36ème congrès

FdG, Union européenne et productions nationales Contribution d’Armand Boileau, cellule de Lormont, Bordeaux rive droite.

, par  auteurs à lire , popularité : 6%

Euro, sortie de l’Euro, stratégie, participation populaire.

Sous l’étiquette FdG, les dernières élections ont fait perdre nombre d’élus au parti. C’est plus dû à son éloquence pompeuse qu’à son programme peu réaliste que le candidat du FdG a obtenu un résultat à deux chiffres à l’élection présidentielle.

Comme le faisait remarquer récemment Jacques Nikonoff, « Tout est fait, en disant tout et son contraire, pour ratisser le maximum d’électeurs, peu importe si les bases sont floues ». Faire la chasse aux voix, le FdG n’a pas d’autres ambitions !

Pour remarque, la « fenêtre 4 » de la base de discussion relative au « Front de Gauche » le confirme. Ces « différences d’appréciation » dont il est fait état sont donc « naturelles ».

Mais rien ne prouve qu’un candidat communiste dégagé des fourvoiements de ces dernières années, développant la politique de son parti, montrant les désastreuses conséquences du traité de Maastricht et l’absolue nécessité d’en sortir, n’aurait pas fait un bon score. Il aurait permis pour le moins, de replacer le parti sur ses véritables bases, ramenant une certaine confiance perdue parmi les électeurs à tradition communiste et aux communistes eux-mêmes. En cette absence totale, c’est le FN par sa démagogie et son raccolage électoral qui s’en est emparé et en a bénéficié .

Précisément, nous nous sommes battus contre l’adoption du traité de Maastricht, l’analyse de son caractère antisocial qui en avait été faite à l’époque s’est révélée entièrement exacte. Est-il besoin de démontrer aujourd’hui avec un euro qui en est l’expression, que c’est la poursuite de la destruction de nos acquis sociaux.

Un euro contre lequel nous avions manifesté à Paris avec de nombreux camarades girondins. Aujourd’hui qu’en pensent-ils après cette sorte de ralliement au Maastrichtien Mélanchon, qui se revendique des années Jospin, lorsque celui-ci fut premier ministre, le premier ministre des privatisations.

A un moment où plus de 70% des interrogés trouvent, - d’après une étude - , le capitalisme néfaste et 64% des français - d’après un sondage - qui se prononcent contre le traité de Maastricht, il faut entendre ces « murmures », il y a d’autres grains à moudre qu’à bercer l’opinion sur une illusoire Europe sociale, aux contours difficiles à déterminer, et pour cause. L’Europe et l’Euro ne sont qu’une aggravation sans fin pour les peuples de ce capitalisme exacerbé. Nous ne sommes plus en période de crise passagère, nous sommes entrés en maladie de longue durée.

L’U.E n’est ni ré-orientable, ni amendable. Partant de là, toutes assertions à contre courant ne peuvent inspirer que réserves et défiance.

Tous, Droite, PS, y compris le PCF, nous répètent que la sortie de l’euro serait un désastre, ce n’est qu’une contre vérité mais le trouble est réel, visant à nous conditionner pour faire admettre une austérité toujours plus accentuée dont le capital tire d’énormes profits. Sortir de l’euro, ce serait donc le débat qui dérange, à ne pas mettre sur la table.

L’euro est surévalué, il est donc trop cher. Le retour au franc entrainerait une dévaluation, mais elle permettrait la reprise de nos exportations, de limiter nos importations plaçant leur coût en forte augmentation, et permettant ainsi de rééquilibrer notre balance commerciale. Actuellement nous importons plus que nous exportons.

Si cette sortie de l’euro ne réglerait pas tout, la volonté de rompre avec la logique de l’économie capitaliste en étant une condition. Elle permettrait de créer des centaines de milliers d’emploi pour compenser les produits importés, trop chers, tout en augmentant les salaires et retraites, de mieux rembourser la
santé, etc...

Est-ce cela un désastre ?

Dans le paragraphe sur la démocratie de son livre « La Clé et les Lois » , le philosophe Cornilius Castoriadis écrit : « Il s’agit du pouvoir du peuple et non de ses représentants », plus loin « le peuple ne saurait être remplacé par des experts etc... » ! N’y aurait-il pas à s’en inspirer ? C’est la possibilité pour chaque citoyen de décider lui-même à tout moment et en toute liberté des destinées de son pays, de donner son avis sur tout, de peser sur ses élus à tous les niveaux !

Est-ce que ce sont les communistes qui ont décidé de cette stratégie du FdG qui engloutit le parti ?

Ce qui me paraitrait des plus important comme ordre du jour, c’est de reprendre et continuer le Congrès de Tours, en tenant compte des enseignements de ses fondamentaux. Affranchissant le parti de cette stratégie, non seulement de mutilation où il se trouve mais de sabordage programmé. S’affranchissant, par la même de ce calamiteux PGE, et poursuivant ainsi l’enrichissement de la théorie communiste.

La participation de ceux qui l’ont quitté, mais par désaccord parce que profondément communistes, est souhaitée et logique, ne peut être que constructive, pour un grand parti communiste à l’image du XXIème siècle.

C’est dans cette confrontation d’idées que resurgira naturellement, parce que le parti ce doit être cela si l’on peut dire, sa mission historique s’inspirant des vraies valeurs qui en ont fait sa grandeur et à de nombreux anciens dont je suis, notre fierté.

Le communisme « terminerait sa mue » (P.L. 10 nov. lors de la réception aux nouveaux adhérents) pour entrer dans un « communisme de nouvelle génération », propos intentionnellement flatteur pris dans un contexte bien déterminé. Acceptant sans doute l’entreprise privée ! (P.L. Libération aout 2012) avec tout ce qu’il peut en être comme dérive, -où est l’appropriation collective ? , ne peut pas être le communisme.

Et on reparle de ce « nouveau communisme » comme si cela pouvait exister, rappelant « La Mutation ».

Ce que l’on nous propose aujourd’hui est aussi destructeur que ce que l’on nous a proposé hier.

Est-ce significatif, ce qui pourrait être de grandes batailles mobilisatrices, celle pour notre souveraineté nationale en partie perdue (l’Europe), c’est une étape, et combien d’autres, sont absentes de la « base de discussion » !

Avec cet objectif central pour un communiste : en finir avec ce système ?

Armand Boileau, cellule de Lormont, Section Rive Droite Bordeaux 33.

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