Conseil National du 16 janvier : intervention de Marie-Christine Burricand

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 1%

Je voulais réagir sur la question de la loi sur la décentralisation, car on ne peut pas en parler sans regarder de près ce qui se passe dans le Rhône avec la partition disparition du département et la création d’une eurométropole.

C’est un laboratoire pour le gouvernement, en quelque sorte un projet poisson pilote pour imposer ensuite les choses à Marseille et à Lille, et il faut noter la connivence entre la droite et le parti socialiste.

Cette eurométropole n’a pas pour objectif la décentralisation, des coopérations intercommunales ou la prise en compte du fait métropolitain, mais bien le redécoupage du territoire national avec mise en concurrence des territoires et effacement de la nation, avec bien sûr, l’objectif d’entrer dans les critères de l’UE et la soumission au capital.

Si Mercier et Collomb restent prudents en public sur le devenir des communes, dès qu’ils sont dans des cercles plus restreints, ils expliquent qu’il faudra bien, après le département, attaquer cette question des communes.

Ce qui se passe illustre d’ailleurs la dérive de la vie politique, puisque deux présidents de collectivités se comportent comme des patrons et décident seuls du devenir d’un département et d’une agglomération et au delà. Comment s’étonner que la fracture politique et le dégout grandissent ?

Ces questions ne peuvent se comprendre sans faire le lien avec le cadre de l’Union européenne auquel Droite et PS décident de soumettre la France, quitte à faire éclater à terme le cadre national.

C’est bien que cela bouge au parlement sur ces questions et que nous votions contre ces mauvaises mesures. Mais cela serait encore mieux de faire bouger les choses dès maintenant.

Sur toutes ces questions, il faut porter plus la nécessité que la population intervienne et ait le dernier mot, y compris au travers de consultations nationales et locales. De telles réformes ne mériteraient-elles pas un grand débat national avec référendum, voire des référendums d’initiative locale ?

Sur ces questions, comme sur d’autres, il y a besoin d’obtenir des reculs gouvernementaux.

Sur le parti : il manque au moins un chiffre sur notre réflexion présente : 3 communistes sur 4 n’ont pas participé au vote sur les textes et ils seront encore moins nombreux à participer aux différentes conférences de section et fédérales.

Le mieux annoncé pour le PCF ne s’inscrit ni dans nos résultats électoraux, ni dans le vote sur les textes du congrès où la baisse du nombre total de votants et cotisants se poursuit.

La dynamique évoquée va-t-elle au delà des cercles dirigeants ? Il serait intéressant d’avoir d’ailleurs des éléments plus précis sur qui vote et qui ne vote pas. Où en est-on de nos liens avec les quartiers populaires et les entreprises ?

Tout ce qui se passe depuis le début de la préparation du congrès, montre qu’il n’y a pas de lien direct entre le Front de gauche et l’existence et le renforcement de l’organisation communiste dont les exploités ont besoin. Sinon, nous devrions avoir une participation beaucoup plus importante à ce congrès.

Dans ce cadre, les propositions des statuts concernant les organisations locales du PCF, cellules et sections, déterminantes pour ne pas réduire les communistes à des spectateurs et leur permettre d’être acteurs du combat, me paraissent être un contre-sens et doivent être revues notamment concernant la répartition des cotisations.

Enfin, j’interroge : quel est le sens de la nouvelle carte où la faucille et le marteau ont disparu au profit de l’étoile de la gauche européenne sans que les communistes n’aient été informés ni consultés sur ces questions ?

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).