Bahrein : terrorisme d’Etat

, par  lepcf.fr , popularité : 2%

Situé sur un archipel du Golfe Persique et relié à l’Arabie Saoudite, le Bahrein, petit pays d’environ 1.230.000 habitants est l’objet d’une dictature monarchique féroce, celle d’Hamad Ibn Isa Al Khalifa dont le pouvoir est tellement démocratique qu’il est héréditaire. Suite aux mouvements qui ébranlent tous les pouvoirs des pays du Moyen-Orient, la dictature menacée a fait appel aux forces militaires d’Arabie Saoudite pour l’aider à réprimer les populations. Le pays abritant une base militaire américaine, il est aisé de comprendre que nos pieds nickelés de la "démocratie", que ce soit Obama, Sarkozy ou encore le milliardaire BHL, philosophe de pacotille et agent du Mossad, ne se soient manifestés et qu’ils ne se manifesteront jamais. Quoiqu’il en soit, nos médias aux ordres ne pipant mot de la terrible répression qui règne dans ce pays, il est de notre devoir d’essayer de percer ce silence de mort.

Pascal Brula


Hamad Ibn Isa Al Khalifa s’est vanté selon des dépêches diplomatiques publiées par Wikileaks, de contacts avec les services de renseignements sécuritaires israéliens. La répression féroce contre les opposants pacifiques au Bahreïn prouve effectivement que les deux entités coloniales racistes, la monarchie Al Khalifa et le régime sioniste, utilisent les mêmes méthodes pour commettre ce que l’on peut appeler un nettoyage ethnique doublé d’un génocide lent contre les populations autochtones respectivement les Bahreinis shi’ites et les Palestiniens.


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Les médias occidentaux mais aussi Al Jazeera ont décrété un black out quasi total sur ce qui se passe actuellement au Bahreïn.

La répression féroce qui s’est abattue contre les opposants pacifiques à la dictature monarchique de la famille Al Khalifa, surtout depuis l’invasion des troupes Saoudiennes aidées par des forces armées du Qatar, du Koweït et des Émirats Arabes Unis, relève d’un génocide lent d’une population autochtone majoritairement Shi’ite et qui se commet dans le silence assourdissant de la « communauté internationale », des « humanitaires » -mis à part MSF qui s’époumone pour alerter sur cette répression féroce notamment en milieu hospitalier-, de l’ONU de Ban Ki Moon bien trop occupée à utiliser ses « forces de maintien de la paix » pour déloger par la violence et en violation flagrante du droit international et de sa propre Charte, le président de la Côte D’Ivoire pour le remplacer par le chouchou des puissances occidentales en application de la nouvelle « Loi de la Jungle » instaurée par la R2P.

Comme le régime sioniste, la monarchie des Al Khalifa s’est imposée par la force au Bahreïn. Avant même l’arrivée de cette famille de despotes, avant même le passage des Al Khalifa sous protectorat des puissances coloniales européennes (britanniques) pour contrôler le commerce florissant dans le Golfe, le peuple du Bahreïn était réputé pour ses pêcheurs et marchands de perles mais aussi pour ses vibrantes activités culturelles et cultuelles dominés par des érudits shi’ites de renom.

Au XVIIIème siècle Bahreïn était connue dans toute la région pour sa vie intellectuelle rayonnante et ses nombreux centres d’études shi’ites. C’est à cette époque que les tribus sunnites ont commencé à s’y installer cherchant à en prendre le contrôle de même que celui du commerce des perles. Une période d’instabilité politique intense a permis à la famille Al Khalifa issue de cette mouvance tribale sunnite de s’emparer du pouvoir par la force. Les Al Khalifa imposent leur dictature monarchique depuis plus de deux siècles et ont toujours utilisé la division -comme les Sionistes entre les différentes factions palestiniennes- entre la population shi’ites majoritaire (70% des 800 000 Bahreïnis) autochtone et les nouveaux venus Sunnites -distribuant gratifications, honneurs, postes de fonctionnaires, dans la police, l’armée, à ces derniers- pour imposer leur dictature monarchique.

D’abord dénommé Émir, Hamad Ibn Isa Al Khalifa, 61 ans, au pouvoir depuis 1999, s’est auto proclamé roi il y a quelques années et s’est toujours refusé à entamer des réformes politiques démocratiques sachant que dès lors, la majorité Shi’ite prendrait automatiquement le dessus. Il est soutenu en cela par la Maison des Saoud autre dictature monarchique sous protectorat américain au Moyen Orient, qui craint plus que tout l’avènement d’un régime démocratique à majorité shi’ite au Bahreïn.

Pourtant le mouvement de protestation pacifique qui a débuté en Février et qui a été de suite réprimé violemment dans un bain de sang -7 opposants ont été assassinés de sang froid au Rond Point de la Perle où s’étaient installés les manifestants dans des tentes- les forces armées bahreinies donnant l’assaut en pleine nuit contre des manifestants endormis, s’est toujours défini comme selon leur slogan : « Ni Shi’ite Ni Sunnite mais Bahreini ».

La répression brutale contre les manifestations au Bahreïn est devenue la norme depuis des années. De 2005 à 2010, les forces de sécurité ont continuellement réprimé violemment tout mouvement de protestation. Arrestations et détentions arbitraires, torture et parfois même disparition ont ponctué ces manifestations pacifiques. Pour éviter le refus d’obéir aux ordres au sein de la police, la dictature des Al Khalifa s’est mise à recruter des étrangers comme officiers de police, des Arabes non bahreinis et des Pakistanais, principalement des Sunnites. En 2010 le terrorisme d’état de la monarchie des Al Khalifa s’est intensifiée contre tous ceux qui protestaient contre la corruption, les discriminations vis-à-vis des Shi’ites, le régime féodal d’oppression.

Le 14 Février dernier, c’était le 11ème anniversaire de la publication de la Charte d’Action Nationale, un document contenant le plan de réformes d’Hamad jamais mis en application. Avant même ce 14 Février, ces jeunes hommes et femmes -19.6% des jeunes sont au chômage- qui ont constitué au début le gros des troupes de manifestants avaient fait connaître leurs demandes via différentes plateformes médiatiques sociales. Ils demandaient une réforme constitutionnelle de même que la liberté, des élections libres et justes, la création d’un conseil consultatif de citoyens, la libération des prisonniers politiques, la fin de la corruption, de la torture, des « naturalisations » politiques -un terme qui fait référence à la pratique des Al Khalifa d’accorder la nationalité aux recrues étrangères dans la police-.

Comme l’un des auteurs de ces demandes écrites l’a résumé : « Nous ne voulons pas renverser le régime comme certains l’imaginent, et nous ne voulons pas obtenir le contrôle du gouvernement. Nous ne voulons pas des sièges et places ici ou là. Nous voulons être un peuple qui vit dans la dignité et dont les droits sont respectés ».

Utilisant internet pour battre le rappel, ces jeunes ont réussi à mobiliser des dizaines de milliers de Bahreinis se rassemblant dans Manama et dans des villages partout dans le pays. Puis les mobilisations se sont succédées au quotidien face à une répression de plus en plus féroce des Al Khalifa aidés de leurs complices de la Maison Saoud.

La destruction du Rond Point de la Perle -symbole du soulèvement pacifique mais aussi symbole historique- par la dictature Al Khalifa juste après l’entrée des forces armées occupantes saoudiennes, vise tout simplement à annihiler le riche passé du peuple autochtone Shi’ite du Bahreïn, comme le régime sioniste tente par tous les moyens depuis plus de 60 ans d’annihiler celui du peuple palestinien en détruisant villages, mosquées, toute trace matérielle et culturelle du riche passé palestinien.

Depuis, les attaques barbares contre les opposants se sont multipliées. Le roi Hamad Ibn Isa Al Khalifa s’est vanté selon des dépêches diplomatiques publiées par Wikileaks, de contacts avec les services de renseignements israéliens. Il a demandé que dans les déclarations officielles, il ne soit plus fait référence à « l’entité sioniste » mais à « Israël ». Après une rencontre le 15 Février 2005 avec l’ambassadeur US au Bahreïn, William Monroe, ce dernier a écrit à Washington selon une dépêche publiée par Wikileaks, que « le roi a révélé que le Bahreïn avait déjà des contacts au niveau des services secrets et sécuritaires (le Mossad) avec Israël et a indiqué que le Bahreïn serait prêt à aller de l’avant dans d’autres domaines ». Monroe a qualifié la rencontre d’agréable, que les deux s’étaient entretenus près du feu, que leur conversation avait duré une heure et demi et que le roi s’était dit satisfait des développements récents concernant le « processus de paix » israélo palestinien.

Ainsi donc les liens sécuritaires Bahreïn-Israël se manifestent actuellement dans les différentes actions barbares de répression contre les opposants pacifiques à la dictature monarchiste d’Hamad Al Khalifa. On retrouve au Bahreïn les mêmes méthodes utilisées par les forces armées sionistes contre les Palestiniens. Raids de nuit chez l’habitant principalement chez des familles shi’ites dont certains membres sont brutalement raflés et détenus nul ne sait où. Certains ont dit que des opposants avaient été envoyés en prison en Arabie Saoudite. Des villages shi’ites près de Manama sont régulièrement terrorisés par des forces armées composées majoritairement de non Bahreïnis. Des checkpoints contrôlés par des hommes cagoulés entravent les déplacements des familles qui sont harassées et de multiples arrestations se font à ces checkpoints. Des membres de l’appareil de Sécurité Nationale (NSA) qui terrorisent la population bahreïnie ont sauvagement perquisitionné les maisons d’activistes des droits de l’homme, de blogueurs, d’activistes pro démocratie, notamment ceux fournissant à des journalistes étrangers des photos et vidéos des brutalités policières et de celles commises par l’armée.

De plus le principal hôpital de Manama a été pris d’assaut et occupé par les forces armées d’Hamad juste après l’entrée des troupes d’occupation saoudienne et de nombreux blessés lors des manifestations pacifiques traités là ont été kidnappés et regroupés sur un étage, leurs familles n’ayant pas l’autorisation de les voir. Le personnel médical, docteurs, infirmiers, est terrorisé, certains même ont été battus et empêchés de faire leur travail. 30 docteurs ont été démis de leurs fonctions, de même que 150 fonctionnaires du ministère de la santé accusés de soutenir les manifestants. MSF s’est élevé contre le traitement du personnel médical et des blessés.

Amnesty International et HRW ont demandé à l’ONU d’enquêter sur les exactions commises par la monarchie Al Khalifa contre les opposants pacifiques. La police a également pris d’assaut certaines écoles ce lundi et arrêté des professeurs alors qu’une grève est prévue cette semaine.

Des centaines d’opposants ont ainsi disparu, les dépouilles de deux d’entre eux viennent d’être remises à leurs familles morts probablement sous la torture comme l’attestent de nombreuses traces de coups, hématomes et autres signes de violence physique. Selon Nabeel Rajab président du Centre des Droits de l’Homme au Bahreïn on assiste à un véritable nettoyage ethnique contre les Shi’ites : « Actuellement ont assiste à un nettoyage ethnique visant les Shi‘ites. Des personnes perdent leurs emplois sur une base sectaire. Des athlètes sont chassés de leurs clubs également pour des raisons sectaires. Des étudiants à l’étranger sont rapatriés pour les mêmes raisons.

« Nous ne parlons pas de dispute entre Shi’ites et Sunnites. C’est une dispute entre l’opposition bahreinie -majoritairement composée de Shi’ites- et l’élite dirigeante, la famille dirigeante, et pas les personnes sunnites » a-t-il ajouté.

« La plupart des personnes qui ont fourni des documentaires ou accordé des interviews à la presse étrangère dont Press TV sont actuellement arrêtés. Les gens ont même peur de parler aux journalistes ou aux médias car c’est très effrayant ».

Selon une autre activiste, Maryam al-Khawaja, environ 800 opposants, dont 25 femmes ont été arrêtés et détenus et pour la plupart on ne sait pas ce qu’ils sont devenus.

Alors que les projecteurs médiatiques sont braqués sur la Libye et la Côte d’Ivoire en Europe et aux US, on a sciemment choisi d’ignorer cette tragédie qui se déroule au Bahreïn dans l’une des dictatures monarchiques avec à sa tête une famille Al Khalifa qui impose à des centaines de milliers de Bahreinis des conditions de vie moyenâgeuses sous le regard indifférent des milliers de soldats américains stationnés au Bahreïn faisant partie de la Vème Flotte des US.

Cette violente répression se fait donc sous protectorat US un pays qui se targue de lancer des guerres comme en Libye pour « défendre ses valeurs ».

Lesquelles ?

Celles de la Loi de la Jungle, de la Barbarie, du retour à un Féodalisme des plus cruels où on torture à tout va ?

Source : Planetenonviolence


Bahreïn terreur secrète - Ceux qu’on fait « disparaître »

Des emails désespérés parlent de « génocide » alors que des médecins ayant traité des manifestants blessés sont raflés.

The Independent (quotidien britannique ndlt) a obtenu toute une série d’emails effrayants provenant du Bahreïn révélant l’intimidation et l’emprisonnement de médecins qui ont traité des manifestants pro démocratie agonisant ou blessés.

Au moins 32 médecins dont des chirurgiens, des médecins généralistes, des pédiatres et des obstétriciens ont été arrêtés et détenus par la police du Bahreïn ce dernier mois au cours d’une campagne d’intimidation qui viole directement la Convention de Genève garantissant les soins médicaux aux personnes blessées lors d’un conflit. Des médecins partout dans le monde se sont dits choqués et ont exprimé leur indignation.

Une femme médecin spécialiste en soins intensifs a été arrêtée après avoir été photographiée pleurant au dessus du corps sans vie d’un manifestant. Un autre a été arrêté en salle d’opération alors qu’il opérait un patient.

On a fait disparaître un grand nombre de ces médecins âgés de 33 à 65 ans -détenus sans pouvoir communiquer avec l’extérieur ou bien dans des endroits inconnus-. Leurs familles ne savent pas où ils sont. Des infirmières, du personnel médical et des ambulanciers ont également été détenus.

Des emails échangés entre un chirurgien de Bahreïn et un collègue britannique vus par The Independent, décrivent avec force détails les menaces encourues par le personnel médical alors qu’ils se battent pour soigner les victimes de la violence. Ils fournissent un aperçu de la terreur et du harcèlement dont souffrent les médecins et le personnel médical.

Les forces gouvernementales du Bahreïn aidés par des troupes saoudiennes ont violemment réprimé les manifestants depuis le début de la révolte le 15 Février -et la brutalité de leur répression s’étend maintenant à ceux qui soignent les blessés-.

L’auteur des emails, un chirurgien expérimenté du Complexe Médical de Salmaniya, le principal hôpital civil du Bahreïn a été emmené pour être interrogé aux QG du ministère de l’intérieur dans Manama. Il n’est jamais réapparu. Aucune raison n’a été fournie pour son arrestation, aucune nouvelle de son état n’a été fournie non plus.

Dans une série d’emails, où il dit espérer attirer l’attention sur la souffrance que lui et ses collègues endurent, le chirurgien décrit des scènes terrifiantes à l’hôpital Salmaniya où le personnel est de plus en plus nombreux à être menacé et détenu parce qu’ils soignent des manifestants pro démocratie blessés.

« Des comités d’interrogation m’ont questionné sur notre rôle dans les soins prodigués aux blessés qui sont maintenant considérés comme des criminels pour avoir manifesté contre le gouvernement » a-t-il dit juste avant d’être arrêté. « Nous avons dit que nous sommes ici pour soigner les patients et n’avons rien à voir avec la politique ».

« J’ai un mauvais sentiment sur ce qui se passe au Bahreïn. Tant de nos collègues chirurgiens et médecins sont arrêtés lors de raids avant l’aube et disparaissent ».

Le 17 février au début des manifestations il a écrit « cela a été une longue journée en salle d’opération avec un grand nombre de patients blessés, l’équivalent d’un massacre. La situation reste volatile et j’espère qu’il n’y aura plus de mort ».

Mi-Mars la situation s’était rapidement dégradée :

« Actuellement je suis à l’hôpital exténué et débordé par le nombre de jeunes touchés mortellement, c’est un génocide de notre peuple et nos médecins et infirmières à l’hôpital sont devenus des cibles des milices pro gouvernementales parce qu’ils soignent des patients. Tant de médecins et d’infirmières ont été physiquement attaqués simplement pour avoir soigné des blessés. Des ambulances sont détruites ou visées par les militaires.

« Je dois partir maintenant car la loi martiale a été imposée il y a de cela quelques heures. Je suis reconnaissant pour ce que m’a enseigné X (nom caché) cela me permet d’aider et de sauver un grand nombre, ces dernièrs jours ».

Puis il y a eu un long silence avant qu’il n’écrive à nouveau :

« 3 semaines d’enfer. L’armée a pris le contrôle de l’hôpital Salmaniya. Des médecins, infirmières, le personnel paramédical et les patients sont traités comme des suspects par les soldats et les policiers. Certains de nos collègues sont interrogés quotidiennement et détenus ». Il a ajouté : « très intimidés et effrayés ».

Le collègue britannique de ce chirurgien a dit hier : « mon ami est un chirurgien très gentil qui travaille dur et est complètement apolitique. Il a été emmené pour interrogatoire et depuis on ne l’a plus revu ».

« Lui et ses collègues ont vécu des moments horribles. Des médecins expérimentés ont soigné quiconque arrivait. Sa détention est stupéfiante. Les médecins sont supposés soigner les patients, peu importe qui ils sont et ne pas être emprisonnés car ils prennent soin de supposés dissidents ».

Le président du Collège Royal de Chirurgiens d’Angleterre a dit : « ces informations concernant le personnel médical harassé lors de l’agitation en cours au Bahreïn dont des chirurgiens formés en GB, sont profondément inquiétantes. La protection et les soins des personnes blessées lors d’un conflit est un devoir de base garanti par la Convention de Genève et tout médecin ou institution médicale doit être libre de le remplir ».

Michael Wilks vice président de l’Association Médicale Britannique et ancien président du comité d’éthique a dit : « La Convention de Genève et les normes internationales d’éthique médicale sont absolument claires, punir des médecins car on considère qu’ils soignent des patients que le régime ne veut pas qu’ils soignent, est totalement inacceptable ».

La Baronne Ashton, haut représentant des affaires étrangères de l’UE a exprimé son inquiétude concernant les tueries et les mauvais traitements au Bahreïn avant de se rendre là bas.

Jeremy Laurance, éditeur rubrique santé 21/04/2011
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Ayat al Ghermezi, poétesse bahreïnie a succombé après avoir été violée plusieurs fois.

Les intellectuels Shi’ites -car se sont les Shi’ites, 70% de la population et autochtone qui sont visés- subissent également le même type de harcèlement, d’emprisonnement voire pire. La poétesse bahreïnie, Ayat al Ghermezi qui avait composé des poèmes contre le régime a été arrêtée et violée. Elle en est morte.

Ayat al-Ghermezi, 20 ans, avait récité ses poèmes dans lesquels elle critiquait sévèrement le régime en place et le premier ministre bahreïni, Khalifah Ibn Salman al-Khalifa, lors de manifestations sur la place de la Perle à Manama. Peu de temps après elle avait reçu des lettres et des emails d’insultes et d’intimidations. S’étant plainte à la police elle avait dû essuyer les sarcasmes et insultes des officiers de police.

Fin mars, des forces de sécurité ont mené par deux fois un raid dans la maison des Ghermezi, menaçant sa famille pour qu’ils révèlent où elle se trouvait, disant qu’ils « détruiraient leur maison sur leurs têtes par ordre d’officiers de haut rang » s’ils ne le faisaient pas. Obligés de dire où elle se trouvait, sa famille n’a plus eu ensuite de nouvelles d’Ayat. Quand sa famille a commencé à la chercher, la police a voulu les obliger à signer une déclaration disant qu’elle était portée disparue.

Mi-avril, un appel anonyme passé à la famille Ghermezi a révélé qu’Ayat se trouvait dans le coma dans un hôpital militaire. A l’hôpital, les médecins ont confirmé qu’Ayat était tombée dans le coma après avoir été violée plusieurs fois. Les médecins n’ont pas pu la sauver, elle est morte dans cet hôpital.

Personne n’a twitté pour Ayat, personne n’a ouvert de compte Facebook pour Ayat, personne n’a mis de vidéo sur YouTube pour Ayat. Les droits de l’hommiste occidentaux sont trop occupés à dénoncer le soit disant génocide de Khadafi en Libye et à soutenir les « rebelles » financés entraînés par la CIA et consorts depuis des semaines déjà.
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Le Roi du Bahreïn transfère 42 Milliards de dollars dans des comptes suisses

« Le roi Hamad bin Isa Al Khalifa a transféré 42 milliards de dollars US dans des comptes bancaires suisses » a dit mercredi à Press TV, Ralph Shoenman, observateur politique et auteur de « The Hidden History of Zionism ». « Cela indique qu’ils ne sont pas sûrs de ce qui peut leur arriver ». La vérité c’est que ces régimes sont des créations des US… et c’est le pouvoir politique impérialiste qui les maintient » a-t-il affirmé.
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Au Bahreïn, l’opposition met en garde contre une explosion de colère contre la famille Khalifa

Le chef du puissant mouvement de l’opposition Al-Wefaq -parti d’opposition qui comptait 18 sièges sur 40 au parlement et qui a été interdit-, cheikh Ali Salmane, a mis en garde contre l’explosion de la colère des jeunes bahreinis si la campagne d’épuration et de vengeance menée par le régime des Al Khalifa se poursuit. Cheikh Salmane a rappelé que « l’opposition a toujours appelé à des protestations pacifiques, mais la colère des jeunes va s’amplifier quand ils verront leurs frères détenus, leurs pères licenciés de leur travail, en plus de la détention de médecins et d’avocats pour avoir participé aux protestations ».

D’autre part, preuve que les Al Khalifa ont entrepris un véritable nettoyage ethnique, Salmane a révélé l’existence d’un plan visant à licencier les Shi’ites des postes dans la fonction publique. Des mosquées Shi’ites ont été détruites ou endommagés par les forces bahreinis aidées en cela par des soldats saoudiens. Plus de 25 mosquées ont été complètement détruites, et 253 autres endommagées. Plus de 41 exemplaires du Coran ont été profanés et personne ni dans les médias ni chez les droits de l’hommiste n’a protesté.

Le mouvement Al-Wefaq a également appelé à la solidarité avec les détenus. Actuellement il y a au moins 1000 personnes, dont 51 du secteur médical et 30 femmes, emprisonnés et dont, pour la plupart, leurs familles sont sans nouvelles.

Les « puissances occidentales » ferment les yeux sur les crimes commis par la famille Al Khalifa soutenue par la Maison des Saoud, au risque de voir s’embraser toute une région et cela aura inévitablement des répercussions mondiales.

Jeudi 21 Avril 2011

Source : Planète Non violence

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