Syrie : assez de moralisme hypocrite au service de l’impérialisme

, par  Gilbert Remond , popularité : 2%

Une fois de plus la direction du PCF, à vouloir jouer les bon offices à partir de bons sentiments, est complètement à coté du problème. Voir l’article traduit de "Junge Welt" sur le site solidarité internationale.

Dans un communiqué publié hier, le P.C.F. appelait à stopper l’engrenage qui en Syrie sème mort et désolation, déclarant s’opposer pour cette raison à la levée de l’embargo sur la livraison d’armes à "l’opposition syrienne", cette pseudo opposition qui chaque jour montre son vrai visage, celui de forces obscures au service d’une nouvelle barbarie.

Ainsi avons-nous pu assister horrifiés, à la diffusion de cette vidéo sur les ondes, qui montrait un chef rebelle en train d’éviscérer un soldat, pour en un geste de défi ultime à la dignité humaine, manger son cœur après invocation divine. Combien d’autres témoignages sur les agissements de ces libérateurs fascistes sont-ils écartés, ignorés, détournés.

Ainsi les exactions sont-elles toujours mises au compte des troupes légitimes du régime, qui devraient selon la traditionnelle maxime yankee "un bon indien est un indien mort" se laisser massacrer sans rien faire.

Il y a de ce point de vue une étrange obstination de la direction du P.C.F. à refuser de prendre en compte la réalité des faits, principalement lorsque celle-ci persiste à se dire résolument favorable a une sortie du conflit et qu’elle se "prononce pour que toutes les parties concernées parviennent rapidement à un arrêt des combats et des violences", comme si toutes choses égales, gouvernement légal et mercenaires djihadistes devaient revenir en se battant la coulpe devant les grands frères de l’Occident pour cesser leur chamailleries juvéniles après le décompte chaque fois complaisamment donné du nombre des morts résultant de leurs ébats irresponsables.

Mais qui sont-ils pour décider de la sorte qui sont les bons et qui sont les méchants ? De quels côtés auraient-ils été et qu’auraient-ils exigé des révolutionnaires du comité de salut public au moment de la guerre de Vendée ? Comment se seraient-ils situés devant les ingérences étrangères qui à l’époque défendaient les intérêts des nantis renversés, ces aristocrates exilés qui complotaient pour retrouver leurs privilèges et mater le peuple voulant s’émanciper ?

Enfin de quoi se mêle-t-elle, cette direction, quand elle s’adresse aux autorités françaises "pour qu’elle prennent toutes leur responsabilités pour contribuer à donner une chance a la paix, pour construire une nouvelle Syrie démocratique" alors que ce gouvernement est au rang des agresseurs et des comploteurs !

Nous avons vu avec l’Irak, et l’Afghanistan où conduisaient de tels projets. Que peut-on attendre d’un gouvernement qui préfère accorder son crédit aux preuves rapportées par un journaliste favorable à une intervention militaire aux côtés des "rebelle" plutôt qu’à celles d’un commissaire de la cour européenne de justice qui dénonce l’utilisation de gaz par les forces de l’insurrection. C’est en effet bien de gaz dont il est question dans ce conflit, et c’est ce que nous expose cet article du "Jung Welt" publié par "Solidarité internationale" dans une traduction française.

La Syrie malgré ce que nous pensons de son régime est un pays agressé par des puissances impérialistes qui ont de puissants intérêts économiques et stratégiques à faire valoir dans cette région et c’est pour cette raison que nous devons lui apporter notre soutien, plutôt que de jouer les moralisateurs prétendument posés au dessus de la mêlée, en laissant au peuple syrien le choix du régime qu’il voudra dans un pays souverain.

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