Hugo Chavez, c’était un combattant.

, par  Danielle Trannoy , popularité : 2%

Nous le savions très malade mais nous espérions qu’il gagnerait ce combat-là. Nous suivions attentivement les nouvelles. Hélas ! Aujourd’hui, nous partageons la peine et la tristesse de nos amis, frères et camarades vénézuéliens.

En effet, on le disait proche des vénézuéliens et, ce n’était pas un vain mot. Nous avons pu le constater à plusieurs occasions ces deux dernières années. Avec force et conviction, ne comptant pas son temps et son énergie, il expliquait, dialoguait, avec tous, en imposant la dignité et le respect que le peuple doit recevoir. Il était leur fierté. Il incarnait la Patrie pour le peuple. Il était aussi notre fierté pour l’internationalisme et la solidarité entre les peuples.

Fierté des écoliers, en uniforme, pour que tous aillent à l’école et puissent disposer d’un repas et d’un ordinateur.

Fierté d’accéder à des soins médicaux dans les quartiers et villages qui n’avaient auparavant pas de médecin. Grâce à la solidarité avec Cuba.

Fierté de reprendre possession des richesses du pétrole, pour les allocations pour les jeunes femmes avec enfants, pour les personnes âgées sans retraite.

Fierté des paysans qui prenaient possession des terres spoliées depuis des générations par les grands propriétaires. Mais aussi des salariés.

Fierté des habitants de lointaines contrées dans le Delta de l’Orénoque de vivre dignement dans la forêt sans être coupés du monde, avec des écoles où les langues warao et espagnol sont enseignées dans les petites écoles le long du fleuve.

Fierté des habitants des quartiers qui s’organisent en comité de quartier où la population dans son ensemble travaille à se rassembler, à lever les barrières… A s’organiser…


Fierté des musiciens de l’orchestre Simon Bolivar des jeunes du Venezuela [1]
avec à leur tête parmi les meilleurs chefs d’orchestre, Gustavo Dudamel et quelques autres, qui sont d’ailleurs venus à Bordeaux.

Fierté d’être vénézuélien et latino-américain : une démarche inséparable. Les peuples en marche : ne dissociant jamais « patrie et internationalisme » renforçant les liens entre les nations de l’Amérique Latine.

Nous avons vu concrètement l’aide apportée notamment à Haïti par Cuba et le Venezuela.

Avec ce que nous avons vu et compris, pour nous communistes français, il était aussi notre fierté. Car il affrontait l’impérialisme américain et permettait la reconquête de l’identité des peuples ayant subi l’esclavage, la domination espagnole, les plans de la CIA… Il dénonçait les guerres menées aujourd’hui de par le monde par les USA et alliés interposés. Il affrontait directement la domination.

Affirmant ouvrir une voie au socialisme, c’était aussi un combattant pour le Venezuela, pour tous les peuples, pour la paix, la justice sociale… pour la construction du d’autres rapports entre les hommes et les nations.

A delà du Venezuela, avec L’ALBA, la CELAC, le SUCRE (monnaie commune et non monnaie unique comme l’Euro)… La marche en avant est en route… de nouvelles coopérations et de développement entre les nations d’Amérique Latine, entre les peuples, pour sortir de la domination du dollar…

D’ailleurs, c’était très émouvant de voir comment les chefs d’Etat (Evo Moralès, Daniel Ortega, Pepé Mujica, Raoul Castro, Christina Kirsner, Dilma Roussef, ainsi que le président du Chili…..) expliquaient le sens que devait avoir la Celac… en direct sur TeleSur…

Il faudrait aussi développer plus la place des
médias, notamment de Telesur qui pratique
le direct, en permanence faisant un véritable travail d’information et de formation politique et populaire. Au Venezuela, nous avions beaucoup plus d’informations qu’ici en France sur ce qui se passait dans le monde. Nous avions pris conscience que les rapports des forces dans le monde se modifiaient en faveur de l’Amérique Latine, la Russie, la Chine… Et que face aux USA, les peuples résistaient et s’organisaient.

Ce que nous avons vu et entendu, nous a permis de comprendre la démarche de nos camarades du parti communiste du Venezuela. Leur place dans le mouvement populaire tout en privilégiant leur soutien actif et leur réflexion critique pour l’organisation de la classe ouvrière.

Nous ne pouvons sous-estimer les contradictions de ces avancées liées à la lutte de classe nationale et internationale. La vie est encore difficile, mais des progrès ont été enregistrés ces quinze dernières
années. Le soutien des communistes, progressistes, français est donc nécessaire pour développer tous les réseaux de solidarité internationale.

Aujourd’hui, en pensant à la tristesse du moment, je me permets de citer ces
quelques lignes du communiqué du PCV de ce matin : « Nous appelons le
peuple vénézuélien, les forces politiques et sociales révolutionnaires à serrer les rangs, à rester vigilants face aux désirs de l’impérialisme à semer le chaos et la déstabilisation dans notre pays.

Nous devons faire preuve d’un très haut niveau d’organisation et de mobilisation disciplinée de notre peuple, ce dans tous les organes créés ces dernières années. »

Danielle Trannoy,

Secrétaire de Section Bassin d’Arcachon, Val de l’Eyre

Le 6 mars 2013.

[1L’orchestre Simon Bolivar des jeunes du Venezuela exerce une activité sociale et solidaire dans le cadre de la Fundación del Estado para el Sistema Nacional de las Orquestas Juveniles e Infantiles de Venezuela (Fesnojiv), dont le but est d’initier les enfants les plus jeunes (dès l’âge de 2 ans) et les plus démunis à la pratique de la musique classique. Grâce au Sistema, le Venezuela compte, pour 22 millions d’habitants, 250 000 jeunes pratiquant la musique classique au sein de 125 orchestres, ainsi que 36 orchestres symphoniques professionnels, 15.000 professeurs de musique et 136 centres de formation et conservatoires. Ce projet a été mis en place à la fin des années 1970 par José Antonio Abreu, économiste, chef d’orchestre et homme politique, devenu en 1988 ministre de la Culture. Chaque enfant désireux de jouer reçoit un instrument, se voit affecter un tuteur et peut commencer très vite à pratiquer en formation, plusieurs heures par jour.

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    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

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