Grèce : La liste des mesures incluses dans le nouveau protocole Les mythes concernant la crise et la réponse du KKE et du mouvement syndical de classe.

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Les mythes concernant la crise et la réponse du KKE et du mouvement syndical de classe.

Une vie d’enfer pour la classe ouvrière, pour tous les gens qui travaillent dur est en préparation par le front noir de la coalition gouvernement-troïka-ploutocratie. Leur accord sur les mesures qui ont été annoncées n’est que le précurseur de mesures infiniment pires, qu’ils apporteront avec leur "nouvel accord" d’ici Juin 2012.

Le nouveau protocole d’appauvrissement qui a été voté le 12 Février comprend entre autres les mesures suivantes :

Salaires :

- Réduction des salaires de base de 22% (conventions collectives nationales générales, conventions sectorielles et d’entreprises).
- Le salaire de base pour les travailleurs nouvellement embauchés seront encore réduits de 10%, outre la réduction de 22%, soit une réduction de 32%.
- Abolition de conventions collectives sectorielles.
- Gel des salaires jusqu’en 2015.
- les emplois à temps plein peuvent être transformés à temps partiel sur décision des employeurs.
- Les augmentations de salaire automatiques fondées sur l’ancienneté sont suspendus jusqu’à ce que le chômage tombe en dessous de 10%, en fait, ils sont supprimés.
- Les conventions collectives dureront au maximum trois ans.
- Toutes les conventions collectives qui s’appliquent aujourd’hui expireront un an après l’adoption du nouveau protocole.
- Examen de la nouvelle convention collective générale d’ici la fin de Juillet afin d’aligner le salaire de base sur les pays rivaux (Portugal, Turquie, Europe centrale et Europe du Sud).
- Abolition du recours unilatéral à l’arbitrage (aux prud’hommes).

Pensions et cotisations sociales :

- Réduction des pensions de retraite de 300 millions d’euros par an. Ces nouvelles coupes concernant les retraites de base et complémentaires.
- De nouvelles réductions des pensions de base de plusieurs fonds de pension qui s’appliqueront rétroactivement à partir 01/01/2012.
- La fusion de toutes les caisses de retraite complémentaire d’ici Juin 2012 et le début de l’étude "d’un facteur de soutenabilité qui ajuste les prestations pour rapidement éliminer les déséquilibres futurs s’ils devaient se produire » qui conduira à de nouvelles coupes aux pensions complémentaires ainsi que pour les retraites compensatoires.
- Réduction de 2% des cotisations sociales des employeurs grâce à la suppression des contributions pour le logement des travailleurs et des avantages sociaux. Les organisations correspondantes seront fermées.
- Nouvelle réduction des contributions que les employeurs paient pour IKA (le plus grand fonds de pension des travailleurs du secteur privé) à partir de 01/01/2013 de 3%.

Les employés du secteur public, des anciennes entreprises et banques d’État :

- Abolition de l’emploi permanent dans les anciennes entreprises d’État et les banques et réduction des salaires
- Nouveaux licenciements de 15.000 employés dans le secteur public 2012, par le biais "la réserve de travail" (labour reserve).
- Réduction des emplois dans le secteur public sur contrats temporaires, par le non-renouvellement de ces contrats.
- Coupes de 636 millions d’euros sur les salaires des employés du secteur public qui sont payés selon l’échelle spéciale des salaires à la fin de Juillet 2012.
- De nouveaux allègements sur les salaires dans le secteur public par le biais de la révision des grilles salariales.
- Réduction du nombre d’emplois public de 150.000 d’ici 2015 et emploi sur la base de la règle de 1 recrutement pour 5 départs.
- Réduction de l’entrée globale dans les académies (armée, police) qui garantissent l’emploi automatique dans le secteur public.
- Fermeture d’organismes publics et de sites d’ici Juin 2012

Des mesures supplémentaires en 2012 :

- Réduction des dépenses de soins de santé et de dépenses pharmaceutiques de 1,1 milliards d’euros.
- Coupures dans une série de prestations sociales, en adoptant des critères fondés sur le revenu.
- Réduction des prestations pour les familles avec plus de 3 enfants.
- Réduction des dépenses de fonctionnement et de consommation de l’Etat de 300 millions d’euros.
- Coupures sur plusieurs organismes supervisés par les ministères de l’Éducation et de la Culture de 200 millions d’euros.
- La réduction des dépenses sur les heures supplémentaires des médecins dans les hôpitaux de 50 millions d’euros.
- Réduction des programmes d’investissement publics de 400 millions d’euros.
- Réduction des dépenses d’équipement militaire pour la défense du pays.
- Un nouveau système fiscal en Juin 2012 qui abolira une série d’allégements fiscaux qui restent pour les travailleurs. De larges exonérations fiscales pour le grand capital

Les mythes concernant la crise doivent être rejetés

Ce massacre des revenus de la classe ouvrière populaires qui est mis en œuvre par le protocole du 12/02/2012 et par le protocole de 2010 et le programme dit de "moyen-terme" n’ont pas été découverts aujourd’hui. Ils ont été clairement décrits depuis le Traité de Maastricht jusqu’à la « Stratégie pour l’Euro 2020 » qui ont été acceptés par tous les gouvernements de l’UE avant la crise. La crise est celle du système capitaliste lui-même et non de la dette comme le prétendent les bourgeois et les opportunistes divers. La crise capitaliste est l’occasion et le prétexte pour imposer maintenant des mesures qui ont déjà été programmées et qui sont nécessaires à la compétitivité et la rentabilité des monopoles européens. Ce sont des mesures réactionnaires qui ont pour objectif immédiat une force de travail à très bas coût et l’éradication de la masse des petites et moyennes entreprises. Sans des changements radicaux au niveau de l’économie et du pouvoir, aussi longtemps que les monopoles capitalistes sont dominants partout dans l’UE, il ne peut y avoir de solution pour le peuple, comme le disent les forces opportunistes, telles que SYN / SYRIZA et les forces du parti de la gauche européenne (PGE).

Les divers fonds soi-disant pour le peuple, l’humanisation utopique de la BCE, les prêts divers qui devront de nouveau être payés, par le biais des euro-obligations ou grâce à la renégociation qui est proposé par le PGE ou par la différenciation de la dette en dette "morale" et dette "odieuse" signifient à nouveau que les gens vont payer.

Ces propositions servent la rentabilité capitaliste et culpabilisent les gens. Ils doivent donc être rejetés.

La réponse du KKE et du mouvement syndical de classe

La responsabilité repose maintenant sur le peuple. Il est nécessaire d’empêcher le pire. Pour cela, l’orientation fondamentale du mouvement populaire doit être le renversement du capitalisme. Le seul moyen d’en sortir est le pouvoir populaire de la classe ouvrière dans le désengagement de l’UE et l’annulation unilatérale de la dette. Il n’y a pas d’autre solution pour le peuple.

Dans ce contexte d’intensification de la lutte des classes, le renversement du gouvernement et les élections seront une étape dans la lutte de classe et positives pour le peuple, à condition qu’il l’utilise comme une arme pour provoquer une rupture encore plus grande dans le système politique. Maintenant, la question pour le peuple et tous les travailleurs, pour les chômeurs, les travailleurs indépendants, les agriculteurs pauvres, les jeunes et les femmes qui appartiennent aux couches populaires, pour chaque individu, la question n’est pas seulement leur libération des partis de la ploutocratie, mais leur soutien pour le KKE. De cette façon, la rupture sera substantielle.

Tout autre choix politique ne les effraierait pas [1], ne rendrait pas la vie difficile pour eux, mais faciliterait une solution politique qui arriverait pour que le massacre du peuple soit mis en œuvre. Il faciliterait la promotion de nouvelles réserves pour le système politique bourgeois, peut-être de nouveaux partis ou alliances de partis, qui iraient chercher la déception la plus efficace et l’assujettissement du peuple. Seule l’alliance avec le KKE peut servir les intérêts du peuple, parce que une ligne politique "pro-peuple" ne peut exister que dans le pouvoir du peuple. Mais cela ne suffit pas ; les travailleurs d’aujourd’hui ne doivent pas se considérer simplement comme électeurs. Ils doivent être actifs, contribuer à leurs syndicats quotidiennement, aux comités de lutte sur les lieux de travail, à des comités populaires concernant tous les problèmes du peuple de telle sorte que l’offensive anti-populaire trouvent une réponse concrète jusqu’à la confrontation finale pour le pouvoir.

Voir en ligne : Sur le site du KKE

[1ndt, n’effraierait pas la classe dirigeante

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