Gérard Depardieu : Petite Révolution Culturelle Prolétarienne ("Au jour le jour" tome X)..

, par  Gil-Simon Ben Aych , popularité : 2%

I.Sur la chaîne de télévision 5,nous avons vu récemment un film retraçant la carrière du grand acteur français Gérard Depardieu. Impressionné par l’étendue des rôles interprétés par lui, du gaulois de la mythologie astérixienne au père du dernier long métrage La Vallée de l’Amour (Valley on love en anglais), en passant par Tartuffe, Cyrano de Bergerac... jusqu’au prolétaire des Valseuses, nous avons constaté que sa carrière correspond à ce vers de l’Internationale adressé aux Prolétaires du monde entier :

"Nous ne sommes rien soyons tout".

Côté comique.

Côté tragique c’est que la richesse c’est de la "comédie" (mensonge de la corruption, dissimulation objective de la plus-value, virtualité de la finance) ; tant et si bien qu’à regarder ce film on se demandait encore comment certains peuvent douter de l’effectivité, ici et maintenant, de la Révolution Socialiste Mondiale.

Gérard Depardieu est la preuve par l’expérience cinématographique de la transformation historiquement nécessaire du capitalisme en socialisme.

Et les "rôles" de Depardieu correspondent aux moments historiques induits par cette citation de Marx :"Tant que la bourgeoisie n’aura pas réalisé le marché mondial,il ne se passera rien de sérieux en matière de révolution socialiste".

Pourquoi ? Parce qu’il fallait que la concurrence, système du capitalisme, soit mondialisée et c’est fait. D’où le prolétaire bon à tout incarner du cinéma historique.

La bourgeoisie a été tellement paresseuse et stérile historiquement depuis le début du XX° siècle (Impérialisme) qu’elle a dû laissé le soin aux prolétaires russes-soviétiques et chinois de développer le capitalisme qu’elle n’a même pas eu la force et le courage de créer dans ces régions.

Si bien que Depardieu ,au lieu de passer par la critique historique chinoise du socialisme soviétique, est directement tombé dans les bras de Poutine, tsar-rouge-russe !!!...et pour cause, depuis la victoire contre le national-socialisme nous avons des socialismes nationaux,ou des capitalismes nationaux ou un mélange des deux.

Mais l’histoire est ingrate et Depardieu est malheureux, finalement :il exprime qu’il n’a jamais joué, et pour cause il a été joué, comme les Grands hommes de Hegel qui s’aperçoivent que l’Histoire les a dirigés plutôt que ce soit eux qui dirigent, et ainsi les grands acteurs de même ; derrière tous ces rôles incarnés de par Dieu, acteur de droit divin soit de droit du peuple-qui-va-au-cinéma, acteur des- images-du -peuple, on voit le visage beau, rieur et espiègle du prolétaire de Château-Roux, celui qui va abattre les dynasties de l’imaginaire parce que la réalité inhumaine du prolétaire est la position de l’affirmation humaine au-délà des classes:humanité de Gérard contre les représentations(professionnelles) de Depardieu.

Quand on compare le prolétaire qui est premier ministre en France aujourd’hui (qui semble un croque-mort célébrant l’enterrement de la social-démocratie à tout instant), avec le prolétaire-Falstaff Depardieu on a une idée de l’incompatibilité entre leurs histoires ; dans la dépression hollandaise le manuel valse, l’intellectuel fait tapisserie et le comédien exprime son malaise par son humanité épuisée.

Manuel Valls célèbre tous les jours la mort de l’idéologie républicaine, qui remplace la religion par le droit : soit-disant, demain, au paradis social régneront la liberté, l’égalité et la fraternité. Mais nous sommes vivants aujourd’hui, ici et maintenant, et nous ne voyons rien de tout cela exister réellement. La politique comme "comédie" et la comédie" comme politique, c’est l’époque où les "idéaux" (les "valeurs" disent les imbéciles) sont la patience du capitalisme au stade socialiste.

Engels disait ,aux philosophes idéalistes, que la preuve que le gâteau qui est devant mes yeux est réel, c’est qu’il peut me nourrir, nous disons que la preuve du socialisme, c’est la carrière cinématographique et l’histoire humaine de Gérard Depardieu, grand acteur et Grand Prolétaire.

Merci, camarade. Parce que tu as nourri nos imaginaires magistralement,en maitre -du -monde-des classes, mais humainement en être-au-monde singulier, j’ai rarement vu ça !!!...

GIL BEN AYCH.

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