Alliance diabolique

Comment l’industrie des prisons privées corrompt notre démocratie et promeut l’incarcération de masse (*) Moral monstrosity : America’s for-profit Gulag system

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Comment l’industrie des prisons privées corrompt notre démocratie et promeut l’incarcération de masse

Présentation et introduction
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Beaucoup d’Américains ont été choqués d’apprendre que deux juges de Pennsylvanie avaient accepté de ’l’argent de poche’ en pots de vin, de Sociétés de détention à but lucratif pour mineurs, en échange de l’enfermement de jeunes pour des infractions mineures. Pourtant, la réalité est que les lobbyistes des prisons privées achètent régulièrement leur influence auprès des représentants Fédéraux et ceux de l’État, non seulement pour obtenir des contrats lucratifs, mais aussi pour modifier ou/et préserver des politiques qui augmentent le nombre de personnes incarcérées. Les Sociétés privées ont fait d’énormes profits avec l’incarcération de masse des délinquants toxicomanes non violents. Elles tournent maintenant leur attention vers l’augmentation de la détention des immigrés Latino -le nouveau centre de profit pour le complexe industriel carcéral. En fin de compte il n’y a aucun moyen d’inverser la tendance coûteuse vers l’incarcération de masse, sans réduire l’influence de ces Sociétés/Entreprises et leur profit dans notre démocratie.

L’Amérique emprisonne plus de personnes que toute autre nation dans le monde, et de loin. Alors que les États-Unis représentent moins de cinq pour cent de la population mondiale, nous détenons près du quart de la population mondiale emprisonnée (1). Les chercheurs ont pu pointer plusieurs facteurs expliquant cette tendance, mais il est devenu de plus en plus évident que la force motrice derrière nos pratiques d’emprisonnement est ;

► la recherche du profit des sociétés privées d’emprisonnement

► et l’influence politique que ces sociétés exercent pour créer et développer leurs opportunités commerciales.

Deux études récentes, l’une de l’Institut de Politique de la Justice (Justice Policy Institute) en Juin et l’autre de l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union) en Novembre, révèlent l’influence omniprésente de cette industrie sur la politique de justice pénale aux États-Unis.

S’appuyant sur l’analyse des données les plus récentes sur le lobbying [à comprendre comme moyen de pression] des prisons privées et leurs contributions de campagnes [électorales], ainsi que sur des recherches antérieures et des reportages d’actualité, ce document fait le lien entre

- la hausse des taux d’incarcération,

- l’augmentation de la détention des immigrants,

- la croissance des revenus des prisons privées,

les dépenses de campagnes électorales et le lobbying ayant augmenté, privilégiant l’accès aux décideurs.

En outre, au travers de résumés de cas [ou affaires] récents, nous mettons en évidence des exemples de ces alliances contre nature dans différents Etats. La présentation se concentre sur les deux Sociétés exploitant la majorité des prisons privées aux États-Unis aujourd’hui (Corrections Corporation of America et GEO Group), mais ces cas incluent également des petites Sociétés ayant des intérêts dans des États particuliers.

Résumé des principales conclusions

► Tandis que la population carcérale totale a augmenté de façon spectaculaire au cours des deux dernières décennies, la croissance de détenus dans les prisons privées à but lucratif, a grimpé en flèche.

● Entre 1990 et 2009, le nombre total de détenus dans les prisons fédérales et d’État a doublé,

● tandis que les prisons privées ont vu leur activité exploser, la population carcérale privée en 2009 était 17 fois supérieure que 2 décennies auparavant.

► Plus il y a de gens derrière les barreaux et plus ils y restent, plus les Sociétés se font de l’argent avec leurs prisons privées à but lucratif. Au cours de la dernière décennie, les deux plus grandes entreprises de prison à but lucratif (Corrections Corporation of America et GEO Group) ont vu leur chiffre d’affaires annuel doubler conséquemment à la flambée des incarcérations, fabriquant ainsi des milliards de dollars à ces deux sociétés.

► L’explosion du nombre de détenus et la croissance correspondante des recettes pour les prisons privées n’est aucunement un hasard. Elles font fait partie d’un effort délibéré de l’industrie des prisons privées pour influencer la politique publique afin qu’elle pousse plus de gens en prison et les y maintient plus longtemps. L’industrie a réalisé ceci grâce à la stratégie classique d’intervention à trois niveaux ;

● contribuer aux campagnes politiques,

● faire du lobbying

● et obtenir l’accès aux décideurs par l’établissement de relations proches.

► Grâce à leur participation à la direction du Groupe de Réflexion sur la Législation Américaine, l’ALEC (American Legislative Exchange Council), les sociétés de prisons privées ont joué un rôle clé dans le lobbying pour le passage à des peines plus sévères pour les infractions non violentes, incluant la ’loi des trois coups’, la peine obligatoire, et la ’vérité’ dans l’effectuation de la peine. Ils sont aussi derrière la récente vague de lois d’État anti-immigrés qui mettent de plus en plus d’immigrants derrière les barreaux, le nouveau centre de profit pour le complexe industriel carcéral.

► Les Sociétés de prisons privées emploient des légions de lobbyistes pour faire pression sur les politiques qui soutiennent leur stratégie. Depuis 2001, les Compagnies CCA, GEO Group et Cornell ont dépensé plus de 22 millions de dollars en lobbying auprès du Congrès (2). Le lobbying récent du CCA et de GEO Group comprend les efforts visant à accroître le financement de la Douane de l’Immigration et son Fonctionnement (ICE) au travers le la Loi sur le Financement de la Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security Appropriations Act. HR2017). Depuis 2003, l’ACC a employé 204 lobbyistes dans 32 États, et le Groupe GEO, 79 lobbyistes dans 17 États (3).

► Les Sociétés de prisons privées influencent également l’élaboration des politiques en soutenant stratégiquement les campagnes politiques. Au niveau fédéral, les comités d’action politique et les dirigeants des sociétés de prisons privées ont donné, depuis 2001, au moins 3,3 millions de dollars aux partis politiques, aux candidats et à leurs comités d’action politique. L’industrie des prisons privées a donné plus de 7,3 millions de dollars à des candidats des États et des partis politiques depuis 2001, dont 1,9 millions de dollars en 2010, montant le plus élevé de la dernière décennie.

Nous sommes tous perdants d’avoir autorisé les prisons privées à réaliser des profits au moyen de l’incarcération de masse, laquelle va s’élargissant. De plus en plus de familles sont déchirées, les communautés voient toute une génération mise derrière les barreaux, les jeunes ont leur avenir compromis, et les contribuables voient que leurs dollars durement gagnés servent à subventionner la marge bénéficiaire des prisons privées. Une première étape essentielle vers la fin de l’incarcération de masse serait de réduire l’influence de ces Sociétés de prisons privées et leur profit pour [la préservation et la défense de] notre démocratie.

LE JEU : GAGNER de l’ARGENT AVEC les PRISONS PRIVÉES

Plus de Prisons Privées, Plus de Profits

Les taux d’incarcération ont augmenté particulièrement rapidement dans les années 1980 et 1990, alimentés par la politique du « sévir contre le crime » soutenue et développée par le secteur privé de la prison, à savoir ;

► les peines minimales obligatoires,

► la ’loi des 3 coups’,

► l’application intégrale de la peine

► et la guerre contre les drogues (4).

Alors que la population carcérale grandissait rapidement et de manière relativement contrôlée en général, la population carcérale privée a elle, augmenté beaucoup plus vite. Entre 1990 et 2009, le nombre total de détenus dans les prisons fédérales et d’État a doublé. Durant la même période, les prisons privées, qui n’avaient guère de présence dans le début des années 1980, ont vu leur activité exploser- la population des prisons privées en 2009 était 17 fois supérieure à celle de 2 décennies auparavant.

Les Sociétés de prisons privées ont été particulièrement efficaces dans les marchés de détention des jeunes et des immigrants.

► Les Sociétés de prisons privées gèrent la moitié des établissements correctionnels pour jeunes aux Etats-Unis (6).

► Elles ont également en incarcération près de la moitié de tous les immigrants détenus par le gouvernement fédéral (7). Le nombre de lits de détention d’immigrants a presque doublé depuis 2005 (8).

Comme les gouvernements locaux, d’Etat et fédéral ont établi des politiques et des pratiques menant à l’incarcération de plus de gens et pour de plus longues périodes de temps, les Sociétés de prisons privées ont travaillé à accroître leur part de marché (9). En conséquence, ces Sociétés ont vu leurs chiffres d’affaires monter en flèche au cours des années. La Corrections Corporation of America (CCA), la première et la plus importante société de prisons aux Etats-Unis a vu son chiffre d’affaire augmenter régulièrement au cours de la dernière décennie, engrangeant plus de 1 milliard de dollars chaque année à partir de 2003, doublant presque son chiffre d’affaire annuel au cours de la décennie, en passant de 888 millions de dollars en 2001 à 1,675 milliard de $ en 2010 (10).

GEO Group, une Société/entreprise multinationale de prisons privées dont la division de correction US génère la majorité de ses revenus (11), est l’autre grande entreprise, ayant acquis un certain nombre de Sociétés plus petites, dont les sociétés de Cornell en 2010 (12). Le chiffre d’affaires de GEO Group a également augmenté au cours de la dernière décennie. Il a plus que doublé entre 2002 et 2010 (de 517 millions de dollars à 1,270 milliard de dollars), en grande partie grâce aux revenus des services correctionnels Etats-uniens, qui ont grandi en parallèle, de 451 millions de dollars en 2002 à 842 millions de dollars en 2010 (13).

Les deux dirigeants de CCA et GEO Group ont été grassement récompensés pour avoir développé leurs affaires. Le Chef de la direction de l’ACC, Damon Hininger, a reçu une rémunération de 3,3 millions $ en 2010. GEO Group a fourni à son PDG, George Zoley, une rémunération de 3,5 millions $ (14).

Expansion des affaires par influence des politiques et des élections

Afin d’assurer un flux constant et sans cesse croissant de détenus, les Sociétés de prisons privées n’ont pas observé passivement l’impact de la conception des politiques et de l’élaboration des budgets sur la justice pénale et la détention des immigrants. Au contraire, CCA, GEO Group, et d’autres ont utilisé la stratégie classique d’intervention à trois niveaux, qui est de contribuer aux campagnes politiques, de faire du lobbying et d’avoir accès aux décideurs au travers de relations proches.

ALEC

American Legislative Exchange Council

Groupe de Réflexion sur la Législation Américaine

L’histoire de la hausse du taux d’incarcération est aussi l’histoire des sociétés travaillant directement avec les législateurs pour orienter les politiques qui soutiennent leurs propres intérêts commerciaux. Grâce au Groupe de Réflexion sur la Législation Américaine, l’American Legislative Exchange Council (ALEC), - une association qui accompagne littéralement les législateurs de l’État et les représentants d’entreprises privées dans la même pièce pour rédiger des modèles de loi -, ce sont les mêmes politiques faisant grimper la population carcérale qui ont été développées et réalisées comme lois d’État à travers tout le pays par ces mêmes entreprises s’activant à tirer profit de ces politiques.

Á tout le moins dès le début des années 1990, Alec a rédigé les projets de loi relatifs à la ’peine obligatoire’, aux ’trois coups’ et à la ’vérité dans la peine’. En 1995, avec son récapitulatif de législation modèle, l’ALEC a affirmé que ’le groupe de travail le plus occupé était celui de la Justice Pénale, qui avait présenté 199 projets de loi.’ Cette année-là, leur politique la plus réussie a été la loi relative à la réalité effective [vérité] de la peine, par laquelle les détenus purgent au moins 85% de leur peine, loi promulguée dans 25 États (15).

Les Lois Ȇtre Durs sur les Crimes

C’est un ensemble de politiques privilégiant la punition comme principale et souvent unique réponse à la criminalité. Elle a contribué à faire grimper la population carcérale dans les trois dernières décennies.

► L’érection de peines minimales comme limites laissées à la discrétion judiciaire exige l’effectuation d’un nombre minimal d’années en prison. Par exemple, la loi contre l’abus des drogues de 1988 inclut une peine minimale de cinq ans pour les primo-délinquants reconnus coupables de possession de cinq grammes ou plus de crack de cocaïne.

► La loi dite des ’Trois Coups’ est une forme de peine obligatoire. Cette loi des ’Trois Coups’ de 1994 déterminante a rendu en Californie, la prison à vie obligatoire [forçats contemporains] pour ceux étant concernés.

► L’adéquation de la peine réalisée à celle prononcée se réfère à une politique exigeant que le détenu effectue le principal ou la totalité de ce temps sans possibilité de libération conditionnelle.

Sources : John Biewen ;

● ’Corrections, Inc,.’ Américain RadioWorks, Avril 2002 http://americanradioworks.publicradio.org/features/corrections/laws4.html.

● Research Associates politiques, ’L’ascension de l’implacabilité à l’encontre de la criminalité’, Défendre la justice 2005, http://www.defendingjustice.org/pdfs/chapters/toughcrime.pdf

Les représentants des intérêts des prisons privées n’ont pas seulement été des membres de l’ALEC, ils y ont eu un siège clé à la table. CCA a siégé au Groupe de l’ALEC sur la Sécurité publique et à celui sur les Elections depuis le début des années 1990. La Société a également été membre du Comité exécutif de ce groupe de travail. Laurie Shanblum, directrice générale du développement commercial de l’ACC, a co-présidé le groupe de travail dans le milieu à la fin des années 1990 (16). Que le Directeur Général du développement commercial d’une Société ait présidé un groupe de travail sur les politiques publiques en dit long.

Les législateurs en vue qui ont été membres de ALEC et qui ont défendu des politiques bénéficiant aux prisons privées comprennent le gouverneur du Wisconsin Scott Walker, le gouverneur de l’Ohio John Kasich, et le sénateur de l’Etat de l’Arizona Russell Pearce (17). En tant que représentant de l’Etat, Walker a présenté la législation sur la ’vérité dans la peine’ de l’ALEC en 1997 (18), que le législateur a adopté. Kasich est derrière le projet de cession des prisons publiques de l’Ohio à des Sociétés de prisons privées. Pearce est surtout connu comme le législateur étant derrière la trop célèbre loi anti immigrants de l’Arizona (SB 1070), mais il a une longue histoire de propositions écrites pour l’ALEC en faveur de politiques d’emprisonnement connexes (19). Récemment, Pearce a perdu son siège lors d’une élection de rappel, en grande partie en raison de son rejet par l’organisation de la communauté des droits de l’immigrant, du mépris des électeurs pour le système corrompu et de cette politique à laquelle il a [activement] participé.

Bien que l’ACC et les Sociétés de prisons privées aient bien réussi au travers de leur affiliation à l’ALEC, elles reconnaissent aussi le paysage changeant de la politique de justice pénale. Comme l’évolution des législatures se fait vers des politiques pénitentiaires moins coûteuses et que d’autres membres de l’ALEC, tels que les intérêts de caution, sont en concurrence avec les Sociétés de prisons privées, celles-ci s’adaptent, avec y compris, l’expansion vers des alternatives communautaires de corrections (20) et le déplacement vers des opportunités fédérales comme la détention d’immigrants.

Pressions ou Lobbying

En plus de développer des relations avec les législateurs au travers d’associations comme ALEC, les Sociétés de prisons privées emploient des légions de lobbyistes pour faire pression sur des politiques afin qu’ils soutiennent leur stratégie. Depuis 2001, les Sociétés CCA, GEO Group et Cornell ont dépensé plus de 22 millions de dollars en lobbying auprès du Congrès, avec plus de 17 millions de dollars dépensés par la seule CCA. Au niveau de l’État, nous pouvons apprécier le niveau des activités de lobbying avec le nombre de lobbyistes salariés y travaillant (21). Depuis 2003, l’ACC a employé 204 lobbyistes dans 32 États, et GEO Group 79 lobbyistes dans 17 États.

Au niveau fédéral, les récentes pressions exercées par l’ACC et GEO Group intègrent leurs efforts visant à accroître le financement de la Douane de l’Immigration (Immigration Customs and Enforcement -ICE) à travers la Loi de Financement du Département de la Sécurité Intérieure HR2017 (Département of Homeland Security Appropriations Act). Le budget des centres de détention d’immigrants a presque doublé depuis 2005 (il est maintenant à plus de 1,7 milliards de dollars) (22), et l’ICE a commencé à contracter avec des Sociétés de prisons privées pour mettre en place de nouveaux centres de détention d’immigrants. Cela devient le nouveau centre de profit de l’industrie des prisons privées.

Les contrats fédéraux pour les prisons et centres de détention d’immigrés représentent une très grosse affaire. Depuis 2001, l’ACC a obtenu au moins 2,2 milliards de dollars en contrats fédéraux (23). GEO Group, Wackenhut et les filiales liées ont obtenu au moins 4,7 milliards de dollars en contrats fédéraux pour la même période (24).

Contributions de campagne [électorales]

Les Sociétés de prisons privées influencent également l’élaboration des politiques en soutenant stratégiquement les campagnes politiques. Au niveau fédéral, les comités d’action politique et les dirigeants de sociétés de prisons privées ont donné au moins 3,3 millions de dollars aux partis politiques, aux candidats et à leurs comités d’action politique depuis 2001.

Du fait que la majeure partie de l’activité des prisons privées existe et perdure au travers de contrats d’État, les Sociétés de prisons privées donnent davantage aux campagnes d’État que pour les campagnes fédérales. L’industrie des prisons privées a donné plus de 7,3 millions de dollars à des candidats d’Etat et des partis politiques depuis 2001. Les dépenses de campagne au niveau de l’État ont augmenté régulièrement au cours de la décennie, atteignant son point le plus élevé l’année dernière - en 2010, l’industrie des prisons privées a donné plus de 1,9 millions de dollars pour influencer les élections d’Etat.

Les chiffres racontent une histoire prévisible. Les contributions ont été concentrées sur les candidats de l’État dans des pays cibles, en particulier lorsque des décisions majeures apparaissent utiles à cette industrie.

► Les Sociétés de prisons privées ont investi 2,6 millions de dollars dans des campagnes de l’Etat de Floride depuis 2000. La Floride a la seconde plus grande population carcérale en prisons privées aux États-Unis et les législateurs ont récemment tenté d’étendre ce système (25).

► En Californie, les Sociétés de prisons privées ont dépensé près de 800.000 $ pour les campagnes de l’Etat depuis 2000. La Californie a la plus grande population carcérale et la Cour suprême américaine lui a ordonné de réduire son système carcéral surpeuplé de 46.000 personnes au cours des deux prochaines années, une opportunité dont les Sociétés de prisons privées pourraient s’emparer pour construire de nouvelles installations (26).

Des cas/affaires récents

Arizona

Peut-être l’exemple le plus flagrant de cette stratégie d’intervention à niveaux multiples a-t-il eu lieu récemment en Arizona, où deux lois adoptées en 2010 qui profitent directement aux Sociétés de prisons privées, ont été soutenues et défendues par le même ensemble de politiciens ayant des liens avec cette industrie.

Un projet de loi controversé relatif à la politique anti-immigration a été adopté en Avril 2010, le SB 1070. En permettant à la police locale d’enfermer les immigrés qui ne peuvent pas montrer leurs papiers quand ils sont arrêtés, cette politique pourrait considérablement augmenter le taux de détention des immigrants. L’histoire de la manière dont cette loi est parvenue à exister est bien documentée par l’enquête menée l’automne dernier par la Radio Nationale Publique NPR (27), incluant tous les éléments abordés ci-après : le modèle législatif ALEC ; les contributions de campagne [des Sociétés de prisons privées] + l’emploi de lobbyistes.

En Décembre 2009 au Grand Hyatt à Washington DC, le sénateur de l’Arizona Russell Pearce a rencontré d’autres membres de l’ALEC, dont notamment des responsables d’ACC. Ils ont rédigé le projet de loi qui deviendra, presque mot pour mot, le SB 1070, introduit quatre mois plus tard, et promulgué peu de temps après par le gouverneur Jan Brewer. Lorsque le projet de loi a été présenté, 36 législateurs ont sauté à bord tels des sponsors. Deux tiers d’entre-eux étaient allés à la rencontre de décembre ou étaient membres de l’ALEC. La même semaine, l’ACC a embauché un nouveau et puissant lobbyiste pour impulser le projet de loi, et au cours des six mois suivants, des contributions de campagne sont arrivées à 30 des 36 co-sponsors, provenant tant des Sociétés de prisons privées et que de leurs lobbyistes. Pearce a reçu au moins 8.033 $ des Sociétés de prisons privées et de leurs lobbyistes au cours de cette chevauchée, dont 1.430 $ pour sa campagne la plus récente (cycle 2010), ces bailleurs de fonds constituant la plus grande partie de l’ensemble des donateurs (28). Les liens du gouverneur Brewer comprennent ses deux hauts conseillers principaux qui ont été lobbyistes pour les Sociétés de prisons privées, son porte-parole Paul Senseman et son directeur de campagne Chuck Coughlin.

Le deuxième grand cadeau aux prisons privées est venu sous la forme d’une règle leur accordant une extension de 5.000 lits supplémentaires, adoptée par les législateurs de l’État et signée par Brewer en 2010. Les plans d’expansion ont progressé en dépit d’une constatation faite par le Vérificateur Général de l’Arizona (Bureau d’audit de l’Etat), indiquant que les prisons privées risquent fort de coûter plus cher que les installations exploitées publiquement (29). Encore une fois, Pearce a été parmi les législateurs qui ont défendu la loi, ainsi que le Président de la Chambre, Kirk Adams, et le Chef de la Majorité, Andy Tobin, qui ont tous deux reçu des contributions de campagne du groupe GEO (30). Dans ce même temps où l’Arizona réduit le budget de chacun de ses grands organismes d’Etat, le Ministère de l’administration pénitentiaire de l’Arizona est le seul organisme non soumis à cette réduction pour l’année fiscale 2012. En fait, son budget a augmenté de 10 millions de dollars (31).

Floride

La Floride a été un foyer de tentatives récentes pour étendre le champ des prisons privées. Cela n’est pas surprenant compte tenu de la forte présence de GEO Group dont les opérations américaines sont basées à Boca Raton, et les investissements d’influence faits par l’ACC. Les deux Sociétés ont ciblé la Floride avec leurs contributions de campagnes et le lobbying, GEO Group privilégiant ses campagnes publiques en Floride plus que dans tout autre Etat (1,5 millions de dollars de 2003 à 2010), les Sociétés employant plus de lobbyistes en Floride que dans tout autre Etat (32). Ces investissements ont stimulé trois efforts pour étendre la privatisation des prisons en permettant l’insertion tranquille de leur formulation de rédaction [leur langage] dans l’élaboration des budgets de l’Etat, ainsi qu’une tentative de faire passer le ’style Arizona’ de la loi sur l’immigration.

Cette année, les législateurs de Floride l’ayant adopté, le gouverneur Rick Scott a signé un budget dont la rédaction en harmonie avec le souhait des Sociétés permettait de convertir toutes les prisons gérées par l’État dans le sud de la Floride en prisons privées. Cette conversion aurait fourni 600 millions de dollars en contrats à des entreprises de prisons privées (33). Cependant, le 30 Septembre, le juge Leon County du Tribunal itinérant a statué que Scott et la législature avaient violé la Constitution de l’Etat en utilisant une close ’de réserve’ aux fins de modifier la loi de l’Etat.

Dans une interview du début Octobre, le président du Sénat Mike Haridopolos a déclaré aux journalistes que les législateurs devraient continuer à utiliser la close de réserve et poursuivre la privatisation des prisons (34). Haridopolos, qui jusqu’à la mi-Juillet a également siégé au Sénat américain, a été l’un des bénéficiaires les plus remarquables de l’argent de campagne de GEO Group en 2011. Le total qu’il a reçu de GEO Group (24.500 $) est entièrement venu de ses cadres, dont 5.000 $ de George Zoley (Présidents et Directeur général) et 5.000 $ de John Hurley (Président de la détention et correction américaines) (35). Ce montant place GEO Group comme troisième plus grand contributeur de la course au Sénat américain de Haridopolos. La totalité des 24.500 dollars de dons a été faite le 28 mai 2011 (36), quelques semaines après les législateurs de Floride ont finalisé leur planification budgétaire incluant la proposition de privatisation.

Les intérêts des prisons privées ont été particulièrement actifs en Floride lors de l’élection de l’automne dernier, distribuant près de 1 million de dollars, un record pour l’industrie (37).
Alors que Scott n’a pas pu recevoir de donations directes à sa campagne, il a bénéficié de 400.000 dollars versés au Parti républicain de Floride pour l’élection de 2010 par GEO Group, lequel avait en outre versé 25.000 dollars à son fond inaugural (38). L’un des principaux conseillers budgétaires de transition de Scott, Donna Arduin, est une ancienne administratrice de Correctional Properties Trust, une société immobilière de GEO Group. Scott a également nommé Brian Ballard, un lobbyiste de renom qui a travaillé pour GEO Group et CCA, à son fonds inaugural. Ballard a recueilli 3 millions de dollars pour l’événement et a organisé des collectes de fonds à son domicile pour le compte de Scott.

En attendant, la précédente tentative de privatiser les prisons de Floride, utilisant des tactiques similaires, a justifié une enquête du Grand Jury. Les enquêteurs fédéraux se penchent sur la page 11 pour 16 irrégularités dans la construction de la Blackwater River Correctional Facility à Milton, la plus grande prison privée de Floride. Selon des documents publiés dans le cadre de l’enquête, les plans qui ont conduit à l’attribution du contrat de 115 millions de dollars pour GEO Group en 2009 et l’achèvement de l’installation à la fin 2010 ont commencé en début 2008 sous le nom de code ’Projet Justice (Project Justice)’.

Les fonctionnaires de Floride impliqués comprennent Ray Sansom, l’ancien président de la division du développement économique de la Chambre du comté de Santa Rosa, et le président entrant du Sénat, Don Gaetz, qui se sont rencontrés en Février 2008 pour discuter du ’soutien financier aux prisons.’ (39) En Mars 2008, une semaine après qu’il se soit rendu à Boca Raton pour « affaires personnelles », Sansom, alors président entrant de la Chambre et responsable du budget, a inséré dans celui-ci la formulation des prisons privées qui a mené au contrat avec GEO. Puis, en 2010, quand les prisons de Floride se sont trouvées en sous-capacité, les législateurs ont de nouveau inséré dans le budget la formulation adéquate à la fermeture des prisons gérées par l’État et leur transfert pour 22 millions de dollars vers l’installation de Blackwater. Les dossiers de financement des campagnes électorales de l’Etat montrent que tant Sansom que Gaetz ont reçu des contributions de campagne des prisons privées (40), y compris de l’argent de GEO Group et de ses filiales.

La Privation des Droits Civils en Floride

Selon le Centre Brennan pour la Justice, la Floride est devenue l’État le plus répressif dans le pays en ce qui concerne le droit de vote des personnes frappées de condamnations pénales. En Mars 2011, le Gouverneur Scott a changé les règles relatives à la clémence de la Floride, refusant ainsi le droit de vote à rien moins qu’environ un million de citoyens de cet Etat.

En vertu de la Constitution de la Floride, quiconque ayant une condamnation pour crime est interdit de voter pour la vie, à moins que le gouverneur n’accorde la clémence. Les nouvelles règles impliquent un délai de cinq années avant d’être admissible à une demande de clémence, même pour les personnes ayant été condamnées pour des délits non-violents. Scott a également éliminé une disposition permettant aux gens de faire une demande en dérogation aux règles, une disposition en place sous les gouverneurs précédents Jeb Bush et Charlie Crist.

En fait, les nouvelles règles font reculer les réformes de Crist et sont beaucoup plus restrictives que celles en place sous Jeb Bush.

Source : “Retour Arrière en Floride,” Brennan Center for Justice, March 11, 20 11,

http://www.brennancenter.org/blog/archives/turning_back_the_clock_in_florida/

Du côté de l’entreprise des prisons privées de détention d’immigrants, le président du Sénat Haridopolos fait à nouveau surface comme acteur clé. Il a été le principal moteur d’une loi anti immigrants (SB2040) qui aurait exigé l’utilisation généralisée des systèmes électroniques de vérification de l’emploi pour entériner le statut juridique. La mesure a échoué en mai. Cependant, grâce à un programme de l’ICE pour construire plus de centres de détention d’immigrants(41), la Floride est maintenant le site envisagé pour le plus grand centre de détention d’immigrants dans le pays devant être construit et géré par l’ACC dans la ville de Southwest Ranches(42).

New Jersey

L’un des autres emplacements proposés pour les nouveaux centres de détention d’immigrants de l’ICE est le comté d’Essex dans le New Jersey. Un peu plus tôt cet été, il semblait que la Communauté des Centres Educatifs (Community Education Centers), une entreprise de prison privée basée dans le New Jersey, allait gagner le contrat d’une valeur entre 8 et 10 millions de dollars par an, en dépit de son dossier alambiqué et au travers d’un processus d’appel d’offres douteux (43). Mais après qu’un article du New York Times ait attiré l’attention sur les liens politiques pouvant avoir permis de graisser des pattes en faveur de ladite Communauté, les élus du comté ont brusquement changé de cap et ré-ouvert le processus d’appel d’offres en Août (44).

La Communauté des Centres Educatifs a des liens avec le gouverneur Chris Christie et le Directeur exécutif du comté d’Essex Joseph DiVincenzo, un allié de premier plan de Christie.
Le Directeur vice-président de la Communauté des Centres Educatifs, William Palatucci, est le mentor politique de Christie et son ancien partenaire (45).

La Communauté des Centres Educatifs a donné un total de 30.600 $ pour les campagnes de Divincenzo depuis 2006 grâce à des dons des dirigeants de l’entreprise, y compris du PDG John Clancy et de plusieurs membres de sa famille (46).

Pennsylvanie

Le scandale ’Kids for Cash’, ’Des Enfants pour [faire] du Fric’ en Pennsylvanie est l’un des pires cas de corruption par l’argent des prisons privées. En 2009, deux juges ont plaidé coupables d’avoir été payés 2,6 millions de dollars (46) en pots de vin par les entreprises de prisons privées en échange de l’envoi de quelques 4.000 enfants (48) dans des centres de détention pour jeunes gérés par des filiales de Mid Atlantic Youth Services Corp, basé en Pennsylvanie.

Dans un arrangement qui a débuté en 2002, les juges Mark Ciavarella et Michael Conahan ont mis en place des ’accords de garantie de placement’ par les soins de la Protection de l’Enfance du lieu (PA Child Care) et celle de l’Ouest (Western PA Child Care) valant des dizaines de millions dans l’affaire, pour loger les enfants dans les centres de détention pour mineurs nouvellement construits (49). Le rapport aux fins d’envoyer les jeunes en centre de détention du juge Ciavarella était remarquable (50), et pendant des années, les groupes de défense des jeunes se sont plaints qu’il ait été et soient particulièrement rudoyés.

Les dirigeants des centres de détention privés et sept sociétés, ainsi que les juges, ont été accusés dans un procès en recours collectif intenté par le Centre de droit des mineurs en 2009 pour le compte de 140 plaignants. En Août 2011, Ciavarella a été condamné à 28 ans de prison après avoir été reconnu coupable de racket, de blanchiment d’argent, et de complot. La Cour suprême de Pennsylvanie a également rejeté 4.000 cas des mineurs traités par Ciavarella (51).

Ohio

Le 31 Décembre 2011, l’Ohio va vendre une prison exploitée publiquement à une société privée, la CCA (52).

Les facilités accordées pour la vente du lac Érié à l’ACC pour 73 millions de dollars(53) font partie d’une version réduite du plan originel du gouverneur John Kasich de vendre cinq prisons, ce qui aurait triplé population carcérale privé de l’Ohio d’un seul coup (54).

Kasich a de multiples liens avec la CCA. Après avoir servi au Congrès pendant 18 ans, Kasich est allé travailler pour Lehman Brothers, qui a une longue histoire de souscription d’obligations et de gestion du crédit pour la CCA et Cornell Companies (55). Quand Kasich est devenu gouverneur de l’Ohio en 2010, il a nommé l’ancien employé de CCA Gary Mohr pour diriger le Département de la réadaptation et de la correction, le département organisant la manipulation de la privatisation partielle des prisons de l’Ohio. Le cabinet de lobbying de l’ami intime de Kasich et ancien chef de Cabinet du Congrès, Donald Thibaut, a été embauché par le CCA à la mi-Décembre 2010, un peu avant que Kasich ne commence son mandat (56). Mohr a également déjà travaillé comme consultant pour la firme de Thibaut pendant cinq ans (57).

FINANCEMENT des PRISONS PRIVEES

Certains des plus récents financiers des sociétés de prisons privées sont aussi des banques les plus puissantes en Amérique. À la fin de 2007, le CCA a conclu un prêt de 450 Millions de $, prêt garanti renouvelable en premier rang par Banc of America Securities, une filiale de la banque d’investissement Bank of America. Cette disposition est utilisée pour financer l’expansion et le développement de projets, ainsi que pour fournir un fonds de roulement.

Wells Fargo est également un investisseur majeur dans les Sociétés de prisons privées, ayant investi 88,7 millions de dollars dans GEO Group et de 5,9 millions de dollars au CCA, en date du 31 Décembre 2010.

Il convient également de souligner que ces banques et leurs dirigeants ont versé des dizaines de millions de dollars dans les campagnes électorales des députés d’Etat et fédéraux au cours des derniers cycles électoraux.

sources : Formulaire SEC 10-Q déposé par le Service correctionnel Corp of America pour le trimestre se terminant le 30 Juin 2011,
http://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1070985/000119312511212087/d10q.htm#toc.

Joel Handley, ’Cession aux prisons privées,’ dans These Times, 15 Juillet 2011,
http://www.inthesetimes.com/article/11623/divesting_from_private_prisons. Enlace, campagne de sessions d’actifs aux prisons privées, http://enlaceintl.org/programs/immigration/.
Centre pour la Responsabilisation Politique. Institut National de l’Argent.

Louisiane

Une autre tentative de privatiser les prisons a échoué plus tôt cette année en Louisiane (58), qui avait le taux d’incarcération le plus élevé dans le pays en 2009 (59). Le plan de gouverneur Bobby Jindal pour vendre trois prisons de l’Etat a été battu de justesse par un vote de 13 à 12 au Comité des Appropriations de la Chambre en Juin.

Sans surprise, les 12 membres de ce Comité qui ont voté pour approuver le plan de privatisation des prisons ont reçu trois fois plus d’argent des compagnies de prisons privées que les 13 membres qui ont voté contre le plan (60).

Jindal a reçu et pris au moins 28.500 $ des Sociétés de prisons privées au cours de sa carrière, y compris 1.500 $ de GEO Group, 11.000 $ de CCA, et 2.500 $ de LCS Corrections Services basée sur Baton Rouge. Avec 28.500 $, ces sociétés de prisons privées sont devenues le deuxième plus grand contributeur de la carrière de Jindal pour et dans ses campagnes d’État (61), second seulement, le Parti républicain de Louisiane ayant donné 132.052 $ à Jindal.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

L’influence politique croissante des entreprises de prisons privées sur la justice pénale et les politiques d’immigration est l’exemple le plus effrayant de ce qui se passe lorsque les grandes entreprises sont en mesure de dépenser de grosses sommes d’argent pour acheter la faveur des élus. Comme la taille de l’industrie des prisons privées grandi, il en va de même pour sa capacité à corrompre le processus politique. Le résultat est un cercle vicieux dans lequel plus en plus de gens se retrouvent derrière les barreaux. En conséquence, nous sommes tous perdants. Les familles sont déchirées, les enfants se retrouvent dans des familles d’accueil lorsque leurs parents sont détenus. Les communautés urbaines afro-américains et latinos sont en train de perdre une génération de jeunes derrière les barreaux. Et les contribuables voient leurs dollars durement gagnés servir à subventionner les marges bénéficiaires des prisons privées.

Rompre l’alliance impie entre les entreprises de prisons privées et les politiciens ne sera pas facile, mais il faut arrêter l’écoulement des dollars de l’industrie des prisons dans le système politique si nous voulons parvenir à une justice pénale raisonnable et à des politiques d’immigration qui répondent aux besoins de nos communautés. Nos gouvernements d’Etat et Fédéraux doivent finalement arrêter de dépenser l’argent des contribuables pour aider une industrie qui fait des milliards de dollars avec l’allocation publique, surtout à une époque où les Villes, les Etats et la Nation font face à des pertes de recettes importantes.
Une première étape essentielle vers la fin de l’incarcération de masse est de réduire l’influence de ces Sociétés de prisons privées et leur argent dans notre démocratie. Dans un premier temps nous devons (62) :

1) Exiger que les élus à tous les niveaux s’engagent à refuser les contributions de campagne de l’industrie des prisons privées ou de leurs substituts. Il est temps pour les élus de faire savoir clairement qu’ils ne seront pas influencés par cette industrie prédatrice.

2) Adopter des lois électorales justes qui limitent l’influence de l’argent des Entreprises/Sociétés sur les politiciens. Semblables au droit du travail dans un certain nombre d’Etats, la réforme en faveur d’élections justes repose sur de petits dons de gens ordinaires, près de chez eux, plutôt que sur les contributions des chefs d’entreprise (CEO), Comités d’action politique (PAC), ou lobbyistes. Les candidats seraient admissibles à un montant fixe d’argent public s’ils s’engageaient de ne pas accepter de grosses contributions et démontraient le soutien public. L’argent provenant d’industries comme l’industrie des prisons privées serait remplacé par le soutien du retour à la maison (réinsertion des détenus libérés).

3) Réforme des peines de condamnation afin que nous arrêtions de dépenser des milliards de dollars chaque année pour enfermer les délinquants non violents qui ne font peser aucune menace sur la sécurité publique. Au lieu de cela, nous devons mettre en œuvre et tester, des moyens moins coûteux de peines de substitution, une police de proximité, et la prévention du crime pour cette population.

4) Etouffer le flux de jeunes dans le système de justice pénale en déplaçant davantage de ressources vers des mesures éprouvées de prévention de la violence chez les jeunes comme le cessez-le-feu, la formation et le développement d’emplois et de programmes d’éducation.

5) Fermer le dernier centre de profit pour les entreprises de prisons privées - La détention de masse des immigrés - en mettant fin et réduisant significativement le programme des Communautés sécurisées fédérales ; mettre pleinement en œuvre le pouvoir politique discrétionnaire de l’administration annoncé en Août 2011, et continuer de faire pression pour une réforme globale de l’immigration au niveau fédéral.
Au final, nous devons cesser d’enfermer les immigrés qui ne constituent aucune menace pour la sécurité publique.

6) Presser les grandes banques comme Bank of America et Wells Fargo d’arrêter le financement ou l’investissement dans l’industrie des prisons privées. Si les banques refusaient de le faire, alors nous devrions refuser de continuer à faire affaire avec elles.

7) Développer des solutions réelles aux crises fiscales de l’Etat. La privatisation des prisons gérées par l’État n’apportent pas la promesse d’économie des politiciens. La meilleure façon de réduire les coûts d’emprisonnement est d’arrêter l’incarcération de masse.

PICO National Network est un réseau de 45 organismes confessionnels communautaires dans 17 États, qui travaille pour créer des solutions novatrices aux problèmes rencontrés par les communautés urbaines, suburbaines et rurales. Non partisan et multiculturel, PICO aide les personnes et les congrégations à traduire leur foi en action. Avec plus de 1.000 membres d’institutions représentant un million de familles, PICO est l’un des plus grands efforts communautaires aux États-Unis.
Pour en savoir plus www.piconetwork.org.

Pour plus d’informations, possibilité de contacter Heidi Thompson (hthompson@piconetwork.org).

Public Campaign, Campagne publique est une organisation à but non-lucratif, non partisane consacrée une réforme de campagne radicale visant à réduire drastiquement le rôle des grosses sommes d’argent d’intérêts particuliers dans la politique américaine. La campagne publique jette les bases d’une réforme en travaillant avec un large éventail d’organisations, y compris des groupes communautaires locaux, à travers le pays qui luttent pour le changement et des organisations nationales dont les membres ne sont pas équitablement représentés dans le système actuel de financement des campagnes. Pour en savoir plus ; www.publicampaign.org.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Adam Smith (asmith@publicampaign.org).

Notes.

1. Adam Liptak, ’La population carcérale US dépasse de loin celle des autres nations’, The New-York Times, le 23 Avril 2008, http://www.nytimes.com/2008/04/23/world/americas/23iht-23prison.12253738.html?pagewanted=all

2. Toutes les informations sur le lobbying fédéral et les contributions de campagne sont basées sur les données fournies par le Centre de Sensibilisation Politique (Center for Responsive Politics), accessible via son site internet OpenSecrets.org ou via le site Sunlight Foundation à TransparencyData.com.

3. Toutes les informations sur le lobbying fédéral et les contributions de campagne sont basées sur les données fournies par l’Institut National sur l’Argent dans la Politique de Etat (National Institute on Money in State Politics), accessible via leur site FollowtheMoney.org ou via le site de la Fondation Sunlight à TransparencyData.com.

4. Paul Ashton, Le Système du Jeu, Justice Policy Institute, Juin 2011.
http://www.justicepolicy.org/uploads/justicepolicy/documents/gaming_the_system.pdf

5. Allen J. Beck et Darrell K. Gilliard, ’Prisonniers 1994’, Bureau des Statistiques de la Justice, 1995 ;

Heather C. Ouest, William J. Sabol et Sarah J. Greenman, ’Prisonniers en 2009. Tableaux statistiques’, Bureau of Justice Statistics, 2010 ;
David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, Union pour la Défense des Libertés Civiles (ACLU), Novembre 2011.

6. Paul Ashton, Le système du Jeu, Justice Policy Institute, Juin 2011.

7. David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, ACLU, Novembre 2011.

8. De 18.000 lits en 2005 à 33.000 en 2011. Gretchen Gavett, ’Carte : Le Boom de la Détention des Immigrés aux Etats-Unis’, PBS Frontline, le 18 Octobre 2011, http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/race-multicultural/lost-in-detention/map-the-u-s—immigration- detention/boom/

9. En 2009, les prisons privées logeaient 16% des détenus sous responsabilité fédérale, 6% des prisonniers d’État et près de la moitié de tous les détenus immigrés. Heather C. Ouest, William J. Sabol et Sarah J. Greenman, ’Prisoniers en 2009 Tableaux statistiques’, Bureau of Justice Statistics, 2010.

10. Paul Ashton, Le système du Jeu, Justice Policy Institute, Juin 2011.

11. Le site web du groupe GEO, Page détention US & correctionnelle. Consulté le 10 Novembre 2011 :
http://www.thegeogroupinc.com/us-corrections.asp

12. Paul Ashton, Le système du Jeu, Justice Policy Institute, Juin 2011.

13. Les activités de GEO Group dans d’autres pays ont augmenté, en particulier autour de la détention des immigrés. Un récent article du York Times discute la problématique de cette extension globale :
http://www.nytimes.com/2011/09/29/world/asia/getting-tough-on-immigrants-to-turn-a-profit.html?pagewanted=all

14. David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, ACLU, Novembre 2011.

15. Brigette Sarabi et Edwin Bender, Les Profits de la prison : le rôle des politiques et des prisons privées dans le boom de l’incarcération, Western States Center and the Western Prison Project, 2000.

16. Bob Ortega, ’Les Sociétés de prison en Arizona sont de grands contributeurs politiques,’ The Arizona Republic, 4 Septembre 2011, http://www.azcentral.com/news/articles/2011/09/04/20110904arizona-prison-politics.html

17. ALEC Exposés, ALEC Politiciens, consulté le 5 Novembre, 2011, http://www.sourcewatch.org/index.php?title=ALEC_Politicians

18. http://www.prwatch.org/news/2011/07/10902/alec-profit-criminal-justice-and-wisconsin

19. Bob Ortega, ’Les Sociétéss de prison en Arizona sont de grands contributeurs politiques,’ The Arizona Republic, 4 Septembre 2011.

20. GEO Group a récemment acquis Intervention Comportementale, une Société de Supervision/Surveillance de/dans la collectivité. Pilar Marrero, ’Profit des Sociétés et Augmentation du Taux de Détention des Immigrants’, La Opinión 6 Juillet 2011.
http://newamericamedia.org/2011/07/companies-profit-from-increased-immigrant-detention-rate.php

21. En raison des variations des divers systèmes publics, il est difficile de calculer le total des dépenses de lobbying au niveau de l’État.

22. Gretchen Gavett, ’Carte : Le Boom de la Détention d’Immigrants aux Etats-Unis’, PBS Frontline, le 18 Octobre 2011.
http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/race-multicultural/lost-in-detention/map-the-u-s-immigration-detention-boom/

23. Les données du site FedSpending.org, fournies par OMB Watch, sont disponibles pour le troisième trimestre de 2009.
http://www.fedspending.org/fpds/fpds.php?reptype=r&detail=1&sortp=f&datype=T&reptype=r&database=fpds&database=fpds&parent_id=84757&fiscal_year=2008&record_num=f500

24. Ces entreprises sont regroupées sous G4S dans la base de données FedSpending.org.
http://www.fedspending.org/fpds/fpds.php?reptype=r&detail=1&sortp=f&datype=T&reptype=r&database=fpds&database=fpds&parent_id=136402&fiscal_year=2008&record_num=f500

25. http://www.reuters.com/article/2011/05/12/us-usa-prisons-florida-idUSTRE74B49B20110512

26. Paul Ashton, Le système du Jeu, Justice Policy Institute, Juin 2011.

27. http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=130833741&ps=cprs.

28. Son plus grand donateur au cours de sa carrière est l’Association des Agents de l’Arizona Immobiliers (Arizona Association of Realtors) avec un total de 3.537 $. Son plus grand donateur dans le cycle 2010 a été un lobbyiste qui a donné 820 $.

29. David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, ACLU, Novembre 2011.

30. http://www.azcentral.com/news/articles/2011/09/04/20110904arizona-prison-business-politics.html.

31. David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, ACLU, Novembre 2011.

32. De 2003 à 2010, GEO Group a employé 13 lobbyistes en Floride et CCA 17. Justice Policy Institute,
Le Jeu du Système, Juin 2011.

33. http://www.grassrootsleadership.org/blog/?p=263

34. http://www.miamiherald.com/2011/10/09/2445393/grand-jury-probes-panhandle-private.html

35. Données fournies par le National Institute dans Money in State Politics and accessed, accessible à http://www.followthemoney.org/ le 29 Septembre 2011.

36. Haridopolos a également reçu des contributions de campagne avant 2011, y compris 2.500 $ à la fin de 2009 et début 2010 des Sociétés de prisons privées, dont 1.000 $ de GEO Group et 500 $ de CCA.

37. http://www.followthemoney.org/blog/2011/05/private-prison-industry-increases-campaign-spending-in-florida/

38. http://www.grassrootsleadership.org/blog/?p=263

39. http://www.miamiherald.com/2011/10/09/2445393/grand-jury-probes-panhandle-private.html

40. Sansom a reçu une donation de GEO Group de 500 $ en Octobre 2007 (la contribution maximale autorisée en Floride par élection, pouvant inclure une première primaire, une seconde primaire et une élection générale, à moins que le candidat ne soit contesté).

Gaetz a reçu 3.000 $ en 2009, dont 1.500 $ au total de GEO Group et de sa filiale GEO Care et 500 $ en provenance de la CCA.

41. David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, ACLU, Novembre 2011.

42. http://floridaindependent.com/50687/geo-group-cca-private-prisons

43. http://www.nytimes.com/2011/07/28/nyregion/political-links-seen-behind-essex-county-detention-center-bid.html?_r=3&ref=nyregion

44. http://www.nytimes.com/2011/08/16/nyregion/essex-county-reverses-decision-on-detention-center-bid.html

45. Palatucci est un stratège républicain bien connu et un collecteur de fonds. Il a nommé Christie comme Procureur américain du New Jersey sous l’administration Bush, un poste que Christie a occupé de 2002 à 2009. http://www.nytimes.com/2011/07/28/nyregion/political-links-seen-behind-essex-county-detention-center-bid.html?_r=3&ref=nyregion

46. http://www.nytimes.com/2011/07/28/nyregion/political-links-seen-behind-essex-county-detention-center-bid.html ?_r=3&ref=nyregion

47. Dans l’intérêt public, Conspiration en Pennsylvanie ’Enfants pour Argent’, http://www.inthepublicinterest.org/case/pennsylvania-kids-cash-conspiracy

48. http://www.jlc.org/luzerne/

49. Ils ont également fermé un centre public de détention, affirmant qu’il était en mauvais état, contrairement aux conclusions des services sociaux et organismes de santé de l’Etat et locaux.

50. Ciavarella envoyé un quart de ses accusés mineurs, dont beaucoup sont des primo-délinquants, dans des centres de détention de 2002 à 2006 ; l’échelle de la statistique de l’État est de 1 sur 10.

51. David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, ACLU, Novembre 2011.

52. David Shapiro, Miser sur l’Esclavage, ACLU, Novembre 2011.

53. Laura A. Bischoff, ’Kasich soutient le plan rétrograde de privatisation de la prison’, 1er Septembre 2011, http://www.daytondailynews.com/news/kasich-scales-back-prison-privatization-plan-1244314.html

54. Policy Matters Ohio, Cells for Sale : Comprendre les coûts et l’économie des prisons, avril 2011.

55. Paul Ashton, Le Jeu du Système, Justice Policy Institute, Juin 2011.

56. ’L’Ohio en tête aux États-Unis pour vendre les prison à l’entreprise privée’, Associated Press, 2 Septembre 2011, http://www.tribune-chronicle.com/page/content.detail/id/145808/Ohio-1st-in-US-to-sell-prison-to-private-company-.html?isap=1&nav=5031

57. http://thinkprogress.org/justice/2011/09/22/325218/ohio-privatize-prison/

58. Jan Moller, ’Le plan gouvernemental de Jindal pour vendre les prisons de l’Etat est tué par le Comité de la Chambre,’ The Times-Picayune, 6 Juin 2011, http://www.nola.com/politics/index.ssf/2011/06/house_ committee_kills_bobby_ji.html

59. En 2009, le taux d’incarcération de la Louisiane était de 881 détenus pour 100.000 habitants. Centre Pew sur les Etats, ’Le gouverneur Jindal annonce LA Sélection d’UN Nouveau Partenariat pour la Réforme du Système de Justice Pénale’, Communiqué de presse du 21 Janvier 2011. http://www.pewcenteronthestates.org/news_room_detail.aspx?id=327578

60. Les 12 membres qui ont voté pour approuver le plan de privatisation des prisons ont reçu au moins 14.500 $ de CCA et GEO Group, par rapport aux 4.250 dollars reçus par les 13 membres qui ont voté contre le plan. Alors que la première contribution date de 2000, la majeure partie des dons a eu lieu en 2010. Les données ont été obtenues à partir de Transparence des Données et Ethique dans l’Administration de Louisiane (http://www.ethics.state.la.us/CampaignFinanceSearch/SearchResultsByContributions.aspx.), en accès du 9 Novembre 2011.

61. La première donation de 5.000 $ à partir de PAC GEO Group a été faite en 2003.

62. Notre campagne publique ne prend pas de positions politiques sur les questions en dehors du rôle de l’argent en politique. Nous pensons cependant que des questions comme la croissance de l’incarcération, en particulier pour les jeunes et les immigrants, est un phénomène impossible à expliquer sans explorer le rôle de l’argent privé dans nos élections publiques. Les articles 3-7 de cette liste sont ceux attribuables au réseau national PICO.

(*) Ndt. N’étant pas traducteur, j’utilise les traducteurs automatiques Google et Reverso pour des textes en anglais ou/et espagnol me semblant intéressants et pouvant être utiles en termes d’information ou pour alimenter un débat. Cela débouche sur des textes qui retravaillés me paraissent corrects et acceptables.

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En date du 25 Avril 2013, dedefensa a publié l’article ’ Une affaire qui marche : le Goulag US’ (*) reprenant celui de Nile Bowie de RussieToday, ’Moralité monstrueuse : le système Américain du Goulag producteur de profit ’ (*), aux moyens d’une incarcération de masse alliée à une exploitation maximale génocidaire.

Cette présentation utilise donc la catégorie ’goulag’ comme Unité de Mesure Étalon ;

  • d’une incarcération de masse
  • alliée à une exploitation maximale génocidaire des emprisonnés pour en tirer profit.

’Goulag’ revoie à la tentative de socialisme en Urss (1923-1991) en prolongement de la révolution bolchévique de 1917, de 1923 à 1953 [les 30 années durant lesquelles Staline a dirigé l’Union jusqu’à sa mort] dans un contexte général impérialiste capitaliste cherchant activement à l’éliminer et se poursuivant d’ailleurs toujours aujourd’hui où il s’agit d’éradiquer l’idée même de communisme-socialisme.

De la même manière que la Révolution bourgeoise française ne s’est pas réglée en quelques jours mais s’est étalée sur des années (une bonne décennie), cette période est marquée en Urss par la guerre civile, suivie d’une longue marche forcée pour la modernisation de l’agriculture et l’industrialisation de l’union en prévision d’une guerre avec l’empire allemand jugée avec à-propos inéluctable. Et c’est effectivement ce qui s’est passé. Il s’est agit, durant toute cette période, d’un état d’exception quasi permanent et plusieurs fois réactivé par le cours de la lutte des classes au niveau mondial.

S’agissant par exemple du traitement des opposants, choisirions-nous la période révolutionnaire de France comme référence étalon du fait que la Bastille a été prise ?

Dans cette même période, l’impérialisme capitaliste a poursuivi son développement, dès lors sous l’égide des Etats-Unis et ce ne sont pas les abus à l’encontre de personnes, groupes et peuples qui manquent dans le monde entier puisque la caractéristique de l’impérialisme c’est justement de s’étendre au monde entier, tandis que ses ’crises’ s’imposent à tous (1929, dans cette période).

Par ailleurs, ’l’exploitation maximale génocidaire des emprisonnés pour en tirer profit’ est antinomique au système soviétique [dont le système pénitentiaire], lequel a justement existé aux fins de l’abolition de cette exploitation, attribuant la production au peuple s’en étant rendu possesseur et maître. Tous les efforts ont été faits [et ils seront de fait colossaux] pour accroitre cette production et l’améliorer (*).

Il est inutile d’alimenter la campagne anti communiste de la bourgeoisie. Et puis, c’est une drôle d’idée que de murer la porte de sortie de ce système !

Pour ces raisons, il me parait utile de nous référer plutôt directement à l’une des sources de cet article de Russie Today qui est cette étude PICO, laquelle expose clairement le fonctionnement du système pénitentiaire privé des Etats-Unis aux fins du profit de ses propriétaires de la classe bourgeoise, en toute cohérence avec le système capitaliste. En aucun endroit, vous n’y trouverez de référence au goulag soviétique. Quand aux remèdes qu’elle propose [PICO me semble travailler un peu comme un syndicat d’entreprise avec les revendications des salariés], je ne suis pas sur qu’ils suffisent à traiter la question, mais c’est une autre histoire.

Notes.

(*) Une affaire qui marche : le Goulag US

dedefensa

25 Avril 2013

http://www.dedefensa.org/article-une_affaire_qui_marche_le_goulag_us_25_04_2013.html

http://www.dedefensa.org/article-peut-on_dire_cia_s_gulag__07_12_2005.html

(*) Moral monstrosity : America’s for-profit Gulag system

Russie Today

Nile Bowie

24 Avril 2013

http://rt.com/op-edge/moral-monstrosity-american-gulag-258/

(*) Idée en rapport avec les droits de l’homme (ONU) définis justement, immédiatement après la seconde guerre mondiale, l’Urss ayant ’payé’ le plus lourd tribu avec une bonne vingtaine de millions de morts pour réduire l’entreprise impérialiste nazi et fait du même coup avancer considérablement ces droits de l’homme ; Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (l’Urss a mis en échec sa colonisation par l’empire allemand nazi) ; Droit d’existence et d’expression universel, droit de vote, à l’encontre des théories raciales et du suffrage censitaire excluant les pauvres ; Droit universel des femmes à l’égal de celui des hommes.

(*) Domenico Losurdo apporte nombre d’indications dans son Staline, histoire et critique d’une légende noire, indications mises en rapport avec les pratiques capitalistes environnantes de cette période.

ML

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LE SYSTÈME PÉNITENTIAIRE CUBAIN

Sergio Alejandro Gomez

Granma. La Havane. 31 Mai 2012 

Le respect de la dignité de la personne et l’amélioration de l’être humain

http://www.granma.cu/frances/cuba-f/31may-Le%20respect.html

DaIia Gonzalez Delgado et Sergio Alejandro Gomez

Granma. La Havane. 24 Avril 2013 

Travail et étude : moteurs d’une révolution dans le système pénitentiaire cubain
Les centres pénitentiaires ouverts créent de meilleures conditions pour l’éducation, la formation de valeurs et la réinsertion des détenus dans la société

http://www.granma.cu/frances/cuba-f/24abr-Travail%20et.html

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    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

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  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).