Assemblée du 18 novembre :

Une feuille de route qui escamote le bilan qui devait s’ouvrir ! Intervention de Marie-Christine Burricand, Section de Vénissieux

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 3%

Nous donnerons très rapidement une appréciation collective de cette journée du 18 novembre. Une chose est sûre, 1h15 de débats en ruches, à peine deux heures de débats en plénière, la parole des communistes était comptée !

Je donne ici mon intervention initiale que j’ai dû raccourcir au moment de la prise de parole pour rentrer dans les 3 minutes ! Le sentiment que je retire de cette journée, c’est qu’il fallait à tout prix faire oublier pourquoi nous l’avions décidée ainsi que le congrès extraordinaire : comprendre les raisons de notre très grand effacement dans la vie politique française et la conscience populaire, effacement amorcé depuis plusieurs années et éclatant dans la séquence électorale de 2017.

Le déroulé du congrès annoncé est-il une feuille de route ou un piétinement sur place épuisant nos forces restantes parce que la direction nationale refuse d’ouvrir en grand le débat ? Rien n’est joué en tous cas !

Je commencerai par l’essentiel. Ce qui se conçoit bien s’énonce bien, sinon, c’est qu’il y a "un loup", comme on dit !

Si le bilan est un élément essentiel au débat, alors écrivons-le, faisons en un chapitre du congrès voire son préalable et caractérisons le dans ses contours historiques et son contenu. Au lieu de ces quelques mots au détour d’une virgule, écrivons que nous voulons opérer un bilan stratégique et structurel, dont je considère qu’il doit partir de Martigues.

Dans ce moment où nous devons décider de la date et de la feuille de route de notre congrès, il faut sans doute revenir aux motivations qui ont conduit à le convoquer.
Chantiers, communication, initiatives... travaillons.

Mais si nous sommes là aujourd’hui, c’est qu’au printemps 2017, les communistes ont été confrontés à plus qu’un échec, une impuissance à se rendre visibles dans la campagne des présidentielles, qu’a confirmée le million de voix perdu sur 2012 aux législatives.

Il faut quand même s’interroger : comment en sommes nous arrivés là ? Concernant l’élection nationale structurante de la vie politique française, nous sommes donc passés d’une candidate malgré elle en 2005, à un candidat pas communiste en 2012, à pas de candidat du tout en 2017 puisque le candidat que nous avions choisi de soutenir n’a eu de cesse d’expliquer qu’il n’avait pas besoin de nous.

Cette paralysie vient après plusieurs échecs : pertes d’un grand nombre de villes en 2014, des élus régionaux en 2015, perte de visibilité et de lien avec eux qui ont fait notre force sans que des forces nouvelles soient acquises.

En 2007, les communistes ont souhaité garder leur parti et son nom. Qu’avons-nous fait de cette décision ?

Pouvons-nous être à la hauteur des objectifs que nous nous fixons et des enjeux de la situation politique et sociale, si nous n’identifions pas ce sur quoi nous avons buté.

Je suis de ceux qui pensent que l’orientation décidée en 2000 à Martigues continue de déterminer bon nombre de nos positions. Ce qui marquait cette orientation, c’était l’éloignement du communisme et le rejet du socialisme, la sous-estimation de la question de l’organisation révolutionnaire jusqu’à mettre en danger la forme parti, la théorisation du nécessaire effacement du PCF pour permettre le rassemblement.

Que nous ne soyons pas tous d’accord sur cette question, c’est certain, qu’elle ne soit pas ouverte après ce qui s’est passé, c’est inacceptable.

Pierre Laurent affirme dans son introduction que le bilan doit s’ouvrir, mais dans la feuille de route proposée, il est escamoté. Double langage une fois de plus !

Je ne suis pas une enragée des dates mais si la feuille de route restait en l’état sur ce point, je considèrerai que ceux qui défendent le congrès en juin parce qu’ils pensent que le repousser en novembre, c’est noyer le poisson, et bien ceux là ont raison. En l’état, cette feuille de route n’est pas acceptable.

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