Grèce : c’est la guerre de classes !

, par  Eleni , popularité : 2%

Suite au projet de loi voté fin juin des mesures d’urgence pour une « stratégie » de remboursement en moyen terme.

Il s’agit d’un texte de 73 pages et de 49 articles qui trace une soumission totale du pays aux volontés de ses créanciers.

Une société anonyme pour tout privatiser !

D’abord on apprend la création d’une société anonyme qui aura comme charge, de procéder à toutes les privatisations qu’elle décidera, afin de rembourser la dette.

Les conditions de fonctionnement de cette société sont extrêmement inquiétantes, car elle a tous les droits de décision et d’exécution de privatisations. Aucun frais ne lui est infligé.

Elle aura à choisir parmi une liste détaillée tout ce qu’elle veut privatiser. Et au cas où elle ne décide pas de vendre au privé elle peut récupérer les droits de gestion des entreprises, ce qui lui permettra d’encaisser les bénéfices, sans jamais intervenir aux frais, ni de gestion, ni de privatisation. Tout ce qui est dépensé reste à la charge de l’Etat. L’électricité, l’eau, les télécommunications, n’apporteront plus un centime pour les caisses de l’Etat. Tout passera aux créanciers.

Toute entreprise qui a cédé ses droits à cette société, doit être dirigée à titre gratuit par le précédent propriétaire, donc l’Etat, qui veille au bon fonctionnement de l’entreprise, et à l’accomplissement de sa destination, et tout les frais qui en découlent, sont à la charge de l’Etat.

Pour faire court, ces grands entreprises qui figurent en première ligne de mire, les bastions du service public, les joyaux du pays, les trains, la compagnie pétrolière, la DEH –électricité, le service d’eau, les organismes des jeux, du tourisme, les sites archéologiques, les gares, les plages, les ports (je ne mentionne pas l’aéroport ou les autoroutes ça s’est déjà perdu depuis longtemps), n’apporteront plus un sou pour les caisses de l’Etat, pendant au moins 50 ans. Tout ira aux banques.

des restrictions sociales

Tout un tas de restrictions sociales qui vont saigner le peuple encore plus, se rajoutent aux précédentes mentionnées :
- Abaissement du seuil d’imposition à l’impôt sur le revenu de 12000 à 8000 euros de revenu par an, (rétroactif à partir de janvier 2011). Les bas salaires devront verser un 10% de leur salaire, à l’impôt…
- Augmentation de l’impôt sur le fuel. Mesure terrible quand la plupart de ménages chauffent au fuel et déjà l’année dernière, plusieurs immeubles au chauffage collectif n’avaient pas de quoi remplir les citernes et chauffer.
- Licenciements aux entreprises publiques, dont plusieurs seront fermées. 150 000 licenciements prévus jusqu’à l’année prochaine. Une armée « d’employés de réserve » sera créée dans un premier temps, avec comme rémunération le 60 % de leur salaire. Si après un an n’ont pas pu occuper une place effective, ils se verront licenciés.
- Diminution considérable de la liste des métiers lourds et pénibles.
- Flexibilité dans les entreprises, avec augmentation des heures du travail, précarisation de l’emploi, et un chômage qui atteint le 16 %.

Des taxes !

Tout un tas de taxes surgissent de partout :
- Les salariés de certains secteurs, devront payer une taxe de 10 par mois pour la caisse du chômage.
- Une augmentation de 5 % est prévu pour les salaires des élus et parlementaires, qui sera retenue à travers les différentes tranches salariales.
- Une taxe pour les micro-entreprises de 300 euros par an.
- Etc etc.

des mesures graves contre les services publics

Des mesures graves visent la santé et l’enseignement avec des réformes sans précédent pour l’enseignement supérieur.

Tout répondre à la loi du marché, entre les fermetures des services hospitaliers, la restriction du personnel de santé, le déremboursement des soins de base, de médicaments et de visites médicales. Les consultations au cabinet ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, (il y a qu’ un petit nombre de médecins subventionnés par certaines caisses mais qui renoncent à leur tour, l’un après l’autre). Les hôpitaux sont au bout du gouffre, (des fois les infirmiers doivent acheter eux-mêmes les gans pour les soins). Les malades, les vieux, les impotents, attendent des heures devant les caisses de sécurité sociale pour le partiel remboursement d’un médicament pour un coup de tampon. Il n’existe quasiment plus d’acte médicale remboursée à son intégralité.

Concernant les universités,

- l’éclatement du programme uni et la création de diplômes à la demande du marché.
- Le syndicalisme des étudiants est atteint en imposant le bulletin unique aux élections.
- L’asile universitaire, cher à toute expression de liberté, symbole du respect des luttes et de l’esprit démocratique du pays, est levé.
- Les entreprises privées financeront en forme de bonus les universités et institutions qui répondent à leur loi du marché.
- Les prêts pour études qui seront attribués aux étudiants pauvres à la place des bourses, feront saigner encore les mêmes classes sociales qui travailleront toute une vie pour les rembourser.

Etc. etc.

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
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  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).