Mardi, à l’Assemblée nationale : opposition populaire !

, par  Alfred Gautier , popularité : 2%

Mardi, le « socialiste » Jean-Marc Ayrault engagera la responsabilité de son Gouvernement maastrichtien d’austérité sur une déclaration de politique générale. Que feront nos députés communistes ?

Le Parti aurait dû en discuter et le décider, mais ça n’a pas été le cas.

Moi, je dis qu’il faut voter CONTRE. L’idéal est de marquer le coup. Une abstention pourrait être perçue comme une posture politicienne, attentiste, une posture de soumission, de compromission. Il ne s’agit pas de distribuer « bons » et « mauvais » points, mais d’être lisibles et pédagogiques. Celui qui a le cul entre deux chaises se casse tôt ou tard la figure.

Certains camarades pensent que l’abstention est un moyen de ne pas confondre gauche et droite. Sauf que ce n’est pas le sujet ! La question est : oui ou non, avons-nous confiance en ce Gouvernement ? Il faut une réponse claire ! Se saisir du bulletin PS pour battre la droite est une chose, ne pas aller au Gouvernement est aussi une chose, mais cautionner la politique menée ensuite, dans le cadre d’une majorité parlementaire, en est une autre.

Il ne s’agit pas de faire de procès d’intention. Mais peut-on faire comme si le Sommet européen n’avait pas eu lieu ? Peut-on faire comme si nous ignorions l’orientation générale de ce Gouvernement et de cette majorité ? Il est loin le rêve d’une « majorité de gauche qui réussit » ! Les socialistes ont fait la rupture avec le socialisme depuis longtemps. Ils s’apprêtent à faire la rupture avec la République française souveraine, sacrifiée sur l’autel de l’odieux projet européen.

Communistes, retrouverons-nous notre pleine autonomie pour nous adresser au peuple tout entier ? Que faudra-t-il pour que nous disions STOP, que nous disions NON ? Les motifs ne manquent pas pour dire non :

-  A la poursuite de la politique de chasse aux sans-papiers ;
-  A la poursuite de l’indexation du nombre d’annuités retraite sur l’espérance de vie ;
-  A la poursuite de la présidentialisation des institutions ;
-  A la poursuite de la vassalisation dans l’OTAN et à son bouclier antimissile ;
-  A la poursuite de la casse du pouvoir d’achat et des salaires ;
-  A la poursuite de la libéralisation des échanges aux G8 et G20 ;
-  A la poursuite de l’austérité aux services publics, aux collectivités territoriales ;
-  Aux exonérations de « charges » du contrat de générations ;
-  A la ratification du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) dans l’Union économique et monétaire ;
-  Au Traité de Lisbonne et au Mécanisme européen de stabilité (MES) ;
-  Au renflouement des banques européennes par nos impôts ;
-  A l’intégration du concordat anti laïc d’Alsace-Moselle dans la Constitution ;
-  A la poursuite du nucléaire militaire ;
-  Aux déclarations bellicistes contre la Syrie ;
-  Aux dogmes capitalistes du remboursement de la dette, de la compétitivité et de la liberté d’entreprendre ;
-  A cette euro-dictature qui se met en place à vitesse grand V ;

Mais dire non ne signifie pas rejeter d’un bloc toutes les mesures qui vont arriver : nous prendrons ce qu’il y aura à prendre, et nous nous battrons pour en avoir toujours plus. Cependant, en quoi cautionner, par une probable abstention, la politique d’un PS institutionnellement dominateur pourrait nous aider à convaincre, à faire progresser la conscience populaire ?

Oui, un autre modèle de société est possible, montrons la voie, sans sectarisme ni gauchisme ! Soyons offensifs, révolutionnaires ! Le peuple français ne baissera pas les bras. Ne l’abandonnons pas à cette droite, en voie de fascisation ! Mardi, à l’Assemblée nationale, le vote d’espoir : opposition populaire !

Gautier Weinmann,
PCF à Leforest

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