Intervention à la Convention du 16 novembre sur l’Europe à Paris, Paul Barbazange délégué de la fédération de l’Hérault.

Nous avons besoin d’une campagne aux européennes menée par le PCF Accords et désaccords dans la fédération de l’Hérault.

, par  Paul Barbazange , popularité : 2%

Peu, très peu, beaucoup trop peu de communistes ont participé à la préparation de la Convention sur l’Europe. "50% des participants n’avaient pas lu l’intégralité du document, on peut compter sur les doigts d’une main les fédérations ayant organisé un Comité départemental". Ce sont les rapporteurs qui l’ont dit en séance, pourquoi ne pas le relever... Mon département ne serait pas trop en retard... Ci-dessous l’état réel du débat dans l’Hérault comme j’ai pu le présenter en commission avant de ré-intervenir lors de la séance du CN du lendemain.

La section de Béziers a organisé le débat préparatoire à cette assemblée par un comité de section. Dans l’Hérault, diverses dispositions ont été adoptées au bureau fédéral du 12/11, avec un conseil et une assemblée départementale des militants pour tenter de rattraper le retard accumulé.

Cela sera-t-il possible alors que les municipales approchent à grands pas ?
Je m’en tiendrai donc à ce qui me parait rassembler au plan départemental et aux positions de ma section.

Au plan départemental deux aspects rassemblent :

- Le lien étroit entre la politique d’austérité européenne, la ratification par Hollande du traité Merkozy sans aucune modification, la politique austéritaire menée par le gouvernement PS. Le peuple pour une part ressent cette situation, il ne faudrait pas que notre effacement actuel laisse un boulevard au FN.
- Le lien très étroit aussi entre les orientations politiques de l’UE et ce qui se fait dans les régions.

La question des métropoles européennes est au cœur. Il y a aussi l’aménagement et les politiques économiques : en Languedoc-Roussillon, le retard pris par la réalisation de la ligne TGV, alors que le réseau ferré est à saturation, la question du devenir portuaire et industriel de Sète. Nous devons à ce niveau nous exprimer face aux choix politiques du capital européen, c’est une façon d’utiliser le fait national dans les luttes.

Pour ce qui est de la section de Béziers, je dois exprimer ici la profonde inquiétude de tous les participants.

Le désaccord avec le document proposé.

Nous avions formulé analyses et propositions lors des précédentes élections européennes résumées sur la proposition de mot d’ordre "Faisons péter l’Europe capitaliste".

Nous avons rappelé et affiné ces analyses lors du dernier congrès.

Nous savons qu’elles sont minoritaires, mais nous constatons, jours après jours, qu’elles sont confirmées.

Les méfaits de la gestion capitaliste de l’Union européenne sont de plus en plus visibles et sensibles. Dans les milieux populaires,on est passé au rejet de l’UE et de l’Euro.

L’Europe capitaliste, ce sont les salaires horaires à trois €, l’application de la circulaire Bolkenstein, des centaines de milliers de salariés "lowcost" déstructurant le monde du travail. Des ouvriers originaires d’Afrique avec des papiers portugais traités comme des esclaves, dans le bâtiment ou l’agriculture. L’Europe capitaliste a besoin de ses noyés de Lampedusa.

Que pèsent face à cela quelques timides décisions rarement favorables aux exploités ?

Nombre de citoyens, nombre d’économistes, nombre de militants posent la question de la sortie de l’Euro et de celle de l’Union européenne. Allons-nous être les derniers à animer ces débats parce que poser cette question serait insensé dans l’état d’intégration des économies ? L’argument n’est pas sérieux ; se placer sur des positions de rupture avec la classe dominante, son idéologie, sa politique n’a jamais été ni évident, ni facile.

Deuxième sujet : l’abandon du cadre national pour l’essentiel de nos luttes.

Ce cadre national nous paraît toujours des plus pertinents, chargé d’histoire et d’une relative proximité. A qui abandonnons-nous la nation, le "produire en France" ?

Enfin pour terminer brièvement, notre section propose de s’engager dans la prochaine campagne européenne sur le mot d’ordre "Pour changer maintenant, faisons péter l’Europe capitaliste".

et de faire porter nos efforts internationaux sur la construction de l’internationale communiste de ce siècle.

Des éléments le permettent, en Europe comme dans le monde, mettons-nous au travail.

Cela n’est en rien incompatible avec d’autres rassemblement comme la GUE, le PGE, vus comme des fronts.

Face à la crise sans précédent du capitalisme, c’est d’analyses et d’actes communistes dont nous avons besoin. Nous avons besoin d’une campagne électorale menée par notre parti.

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