir Amin, théoricien de la "déconnexion"

Le 13 août 2018, par Jeune Afrique

L’économiste Samir Amin est décédé le 12 août 2018 à Paris, à l’âge de 86 ans. Ce théoricien du « développement inégal » n’avait jamais renoncé à ses convictions puisées dans le marxisme.

Directeur du Forum du Tiers-monde, l’économiste franco-égyptien Samir Amin est décédé dimanche 12 août à Paris. Il avait 86 ans. « Contrairement à nombre de ses collègues séduits par "l’économie libérale et planétaire", lui n’a jamais renoncé à des convictions puisées dans l’idéologie marxiste », écrivait Jeune Afrique à son sujet en 2005.
L’annonce de sa mort a déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux, à la fois de la part d’hommes politiques, d’économistes ou d’anciens élèves. Macky Sall, le président sénégalais, a notamment salué celui qui a « consacré toute sa vie au combat pour la dignité de l’Afrique, à la cause des peuples et aux plus démunis ». « Un vrai croyant en une Afrique démocratique et unie », selon Célestin Monga, vice-président et chef économiste de la Banque africaine de développement (BAD), « vous n’aviez pas besoin de partager tous ses points de vue marxistes pour le voir comme l’un des esprits les plus aiguisés de l’économie et un vrai croyant en une Afrique démocratique et unie. Le monde a perdu un géant, un esprit magnifique et une espèce rare de professeur ».

Le projet d’un « autre développement »

Né au Caire en 1931, Samir Amin appartient à la génération des économistes tiers-mondistes qui ont tenu le haut du pavé durant toute la décolonisation. Après avoir obtenu son doctorat en économie, il a travaillé entre 1957 à 1960 pour l’administration de Nasser, avant de conseiller entre 1960 et 1963 le gouvernement du Mali. Il est ensuite devenu professeur aux universités de Poitiers, Dakar et Vincennes.

Il a dirigé à partir de 1970 l’Institut africain de développement économique et de planification de Dakar (Idep), rattaché à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Il a quitté cette organisation en 1980, pour cofonder le Forum du Tiers-monde, une association regroupant plus d’un millier d’intellectuels d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, dont le bureau africain est à Dakar.

« Alors que la faillite du développement paraît consommée en Afrique, Amin multiplie les analyses et les discussions sur le projet d’un "autre développement" dans un monde polycentrique où les quatre ou cinq "grands" qui ont remplacé les deux superpuissances militaires américaine et soviétique n’ont pas cessé pour autant de marginaliser les victimes des stratégies du capital mondial (ou "mondialisé") », expliquait Jeune Afrique en 2005.

« À "l’ajustement" aux tendances dominantes, Amin oppose donc la "déconnexion" qui consiste, pour une nation défavorisée, à soumettre ses rapports avec l’extérieur aux exigences prioritaires de son propre développement. Ce "nationalisme progressiste", qui n’exclut pas la coopération régionale comme instrument de lutte contre les monopoles mondiaux, constitue, selon lui, une étape de la longue transition du capitalisme mondial au socialisme mondial ».

En février 1977, il signait dans Jeune Afrique une tribune consacrée aux chemins de l’unité du monde arabe.

Tribune de Samir Amin dans Jeune Afrique, en février 1977, par Juliette Redivo sur Scribd

« Il faut amorcer des formes d’organisation qui permettent aux travailleurs et aux peuples de toute la Planète de coordonner leurs stratégies de lutte, de passer de stratégies défensives, laissant l’initiative au pouvoir capitaliste impérialiste dominant, à une stratégie offensive contraignant l’adversaire à, lui, se retrouver sur la défensive et à répondre à nos initiatives, celles des travailleurs et des peuples », écrivait-il sur son blog en décembre 2017.


« Un baobab est tombé » : Samir Amin est mort...

L’Huma - Lundi, 13 Août, 2018

« Marx n’a jamais été aussi utile », disait Samir Amin, qui fut sans conteste l’un des esprits les plus lucides du vingtième siècle dans la critique du système capitaliste mondialisé. Pour lui la logique capitaliste du profit entraîne la destruction des bases de la reproduction de la vie sur la planète. Cette critique fondamentale s’accompagnera tout au long de sa vie d’une analyse sans concession des rapports de domination entre le centre, les pays capitalistes développés, et la périphérie, le Tiers-monde.

Professeur agrégé de sciences économiques, Samir Amin, né au Caire en 1931, formé à Paris dans les années cinquante, a bouleversé le monde de l’économie du développement avec son immense livre intitulé : « Le développement inégal. Essai sur les formations sociales du capitalisme périphérique », Paris, Éd. de Minuit, paru en 1973 et analysant les modes de production tributaire à la périphérie et le mode de production capitaliste au centre.

Cet ouvrage majeur le propulse dans le champ antimondialiste qui deviendra deux décennies plus tard, l’altermondialisme. Grand défenseur des jeunes nations africaines, ce précurseur a toujours concilié son travail universitaire avec un engagement militant. Conseillé du gouvernement malien de 1960 à 1963, il fonde à Dakar, l’Institut africain de développement économique et de planification.

Il participa aussi à la création, d’Enda-Tiers Monde, l’une des premières ONG africaines. Pour lui il faut redéfinir l’ordre mondial basé sur le capitalisme financier et supprimer ses institutions comme l’OMC, le FMi et la Banque mondiale. Une pensée dense et radicale qui a inspiré plusieurs générations d’économistes africains.

Une perte pour le monde de l’économie et les cercles progressistes du Nord et du Sud.

« Un baobab est tombé », écrit le professeur Saliou Sy de l’Ecole de Dakar en hommage à l’économiste franco-égyptien qui résidait au Sénégal depuis plus de 40 ans.

« Avec le décès de l’économiste franco-égyptien Samir Amin, vient de disparaître un des grands intellectuels marxistes de notre époque, un camarade fraternel et un ami. », réagit son éditeur Francis Combes. « Samir a publié six livres aux éditions Le Temps des Cerises. Nous avons édité ses analyses théoriques sur la Loi de la valeur mondialisée, sa critique du Virus libéral, son étude sur de la Crise du capitalisme sénile. Il nous avait aussi confié ses livres sur l’Éveil du sud et sur les Communistes dans le monde arabe, tout un pan de l’histoire contemporaine dont il fut non seulement un observateur attentif mais un acteur, car Samir alliait la théorie et la pratique.

La force de sa pensée et sa grande utilité tenaient à sa lucidité, au fait qu’il avait un point de vue vraiment mondial (et non euro-centré) sur le capitalisme et à ce qu’il n’a jamais renoncé à l’engagement aux côtés des peuples dans la lutte contre l’impérialisme.

Il animait le Forum du Tiers monde, de Dakar. Et il a pris une part active dans de nombreuses initiatives collectives pour faire renaître une perspective progressiste et révolutionnaire.

Dans un bref livre qu’il nous avait confié, c’est lui qui a lancé l’idée (reprise par Chavez) de la nécessité d’une Cinquième Internationale, dans l’esprit de la Première. Ses réflexions sur la longue transition vers une société socialiste nous sont précieuses. Il continuera d’être à nos côtés et nous continuerons de nous appuyer sur ses travaux et travaillerons à les diffuser... »

Pour Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF :

Les internationalistes que nous sommes se sentent aujourd’hui un peu orphelins.

« Je perds un ami pour lequel j’avais le plus grand respect et une profonde estime », écrit le secrétaire national du PCF dans un communiqué :

« De celui qui voua son existence aux mises en mouvement populaires qui visent à transformer le monde, nous communistes français voulons saluer la mémoire et l’intelligence, les actions, la générosité et l’énergie toujours renouvelées.

L’existence entière de Samir fut tendue vers le seul objectif de l’émancipation humaine et sociale ; à libérer le genre humain du capitalisme, et des logiques de domination et d’exploitation que sont le colonialisme, l’impérialisme, le patriarcat, les fascismes et nazisme, l’ "occidentalisme", la xénophobie et la guerre. Militant des luttes anticoloniales et pour l’indépendance des peuples du "Tiers Monde", Samir était pour moi un internationaliste par excellence qui a tout autant contribué à briser le joug des aliénations sous toutes leurs formes.

Samir Amin fut sa vie durant un intellectuel en constant mouvement qui nourrissait ses travaux et prises de position d’expériences concrètes, d’expérimentations politiques et sociales, d’écoute et d’échanges.

Auteur d’une œuvre marxiste prolifique qui continuera longtemps de faire référence, Samir a formé plusieurs générations de chercheurs et de militant-e-s d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, d’Europe et d’Amérique du nord en favorisant leurs contacts et dialogues autour d’objectifs communs, en particulier au sein du CODESRIA, établi à Dakar. »


RFI : voir les vidéos 8’

Avec la mort de l’économiste Samir Amin le 12 août 2018, disparaît l’un des plus brillants théoriciens de la pensée marxiste et du communisme. Né en 1931 d’un père égyptien et d’une mère française, tous les deux médecins, il avait grandi à Port-Saïd, avant de venir achever à Paris ses études en statistiques et en économie.

Membre du Parti communiste français dès l’âge de 17 ans, il était considéré comme un des critiques les plus lucides de l’impérialisme économique occidental dans le monde. Vivant depuis plusieurs années à Dakar, Samir Amin était proche des mouvements populaires en lutte pour un avenir meilleur en Afrique.

Témoin privilégié des indépendances africaines, il aimait répéter que « le pire régime de l’Afrique indépendante était cinquante mille fois meilleur que ce qu’on appelait la belle colonisation ». RFI l’avait rencontré en mai 2018 à son domicile parisien à l’occasion du bicentenaire de Karl Marx.

35’ -"Révolution d’Octobre et mouvements de libération nationale", par Samir Amin
1h37 -"L’implosion du système de la mondialisation néolibérale", par Samir Amin

2h -"Lire le Capital, lire les capitalismes historiques", par Samir Amin -


Journal du Cameroun :

L’économiste franco-égyptien, Samir Amin, est décédé dimanche après-midi à Paris (France) des suites d’un cancer du poumon à l’âge de 86 ans, a appris APA de sources concordantes. « Samir a été évacué de Dakar pour Paris le 31 juillet 2018 pour y être hospitalisé. Samedi il a pu quitter l’hôpital pour revenir dans sa maison où il est resté une heure durant laquelle il a discuté un bout avec son épouse et des amis ! Il est ensuite reparti à l’hôpital où il est décédé ce dimanche 12 août à 16h18 minutes », a écrit sur sa page Facebook l’économiste sénégalais, Cherif Salif Sy, selon qui un « baobab est tombé ».


Le Monde diplomatique

Le 13 août 2018,

Samir Amin (1931-2018)

Critique de l’eurocentrisme et théoricien de l’altermondialisme, conseiller de nombreux gouvernements du tiers-monde et "non alignés", Samir Amin plaidait pour un monde multipolaire et pour une cinquième Internationale. Il aura consacré sa vie à mettre en échec le projet impérial. Il avait 87 ans. Tous ses articles dans "Le Monde diplomatique" sont en accès libre.

↪️ www.monde-diplomatique.fr/recherche…

(photo cc https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Neris_Juliao_15.JPG)


Samir Amin (1931-2018)

• Publications :

Samir Amin, septembre 2016
Avant, ailleurs | Le Sud découvre qu’il est entravé, pas en retard | L’un des courants de la critique du modèle économique dominant s’attache à mettre au jour les (...) →
Quel altermondialisme ?
Samir Amin, janvier 2007
Forum social mondial | La forme actuelle de la mondialisation a peu à offrir à la grande majorité des peuples du Sud : profitable pour une minorité de personnes, elle (...) →
Trois défis pour les Forums sociaux
Samir Amin et François Houtart, mai 2006
Conscience collective sans acteurs collectifs ? | A Porto Alegre, en janvier 2001, avec le premier Forum social mondial, s’était ouvert un nouvel espace de (...) →
Mettre en échec le projet impérial
Samir Amin, François Houtart et Ignacio Ramonet, décembre 2005 • Manière de voir
En lutte ! - Etat des résistances dans le monde | En 2002, l’ouvrage Mondialisation des résistances (L’Harmattan, Paris), élaboré par le Centre tricontinental (Cetri) de (...) →
L’économie "pure", nouvelle sorcellerie
Samir Amin, août 1997
Des pseudo-mathématiques au cybermarché | C’est un trait classique de tous les totalitarismes que de conférer un statut scientifique à une idéologie. L’économie qui se (...) →
Vers une nouvelle vague de luttes populaires
Samir Amin, mai 1979
L’échec des bourgeoisies locales et l’absence d’un développement dans l’intérêt des populations | Ou bien le soumettre, et accepter une exploitation accrue en temps de (...) →
Autarcie ou ordre multipolaire démocratique ?
Samir Amin, février 1977
Le tiers-monde et la division internationale du travail | Il semble communément admis aujourd’hui que le modèle de la croissance, du développement et de la division (...) →
Une remise en cause de l’ordre international
Samir Amin, juin 1975
Alarme et impatience dans le Tiers-Monde | Il devient chaque jour plus évident que le système économique dans lequel nous avons vécu durant les dernières décennies est (...) →
Organiser de nouvelles relations entre l’Europe et le tiers-monde
Samir Amin, novembre 1974
Pour faire face à la contre-offensive des Etats-Unis | Depuis au moins huit ans, une crise du système capitaliste s’est amorcée progressivement. Cette crise ne résulte (...) →
Afrique : une croissance plus rapide qu’à l’époque coloniale, mais sans développement
Samir Amin, décembre 1971
Le tiers-monde frustré de son développement | Il n’est certainement pas aisé de dresser en quelques pages le bilan du développement de l’Afrique au cours des deux (...) →
Les socialistes, les altermondialistes et les autres
Samir Amin, décembre 2008
Gaël Brustier | Ce livre, qui analyse les raisons de l’abandon d’un projet socialiste en France, met d’emblée en cause l’adoption d’une « idéologie européaniste ». Conçue (...) →

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    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).