Souveraineté nationale et souveraineté populaire Une vidéo du parti communiste grec

, par  pam , popularité : 2%

Une vidéo diffusée par le parti communiste grec (KKE) qui éclaire parfaitement le caractère mondial du capitalisme dans la réalité des alliances entre bourgeoisies pour dominer chacune les classes exploitées de leur pays.

Un passage nous fait réagir particulièrement, celui interrogeant le lecteur sur une vidéo de Sarkozy et Merkel pour lui demander si les travailleurs sont les maîtres dans ces grandes puissances que les médias dominants présentent comme les modèles à "rattraper" pour le peuple grec. Nous savons bien que non seulement ce n’est pas le cas, mais nous en tirons sans doute insuffisamment la conclusion que l’éventuel succès de Sarkozy au plan international ne peut être une bonne chose pour le peuple Français !

La vidéo montre parfaitement que la guerre de tous contre tous, donc aussi la guerre entre bourgeoisies qui justifie la célèbre déclaration de Jaurès "le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage", ne doit jamais faire oublier que les bourgeoisies se mettent toujours d’accord dans leur (re)partage du monde sur le dos des travailleurs...

Souveraineté nationale et souveraineté populaire
un sous-titrage en Français arrive bientôt...

C’est une question forte pour les communistes dont les partis sont nés du refus de la soumission socialiste aux bourgeoisies organisant la grande boucherie de 14-18. De ce point de vue, nous savons depuis toujours que la souveraineté nationale est un leurre si elle conduit les travailleurs à se mettre sous la protection illusoire de leur bourgeoisie.

Mais nous avons aussi appris que la souveraineté nationale peut être un moment de renforcement des travailleurs dans leur lutte contre la bourgeoisie. Sans doute les expériences grecque et française sont assez différentes sur ce point. Ainsi, si les résistances au fascisme ont été très fortes dans les deux pays et tout aussi marquées par la présence des communistes, elle se sont conclues de manière très différentes :
- la présence communiste dans la résistance française a conduit au Conseil National de la Résistance qui a imposé au sortir de la guerre un compromis favorable sur de nombreux points au monde du travail. Cela n’a pas duré puisque deux ans plus tard, les communistes étaient écartés du gouvernement. Mais ce rapport de forces a marqué l’histoire française pendant plusieurs décennies, et il a fallu l’affaiblissement du PCF dans les années 70, le renoncement socialiste de 1983, et la hargne d’une droite Sarkozyste revancharde pour mettre à bas ces acquis sociaux des travailleurs issus de ces deux années...
- la présence communiste dans la résistance grecque a été écrasée militairement par les forces alliées au sortir de la guerre et c’est un des éléments qui conduira à la dictature des colonels et qui marquera durement les rapports de force en défaveur des travailleurs grecs. Ironie de l’histoire, c’est à la fin de cette dictature qu’un parti communiste se reconstruira sur des bases marxistes en Grèce, au moment même ou le PCF s’en éloignait...

Cette question du rapport entre luttes nationales et luttes de classe a fait l’objet de plusieurs articles sur ce site. Nous préparons une rencontre avec le parti communiste grec qui sera l’occasion d’échanger sur ce sujet.

- Vive la nation, Antoine Casanova
- Vive la nation (2), Monique Picard-Weyl
- Pas de communisme sans internationalisme, Jean Kanapa
- Lénine et la France, Maurice Thorez


Le sous-titrage sous forme de texte...
Ils disent que la Grèce a "un manque de souveraineté nationale... que des droits souverains sont en train d’être cédés"
- Pourquoi ? est-ce quelque-chose de nouveau ?
La bourgeoisie Grecque, comme toutes les classes bourgeoises, pour devenir plus forte, pour prendre part à la répartition des marchés mondiaux, cède toujours une part de ses droits souverains.
Mais est-ce que cela se passe uniquement en Grèce ?
L’activité internationale du capital et des états bourgeois présuppose à la fois concession et intervention.
Quand la classe bourgeoise grecque participait à la domination d’autres petits états, qu’est ce qu’elle faisait ?
Qu’était la campagne d’Asie Mineure(1920-1922) ?
La participation aux guerres de Corée, en Irak, en Afghanistan ?
Quand la Grèce cédait son territoire pour les forces impérialistes amies qui passaient,qui esclavagisaient un peuple et démantelaient la Yougoslavie, qu’est ce que c’était ?
Dans le système impérialiste, il ne peut exister de relation d’égalité entre les états, les monopoles les plus puissants dominent.
Chaque classe bourgeoise cède quelque chose, selon sa force.
Elle cède quelque chose pour devenir plus forte en face de son peuple-ennemi, à travers son alliance avec d’autres classes bourgeoises.
 
Ils disent : "si nous devenons un pays aussi puissant que l’Allemagne et les autres grands pays capitalistes et que nous restons dans le noyau, la Grèce deviendra un pays souverain nationalement..."
Si nous supposons que quelque chose de ce genre pourrait se produire...
Qu’est-ce qui changerait dans la vie des travailleurs ?
Les travailleurs seraient-ils les maîtres en Grèce ?
N0N !
Seraient-ils libres de faire grève ?
NON !
Les salaires et les pensions seraient-ils augmentés ?
NON !
Les petits commerçants seraient-ils en position dominante par rapport aux monopoles ?
NON !
En Allemagne ou en France, les pays dominants de l’Union Européenne
les travailleurs sont-ils les maîtres de leur pays ?
NON !
C’est comme si on disait que les pays développés devaient arrêter de se développer pour que les autres monopoles et états puissent se renforcer et les concurrencer.
Ce sont des espoirs futiles pour le peuple.
Les néo-libéraux, sociaux-démocrates, et centre-gauches ont gouverné depuis tant d’années...
Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?
Vont-ils le faire maintenant ?
Après tant d’années comme membre de la communauté économique européenne et de l’Union Européenne, pourquoi la Grèce n’est pas devenue égale ?
Cela va-t-il arriver maintenant ?
Cela a prouvé ce que le parti communiste disait :
Que L’union Européenne est une alliance prédatrice des monopoles, que les inégalités allaient s’accroitre.
Le développement inégal des économies et des pays est un élément du développement capitaliste international...
Parce que la production capitaliste est basée sur la propriété capitaliste des moyens de production, sur la concurrence pour le contrôle et la domination des plus forts sur le marché, ce qui conduit à l’inégalité des pays.
 
Où conduisent les positions "sur le manque d’indépendance nationale" ?
A mettre notre propre tête sur le billot des gouvernements du soi-disant "redressement national" ou au support de centre-gauche des monopoles.
Ne leur permettez-pas de vous ridiculiser...
La Grèce n’a pas un problème de souveraineté nationale mais de souveraineté populaire !
La classe bourgeoise Grecque a le pouvoir et pour cette raison, est dominante comme classe et étend ses tentacules dans les marchés internationaux.
C’est le peuple Grec qui se trouve lui-même sous le joug.
Le parti communiste grec ne se bat pas pour une Grèce où la classe ouvrière et les couches populaires seront sous la botte des monopoles.
Il se bat pour que le peuple soit le maître.
Le parti communiste grec ne veut pas de droits nationaux pour les céder à qui que ce soit, mais aucun peuple ne peut être le maître s’il n’est pas propriétaire de la richesse qu’il produit et qui lui appartient.
Parce que seulement dans cette voie, avec son propre pouvoir populaire des travailleurs, le peuple peut placer les échanges internationaux entre pays sur la base de l’intérêt mutuel et du respect des droits des autres peuples.
La Grèce a toutes les capacités de production pour que le peuple puisse vivre bien.
N’hypothéquez pas le passé et l’avenir !
Devenez le propriétaire des richesses que vous produisez !
Travailleurs, sans vous, aucune machine ne peut tourner, vous pouvez tout faire sans patrons !
 
Désengagement de l’Union européenne, avec le pouvoir des travailleurs qui annulera unilatéralement la dette et socialisera les monopoles !

Voir en ligne : vidéo du KKE avec sous-titrage en anglais

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    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

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    La déclaration complète

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    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
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