Cantonales : états des lieux.

mardi 29 mars 2011
par  Jean-Louis Cailloux
popularité : 2%

Nous publions une analyse détaillée des résultats des cantonales réalisée par le camarade Jean-Louis Cailloux.

Ce travail minutieux ne peut qu’être utile à la réflexion des communistes.

Des analyses sont faites sur les résultats du FN, du PS, des verts et de l’UMP Cette note s’attache au PCF et au FdG.

1) Les élus en 2011

Nous avons là une avancée à ne pas bouder, car c’est une inversion de tendance.

Au second tour sous le label "Le Front de gauche", le PCF progresse légèrement en % et totalise 113 élus contre 104 sortants et le PG 5.

Dans le Nord, le PCF est passé de 5 à 7 cantons. Un siège a été gagné en Haute-Garonne et un autre dans les Hautes-Pyrénées. Un canton de Nîmes face au FN a été remporté. L’Allier reste communiste comme le Val-de-Marne où les trois élus du Front de gauche, en duel face à des écolos, l’ont emporté. En Seine-Saint Denis. Le PCF l’a aussi emporté contre le PS à Aubervilliers et contre les Verts à Saint-Denis et Montreuil (ou le PCF était également derrière la candidate vert au premier tour à cause de la présence d’un candidat communiste lié à la Fase.

2) une grille de lecture politique

Il est important d’avoir pour chaque scrutin, national ou local, un classement des candidats par nuance politique précise et des suffrages correspondants. Ce classement donne des éléments d’analyse et de comparaison des scrutins électoraux en France sur la durée. C’est ce qui permet de constater le recul du PCF depuis 1981 par exemple.

Cette grille des nuances politiques doit être mise à jour pour tenir compte de la création de nouvelles formations politiques. Elle doit par exemple prendre en compte la création du Parti de Gauche ou de la gauche unitaire.

Par contre elle n’a pas à prendre en compte les alliances électorales entre partis politiques. Comment classer par exemple les accords PS Verts ?

Il est donc important de conserver la nuance « Communiste » présente dans les grilles d’analyse du parti communiste lui-même qui hélas ne produit plus d’analyses ou au ministère de l’Intérieur. Même dans le cadre d’un « Front » être candidat PCF ou candidat PG, ou GU ou Fase, ce n’est pas tout à fait la même chose. Le Front permet sur une base commune d’avoir des candidats communs mais il faut aussi assumer nos différences.

Mélenchon avec son PG qui se fixe comme objectif de faire disparaître le PCF du paysage au profit d’un nouveau parti voulait substituer aux partis, le label général « Front de gauche ». Il peut y avoir des appuis pour cette démarche au sein du PCF ! Nous savons pourquoi.

3) L’état des lieux

Voyons l’état des lieux avec tous les aspects : a) les candidats PCF du FdG, b) les candidats Front de Gauche avec d’autres formations.

Au premier tour des élections cantonales de 2011, sur les 2026 cantons à pouvoir, nous pouvons agréger les candidats se réclamant du Front de gauche dont le total atteint 1661 candidats.

Ils sont répartis comme suit :

PCF 1349 candidats + 21 candidats PCR (PC Réunionnais) et 20 MPM (PC Martiniquais) soit 1390 candidats recueillant 724 911 voix et 7,91% (contre 957.223 en 2004 et 7,79%).

Observons en lien avec l’abstention – 232.312 voix et + 0,13% sur 2004.

PG : 264 Candidats avec 92.337 voix et 1,02%.

Gauche Unitaire : 26 candidats, environ 15.000 voix, soit 0,15%.

Il faudrait aussi agréger :

- des candidatures FdG issus du NPA qui obtiennent 0,11%,
- 2 candidats FdG issus de la Fase,
- ou encore d’autres formations comme « République et socialisme » ex MRC, et quelques formations ou associations politiques locales (comme l’ADS), GUP 1 candidat,
- 14 candidats divers qui avaient un label « Front de Gauche ». Mais nous ne savons pas les retrouver facilement dans les classements extrême gauches ou divers gauches.

Au total un calcul trouvé sur un site donne un score FdG de 9,1%.

4) L’évolution du nombre de candidats communistes

L’évolution du nombre de candidats communistes comme instrument de mesure de son implantation politique nationale réelle :

- En 1979 le PCF obtenait 22,46%% et 558 élus
- En 1982 le PCF obtenait 15,88%% et 198 élus
- En 1985 le PCF obtenait 12,52% et 149 élus
- En 1988 le PCF obtenait 13,30% et 140 élus
- En 1991 le PCF obtenait 9,48% et 101 élus
- En 1994 le PCF obtenait 11,39% et 139 élus
- En 1998 le PCF obtenait 10% et 143 élus.
- En 2001 le PCF présentait 1639 candidats et obtenait 9,8% et 126 élus.
- En 2004 le PCF présentait 1670 candidats en métropole et 31 dans les DOM soit 1701 candidats et recueillait 957.223 et 7,79% et 108 élus.
- En 2008 sur les 2020 cantons renouvelables, le PCF n’avait réussi à présenter que 1163 candidats en France, 1257 avec les Dom et avait recueilli 8,82% et 117 élus. 2008 marquait un important recul de candidatures – 476 candidats sur 2001. C’est ce qui avait permis à Roger Martelli d’avancer l’idée du déclin inexorable du PCF.
- En 2011 le PCF présente 1349 candidats + 21 candidats PCR (PC Réunionnais) et 20 MPM (PC Martiniquais) soit 1390 candidats recueillant 724.911 voix et 7,91%.

En 2011, le Front de gauche présente au total 1661 candidats et obtient 113 élus :

a) le PCF présente 1390 candidats, c’est mieux que les 1163 de 2008, mais c’est loin des 1701 candidats du PCF en 2004. Ce n’est donc pas sur ce plan de la présence, un bon résultat pour le PCF puisque cela laisse 636 Cantons sans candidat. Le PCF devait mieux faire.

b) Ce label Front de gauche n’est pas parvenu à présenter plus de candidats que le PCF en avait présenté seul en 2004.

c) Comparaison sur le même série d’élections cantonales.
- 1998 : le PCF obtenait 10% et 143 élus.
- 2004 : Le PCF présentait 1257 candidats et obtenait 7,79% et 108 élus.
- 2011 : Le PCF présente 1390 candidats et recueille 7,91% et 113 élus.

5) Fait notable : le décrochage ouvrier et employé dans les candidatures

Autres données que l’on trouve sur le site Source : Sciences Po-CEVIPOF, l’origine sociale des candidats de l’ensemble des partis politiques.

On constate une chute vertigineuse des candidatures ouvrières et employés :

- 2004 : 448 candidats ouvriers et 922 employés
- 2008 : 140 candidats ouvriers et 556 employés
- 2011 : 193 candidats ouvriers et 719 employés

Cela est très indicatif, si nous relions cette chute, avec la montée des abstentions et le vote des catégories ouvrières et employés pour le FN. À l’opposé nous voyons une montée des candidatures issues du patronat et des catégories libérales et d’encadrement qui lui sont associés.

Jean-Louis Cailloux


Commentaires

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jeudi 31 mars 2011 à 08h00, par  pam

Attention à ne pas chercher à régler des questions politiques à tout prix. Il y a une grande confusion dans la situation électorale, en premier lieu compte tenu du niveau record d’abstention. Cette abstention confirme la fracture politique Française : 34,52% en 2001 avec les municipales, 36,09% en 2004 sans municipales, 35,12% en 2008 avec municipales et... 55,68% en 2011 !
Comme tout indique que l’abstention est sociologiquement marquée, elle aune influence forte sur les résultats. Or cette fracture peut conduire à des évolutions politiques totalement différentes, de la perte de la spécificité française de la "passion du politique", aux dérives fascisantes, ou à l’inverse au réveil du peuple s’il trouve un outil électoral à sa portée comme pour le référendum en 2005.

Dans ce contexte, si les verts sont le seul parti à progresser en voix, cela ne semble avoir que bien peu de rapport avec leur statut de fédération. Qui sait vraiment ce que représente localement la partie "EE" de "EELV"... ? Dans le Rhône ou EELV décroche deux cantons au PS, ce sont les mêmes candidats et acteurs qu’avant, et le résultat de EELV est principalement du au record d’abstention dans ces quartiers pourtant constitué désormais de couches moyennes et intellectuelles. L’abstention est à Villeurbanne centre de 68% au premier tour et de 70% au deuxième et à Lyon Croix-Rousse de 62% et 67%. Villeurbanne centre se retrouve au même niveau d’abstention que Vaulx-en-Velin et vote même moins que la ville industrielle de St-Fons !

Il me semble que la progression de EELV en voix est à la fois le résultat d’un enracinement très organisé depuis 20 ans, de l’effet de leur présence organisée dans les conseils régionaux et les agglomérations, présence assurée par les accords avec le PS, souvent avec un effet direct ou indirect contre le PC. Dans ce contexte, les drames du Japon, comme les scandales sur la santé ont un effet réel, d’autant qu’en l’absence d’issues politiques aux dégâts du capitalisme, c’est le repli passéistes qui domine sur la perspective d’une appropriation socialiste des grands moyens de production et d’échange...

Pour ce qui nous concerne, le fait que le ministère publie des résultats séparant PCF et PG dans le FG permet de regarder le résultat du PCF en tant que tel. Et on peut constater qu’il est peu sensible à la stratégie électorale suivie... Il faut de plus une sacrée connaissance de terrain pour "caractériser" la stratégie PCF-FG selon les départements. Que dire du Puy-de-dome ou Chassaigne, défenseur d’un PCF autonome dans le FG, évoque les conflits avec le PG, à l’Orne ou le PG se présente contre le PCF, au pas de calais ou le PCF officiellement sous le FG mène une bataille clairement communiste...

Prenons le cas de Givors dans le Rhône, un maire communiste défendant la stratégie FG nationalement et localement, menant une bataille locale très large jusqu’aux Gaullistes, bataille ne faisant d’ailleurs référence ni au PCF, ni au FG, ni même à la gauche, mais portant sur son bilan et son rayonnement de maire, regroupant presque tous les maires des villages et villes alentours du canton...

Il est réélu au deuxième tour contre le FN. Au premier tour, avec 4000 votants en moins, il perd 1200 voix et gagne 2%, mais si on intègre l’extrême gauche absente en 2011, il est stable. Le FN perd 150 voix et gagne 7% mais l’UMP perd 1400 voix et 4%.
Le PS Perd 1100 voix et 6% et EELV perd 50 voix et gagne 4% (chiffres arrondis)
Au deuxième tour contre le FN, le maire communiste atteint 66% des voix, mais perd 2000 voix sur 2004, autant que le FN sur la droite de 2004 !

Il est évident que la conclusion principale, celle qui devrait obnubiler le parti communiste, ses dirigeants, ses militants, ses élus, sa capacité d’intelligence collective, ce devrait être ces 4000 votants de moins qui écrase tous les résultats. Mais peut-on considérer que l’élection de ce conseiller général communiste soit complètement inodore pour le PCF ? Plus globalement, pourquoi les médias taisent ce constat que pour la première fois, le nombre d’élus communiste a augmenté entre deux élections comparables, alors que les régionales, les européennes, les municipales, les législatives depuis 30 ans marquent une longue liste de pertes ? Pourquoi toute la communication de la direction du PCF accompagne ce silence médiatique en présentant les résultats comme le résultat du Front de Gauche alors même que chacun perçoit les tensions entre PCF et PG issues de ces élections, et symbolisées par la soirée électorale avec Pierre Laurent rejoignant la gauche plurielle snobbée par Mélenchon qu’on disait furieux ?

Il y a peut-être dans quelques endroits des communistes qui ont mené une bataille pour créer un Front de Gauche en remplacement du PCF, assumant non le rassemblement, mais la concurrence dont on voit en Espagne qu’elle peut aller jusqu’aux procès (entre PCE et IU... avec une direction du PCE qui dénonce les candidats PCE qui se présentent aux élections comme PCE !)

Mais il me semble que pour l’essentiel, les militants communistes ont mené, dans la confusion politique de cette stratégie que chacun interprète à sa manière, une bataille pour le parti communiste, et qu’ils sont contents quand ils ont pu conserver leurs élus sortants comme à Givors, ou qu’ils ont pu en gagner. La résistance aux manœuvres conjointes du PS et des verts en Seine-st-Denis et dans le Val de Marne est un évènement politique ! Les précédentes cantonales avaient vu le basculement d’un département historique de la banlieue rouge. Dans les tablettes du PS, 2011 devait faire chuter le deuxième. Voynet pensait concrétiser son alliance avec la droite à Montreuil... et beaucoup regardait si les fédérations ouvrières du Nord et du Pas de Calais pouvaient être fragilisées...

Jean-Louis Cailloux a raison de ne pas bouder ce constat, autant en % des exprimés qu’en élus ! Et le fait que la direction du PCF tente de faire croire que c’est le résultat de la stratégie du FG ne change rien au fait que dans les 113 cantons ou un candidat PCF est élu, les communistes peuvent se sentir plus fort pour faire vivre le PCF !

Pour ce qui concerne le réseau, et sans préjuger des discussions encours sur une expression collective, on peut constater que nos batailles politiques ne se mènent que dans des situations, des rapports de forces, dans le lien concret et de proximité avec les militants, les habitants, les salariés. Et aucune étiquette ne remplace ce lien politique vital pour les communistes.

Les manœuvres vont continuer dans les élections des présidents de conseil général. Par exemple et malheureusement, mais sans surprise, la fédération de Marseille ne présente pas de candidat et s’aligne derrière un PS corrompu dès le premier tour.. La bataille pour le PCF continue, mais ces élections, loin d’avoir affaibli ceux qui veulent "faire vivre et renforcer le PCF" doit les conforter au fonds, la victoire d’Aubervilliers en étant un des symboles.

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jeudi 31 mars 2011 à 00h12, par  Pascal Brula

Je ne vois pas en quoi, à la lecture de cet analyse, nous accepterions de "dire du bout des lèvres que le PCF dans le Front de gauche a progressé lors de ces élections cantonales" ! Tout d’abord, il s’agit de l’analyse de Jean-Louis Cailloux qui n’est pas une analyse collective et présentée comme telle. Ensuite, qui nous dit que si le PCF s’était présenté sous l’étiquette PCF seule, il n’aurait pas fait le même score, voire plus, car partout où des groupuscules zombies comme le PG, la FASE, République et socialisme, les alternatifs ou encore ADS ou GUP, ont été présentés en lieu et place d’un candidat PCF, je ne suis pas sûr qu’ils aient beaucoup mobilisé l’électorat communiste.

Enfin, je ne vois pas où il y a progression lorsque nous sommes incapables de présenter autant de candidats qu’en 2004, alors qu’à l’époque, le PCF sortait tout juste d’un gouvernement de collaboration de classe désastreux avec la gauche plurielle et pouvait sembler autrement en difficulté qu’aujourd’hui. Au bilan, le Front de gauche a moins de candidats que le PCF seul en 2004, et fait moins de voix que lui tout seul en 2004. Quelle progression !!! Quelle dynamique !!! Alors que nous venons de vivre un formidable mouvement de lutte pour les retraites, un moment de lutte de classe comme on n’en avait pas vécu depuis longtemps... J’avais oublié, il y a plus d’élus qu’en 2004. Si effectivement on se place du côté des institutions et de la politique politicienne, alors il y a progression. De ce point de vue, celui étriqué du Front de gauche, rassemblement hétéroclite d’états-majors de groupuscules, celui d’addition de sigles et de scores, on peut éventuellement parler de progression. D’ailleurs, je suggère que plus il y aura de scissions chez les uns et chez les autres, plus le Front de gauche pourra aligner une liste impressionnante de groupuscules : cela donnera l’impression de progresser. L’illusionnisme me semble plutôt être à la base de ton raisonnement.

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mercredi 30 mars 2011 à 18h49, par  tomtom

Je suis très heureux de constater que du bout des lèvres vous acceptez de dire que le PCF dans le FdG a progressé lors de ces élections cantonales, trop peu certes, mais il a progressé. Ca faisait un petit moment que ça n’était pas arrivé. Vous semblez dans le bilan ne pas avoir parlé des sections qui ont présenté un candidat PCF en dehors du Front de Gauche. Qu’en est-il ? Je crois que c’est dans la Seine Maritime ou la Somme... Pour ce qui est du Limousin, où le NPA est dans le FdG le score n’est pas mal non plus.
Par ailleurs, le seul parti qui progresse en voix et en sièges dans ces élection est EELV. On peut peut-être se demander si la raison ne tient pas au fait que ce parti est une "fédération" de différentes sensibilités écologistes, comme le Front de Gauche est une fédération de sensibilités collectivistes. Je pense qu’on peut se fédérer sans se fondre, temporairement ou durablement. Si tout le y gagne...

Quant au vote FN, je me suis toujours refusé à intégrer un Front Républicain pour 3 raisons : j’ai déjà beaucoup de mal à me faire violence pour voter PS au second tour de temps en temps et n’ai jamais voté Vert ou UMP. Il y a une trop grande "distance politique". Il me semble que c’est aussi détourner l’idée de démocratie qui est d’élire SES représentants. Je crains aussi en fait que dans le cas où le Front de Gauche ( ou le PCF seul) arriverait à atteindre 25% au 1er tour , ce même Front Républicain ne sévisse contre le FdG pour "éviter un retour au stalinisme".
Enfin, la 5eme république est si bien verrouillée qu’elle interdit quasiment tout succès national en dehors de "l’UMPS".( c’est un avantage que nous avons sur la Lybie ou la Tunisie, nous avons 2 partis uniques !). Les statistiques effectuées au second tour montrent clairement que, dans un duel PS-FN, les électeurs de la droite non frontiste votent 20% pour le FN, 20% pour le PS et s’abstiennent à 40%. Il y a donc peu de risques FN pour la présidentielle et il n’y en a aucun pour les législatives puisque le FN n’a obtenu qu’1 élu.

Par contre ces 5% de vote de droite vers le PS en cas de second tour FN-PS ne vont pas arranger les affaires des communistes qui espèrent un gouvernement de "gauche plurielle". Des militants LO ou NPA diront , ce que je ne fais pas, que le FN est "l’allié objectif" du PS, qui ne va pas être enclin à dévoiler un programme gauchisant pour apater les centristes de droite. On peut craindre encore une campagne à encéphalogramme plat avec QI niveau des huitres....

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