La vérité des chiffres de l’immigration pour stopper la peur et la haine. Travailleurs unissons-nous !

, par  communistes , popularité : 3%

Un article du PRCF utile pour combattre la progression de l’extrême-droite, à l’opposé de la scandaleuse instrumentalisation par Macron des victimes d’Oradour sur Glane, et qui aide à faire comprendre que le problème, ce ne sont pas les immigrés, mais bien la concurrence entre les travailleurs qu’organisent le grand patronat en s’appuyant sur les institutions européennes....

Stop au racisme, prolétaires, unissons-nous !

Diviser pour mieux régner. Pour tous les tenants du système capitaliste, pour préserver la dictature de l’oligarchie et leurs profits obtenus à la sueur du front des travailleurs par une exploitation toujours plus importante et une guerre permanente contre les salaires, l’ennemi c’est l’immigré pas le banquier. Pourtant la réalité est bien différente. Le problème ce n’est pas l’immigré, mais bien le banquier et cette oligarchie qui détruit l’Humanité pour remplir ses coffres dans les paradis fiscaux, imposant sa dictature toujours plus violemment dans une fascisation qui s’accélère à mesure de l’aggravation de la crise systémique du Capitalisme ;

www.initiative-communiste.fr propose à chacun de regarder la réalité en face, avec la réalité des chiffres. La vérité des chiffres pour stopper la peur et la haine, pour le « tous ensemble » des travailleurs

Guerre aux salaires, dumping social et assistanat pour le grand Capital

L’Union Européenne et l’Euro sont deux armes de baisse massive des salaires. En organisant un vaste dumping social et une guerre aux salaires à l’échelle du continent. Délocalisations d’une part, travailleurs détachés d’autres part, mise en concurrence de tous contre tous pour les travailleurs, dumping et paradis fiscaux de l’autre pour les riches capitalistes. Loin de rassembler et d’unir les peuples, l’Union Européenne des patrons, l’euro, c’est la division des peuples, dresser les uns contre les autres pour effondrer les salaires, liquider plusieurs décennies de conquêtes sociales payées au prix du sang des luttes des travailleurs. La libre circulation des biens et des capitaux, les directives travailleurs détachés ou secret des affaires n’ont qu’un but permettre aux multinationales d’aligner les salaires vers le bas. Le SMIC mensuel en Bulgarie n’est que de 184€…

Pour autant ce constat qui désigne bien un problème et danger grave pour les travailleurs, désigne également la cause de ce danger : l’Union Européenne du Capital dont les commanditaires ne sont pas les travailleurs de quelques pays européens que ce soient, mais bien les multinationales, les banques, les marchés financiers, en un mot, la classe capitaliste. Ce que ces chiffres prouvent ici c’est bien que le problème ce n’est pas le travailleur détaché immigré, mais bien le patron qui l’emploie. Personne ne doit donc ici se tromper de combat pour la justice. Et ceux qui s’attaquent à l’immigré ne sont donc ici que les porte-flingues des capitalistes qui écrasent les salaires des travailleurs en France et ailleurs précipitant des millions d’ouvriers et d’employés, de paysans, de pêcheurs, dans la misère, la précarité et le chômage. Pour défendre les salaires, travailleurs immigrés ou non doivent donc lutter ensemble pour briser les chaînes de l’Union Européenne des Patrons et sortir de l’UE, de l’Euro et du Capitalisme ;

chiffres de l’immigration : le bilan financier

Selon les études des économistes les plus défavorables, par exemple les chiffres issus des études comparées menées par l’OCDE, si l’immigration a un coût, il serait au maximum en France de 0,5% du PIB. Soit moins de 10 milliards d’euros par an.À comparer par exemple au montant du CICE, cadeau fiscal accordé aux multinationales qui s’élèvent à 20 milliards d’euros par an. là aussi, le problème ce n’est pas l’immigré mais bien l’oligarchie capitaliste. Et ce d’autant que d’autres études démontrent même un bilan économique très favorable (par exemple les études de Xavier Choinicki et Jean Paul Gourévitch) de la contribution économique nette des immigrés en France, qui serait de 0,2 à 0,9% du PIB.

Là encore chacun peut constater que les discours xénophobes et racistes, divisant les travailleurs en visant en particulier les français d’origine immigrée ne visent bien qu’à une chose, préserver le système en place qui permet à la classe capitaliste de remplir ses coffres en faisant les poches des travailleurs. Trop occupé à surveiller son collègue pour voir s’il est plus ou moins bronzé que lui, le travailleur dupé par ces discours xénophobes ne voit pas la classe capitaliste qui lui fait les poches. C’est pourtant bien cela la réalité des chiffres.

chiffres de l’immigration, non il n’y a pas de grand remplacement en France

Cultivant la peur, certains ne cessent de répandre un message de haine stérile, allant jusqu’à dénoncer un « grand remplacement » en France. Au-delà de l’idiotie d’un tel concept qui méconnaît que les enfants de la France sont tous ses filles et fils, et ce depuis même avant la Révolution Française, pet dont le ressort idéologique raciste s’attaque au fondement de la Nation, la réalité des chiffres des études démographiques démontre l’absence de grand remplacement. Par exemple, les études de l’ONU démontrent qu’entre 1995 et 2015, le nombre d’immigrés n’a que très faiblement augmenté en France. Ce nombre d’immigrés est inférieur de trois fois au solde naturel des naissances. En clair, ce sont bien les enfants nés sur le sol français qui constituent plus des trois quarts de l’augmentation de la population chaque année.

D’ailleurs, les propagandistes d’extrême-droite qui voudraient faire croire à l’existence d’une vague d’immigrés continue, – face à la réalité du nombre d’immigrés arrivant en France chaque année (on parle d’un solde migratoire d’environ 30 000 personnes chaque années et d’une arrivée d’un nombre d’immigrés représentant 0,4% de la population totale de la France chaque année), – s’en prennent même désormais aux bébés nés en France !

Et même si l’on regarde les naissances, force est de constater qu’en 20 ans, de 1995 à 2014, le nombre d’enfants nées de parents étrangers hors zone UE sur le sol français d’après les chiffres de l’INSEE, reste globalement constant, à un niveau très faible passant de 5,6% à 6,7% la légère augmentation étant plus due à la baisse du nombre d’enfants de deux parents de nationalité française qu’à une augmentation des naissances d’enfants de parents étrangers.

 

Loin d’un grand remplacement, ces chiffres, tout comme ceux des mariages mixtes (15%) sont au contraire l’image que le peuple français est fort et dynamique, tournant le dos à la xénophobie dans la réalité de ses choix de vie, préférant l’amour au racisme.

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    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

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    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

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