Rencontre des signataires à Vénissieux le 5 Février
Rassemblons la force communiste Introduction de Paul Barbazange

, par  Paul Barbazange , popularité : 3%
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Dans une situation nouvelle, où la question d’une candidature communiste à la présidentielle comme à chaque élection portée(s) par le mouvement social oriente le débat dans le parti, 80 militants communistes réunis à Vénissieux échangent pour s’organiser et gagner. Propositions de lutte communistes : nous ne partons pas de rien. Agissons d’ici le 8 et 9 avril, le 3 et 4 juin et finalement les 16 17 et 18 juin pour la souveraineté des militants. Tout dépend de nous.

En nous souhaitant la bienvenue, Serge Truscello, secrétaire de la section de Vénissieux, vient de nous rappeler quelques éléments d’importance, je n’y revendrai donc pas comme je l’avais prévu. Soulignons quand même combien il est important, décisif même, de conserver partout en France le maximum de structures politiques de proximité et avec, le maximum de moyens matériels permettant l’action révolutionnaire.

Sans le support de milliers de camarades plus ou moins organisés (pas assez organisés encore !) dans toute la France, nous n’aurions pas été capables en moins de deux mois, en pleine trêve des confiseurs, de réunir plus de 850 signatures issues de 72 départements à ce jour.

Ce travail nous permet aujourd’hui, d’abord d’être nombreux, le double de ce que nous espérions ! Représentatifs de presque toutes les régions si nous tenons compte des excusés. Les longs déplacements sont parfois difficile et coûtent cher.

Au cœur de notre mobilisation et de nos travaux d’aujourd’hui, l’action pour obtenir une candidature communiste aux présidentielles de 2012, encadrées dans le temps par les cantonales et le congrès.

La situation internationale et nationale est nouvelle.

Chez nous 7.000.000 de salariés dans l’action selon le chiffrage de la CGT face à la contre réforme Sarkozienne. Dans l’unité et dans la durée. Sur l’objet précis de la lutte nous avons perdu, sur le fond politique nous avons fait un pas immense : je citerai l’esprit d’une réflexion de Lénine en 1905 "Quand on passe de quelques milliers d’agitateurs sur un objectif à des millions de personnes dans l’action quelque chose de décisif change de nature" et bien cela a été le cas.

Notre peuple comme d’autres peuples européens est entré en Résistance de masse. Pour des centaines de milliers de militants, peut-être déjà pour des millions de personnes, se posent maintenant les questions de la rupture avec ce régime insupportable du socialisme, du communisme.

C’est le seul point sur lequel je reprendrai le mot à mot de notre pétition "20 ans après la chute du mur de Berlin, il s’agit d’une situation inédite". Notre direction nationale ne parait pas s’en être aperçu. Les militants eux le comprennent.

Pas de confusion cependant, le capitalisme mondialisé en crise très profonde n’est pas "au bout du rouleau". Il est en crise de surproduction (dans le cadre capitaliste, et peut être faudrait il reprendre nos analyses sur les questions de la paupérisation). Marx et Lénine avaient prévu et expliqué ce processus de mondialisation, ce processus de surproduction faute de débouchés solvables. Je ne pouvais nous priver du plaisir de rappeler cette formidable anticipation, il y a plus d’un siècle. Pour que le capitalisme soit au bout, il manque au plan national comme au plan mondial "ses fossoyeurs", la classe "pour soi", capable de prendre la relève, sociale, économique, politique. Depuis ce dernier mois, les peuples de Tunisie, d’Egypte, d’Algérie, même si nul ne peut connaître l’issue, montrent combien révoltes et peut être révolutions sont à l’ordre du jour dans des régimes capitalistes à quelques centaines de kilomètres des côtes européennes.

Il y a, il y aura d’autres émeutes de la faim. Nous vivons le même renchérissement qu’en 2008 des aliments de base : farine, riz, huile ; 30 pays avaient été touchés. Combien cette fois ci ? sous la houlette de D. Straus-Kahn du FMI, ce socialiste plein d’avenir électoral qui trouvait les résultats économiques tunisiens "exemplaires". En France la situation évolue dans le même sens. Après le train de hausse de janvier : tarifs services publics, tarifs gaz, tarifs SNCF... et j’en passe, arrivent maintenant de nouvelles hausses massives sur les biens de consommation courante les plus indispensables à la reconstitution de la force de travail, alors que les salaires sont bloqués, les pensions à la baisse, que le chômage augmente... quitte à me répéter ne s’agit-il pas d’une phase de paupérisation absolue pour les familles les plus fragiles ? Il va falloir travailler ces questions autant sur le plan humain que sur le plan théorique. Une misère profonde touche certaines catégories, certains quartiers entiers quand le sous-emploi chronique, les très bas salaires, le chômage, la précarité se conjuguent. Les jeunes des couches populaires, les retraités pauvres, les familles monoparentales sont plongées dans la misère. Nous ne pouvons ignorer cette situation, ni essayer de glisser dessus.

Ne nous étonnons donc pas que Sarkozy et le capitalisme soient vomis.
Un sondage commandité par La Croix, journal qui n’a rien de bolchevik, indique que 33% des français estiment que le capitalisme doit être "changé", 52 % estiment que ça ne marche pas mais ne voient pas par quoi le changer... 17 % sont d’accord pour continuer. André Gerin écrivait, il y a quelques années "Le capitalisme a fait son temps", Il avait, il a raison. Pourtant les conditions d’accumulation du capital et sa loi d’airain du profit maximum immédiat sont telles qu’ils font monter Sarko en première ligne quitte à lui faire prendre tous les risques, quitte à aller jusqu’à préparer la fille Le Pen digne héritière de son père à la relève ultra violente si le patronat l’estime nécessaire. Leur autre hypothèse étant bien entendu s’il faut "tout changer pour ne rien changer" un Dominique Straus Kahn qui est encore en train de peaufiner son CV au FMI.

Le problème dans tout cela c’est que le PCF, le mouvement communiste au sens plus large a du mal à s’affirmer. A ouvrir des perspectives politiques. Nous ne sommes pas apparus dans les luttes comme des acteurs politiques de premier rang. Non pas "en soutien" mais en "acteurs" permettant d’anticiper sur chaque question. Pas en proposant un changement de majorité qui remettant un gouvernement à l’écoute... Les manifestants savent bien que cela n’a pas marché après 95. Ils attendent donc, certes de façon irrégulière et bien confuse, des militants politiques aidant à ce que les perspectives de changement de mode de production soient posées concrètement dans l’immédiat. Dans quelques villes, sections, fédérations, on a travaillé en ce sens et cela s’est traduit par de nombreuses adhésions, ici à Vénissieux, chez moi à Béziers. Au niveau national par contre la faillite de la direction et de sa ligne mutante a été patente. Au mieux on a regroupé quelques élus derrière des drapeaux pour regarder, comme les socialistes, les manifestations passer depuis les trottoirs. Trop peu de communistes sont déjà en situation de pallier cette défaillance. A la place de la mutation achevée, déjà en échec de façon évidente, notre direction ne propose rien : un Front de Gauche succédané de l’Union de la gauche, de la Gauche plurielle comme si on n’avait pas compris ! D’où cette réelle "invisibilité" tellement visible que même le rapporteur au Conseil National d’octobre a été obligé d’en faire état !

De façon normale, le bilan est du même type au plan électoral : Les résultats des régionales ont entrainé une diminution brutale du nombre d’élus communistes, leur nombre était réduit à priori et avant le vote des électeurs par les places attribuées en cadeau à des partis politiques que notre direction a décidé de construire à partir du néant. Tout ceci est-il tenable face à des militants qui sont des femmes et des hommes ayant choisi leur parti ? Pour le débat, les luttes, les élections. C’est pour cela qu’aux cantonales nous avons mené l’action pour avoir partout des candidatures communistes clairement identifiées et identifiables selon les lieux, les rapports de force, les convictions des militants, cela se fera dans ou hors de Front de gauche. Dans le débat viendront ces situations forts différentes, mais je peux déjà dire que notre combat pour que les candidatures communistes restent visibles a été souvent couronné de succès. C’est le cas dans nombre de cantons de ma fédération, dans l’Aude avec des camarades du parti et aussi des camarades de Convergence Communistes de l’Aude. Même dans les Bouches du Rhône où la dilution du PCF est bien avancé ; la dilution dans le Front De Gauche ne passe pas facilement. Appuyés sur des communistes dirigeants des luttes à l’entreprise, des camarades mettent une direction fédérale en cause. Regardons aussi ce qui se passe en Seine Maritime... 38 cantons, 38 candidats communistes.

Cette question de la candidature communiste domine aussi la préparation des présidentielles. C’est essentiel : les présidentielles ont été conçues par De Gaulle il y a 50 ans contre tous les partis, le nôtre en particulier, mais pas lui seul. Cette immense difficulté institutionnelle instrumentée par la bourgeoisie est malheureusement renforcée par les choix d’une partie de notre direction nationale. Ne soyons pas innocent, le groupe dirigeant étroit a échangé la tête de liste Mélenchon aux présidentielles contre la tête de liste Pierre Laurent aux Régionales en Ile de France... Il n’y a pas d’autres explications à ce qui se passe depuis des mois : Mélenchon présenté dans l’Huma comme le candidat "naturel" du Front de gauche. De renoncements en renoncements, les communistes se déclarant eux même à priori comme incapables de dégager dans leur rang un candidat apte à rassembler.

Prenons acte du réel désarroi de nombreux camarades devant cette situation. Travaillons-le comme une situation mouvante nous permettant d’avancer ; de façon différente selon les individus, les lieux les histoires. Certains comme nous ont décidé de faire face, d’autres que nous aurions pu penser proches de nos positions devant les difficultés préfèrent faire la politique de l’autruche : "les présidentielles ne sont pas faites pour nous, passons à la suite..." Ça ne marche pas dans une période de crise aiguë, quand la demande politique commence à réapparaître, il faut des candidatures communistes à chaque élection : cantonales, présidentielles, législatives. C’est le seul moyen de contrer abstention et vote de colère pour Le Pen !

Ces candidats communistes se présentent-ils pour leur bonne mine, leur parti ? Non. Ils vont à l’affrontement électoral pour porter les perspectives communistes. Personnellement je n’aime pas le mot programme, je ne l’aime plus : notre génération a assez donné. Nous avons assez vu de programmes portés y compris par des élu(e)s intègres dont le programme s’est transformé en rien ou pas grand chose sous la pression des réalités de la gestion du capitalisme. Ce qu’il nous faut aujourd’hui ce sont des propositions de lutte, de perspectives de ruptures avec le capitalisme. Les premiers degrés de l’échelle, ce qu’on peut envisager en sachant très bien que ce sont les peuples qui écrivent l’histoire pas nos programmes bien léchés.

Même si c’est dur car la pression du vote utile est déjà très forte, soyons fiers de nos premiers résultats. La candidature Chassaigne véritable leurre, au départ au congrès en juin et à la fête de l’Huma en septembre prend sous la pression des faits un autre contenu pour deux raisons : l’homme Chassaigne prend en compte la demande du parti d’un candidat porteur d’idées communistes capable de rassembler et deuxièmement, Chassaigne constate aussi qu’il n’est pas le candidat que veut la direction autour de Pierre Laurent. Les bras croisés de celui-ci lors de l’assemblée nationale des secrétaires de section alors que la moitié de la salle au moins applaudissait de bon cœur n’a échappé à personne, et surtout pas au premier acteur. Cette situation a aussi rapidement évolué par notre action dans tout le parti avec la pétition, et en conséquence au CN. Le dernier CN a ouvert l’appel à candidature, Gerin comme Chassaigne sont maintenant candidats officiels ; un autre signataire de notre pétition Maxime Gremetz a fait aussi acte de candidature.

Dans le même mouvement de recul, la direction est contrainte, enfin, de respecter ses propres statuts : CN le 8 et 9 avril pour travailler la situation et Conférence Nationale le 3 et 4 juin pour examiner les candidatures, définir les conditions de consultation des communistes ; enfin les 17, 18 et 19 juin, consultation de tous les communistes.

Les communistes vont ils être ceux qui décident jusqu’au bout ? Attention rien n’est gagné. A ce jour rien ne nous garantit, bien au contraire, que le parti sera consulté sur la candidature communiste et en cas de décision en ce sens sur le choix du meilleur. Nous avons connu d’autres consultations aux questions biaisées ces dernières années. Par contre mesurons l’espace parcouru depuis le congrès d’étape où nous fut proposée l’adhésion "directe" au Front de gauche et préparé une candidature qui était alors de diversion. Aujourd’hui André Gérin est candidat, il sera porteur d’une candidature communiste inscrite dans l’histoire récente de notre parti, André Chassaigne a changé sous certains aspects. J’en appelle à ceux nombreux ici et dans le parti qui naturellement expriment leur défiance : Chassaigne défend sur bien des questions des idées différentes des nôtres, mais il est certain que sur des questions essentielles, il est en mouvement vers ce qui nous préoccupe, aidons ce mouvement qui est actuellement celui du parti... Allons le plus loin possible. Mesurons aujourd’hui la signification nationale qu’aura l’annonce du meeting tenu à Lyon, troisième ville de France par les deux André... Je connais bien Gerin, j’ai rencontré Chassaigne, je sais donc qu’ils diront des choses différentes, c’est sûr ; mais ensemble, ils exprimeront qu’il faut du "communisme militant" pour sortir le pays et les 90% d’exploités des sombres perspectives actuelles. Ce meeting c’est bien.

Le seul fait de l’annoncer par nos soins de militants du réseau, lors de la venue de Chassaigne à Montpellier, a changé la nature des débats. André Chassaigne l’a lui même reconnu. Il en était heureux, ça se voyait. Poursuivons en réussissant la démarche elle même à Lyon, et nous nous trouverons en capacité d’organiser d’autres initiatives de ce type en France ; le débat sur la candidature communiste trouvera sa vraie nature : non de nouvelles divisions entre écuries concurrentes, mais occasion de faire grandir l’idée de la difficile, nécessitant beaucoup de courage, mais impérative candidature à cette élection difficile entre toutes pour les communistes.

Les seuls battus dans le parti seront les camarades qui partent "vaincus à toutes les batailles", ceux qui depuis l’effondrement de l’Union soviétique et l’échec de l’Union de la gauche estiment nécessaire de "Sortir de la matrice" selon la formule liquidatrice de Gayssot. Accepter la candidature Mélenchon, un socialiste en mission pour terminer en France le processus de destruction du communisme organisée, bien entamée, sous les années Mitterrand, serait pour nous suicidaire.

Nous avons des perspectives stratégiques : candidatures communistes sur des propositions communistes aux cantonales, présidentielles, législatives ; à chaque élection sur un programme de lutte décliné par les candidats, porté par des militants fiers de leur communisme en reconstruction.

Communistes ouverts au peuple de France, selon la formule chère à notre André, en lutte ou non d’ailleurs, car il y a des périodes plus calmes, et il y a tous ceux qui ne participent pas aux actions et qui pourtant peuvent être des citoyens actifs. Communistes très attentifs aux autres forces qui cherchent dans le même sens : "anciens" réorganisés en petits groupes locaux : Rouges vifs à Marseille, Convergences Communiste dans l’Aude, Cercles communistes dans le Nord, le Pas de Calais et en Alsace, groupes dans la Somme autour de Maxime... J’en oublie par force, nous verrons que la volonté de candidatures communiste fera apparaître d’autres forces bien sûr et cela reste l’essentiel, organisées dans le PCF... mais dans certains endroits ailleurs : NPA. Observons attentivement leur congrès la semaine prochaine (nous avions une liste commune à Béziers... Le rassemblement est quelque chose de compliqué. Ne confondons jamais nécessaire rigueur sur les principes avec étroitesse de ceux qui penseraient détenir la vérité à eux seuls. La boussole, il s’agit de stratégie, c’est le rassemblement des exploités bien au delà du Front de gauche, bien au delà d’un nouveau cartel d’organisations.

Nous avons aussi des impératifs tactiques : comment travailler dans le calendrier que nous avons contribué à construire mais qui nous est maintenant imposé ? Comment faire vivre la pétition, dépasser largement les 850 signatures actuelles (72 départements) ?

Comment s’appuyer sur la candidature Gerin pour que le débat "éclate" partout, irrigue la campagne des cantonales, la vie du parti ? Ce ne sont ni Pierre Laurent, ni Marie Georges Buffet qui le feront à notre place, ils ont d’autres objectifs c’est leur choix.

Sachons le faire avec esprit d’ouverture et nous obtiendrons un bon résultat. De toute façon, quoiqu’il se passe jusqu’au vote de juin, je vous propose de réfléchir à quelques perspectives : souveraineté des communistes, programme communiste, propositions communistes d’actions pour sortir du capitalisme, associer le maximum de communistes au choix pour dégager le meilleur d’entre nous.

S’opposer à la candidature Mélenchon, ce n’est pas l’homme qualité et défauts qui est en cause, c’est la stratégie et le programme, c’est une candidature socialiste, véritable décision suicidaire pour le PCF.
En cette fin de rapport d’introduction, je fais le choix de reprendre une idée développée par André Chassaigne lors de son meeting à Montpellier organisé par la fédération départementale... si ça pouvait être le cas partout ! Combien le font ? Combien de fédérations ont au moins l’honnêteté de faire parvenir à chaque adhérent la déclaration de candidature d’André Gerin, la déclaration de Chassaigne à l’assemblée nationale des secrétaires de section Villejuif, pièces essentielles du débat. L’idée développée par Chassaigne : "Si nous ne construisons pas ensemble dans les mois à venir une très solide motivation au vote communiste nous serons balayés dans les dernières semaines précédent le vote par le vote utile, par le simple rappel de la situation au second tour de 2002. "Une seule force en France est capable d’organiser le déraillement de ce projet, ce sont les communistes". Je vous propose le commentaire suivant : Que pèserait face à cela Mélenchon, son second programme socialiste et ses 5000 adhérents ? si la majorité des 50 000 militants du PCF sans candidat en qui se reconnaître, sans propositions de lutte comme dans l’opération des Comités antilibéraux se sentait éliminée. Rappelons-nous que Marie Georges n’était même pas candidate communiste !

Chassaigne a raison. Sachons rassembler les communistes sur une perspective communiste. Ajoutons-y : construisons une perspective de lutte communiste solide. André Gerin nous y aidera comme Maxime. Je me garderai de terminer une assemblée aussi importante par sa place dans le mouvement, sur des considérations strictement électorales fussent-elles de grave conséquences. Nous avons empêché depuis des années et ces derniers mois la direction issue de la mutation et du syndrome d’écroulement des années 90, d’achever "à la hussarde" les dernières étapes de son projet de liquidation-disparition du PCF. En cela notre parti fait figure d’exception face aux italiens, espagnols, allemands.

Le report du congrès de juin 2011 à l’automne 2012 est une nouvelle victoire pour nous, nous ralentissons le processus, face à la dilution. Cela nous donne plus de temps pour agir. Cependant le temps nous reste compté ! J’appelle donc votre attention sur un aspect que je crois décisif : ce congrès réécrira nos statuts. Depuis Martigues nous sommes régis par des statuts visant à la liquidation accéléré de ce qui faisait l’originalité de classe de notre organisation : la souveraineté des groupes de base, des individus dans ces groupes, cellules et sections, lieux de démocratie de proximité décisifs.

Si nous ambitionnons de redevenir une organisation démocratique militante en lieu et place du petit parti institutionnel (d’élus) de temps en temps orné de ministres à genoux dans la gestion des affaires du capital), il va nous falloir leur arracher le débat sur les statuts, le conquérir avec les communistes. La façon dont s’est réunie deux fois la commission des statuts est sans ambiguïté. Il n’y aura pas de compromis possible : fin du parti de masse et de classe ou reconstruction de l’outil des exploités. Investissons nous dans ce combat. Avec les communistes de l’intérieur et ceux qui trouveront ou retrouveront leur place dans cette organisation : le parti communiste français du XXIème siècle, parti neuf retrouvant comme au milieu du siècle précédent sa volonté et sa capacité à rassembler dans une vraie diversité démocratiquement organisée la quasi totalité de ceux qui aspirent au partage, à la fraternité, au communisme.

Le débat sur les statuts n’appartient pas aux directions, nous en ferons l’affaire de tous les communistes.

Cela ne se fera pas sans la reconstruction d’une internationale face au capitalisme mondialisé.

Rassemblons la force communiste, préalable au rassemblement des progressistes, élément indispensable au succès des luttes.
N’en manquons aucune, fussent elles électorales !

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    Un film
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    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

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    La déclaration complète

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    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
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