الحزب الشيوعي اللبناني Lebanese communist party

La situation politique au Liban et dans la région Les répercussions du conflit Etats Unis-Russie, ou comment diviser les zones d’influence et les marchés

, par  Marie Nassif-Debs , popularité : 1%

Introduction

Les développements économiques sur le plan international laissent présager que la crise capitaliste n’est pas près d’être résolue, et, ce, malgré toutes les mesures prises depuis 2008 afin de s’en sortir. Et, si certains rapports publiés par des notoriétés économiques internationales, tant aux États-Unis que dans l’Union européenne, tentent de donner une gorgée d’optimisme en insinuant que le dépassement de la crise est imminent, la situation réelle donnent une image tout à fait différente. En effet, l’augmentation des salaires des fonctionnaires du secteur public aux États-Unis ne fut d’aucune utilité ni pour l’économie défaillante ni pour le dollar ; de même, les problèmes dont souffre l’Union européenne ne sont pas près d’être résorbés, à commencer par le chômage et la paupérisation, mais aussi les faillites qui ne sont plus limitées aux seules grandes entreprises, puisqu’elles frappent les PME. Tout cela constitue une menace véritable pour la classe moyenne qui fut, jusqu’à ce jour, la soupape de sureté pour les régimes capitalistes européens.

Dans ce contexte de crise insoluble à court terme, les conflits entre les puissances capitalistes pour se partager le monde vont s’aiguisant, à commencer par les guerres visant à s’approprier les sources d’énergie pour en finir avec les marchés/ Ces conflits touchent tous les continents ; le dernier en date, actuellement, est la crise ukrainienne précédée par les complots ourdis contre le Venezuela, que l’impérialisme étasunien tente de récupérer, et accompagnée par une escalade sans précédent dans la région arabe tout entière, le Maghreb et le Mashreq, qui va s’étendant jusqu’en Iran et en Afghanistan.

C’est que l’agression étasunienne en Europe de l’Est ainsi qu’au Moyen Orient et en Amérique latine vise à instaurer une nouvel état de fait qui empêcherait le nouveau pôle international, dirigé par la Russie, de poursuivre ses tentatives afin de changer l’équilibre international à son avantage ; surtout que ce pôle commence à concurrencer Washington, non seulement dans ses zones d’influence, tel le Moyen Orient, mais aussi dans sa propre maison, puisque le Brésil s’est rallié au « BRICS » et que de nombreux pays latino-américains, à savoir Cuba, le Venezuela, l’Équateur et même le Chili, se rapprochent de ce nouveau pôle. C’est la raison pour laquelle Washington a décidé dernièrement une « ouverture » vers l’Iran, oubliant « le danger » constitué par le nucléaire iranien, qui va dans le sens contraire de la politique poursuivie contre le président Nicolas Maduro, à travers les forces réactionnaires vénézuéliennes. C’est aussi la raison pour laquelle fut rouverte la bataille visant à intégrer l’Ukraine dans l’Union européenne et dans les forces de l’OTAN, afin de resserrer le blocus contre l’État de la Russie fédérale déjà prévu lors des batailles qui eurent lieu, il y a quelques années, en Géorgie, Abkhazie et Ossétie.

Cette situation de conflits et de crises rappellent de très près – comme nous l’avons souvent répété - la situation du monde au début du XXème siècle, et qui aboutit à la Première guerre mondiale, avec tout ce qu’elle généra comme guerres coloniales, chaudes et froides. Et, si nous nous préparons à commémorer le centenaire de cette guerre meurtrière, nous voudrions remettre en mémoire ce qui se passa durant cette période et, aussi, rappeler que le capitalisme, qui perdit beaucoup de son poids entre les années Vingt et cinquante du siècle passé, a pu récupérer, depuis, une grande partie de ses pertes à la suite de l’implosion de l’Union soviétique et ce qui s’en suivit sur le plan du recul du mouvement anti impérialiste.

La place des puissances régionales dans le conflit

Le Moyen Orient occupe aujourd’hui la première place dans le conflit qui oppose les différents pôles capitalistes sur les sources d’énergie et les routes de transport du pétrole et du gaz. De plus, et avec l’extension du conflit américano-russe sur le contrôle du monde, nouveaux rôles sont échus à certaines puissances régionales, en particulier Israël, la Turquie, l’Iran et l’Arabie Saoudite.

1 -Israël :

Durant la dernière décennie, Israël a vu son rôle diminuer d’importance dans la région, tant à cause de la présence militaire directe des États-Unis et de l’OTAN que par suite de la défaite cuisante de ses troupes au Liban (2006). Aujourd’hui, il regagne de l’importance en redevenant à plus d’un égard le fer de lance de l’impérialisme, non seulement dans le Monde arabe mais aussi dans tout le Moyen Orient. Il faut dire que les États-Unis ont de plus en plus besoin d’Israël dans des missions économiques et politico-sécuritaires en Afrique, à commencer par la région de Darfour au soudan et, aussi, par certains pays du Maghreb arabe. N’oublions pas, non plus, le rôle occupé par le Mossad israélien dans nombre de pays latino-américains, au Venezuela en particulier. D’ailleurs, certains centres de recherches étasuniens ont publié, dernièrement, des rapports dans lesquels ils suggèrent que le nouveau rôle accordé à Israël vient du fait que, malgré la normalisation partielle des relations entre Washington et Téhéran, les États-Unis n’ont pas éliminé définitivement la possibilité de recourir à une action militaire. Fait qui renforce la position de Tel Aviv dans le nouveau schéma moyen oriental ; quant à son rôle en Afrique, ces mêmes rapports ajoutent qu’il ira augmentant, non seulement au Darfour et en Libye, mais aussi dans la partie méridionale de l’Afrique.

Ajoutons, enfin, que c’est ce rôle prépondérant, tant en Afrique qu’au Moyen Orient, qui est à la base du projet de l’administration étasunienne (présenté par John Kerry, il y a quelques six mois) visant à liquider la cause palestinienne et ériger « Israël, État des Juifs dans le monde ».*

2 –La Turquie :

Par contre, et avec le retour d’Israël sur le devant de la scène moyen orientale, le rôle de la Turquie recule quelque peu.

En effet, les États-Unis avaient, à la suite de l’échec des agressions israéliennes contre le Liban et Gaza, donné à la Turquie une place essentielle dans leur politique concernant la région, que ce soit dans l’affaire du gazoduc « Nabuko » ou en ce qui concerne la prise en main de l’opposition syrienne. Mais, très vite, ils durent déchanter parce que la ligne politique intérieure menée par Erdogan et son parti a créé un grand mouvement de mécontentement qui a profité à d’autres factions de la bourgeoisie turque, le Mouvement Gülen plus spécifiquement, qui ont su profiter de ce mouvement afin d’essayer de se débarrasser des islamistes « modérés » au pouvoir sans créer un réel changement dans la position ou le rôle de la Turquie.

Et, si Erdogan tente aujourd’hui de minimiser les effets de la crise économique qui sévit en Turquie, et dont son gouvernement est le premier responsable, à travers une tentative de rapprochement avec l’Iran, tous les pronostics démontrent, à moins d’un miracle, que son projet de reprendre les rennes du pouvoir se soldera par un échec.

3 –L’Iran :

Quant à l’Iran, et contrairement à ceux qui avaient vu dans la victoire du nouveau chef de l’État, Mohammed Rouhani, un virement vers une politique de « tempérance », il faudra voir dans le résultat, quelque peu surprenant, des élections présidentielles deux objectifs visés tant par ceux dits « réformateurs » que par l’alentour du « guide de la révolution », Khamenei. Le premier concerne les mouvements de protestation qui se sont multipliés et auxquels il était nécessaire de mettre rapidement un terme. Le second a rapport avec la nécessité de trouver une solution pouvant soit en finir avec la crise économique ou, du moins, l’atténuer. D’où, le « changement », tant politique qu’économique, survenu en Iran va dans le sens des intérêts de l’alliance de classe entre la bourgeoisie iranienne et les Mollah ; et son premier aboutissement est « l’accord de Genève » concernant une solution à l’amiable du problème du nucléaire iranien et sans évoquer, de près ou de loin, l’arme nucléaire israélienne. A rappeler dans ce sens que quelques semaines plus tôt, Israël avait remporté une autre victoire concernant la décision international de détruire l’arsenal d’armes chimiques syriennes sans toucher aux armes du même genre qu’il possède.

4 –L’Arabie saoudite :

L’Arabie saoudite a retrouvé, par décision étasunienne, son rôle d’État influent dans la région ; rôle contesté pendant plusieurs années par la concurrence qatarie.

Désormais, elle est redevenue un des « grands électeurs » par rapport à la Syrie et au Liban, bien que certains analystes pensaient que le rapprochement entre Washington et Téhéran allait l’éloigner quelque peu des instances décisives. Voilà pourquoi, le premier recours fut un changement radical au sein des postes dirigeants occupés par des membres de la famille royale. Ce changement avait pour titre d’arrêter toute aide fournie aux « djihadistes » terroristes que certains émirs avaient supervisés.

Il faut dire aussi que ces changements dans les jeux de rôles sont, surtout, des changements formels dont le but est de préserver les régimes politiques des pays précités ; régimes caractérisés par une obédience à l’étranger, d’une part, et un obscurantisme religieux et confessionnel, d’autre part. Cette précision vise, surtout, à dire que ces Etats régionaux ne sont pas très différents ; bien au contraire, leur caractéristique confessionnelle (sunnite ou chiite) et leur mode de production en fait des bases objectives dans la réalisation du projet dit « Le nouveau Moyen Orient » dont le but est d’exacerber les conflits religieux, confessionnels et ethniques afin de permettre à l’impérialisme la partition des pays arabes et moyen orientaux en États religieux servant le projet israélien d’ériger un État des Juifs dans le monde à la place de la Palestine.

La situation arabe : Des révolutions aux guerres mondiales

Au moment où les grandes puissances internationales tentent de réorganiser le monde selon leurs intérêts, la région arabe vit, trois ans à la suite des soulèvements et des révolutions qui ont ébranlé la Tunisie, l’Egypte, le Yémen, le Bahreïn, le Kuwait, et les crises survenues en Syrie et au Liban, des changements politiques très importants, mais aussi très dangereux.

En effet, d’un côté, les slogans brandis par les deux révolutions survenues en Tunisie en Égypte, surtout la deuxième phase de la révolution égyptienne, celle du 3à juin 2013, furent la réponse directe au « Projet du Nouveau Moyen Orient » mais aussi aux tentatives d’effritement de l’Irak. Ces slogans ont attiré, partout dans le monde arabe, de larges masses populaires qui ont occupé les rues, revendiquant la création de gouvernements anti-impérialistes qui pourraient éradiquer la pauvreté, le sous-développement, tout en libérant les richesses arabes, provenant des sources d’énergie, des mains des impérialistes, étasuniens en particulier. De plus, les masses arabes ont réclamé d’en finir avec les régimes bourgeois qui sont utilisé pendant de longue années les guerres et les divisions religieuses afin de préserver leurs régimes contre le changement. Il faut noter à cet égard la chute rapide et fracassante du régime des « frères musulmans », d’abord en Égypte puis en Tunisie, et ce qui s’en est suivi comme changements sur les deux plans politique et constitutionnel... mais aussi l’importance grandissante du rôle joué par le mouvement ouvrier et populaire, à l’ombre des fronts politiques ayant une portée progressiste et adoptant des programmes de changement radicaux.

Cependant ces succès n’ont pas empêché, d’un autre côté, les forces antirévolutionnaires de poursuivre leur œuvre de destruction.

En effet, ces forces n’ont pas baissé les bras, malgré les échecs. Elles poursuivent leur œuvre de destruction, soit à travers la violence et le terrorisme (comme en Égypte), soit à travers les forces religieuses extrémistes qui convergent de partout dans le monde, notamment des pays européens, vers la région arabe sous des slogans « djihadistes ». Leur but est de se réinstaller au pouvoir et de réinstaurer les régimes politiques qui ont chuté ; et, ce, afin de continuer à servir le projet impérialiste basé sur la division, le chaos et de semer la destruction et la mort sur leur passage. Les exemples les plus flagrants actuellement sont ceux du Bahreïn et, surtout, du Yémen divisé en wilayat, dont certaines sont sous l’obédience d’Al Qaeda. Il y a aussi l’exemple du Sud de la Libye, toujours meurtrie, que les puissances impérialistes menacent de dévaster sous prétexte de mettre fin au terrorisme qu’elles ont créé lors de leur intervention contre Kadhafi.

Il y a, surtout, la Syrie menacée d’effritement à la suite des destructions et des déplacements massifs des populations civiles. Et quand nous parlons de la Syrie, nous avons dans l’esprit les pays environnants, le Liban en particulier qui subit deux fléaux : d’abord, les combats qui se déroulent le long de ses frontières Nord et Est, débordant souvent dans les villes et les villages libanais par suite des divisions sunnites-chiites exacerbées par les interventions politiques et financières des forces internationales et régionales impliquées dans la crise syrienne ; ensuite, la présence de plus d’un millions et demi de réfugiés syriens qui ont amené avec eux leurs dissensions.

Il y a, enfin, les développements de la situation en Palestine occupée, et la colonisation à outrance, surtout autour de Jérusalem, que les grandes puissances impérialistes (États-Unis et Union européenne) tolèrent, tant à cause de la situation en Égypte, qu’il est nécessaire de mettre sous surveillance, que par le fait du nouveau rôle échu au Mossad israélien dans plusieurs régions du monde, dont, dernièrement, dans les ex républiques soviétiques.

« Genève 2 » et l’échec d’une solution politique à la crise syrienne

Dans une telle situation, instable et dangereuse, s’est tenue la deuxième conférence de Genève, après huit mois d’atermoiement et de tergiversation. Il était prévu, dès le départ, que cette seconde conférence allait échouer, tant à cause de la lutte entre les États-Unis et la Russie sur la solution attendue que par suite des dissensions entre les deux délégations syriennes sur les priorités : doit-on commencer par l’article sur la « lutte contre le terrorisme » (comme le revendiquent les représentants du régime) ou bien par la formation du « gouvernement transitoire (comme le veut l’opposition venue de l’extérieur et représentée par « l’Alliance nationale » ayant élu domicile en Turquie) ?

Alors, pourquoi les belligérants ont-ils accepté que « Genève 2 » ait lieu au début de 2014 ?

Plusieurs raisons entrent en jeu.

- La première raison vient du fait de l’état dans lequel se trouvaient tous les belligérants, vu qu’aucune des forces en présence n’a pu trancher la situation sur le terrain à son avantage. En effet, ni les forces du régime ni celles de l’opposition n’ont pu marquer des changements notoires sur le plan militaire, malgré les combats violents qui se sont déroulés depuis la seconde moitié de l’année 2013, y compris du côté des frontières libanaises où la bataille de la région de Koussair n’a pas donné ce que l’on escomptait sur le plan des régions voisines, celle de Kalamoun, et sur d’autres plus lointaines, Alep notamment.

- La seconde raison est liée à l’opposition, particulièrement au fait de la pluralité des centres de décision et à l’absence de toute coordination entre l’opposition de l’intérieur et celle vivant à l(étranger/ De plus, les heurts entre certains groupuscules terroristes, tels « Le Front Al Nosra » ou « L’État de l’Islam en Irak et en Syrie », et les crimes commis par eux contre les populations civiles dans les zones qu’ils occupent ont rendu difficile la position des États-Unis qui furent obligés de reconsidérer l’aide, militaire, qu’ils envoyaient à l’opposition, par l’intermédiaire de la Turquie et de l’Arabie saoudite ; bien plus, Washington fut obligé de discuter avec Riad les possibilités de retirer les combattants saoudiens affiliés aux groupes terroristes ; de même, il tenta à travers les autorités turques de réduire les mouvements de ces groupes le long des frontières avec la Syrie, mais aussi de fermer les ports et aéroports devant les milliers de mercenaires qui viennent d’Europe et des pays arabes.

- La troisième raison se trouve dans l’exacerbation de la crise socio-économique en Syrie, tant dans les régions contrôlées par le régime que dans celles contrôlées par l’opposition. Il est à noter que les populations civiles subissent les affres de la faim et des maladies, surtout dans les régions sous blocus, mais aussi la présence prépondérantes des mafias, surtout celle proche de certaines instances dirigeantes. A cela s’ajoute le problème des déplacés forcés loin des zones des combats ou vers les pays voisins, le Liban surtout, et qui manquent de tout parce que ni la Ligue arabe et ni l’ONU n’ont pas tenu leurs promesses vis-à-vis d’eux.

Tout cela fut à la base de l’imposition d’une trêve provisoire dont avaient besoin, en même temps, le régime syrien et l’opposition, mais aussi les États-Unis et la Russie… Mais si cette trêve a ouvert la voie devant la tenue de la deuxième conférence de Genève, elle ne pouvait en aucun cas aboutir à une solution stable… parce qu’il était nécessaire d’attendre les résultats des combats sur les différents fronts, d’une part, et les accords que les deux grandes puissances, les États-Unis et la Russie, avaient entamé avec certains pays de la région, tant en ce qui concerne les ventes d’armes que sur le plan des investissements nouveaux dans les champs de pétrole et de gaz découverts en Méditerranée orientale, dans les eaux territoriales de la Palestine occupée, mais aussi du Liban, de la Syrie et de Chypre.

D’où il est à constater que la solution qui mettrait fin à la guerre en Syrie, par le truchement de « Genève 2 » ou autre, n’est pas près de se réaliser, puisqu’elle est liée à la réorganisation de la situation dans toute la région arabe. Ce qui veut dire en clair que les combats en Syrie vont se poursuivre et avec eux la mort et la destruction. Il faudra ajouter que les futurs développements militaires et, surtout, économiques vont empirer la situation et augmenter la facture humaine et financière que le peuple syrien devra payer. En effet, le dernier rapport de l’ONU citait le chiffre de 200 (deux cents milliards de dollars comme coût de la reconstruction de la Syrie, dans l’état actuel des faits… mais, ce chiffre risque d’augmenter à mesure que le temps passe. Ajouter à cela l’approfondissement des divisions confessionnelles et des séquelles que les groupes terroristes vont laisser, non seulement en Syrie mais aussi dans les pays alentour ; à commencer par la Turquie et le Liban. D’ailleurs, ni les pays du Golfe ni les pays européens ne seront à l’abri des répercussions qui naitraient des suites du retour des combattants dans leurs pays ; rappelons dans ce sens ce qui s’était déjà passé avec ceux que l’on nomma « les moudjahidin » durant la guerre contre l’URSS en Afghanistan.

Les solutions américano-israéliennes visant à liquider la cause palestinienne

Au moment où les combats meurtriers s’étendent sur toute la Syrie, un combat d’une autre nature pèse sur la Palestine.

Ce combat, commencé en juillet 2013 par l’administration de Barak Obama, visait un double objectif : d’abord, faire pression sur les représentants de l’État palestinien afin de les ramener à la table des négociations avec Israël sans leur permettre de poser aucune condition préalable, pas même celle de l’arrêt de la politique de colonisation suivie par le gouvernement Netanyahu ; ensuite, accepter le projet élaboré par le ministre étasunien des affaires étrangères, John Kerry, sous le nom de « l’accord – cadre ».

Il faut dire que le projet Kerry constitue la deuxième étape de l’Accord d’Oslo. Une étape très dangereuse, vu la situation politique fragile en Palestine du fait des divisions intestines, mais aussi vu la situation de la majorité des États arabes pour lesquels le problème palestinien ne constitue pas une priorité actuelle ; bien plus, certains États, tels l’Arabie saoudite et la Jordanie, ont déclaré officiellement leur consentement concernant le nouveau projet étasunien dont ils n’ont jamais eu le texte écrit.

Que contient, donc, ce projet ?

A partir de ce qui a été dit par John Kerry, et en l’absence de tout texte écrit présenté, nous sommes en mesure de dire que « l’accord – cadre » constitue un projet très dangereux qui, si on n’y fait pas face, pourrait aboutir à liquider la cause palestinienne.

C’est que ce projet va dans le sens de la reconnaissance d’Israël en tant que « l’État des juifs dans le monde », ce qui pourra réaliser le projet sioniste originel, d’une part, tout en facilitant, d’une autre part, un nouveau « transfert » vers la Jordanie des Palestiniens que l’on n’a pas pu déraciner de leur terre en 1948. Rappelons qu’Israël avait déjà préparé le terrain devant la proclamation de ce projet monstrueux, il y a de cela plus de quatre ans, à la suite du discours de Barak Obama à l’Université du Caire (et en présence de Hosni Moubarak), à travers le vote d’une nouvelle loi sur la nationalité qui va dans de le sens de la purification religieuse des territoires qu’il contrôle ; de plus, le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Liebermann projette, depuis longtemps, ce qu’il appelle un « échange des terres » avec les palestiniens, ce qui veut dire clairement une mainmise sur de nouvelles terres proches des régions palestiniennes conquises en 1948… sans oublier les terres autour d’Al-Quds (Jérusalem) où des colonies israéliennes ont été érigées ces dernières années.

A cela s’ajoute une position très arrogante vis-à-vis des résolutions des Nations Unies et du Conseil de sécurité, surtout celles concernant le droit au retour des réfugiés (et plus précisément la Résolution 194), mais aussi vis-à-vis d’Al Quds en tant que capitale de l’Etat palestinien et du sort des colonies israéliennes érigées en pleine Cisjordanie et qui occupent des centaines de milliers de kilomètres dans cette région.

Bien plus, le nouveau projet présenté par John Kerry, même s’il parle formellement l’existence de « deux États » en Palestine, reconnait à Israël le « droit de se protéger » à travers le déploiement d’une force militaire ayant pour but de superviser les frontières séparant les deux « États » pour une période allant de dix à quinze ans. De plus, il lui donne la « mission » de la sécurité des territoires se trouvant le long du Jourdain, à travers des régimes d’observation très sophistiqués mais aussi permanents ; cette mission et ce droit furent rapidement traduits par Israël, d’abord à travers une proposition venant de commissions parlementaires selon laquelle il est nécessaire de mettre la mains sur le lit du Jourdain, même en cas d’accord avec les Palestiniens, ensuite à travers la création par des ultras sionistes, ayant à leur tête le ministre de l’intérieur Gédéon Saar, de la première colonie israélienne sur le Jourdain qui, selon Saar, « est et restera israélien ».

Cependant, le fait le plus dangereux reste dans ce que John Kerry a dit à certains médias étasuniens sur le fait que le président palestinien Mahmoud Abbas avait accepté le contenu de son projet, y compris en ce qui concerne la suppression du « droit au retour » ; fait auquel on peut ajouter que les réactions des forces politiques palestiniennes, dans l’ensemble, se sont limitées à quelques déclarations ou communiqués, sans pour autant tenter des actions réelles pouvant faire face au danger, surtout pour les réfugiés palestiniens dans les pays arabes.

Le Liban, entre les crises de la région et celles du régime politique

Au même moment où les projets des impérialistes se multiplient afin de garder la région arabe sous leur coupe, et tandis que la Russie tente de reconstituer cette région dans un sens qui serve ses intérêts, le peuple libanais fait face à des crises diverses et diversifiées mais imbriquées et reliées entre elles. Parmi elles, trois éléments importants : la crise syrienne et ses répercussions sur tous les plans de la vie libanaise ; le retour du problème israélo-palestinien, après avoir été mis en veilleuse pendant plusieurs années (à la suite de l’échec de l’agression israélienne de 1982) ; l’état de grande pourriture du régime confessionnel libanais qui devient un danger existentiel imminent pour le Liban.

1 –Les répercussions de la crise syrienne :

La crise syrienne actuelle, qui fait suite à 30 ans de présence syrienne armée au Liban et d’immixtion directe syrienne dans les affaires intérieures libanaise, constitue une des raisons essentielles des dissensions politiques entre les deux parties de la bourgeoisie libanaise regroupées sous les noms de « 8 et 14 mars » [le groupe dit du « 8 mars » est pro syrien et pro iranien, par contre celui du « 14 mars » est constitué de partis politiques liés aux États-Unis et à l’Arabie saoudite]. Ces dissensions s’expriment, surtout, par une mobilisation sunnite-chiite à outrance et dont le point de départ fut la guerre impérialiste contre l’Irak, faite sous la bannière du projet du « Nouveau Moyen Orient » que Georges Bush fils avait lancé (en s’appuyant sur les deux projets mis, l’un par henry Kissinger et l’autre par Zbigniew Brezinski) afin de diviser le moyen orient en mini-États confessionnels faibles et se faisant la guerre. Tout cela afin de permettre à l’impérialisme - étasunien, notamment - de pouvoir garder le contrôle sur les réserves pétrolières et gazières présentes dans cette région mais aussi sur les routes de transport de ces sources d’énergie. A cela s’ajoute, bien entendu, la volonté de donner à Israël la possibilité de se transformer en « l’État des juifs du monde », ce qu’il recherchait depuis 1948.

Voilà pourquoi le Liban vit, depuis trois ans déjà, une mobilisation religieuse et confessionnelle, rappelant les débuts de toutes les guerres civiles qu’il avait vécues et se traduisant par des explosions de violence itinérantes, allant de Tripoli à Saïda et vers la Békaa nord en passant par Beyrouth. L’acuité de cette escalade de violence a augmenté par suite de l’immixtion des deux parties de la bourgeoisie libanaise, les deux groupes du 8 et du 14 mars, dans le conflit syrien, malgré les positions prises par le gouvernement libanais sortant qui avait fait appel, approuvé en cela par toutes les grandes puissances internationales et régionales, à une politique de « neutralité » vis-à-vis de la crise syrienne, dont le but était de « protéger » le Liban des répercussions négatives de cette crise !!!

Aujourd’hui, avec l’escalade des combats entre les forces armées du régime, toujours soutenues par la Russie et l’Iran, et celles de l’opposition toutes tendances confondues, y compris les groupements ultra religieux, soutenues par l’axe Washington-Union européenne-Arabie saoudite-Turquie, ce qui transforme la situation en un conflit international dans toute l’acception du mot, il est devenu « normal » que la crise syrienne déborde les frontières de ce pays, vers le Liban. Ce débordement s’exprime par des conflits confessionnels continus, à la manière de ce qui se passe en Irak : explosions terroristes, voitures piégées conduites par des kamikazes, rassemblements, aux frontières, de forces obscurantistes, venues des camps de réfugiés palestiniens, mais aussi des pays du Golfe, du Maghreb arabe et des pays européens et africains, et qui font face à d’autres forces appuyant le régime syrien… Ainsi, pas une semaine ne passe sans qu’il y ait une explosion terroriste qui rafle des dizaines de morts et de blessés, sans compter les dégâts laissés par les roquettes et autres armes lancées à partir des régions syriennes proches des frontières.

A cela s’ajoute un autre fait dangereux : le nombre des réfugiés syriens qui va augmentant, puisqu’il a dépassé le million et demi (certains avancent le chiffre de 2 millions), et qui, avec cent mille nouveaux réfugiés palestiniens venant s’ajouter aux 450mille déjà sur lace, fait qu’une personne sur deux se trouvant au Liban est un réfugié. Le danger d’une telle situation n’est pas seulement dans le fait que ces réfugiés charrient avec eux toutes sortes de problèmes sur le plan sécuritaire, mais aussi des problèmes socio-économiques dans un pays dévasté par une dette galopante et où sévit une crise économique insoluble.

Tout cela fait que le chômage augmente à vue d’œil parmi la main-d’œuvre libanaise remplacée par des travailleurs syrien (et, aussi, palestiniens) moins qualifiés, il est vrai, mais aussi moins rémunérés ; de plus, les prix des denrées alimentaires et de premières instances plafonnent dans un pays qui compte 20 pour cent de sa population en-dessous du seuil de pauvreté, sans oublier les problèmes causés par la nécessité de trouver un abri aux réfugiés et des places dans les écoles pour les dizaines de milliers d’enfants syriens… Pendant ce temps, les autres pays voisins de la Syrie, la Turquie et la Jordanie notamment, ont fermé, depuis longtemps, leurs frontières devant l’afflux des réfugiés, tandis que les régimes arabes et les pays dits « amis de la Syrie » n’ont, presque, rien fait pour aider ceux-ci.

2 –Le projet d’une nouvelle guerre israélienne contre le Liban

En plus de la crise syrienne et de ses répercussions sur la vie politique et sociale, la possibilité d’une nouvelle agression israélienne contre le Liban, le Sud en particulier, reste dominante. Voilà ce qui explique les violations quotidiennes, auxquelles se livre l’armée israélienne, de la « ligne bleue », ou frontière temporaire tracée par l’ONU à la suite de l’agression de 2006. Cependant, il nous faut ajouter que ces violations ne trouvent aucune réaction de la part des troupes onusiennes de la FINUL qui se contentent de transcrire ce qui se passe dans des rapports envoyés au secrétaire général… et cette absence de réaction a encouragé le gouvernement israélien à aller plus loin encore, en tentant de s’approprier plus de 335 kilomètres carrés des eaux territoriales libanaises, à la suite de la découverte d’un nouveau champ pétrolier.

Mais agressions et menaces ne s’arrêtent pas là. Des manœuvres militaires se font en permanence près des frontières libanaises, dont la dernière en date était il y a de cela un mois, sous prétexte de faire face à de possibles opérations de résistance. Ajoutons à cela les déclarations de certains responsables israéliens, dont Benjamin Netanyahu, concernant le danger que peut créer une nouvelle participation au gouvernement de la part du Hezbollah, et les affirmations du commandant des forces aériennes, Amir Eschell, concernant un nouveau plan militaire visant à bombarder les régions habitables et les infrastructures, non seulement dans le Sud, mais aussi à Beyrouth et dans la Békaa. Le prétexte avancé : « la présence de milliers de bases construites par le Hezbollah et qui menacent Israël » ; de plus, Amir Eschell fanfaronne que « les capacités d’Israël à attaquer des objectifs libanais sur une grande échelle es, aujourd’hui, multipliée par 15 par rapport à ce qu’elle était en 2006 ».

Et, si nous regardons à travers les raisons réelles de telles menaces, nous dirons que le gouvernement israélien, qui prépare un nouveau « transfert » de la population civile palestinienne afin de mettre la main sur de nouvelles terres et y amener des colons, voudrait persuader les nouveaux venus qu’il est en capacité de les protéger de toute réaction pouvant avoir lieu au moment où ce nouveau « transfert », planifié avec Washington, serait mis à exécution. Cependant, cela ne veut pas dire que Tel Aviv ne puisse recourir à une nouvelle agression, profitant des divisions confessionnelles entre Libanais et, aussi, des agissements de certains groupes terroristes qui se cachent dans des camps palestiniens et qui utilisent de jeunes palestiniens dans leurs opérations kamikazes.

3 –L’état de pourriture du régime confessionnel : danger existentiel pour le Liban

Nous avons expliqué les dangers pouvant advenir des répercussions de la crise syrienne et, aussi. Les possibilités d’une intervention militaire israélienne. Reste à voir et à analyser l’évolution de la situation intérieure à la lumière de ces deux dangers.

Les querelles entre les deux groupes de la bourgeoisie, dits du 8 et du 14 mars, ont abouti durant les onze derniers mois à une paralysie presque totale de toutes les institutions du pouvoir au Liban.

Et, si le nouveau gouvernement libanais s’est formé après des tergiversations qui ont duré dix mois et dix jours, c’est surtout, d’une part, à cause d’une idée commune que l’Iran et l’Arabie saoudite ont eue concernant la nécessité pour les Libanais (des deux bords) de tempérer en attendant de voir l’évolution de la situation militaire en Syrie, mais aussi à cause de la nécessité, tant pour les États-Unis que pour la Russie, de voir se former un gouvernement libanais qui aurait comme première tâche de procéder à des contrats permettant d’extraire le pétrole et le gaz découvert en grandes quantités dans les eaux territoriales libanaises. Cependant, ni les uns ni les autres n’ont réussi dans leur objectif ; le gouvernement, né il y a un mois, a tout de suite montré son incapacité à gérer ces problèmes, surtout dans le domaine de la sécurité des frontières libanaises ouvertes devant toutes sortes de violations. De plus, tout indique que ce gouvernement sera aussi incapable de mener les élections présidentielles à leur terme, surtout que ces élections doivent avoir lieu dans deux mois, temps insuffisant pour trouver une solution à la crise syrienne, même avec les nouvelles victoires escomptées sur le front militaire. D’où, nous devons nous attendre, si les élections présidentielles n’ont pas lieu, à une déflagration générale que beaucoup de parties recherchent.

4 –La situation économique

Le caractère rentier de l’économie libanaise continue à souffler le chaud et le froid sur le pays, renforçant de plus en plus les inégalités, la misère, le chômage et l’émigration, des jeunes cadres en particulier.

Nous nous arrêterons sur certains indices flagrants.

- D’abord, les monopoles qui constituent une partie très importante de l’économie rentière et qui aident de plus en plus à ce que les activités commerciales remplacent le travail dans les secteurs productifs, l’industrie notamment. Sans oublier le rôle de ces monopoles dans la fixation des prix de denrées essentielles, tel le gaz, distribuées entre les émirs des taïfas (chefs politiques représentant les confessions religieuses du pays)/

- Vient, ensuite, l’appui procuré par le régime politique libanais à la propagation de la culture de l’économie rentière dans le secteur immobilier. Ainsi, les prix des habitations s’envolent, contrairement aux salaires et aux rentrées ; d’où la majorité des Libanais, y compris la classe dite « moyenne », sont incapables d’acheter un appartement, bien que les circulaires de la Banque centrale affirment que 60% des sommes prêtées aux banques privées se sont dirigés vers l’immobilier. Cependant, et tandis que le taux d’intérêt récupéré par la Banque centrale ne va pas au-delà de 1%, les banques privées ont profité pour imposer des taux d’intérêts très élevés, ce qui fait que pour pouvoir acheter un petit appartement, il faut payer parfois trois fois son prix… sauf que les salaires bas ne le permettent pas.

- La mainmise sur les propriétés de l’État. Dans ce domaine, notons que des décrets furent signés par différents gouvernements afin de permettre aux capitalistes libanais de mettre la main sur des parties importantes des biens publics, notamment les plages et tout ce qui s’en suit comme entreprises touristiques.

- Et, tandis que l’État ne pense qu’à aider le secteur touristique et à donner des prêts aux commerçants, l’agriculture bat de l’aile et le coût des produits agricoles grimpe, à cause de l’absence de tout engagement de la part du gouvernement qui refuse d’aider les petits propriétaires, tant à lutter contre les maladies que contre la concurrence de produits agricoles étrangers. Pourtant, le secteur agricole aurait pu aider beaucoup de jeunes à trouver du travail, ce qui aurait limité et l’émigration et le déplacement forcé des populations rurales vers les villes. 

- A tout cela s’ajoute l’augmentation des taux de chômage, surtout parmi les jeunes (26%) ; et les nouvelles études faites par la Banque mondiale insistent sur la relation entre l’augmentation mage du chômage et l’économie rentière. En effet, la BM dit que l’argent envoyé au pays par les émigrés libanais profite aux seules banques et ne participe pas à créer de nouveaux emplois pouvant aider à réduire les taux de chômage et la pauvreté.

- N’oublions pas, non plus, l’augmentation du niveau du déficit budgétaire qui a atteint, selon les communiqués publiés par le ministère des finances, 9,1 milliards de dollars durant les six premiers mois de 2013 ; et les estimations disent que ce déficit atteindra en 2014 quelque 10% du PIB. Ce déficit est très dangereux, surtout dans un pays où la dette nationale a atteint 137% de l’ensemble du PIB et certains pensent que ce pourcentage ira grandissant jusqu’à atteindre 157% à la fin de 2014.

Et, si nous poursuivons jusqu’au bout un tel scénario, il est à craindre que le secteur bancaire, lui aussi, ne chute dangereusement, notamment sur le plan des liquidités…

- Enfin, nous notons l’augmentation du taux de travail des enfants et adolescents, un des plus forts sur le plan mondial, avec plus de cent mille enfants victimes, selon la « Commission nationale de lutte contre le travail des enfants » et aussi « l’Organisation mondiale du travail » (OMT).

Conclusion

Le parti Communiste libanais a, depuis l’été 2012, attiré l’attention sur la gravité de la situation à tous les niveaux, à commencer par la crise socio-économique, sans oublier les possibilité de sédition et d’une nouvelle guerre civile, tant à cause de la crise syrienne que par suite des tentatives continues de l’impérialisme étasunien de liquider la cause palestinienne.

Le PCL a pris l’initiative d’appeler au rassemblement de toutes les forces politiques et populaires ayant intérêt à préserver la patrie en éloignant le spectre de la guerre civile. Il fut au cœur de l’action politique appelant à la création d’un État laïque, comme il fut au cœur des combats syndicaux dans les deux secteurs privé et public ; public, surtout, où pour la première fois, la grève générale paralysa le secteur public.

Aujourd’hui, le PCL revient à la charge, appelant les Libanais à asseoir leur unité sur les bases d’un État démocratique et laïque, un Etat qui vise le progrès social, qui peut mener le pays dans le sens opposé aux divisions confessionnelles dont les dangers augmentent de jour en jour. Car, seul cet Etat démocratique et laïque peut sauver le Liban des répercussions des crises de la région et le sortir de la situation socio-économique de crise dans laquelle il patauge depuis la fin de la guerre civile.

La Commission des relations internationales du Parti Communiste Libanais

Fait le 4 mars 2014

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    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

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