6ème rencontres Internationalistes de Vénissieux 8 et 9 Novembre 2013

Dossier Chine, mondialisation, socialisme, capitalisme...

, par  pam , popularité : 3%

Les 6èmes rencontres internationalistes ont été le cadre d’une rencontre exceptionnelle avec une délégation de trois communistes chinois, représentant le bureau central de documentation et de traduction auprès du comité central du PCC. Elle a été à la fois fraternelle et studieuse. Fraternelle autant par la franchise des questions et réponses que par les relations tissées et une soirée de chants et rencontres ; studieuse compte tenu de l’effort d’attention nécessaire pour suivre une discussion avec traduction pendant près de 5 heures, dans un contexte où la plupart des militants connaissent mal l’histoire, la culture et la réalité politique chinoise, au-delà de l’image construite par les médias occidentaux.

Cet article reprend l’ensemble des interventions publiées sur le site de la section PCF de Vénissieux, avec le document attaché diffusé. Un compte-rendu complet et détaillé des discussions sera publié d’ici Noël.

Cet effort est indispensable quand on voit l’empressement avec lequel les médias Français tirent la conclusion du dernier plenum du CC du PCC que le capitalisme avait marqué de nouveaux points en Chine, en s’appuyant sur une phrase du communiqué de l’agence Chine Nouvelle souvent reprise

"Cette expression signifie également que l’État doit exercer le rôle du gouvernement sous le domination du marché, au lieu de maintenir le marché sous le contrôle du gouvernement"

même si le même communiqué dit juste après

"La solution fondamentale réside dans une relation saine entre le gouvernement et le marché permettant à ce dernier d’occuper une position décisive dans la répartition des ressources et au gouvernement de jouer un meilleur rôle."

Nous attendons de nos camarades la traduction complète de la résolution du comité central chinois.

Les textes discutés à Vénissieux restent de toute façon des outils précieux pour connaitre et comprendre la bataille menée par les communistes chinois.

Connaitre, comprendre, pour construire des solidarités, des coopérations de luttes

(Une introduction au débat sur la Chine)

Face aux restructurations d’entreprises et aux licenciements, les travailleurs entendent partout en France la même explication, de leurs patrons, des médias, des forces politiques « c’est la faute au dumping social chinois, aux surcapacités de production chinoise qui nous envahissent… ». Face au départ de Bosch du photovoltaïque, après la fermeture de la fonderie Duranton, le sauvetage limité de Veninov, la reprise de TSV par des salariés lâchés par le groupe AREVA, aux menaces sur la vallée de la chimie, avec Kem’One, l’avenir de la raffinerie… cette question est au cœur des difficultés de mobilisation des travailleurs. Comme toujours, le capitalisme a besoin de convaincre les travailleurs dont il veut réduire les salaires que c’est la faute à d’autres travailleurs, les immigrés, l’Europe de l’Est, le Maghreb, l’Asie… Nous avons donc besoin en urgence de connaitre et comprendre la réalité de la Chine aujourd’hui pour être capable de tisser des liens de solidarités internationalistes.

Peut-on connaitre la Chine à partir d’un reportage sur des conditions de vie moyenâgeuses d’un travailleur migrant dans une banlieue d’une mégapole chinoise au pied de gratte-ciels géants de grandes banques multinationales. Que dirions-nous d’un chinois qui imaginerait la France à partir d’un reportage sur l’expulsion de roms à quelques pas de La Défense ?

Et comment comprendre ce réel dans son histoire, avec les contradictions à l’œuvre et les actions des différentes forces sociales. Peut-on comprendre la Chine et ignorer ce que disent les communistes chinois, dont les congrès présentent avec franchise ces contradictions du développement de cet immense pays-continent, aussi grand et divers que l’Europe et la Méditerranée réunie. Permettez-moi de citer l’excellent compte-rendu du séminaire international « La Chine au XXIème siècle, passé et avenir », édité par Le Temps des Cerises sous le titre frappant pour nos rencontres « La Chine et le monde, développement et socialisme ».

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La Chine aujourd’hui et demain

(Une contribution de Yang Jinhai, secrétaire général et professeur au Bureau central de compilation et de traduction à Beijing)

Quiconque désire comprendre la Chine actuelle et son avenir doit comprendre son histoire, sa culture, ses traditions, son milieu naturel. Il doit aussi comprendre son évolution économique, politique, culturelle et sociale, de même que ses relations internationales, sa stratégie et ses objectifs de développement.

1. L’influence de l’histoire sur la Chine d’aujourd’hui

La Chine est un grand pays dont l’histoire remonte à plus de 5.000 ans, reconnu universellement comme l’une des quatre civilisations phares de l’Antiquité avec l’Inde, l’Égypte et Babylone. Durant la plus grande partie de l’histoire, la Chine a été l’un des pays les plus avancés au monde. Elle a enrichi considérablement le patrimoine de l’humanité, notamment par ses quatre grandes inventions : le papier, l’imprimerie, la boussole et la poudre à canon.

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Réflexions sur la mondialisation

(Une contribution de Li Qiqing, professeur et chercheur en sciences économiques au Bureau central des traductions de Chine)

La mondialisation est omniprésente. Qu’on le reconnaisse ou non, elle influence profondément la marche de l’histoire du monde. Ma contribution a pour objectif de l’observer dans son ensemble et sous ses différents aspects.

1. Genèse de la mondialisation

La mondialisation est au fond le prolongement de la socialisation de la production. En ce sens, elle ne représente rien de nouveau dans l’histoire du monde. Marx l’avait déjà prévue il y a 150 ans. Dans le Manifeste, il dit : "par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays" [1] . La bourgeoisie avait pour vocation d’établir un marché mondial unifié, débarrassé de tout obstacle aux échanges. On se rappelle à juste titre que l’économie mondiale était déjà intégrée sur le plan commercial au début du 20ème siècle. La mondialisation s’inscrit donc dans la continuité d’un processus amorcé il y a déjà 360 ans, c’est-à-dire, depuis la révolution bourgeoise, et qui a pris son élan décisif avec la libéralisation financière dans les années 80 et la fin des deux marchés parallèles (Staline) après la guerre froide. Elle correspond à une nouvelle phase de développement du capitalisme et ne fait que lui restituer sa vocation originelle, transnationale plus qu’internationale, qui est de se jouer des frontières comme des États, des traditions comme des nations, pour mieux soumettre toute chose à l’unique loi de la valeur.

2. Caractéristiques de la mondialisation

Ceci dit, la mondialisation présente aujourd’hui des caractéristiques spécifiques, on en relèverait trois principales :

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Le développement du syndicalisme en Chine

(Une contribution de Zhang Wencheng, Bureau central de traduction à Beijing)

On recense actuellement en Chine 2.665.000 organisations syndicales de base, qui comptent 280 millions de membres : c’est la plus grande organisation de masse du pays, et la plus grande organisation syndicale au monde. En tant que force importante dans l’édification et le développement du socialisme à la chinoise, les syndicats jouent un rôle important dans la vie économique, politique et sociale du pays. Nous allons exposer ici brièvement la question des syndicats en Chine en nous concentrant sur trois points : (1) l’évolution et les caractéristiques des syndicats chinois, (2) la situation actuelle des syndicats en Chine, (3) les problèmes rencontrés par le syndicalisme en Chine et ses mutations novatrices.

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Luttons contre les inégalités pour construire une société harmonieuse

(Une contribution de Li Qiqing, professeur et chercheur en sciences économiques au Bureau central des traductions de Chine)

1. L’importance du problème

Il existe de toute évidence des inégalités sociales dans la société de Chine. Ce problème la préoccupe et mérite une étude très sérieuse, ceci pour des raisons suivantes :
- 1. La Chine est un pays socialiste. Le socialisme considère la justice sociale comme sa valeur suprême et s’est fixé pour objectif de supprimer toutes les inégalités.
- 2. Notre planète n’est pas encore sortie de l’ombre de la crise financière qui date de l’année 2008, et cette crise exerce une influence défavorable sur la Chine. Le commerce extérieur ne s’est pas encore rétabli. Le taux de chômage augmente. L’accroissement de la demande intérieure laisse à désirer. En cette circonstance, ces inégalités aggraveront la distorsion de la structure de l’économie et pire encore menaceront la stabilité de la société.
- 3. Pour faire face à la crise, la Chine envisage de restructurer son économie et d’accroître sa demande intérieure, mais ces inégalités font obstacle à cette stratégie.
- 4. Les inégalités et par conséquent, la polarisation de la société limitent la propension marginale à consommer et ne soutiennent pas un développement durable et soutenable.

2. Quelles sont ces inégalités ?

Ces inégalités sont multidimensionnelles...

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Mettre en place une monnaie commune mondiale libérée de la tutelle impérialiste américaine : une approche convergente du PCC et du PCF

(Une contribution de Jean-Claude Delaunay, économiste, membre du PCF)

A l’occasion des Rencontres Internationales organisées par la section du Parti communiste français de Vénissieux, les 8 et 9 Novembre 2013, je souhaite souligner ici l’un des points de convergence existant entre le Parti Communiste Chinois (PCC) et le Parti Communiste Français (PCF), concernant un projet de monnaie commune mondiale pour faire face à la crise latente de la monnaie mondiale actuelle, le dollar US, et à la menace de crise que la crise de cette monnaie fait peser sur le monde entier.

Les motivations de ces deux partis communistes ne sont pas identiques. Le PCC est en charge du gouvernement d’un grand pays, en plein développement industriel et qui, pour cette raison, entretient des relations économiques avec l’ensemble des pays du monde, en premier lieu avec les États-Unis. Or par suite de sa position commerciale, la Chine dispose, à l’heure actuelle, de 1,6 milliards USD, de réserve. Ce pays est donc au premier chef concerné par la valeur de ses actifs en dollars.

Ce texte, très court, est divisé en trois parties.
- Dans la première partie, consacrée à « l’état des lieux », je rappelle brièvement le contenu des propositions soutenues respectivement par le PCC et par le PCF.
- Dans la seconde partie, je fais part de questions que me suggèrent ces positions. Il s’agit d’interrogations personnelles ayant pour seule justification de prendre place dans la discussion générale, si elle a lieu sur ce sujet.
- Dans la troisième partie, j’indique que la Chine communiste fait plus et autre chose que critiquer la monnaie américaine. Elle agit. Elle met en œuvre une stratégie économique, commerciale et monétaire qui certes, ne la place pas hors du danger d’une crise du dollar US mais qui, néanmoins, conduit la réflexion de ses dirigeants vers d’autres terrains que celui des analyses théoriques sur le dollar.

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Réflexions sur le modèle social français

(Une contribution de Li Qiqing, professeur et chercheur en sciences économiques au Bureau central des traductions de Chine)

« Un atome peut représenter tout l’univers » : cet article vise à faire une anatomie du modèle social français et de ses innovations pour replacer la France dans la place qu’elle occupe dans la mondialisation.

1. Le contexte historique du modèle social français

Le modèle social français est né de l’époque du compromis keynésien dite des « Trente Glorieuses ». En France, il était notamment lié au Front populaire. Aussi peut-on dire que c’était le fruit du mouvement ouvrier. Ce modèle était caractérisé par l’équilibre entre liberté et cohésion sociale, entre marché et régulation étatique. Il reposait sur un cercle vertueux liant croissance et redistribution : la croissance économique finance la redistribution sociale qui en retour soutient la consommation et nourrit la croissance. Ce modèle social insiste sur la justice sociale et prend sa racine dans les traditions historiques de la France. Ses éléments constitutifs peuvent remonter à un temps très ancien, jusqu’à l’époque du socialisme utopique. N’oublions pas que la France est réputée comme le pays natal du socialisme. C’est elle qui a donné au monde ses précurseurs tels que Saint-Simon, Charles Fourrier et autres.

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LJCC : renforcer le foi des jeunes et lutter pour réaliser le rêve chinois

(Une contribution de Ma Jingpeng, secrétaire de la Ligue de la jeunesse du Bureau central des traductions.)

Créée en 1922, la Ligue de la jeunesse communiste chinoise (LJCC) est une organisation sous la direction du Parti Communiste Chinois (PCC) qui compte environ 89 millions de membres à travers le pays. La tâche de la Ligue est de faire progresser avec discipline l’idéologie communiste parmi les jeunes de 14 à 28 ans. Elle est dirigée par un secrétaire général et possède un Comité central. Ses membres sont élus tous les 5 ans, à l’occasion de conférences nationales. Il existe aussi un comité des affaires générales dans chacune des 31 provinces. Le Quotidien de la Jeunesse de Chine est le journal officiel de la Ligue de la Jeunesse Communiste Chinoise depuis 1951. Il est distribué à quelque 500.000 exemplaires chaque jour (depuis 2000, il existe une version en ligne China Youth Online).

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  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).