La pente du PIB s’enfonce dans les dunes maliennes

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Côté dépenses militaires, si la France a rétrogradé d’une place, elle reste dans le peloton de tête…

Sources : Bases de données du SIPRI concernant les dépenses militaires, <http://www.sipri.org/databases/milex/> et du FMI avec Perspective Économique Mondiale (World Economic Outlook), Sep. 2011, <http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2011/02/weodata/index.aspx>.

Voir ; http://www.sipri.org/research/armaments/milex/resultoutput/milex_15/the-15-countries-with-the-highest-military-expenditure-in-2011-table/at_download/file

http://www.sipri.org/research/armaments/milex/resultoutput/milex_15/the-15-countries-with-the-highest-military-expenditure-in-2011-table/view

Elle est présentement championne des « OpEx », soit « operational expenditure », référence anglo-saxonne comme de bien entendu, pour dire « dépenses de fonctionnement ou d’exploitation ». Autrement dit, en bonne gestion capitaliste, il convient de faire tourner la machine, circuler les marchandises, et ne pas laisser rouiller les hommes y étant employés !... Et ce, dans le cadre d’une stratégie géniale produisant du terroriste (Hier en Libye, aujourd’hui en Syrie) pour le combattre au Mali ! Du Super Bush made in France ! Et mieux encore, alors que l’Amérique boit présentement la tasse tout en ayant la maîtrise de la planche à billets exportatrice de sa dette démesurée ! Cool Obama and Dull Hollande ! Devenez Américain !

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/18/depuis-2000-les-opex-francaises-coutent-un-milliard-d-euros-chaque-annee_1819070_823448.html

http://survie.org/billets-d-afrique/2012/213-mai-2012/article/depenses-militaires-en-baisse-cout

L’augmentation de la dotation initiale de 24 millions d’euros quadruplée en 2005 avec 100 millions s’est envolée pour être multipliée par 6,3 à partir de 2011. Les surcoûts des OpEx ne sont pas en reste… En 12 années, le total de 500 millions a été triplé avec une pointe à 1.900 en 2011. C’est un choix structurel net, une politique bien affirmée.

Le commerce extérieur de la France quand à lui, reste obstinément déficitaire,… déficit en aggravation.

Commerce militaire. Extraits de :

1. Les exportations françaises d’armement (livraisons)

http://www.institut-strategie.fr/strat_053_Courades.html

2. Le chiffre du Commerce extérieur 2012.

http://www.douane.gouv.fr/data/file/8101.pdf

3. Importation et exportation d’armement au sens des douanes

http://www.data.gouv.fr/var/download/8c7576b49c21d1894ef0bd694098dfcc.xls

Note relative à la valeur des échanges de biens : FAB = ’Franco à bord’. CAF = ’Coûts, assurance, fret’. Voir ;

http://public.iutenligne.net/economie/Simonnet/commerce/docs/CAF_FAB.html

Commerce extérieur déficitaire depuis 2003, soit bientôt dix années consécutives…

Voir ; http://lekiosque.finances.gouv.fr/Appchiffre/Etudes/tableaux/histosolde.pdf

Ce qui accroit inéluctablement l’appauvrissement de la France et creuse son endettement.

C’est ce dont traite par exemple l’étude de Marion Cochard de juillet 2008 qui commence par un état des lieux. C’est cet état des lieux que je retiens ici. L’étude s’intitule « Le commerce extérieur français à la dérive ? » ; http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/2-106.pdf.

Voici en fin d’article ce que donne son graphique du bilan général du commerce français, que j’ai actualisé avec les informations disponibles et vérifiables sur les sites des Douanes, de l’INSEE et du Gouvernement français, informations globales sur l’état général du budget, sur la dépense énergétique, les biens manufacturés, l’agriculture.

Il est clair que le basculement de 2003-2004 des biens manufacturés dans la zone déficitaire du budget a précipité la chute du commerce extérieur en dessous des 50%. Le solde hors énergie avoisine le zéro depuis 4 années. En 2010, il a été négatif. L’état de la France est non seulement mauvais, mais il continue de se détériorer. Les explications justificatives ne manquent pas, mais il en est une qui est absente, c’est la politique de casse industrielle de la France. Il est évident que sans production obligatoirement exportatrice de biens manufacturés, la France est condamnée à mort. Ce graphique expose simplement son agonie présente.

La politique de casse industrielle de la France est celle suivie par les dirigeants en place, lesquels servent non pas ses intérêts, mais ceux de la classe bourgeoise dont les profits sont eux toujours en expansion ! Cette politique est cohérente avec leur prétendue construction d’une Europe mythique passant par la destruction bien réelle des nations la constituant selon une géographie variable. C’est ce qui est présentement à l’œuvre. L’affaissement de la base économique parachèvera en outre l’effondrement du ’système social français’ issu du CNR, et de la France donc. C’est bien ce qui est recherché, n’est-il pas vrai. Good bye, France !? Dit ce graphique.

La réponse à cette question ’nous’ appartient. ’Nous’, qu’est-ce à dire ? Tout d’abord en terme de classe sociale, à savoir le prolétariat, dont les chômeurs et les abandonnés constituant le tiers des actifs en capacité. Secondement en terme de nation -notamment car c’est la seule organisation sociale ayant réalité et consistance (constituée sur des durée en siècles) à la différence de cette prétendue Europe dans laquelle 30 années après des nations (tiens donc !) en sont à vouloir organiser des référendums pour savoir si oui ou non elles en sont-, sur les bases de la Charte de La Havane ; http://www.m-pep.org/spip.php?article16

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Le coût de la guerre comprend au moins

253.330 lésions cérébrales

et 1.700 amputations

Par Spencer Ackerman

02/08/13
http://www.wired.com/dangerroom/2013/02/cost-of-war/

Voir aussi le Rapport du Service de Recherche du Congrès US ;

http://www.fas.org/sgp/crs/natsec/RS22452.pdf

Des techniques de neuro-imagerie comme cet affichage-ci du logiciel Siemens sont utilisées par les médecins de l’armée pour examiner et diagnostiquer les lésions cérébrales traumatiques. Photo : Siemens, par l’intermédiaire de l’armée américaine

Voici quelques indications sur les coûts persistants de 11 ans de guerre.

► Près de 130.000 soldats américains ont été diagnostiqués avec un syndrome de stress post-traumatique, et beaucoup plus ont connu des lésions cérébrales.

► Plus de 1.700 ont subi des amputations de membres qui changent la vie.

► Plus de 50.000 personnes ont été blessées dans l’action.

► En date de mercredi, ce sont 6.656 soldats et civils du Ministère de la Défense américains ont trouvé la mort.

Ces données mises à jour (Pdf) proviennent d’un nouveau rapport du Service de Recherche du Congrès relatif aux statistiques d’accidents militaires qui peuvent parfois être difficile à trouver - et encore plus difficile pour la société américaine pour qu’elle puisse l’appréhender pleinement. [Signalons] qu’il minimise presque certainement la mesure des coûts de la guerre.

Commençons avec les Troubles (Discorder) consécutifs à un stress post-traumatique, ou Troubles liés à un Syndrome de Stress Post-Traumatique ou SSPT (Post-Traumatic Stress Disorder, ou PTSD). Le décomptage depuis 2001 dans les services militaires des Etats-Unis fait apparaître que 129.731 soldats américains ont été diagnostiqués avec cette maladie depuis 2001 donc. La grande majorité de ceux-ci, soit près de 104.000 proviennent des personnels déployés.

Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg des troubles du stress post-traumatique, car pas tous les cas ne sont pas diagnostiqués - et peut-être même pas le plus grand nombre d’entre eux. L’ancien vice-major chef de l’armée, le général à la retraite Peter Chiarelli, a proposé de laisser tomber le ’D’ [voir aussi], donc le ’Discorder’, soit les ’Troubles’ du syndrome du stress post-traumatique afin de ne pas stigmatiser ceux qui en souffrent [qu’il a dit !] - et peut-être encourager davantage de vétérans à chercher un diagnostic et un traitement pour cela. (Tous les défenseurs des anciens combattants ne sont pas d’accord avec M. Chiarelli, tant s’en faut.)

L’étude du Congrès met aussi en lumière l’ampleur de l’une des blessures caractéristiques des guerres post-9/11 (9 septembre 2001), la Lésion Cérébrale Traumatique (Traumatic Brain Injury ouTBI), souvent subie par les survivants d’explosions de bombes artisanales des insurgés. De 2000 (une année avant le 9/11 probablement choisie et incluse aux fins de contrôle/vérification) à la fin de 2012, quelques 253.330 soldats ont connu des TBI sous une certaine forme. Environ 77 pour cent de ces cas sont classés par le ministère de la Défense comme ’légers’, ce qui signifie ;

’un état de confusion ou de désorientation d’une durée inférieure à 24 heures ; la perte de conscience pendant trente minutes ; la perte de mémoire d’une durée inférieure à 24 heures ; et une imagerie de la structure cérébrale donnant des résultats normaux.’

Les lésions les plus sévères sont évaluées selon ces indications, lorsque les troubles durent plus d’une journée. Près de 6.500 de ces cas sont des TBI ’graves ou pénétrants’, incluant les effets de blessures crâniennes ouvertes, fractures du crâne ou projectiles logés dans le cerveau.

Comme pour les SSPT, les diagnostics de TBI ne font qu’effleurer la surface de la réalité. Le dépistage des TBI de l’armée est notoirement très mauvais : Un ancien chef du personnel des armées l’a décrit comme ’essentiellement du pile ou face’. Pire, la pauvreté de la technologie médicale militaire, en particulier dans les zones privées de bande passante telles que l’Irak et l’Afghanistan, a rendu incertains les diagnostics de TBI faits sur le champ de bataille et retransmis tels quels dans les dossiers médicaux permanents des troupes.

Les amputations sont une caractéristique de toute guerre prolongée. Près de 800 vétérans d’Irak ont ​​subi l’amputation d’un ’membre majeur’, comme une jambe, et 194 autres ont subi l’amputation partielle d’un pied, d’un doigt ou d’un autre membre soi-disant « mineur ». Pour les anciens combattants d’Afghanistan, ces chiffres sont respectivement de 696 et 28.

La guerre en Irak est terminée, sauf pour une poignée de soldats américains et des milliers de contractuels et/ou entrepreneurs. Pour la guerre en Afghanistan, nous sommes dans un processus de retrait des troupes d’ici à 2014 à une vitesse inconnue qui laissera une présence militaire résiduelle de taille inconnue. Même si les morts et blessures américaines dans ces guerres devraient bientôt prendre fin, leurs séquelles sur un grand nombre d’anciens combattants ne se terminera pas.

Voir en ligne : Texte de Badia Benjelloun, sur le site dedefensa.org

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