Cœur de boxeur - Le vrai combat de Christophe Dettinger

, par  Gilbert Remond , popularité : 3%

Je vous demande de regarder avec attention cette vidéo, puis de prendre connaissance des articles qui sont à sa suite. Ils nous parlent d’un livre qui vient de sortir écrit par le journaliste Antoine Peillon. Son témoignage sur l’affaire Dettinger montre que plus qu’une vengeance, il s’agit d’une véritable forfaiture. Avec ce pouvoir et son ministre de l’intérieure Castaner, nous commençons à en avoir l’habitude, l’affaire de la Pitié-Salpêtrière, après les affaires Benalla, en sont des illustrations sinistres, mais justement à force de forcer la vérité, ce n’est plus seulement une réécriture des faits dont il s’agit, mais d’une façon de gouverner qui nous entraine toujours plus loin dans la manipulation des esprits et des consciences. Ils prennent le réel en otage. De provocation en provocation, ils sont surtout en train de lui donner une teinte qui nous évoque les heures les plus sombres de notre histoire. Ce gouvernement est passé maitre dans le mensonge et l’on découvre chaque fois un peu plus le cynisme de ses équipes occultes qui, du ministère de l’intérieur à l’Élysée, mettent ou cherchent à mettre en œuvre des machinations infernales pour empêcher toute possibilité de riposte à ses contre réformes

Ici le racisme voisine avec le complotisme et le mensonge délibéré. Je ne sais pas qui est exactement à la manœuvre, qui souffle ces scénarios, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le président y apporte sa science et ses paroles fielleuse quand il parle du boxeur gitan, pour ne pas le nommer et lui retirer son humanité, puis l’accuse d’être manipulé par des avocats d’extrême gauche. Tout un programme en quelques mots qui nous donne une représentation de ce que sont pour lui les classes populaires. Une fournée supplémentaire de paroles méchantes et méprisantes qui rejoignent les déjà célèbres sorties sur les premiers de cordée et ceux qui ne sont rien. Pour Macron, un gitan peut être un boxeur mais certainement pas un lettré intelligent capable de s’adresser au public avec tact et finesse.

Antoine Peillon nous explique dans l’entretien qu’il donne au journaliste Denis Robert, qui est Christophe Dettinger. Il nous présente ainsi un personnage doux et attachant que le pouvoir veut casser à tout prix. Le boxeur, métaphore de la résistance populaire, le héros qui seul charge les cohortes cuirassées qu’il force au recul, c’est un symbole ravageur qu’il fallait absolument détruire. L’image m’avait impressionné quand je l’ai découvert aux infos, la puissance et l’assurance de la charge était dévastatrice pour le pouvoir. Je suppose que je n’ai pas été le seul à me réjouir de la raclée qu’il administrait aux professionnels du maintien de l’ordre. Le danger que cela fasse tache d’huile ne pouvait être envisageable pour ceux qui week-end après week-end organisent la répression et la casse de notre système social. La rage du pouvoir et des médias en était un indice fort. Il était impossible de laisser cet homme s’en retourner chez lui sans le condamner publiquement et lui faire payer son geste de justicier. Laisser penser qu’il est possible de riposter à la violence d’état et d’établir une justice pour les plus faibles dans la foulée est une incongruité qu’il fallait absolument bannir.

Si le devoir d’insurrection est prescrit dans la constitution républicaine, le passage à l’acte et la révolte sont proscrits dans les faits chaque fois que le peuple veut faire respecter ses droits. Verboten était-il dit en d’autres temps. Ces autres temps reviennent et il est de notre responsabilité historique de les stopper. C’est pourquoi nous devons nous solidariser avec Christophe, demander que cessent contre lui les brimades et les vexations évoquées par Peillon dans son entretien, que lui soit reconnu non seulement son innocence mais aussi l’opportunité et les mérites de son intervention quand il s’est porté au secours d’une femme victime d’un acharnement policier qui pouvait lui couter la vie. Christophe, héros populaire doit être défendu par le mouvement populaire et ses représentants. Je suggère que nos élus et le secrétaire de notre parti fasse connaitre sa situation et prenne position en sa faveur.

Gilbert Rémond


Les actes et les paroles de révolte et de dignité du boxeur Christophe Dettinger sont, pour des centaines de milliers de citoyens, les symboles de leur résistance à la tyrannie de l’actuel État français.

Christophe Dettinger / fresque du collectif Black Lines, rue d’Aubervilliers (Paris XIXe) / © Ishta © Antoine Peillon (Ishta)

Depuis le commencement du mouvement social et démocratique des Gilets jaunes, en novembre 2018, les violences policières ont dépassé, en nombre et en gravité, ce qu’elles ont été, en France, depuis Mai 68. Et alors que le président de la République, Emmanuel Macron, et le gouvernement d’Édouard Philippe ont basculé, mi-mars, dans une politique exclusivement répressive de toutes les protestations, les actes et les paroles de révolte et de dignité du boxeur Christophe Dettinger sont devenus, pour des centaines de milliers de citoyens, les symboles de leur résistance à la tyrannie de l’actuel État français.

Aussi, Cœur de boxeur (parution le 7 mai 2019) établit le dossier le plus précis des exactions de ce régime d’inspiration monarchique, tout en offrant une « apologie » (au sens platonicien de « défense » et « justification ») du Gilet jaune Christophe Dettinger. Car sa force, son sens de l’honneur et sa dignité dans l’épreuve incarnent la « décence commune » célébrée en son temps par George Orwell, l’auteur de l’impérissable 1984.

Le samedi 5 janvier 2019, à Paris, à quelques pas de l’Assemblée nationale, durant l’acte VIII des Gilets jaunes, dans une ambiance très tendue, la répression de la manifestation ayant déjà commencé, Christophe Dettinger – pour défendre une dame violemment molestée par les forces de l’ordre – a boxé avec puissance et maîtrise des gendarmes mobiles casqués, bottés, harnachés comme les cuirassiers des escadrons napoléoniens.

Aujourd’hui, après plusieurs mois de détention injustifiable, le jeune homme, époux, père, ami et collègue exemplaire, ne s’est jamais dédit de sa révolte, si clairement exprimée, dès son arrestation : « Oui j’ai mal réagi, mais je me suis défendu et voilà, voilà, je voulais vous dire ça (…)  : Je suis un Gilet jaune. J’ai la colère du peuple qui est en moi. Moi, quand j’entends les "gueux", quand j’entends les "sans-dents", moi je me sens concerné. Peuple français, Gilets jaunes, je suis de tout cœur avec vous, il faut continuer pacifiquement, mais continuez le combat, s’il vous plait ! »

Alors, à sa façon, Cœur de boxeur continue le combat pour la dignité du peuple français.

Cœur de boxeur © Antoine Peillon

Quatrième de couverture 

Cœur de boxeur revient, dans le détail, sur « l’affaire Christophe Dettinger », du nom de ce « boxeur gitan » qui a brutalisé des gendarmes mobiles, à Paris, le 5 janvier 2019, lors de l’Acte VIII des Gilets jaunes. Affirmant qu’il a défendu une dame violemment frappée, au sol, par les forces de l’ordre, l’ex-champion de France de boxe anglaise est devenu le symbole de la révolte contre les violences policières, de la résistance à la dérive monarchique d’Emmanuel Macron, mais aussi de la « décence commune », si chère à George Orwell, opposée à l’indécence extraordinaire des puissants.

Disons-le clairement : ce livre ne promeut en aucun cas la violence, bien au contraire, et Christophe Dettinger a lui-même admis qu’il n’aurait pas dû agir comme il l’a fait instinctivement. Mais Cœur de boxeur entend montrer que, depuis le commencement du mouvement des Gilets jaunes, les violences policières ont spectaculairement dépassé ce qu’elles avaient été, en France, depuis Mai 68, et qu’elles attisent l’incendie politique. Cet essai humaniste prend donc la défense de toutes celles et tous ceux qui souffrent de n’être pas entendus, malgré leur mobilisation intrépide, par un chef de l’État qui, manifestement, les méprise.

Antoine Peillon est journaliste, grand reporter au quotidien La Croix. Il a publié différents ouvrages, parmi lesquels Résistance ! (Seuil, 2016), Corruption (Seuil, 2014) et Ces 600 milliards qui manquent à la France ; Enquête au cœur de l’évasion fiscale (Seuil, 2012) qui a reçu le prix Éthique ANTICOR pour l’investigation.

Les droits d’auteur de Cœur de boxeur seront reversés à la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Avant-propos, chapitres I et II en téléchargement libre

Auteur : Antoine Peillon

Éditeur : Les Liens qui Libèrent - LLL

ISBN : 979-10-209-0729-5
Prix : 14 euros / 192 pages
Parution : 7 mai 2019

L’actualité de Cœur de boxeur peut être suivie sur le blog www.coeurdeboxeur.com et sur la page Facebook @coeurdeboxeurlelivre

Contact presse : Agence Anne & Arnaud / Arnaud Labory : arnaud@anneetarnaud.com / 06 22 53 05 98

CP ’Cœur de boxeur’ © APCP ’Cœur de boxeur’ © AP

En précommande / librairies

TABLE

AVANT-PROPOS 11

CHAPITRE 1. CHAMPION DE FRANCE 15

Directs imparables 17

Perquisition 18

« Loi et ordre » 20

À visage découvert 23

Les mots d’un Gitan 27

Hommes libres 32

Donner des coups 35

CHAPITRE 2. QUI SAUVE UNE VIE 37

Comparution immédiate 41

La Résistance 46

Fait du prince 51

Spartacus 54

Signes des temps 59

CHAPITRE 3. EN PLEIN VISAGE 61

État d’exception 63

« Un abattage en règle » 65

Éclatement du globe oculaire 67

Armes de guerre 70

La négation totale du visage 74

L’acide du mensonge d’État 84

Deux et deux font cinq 88

CHAPITRE 4. TÊTES DE MORT 93

Politique de la post-vérité 95

La décence commune 103

Têtes de mort 105

Un procureur zélé 113

Condamnations internationales 120

CHAPITRE 5. LA POLICE FAIT LA LOI 125

Loi scélérate 128

Le courage de la vérité 132

Vichy 138

Antisémitisme 142

ÉPILOGUE. MALÉDICTION 151

Atteinte à l’autorité et à l’image de l’État 153

Le mépris 158

Plus royaliste que le roi 163

Les rois maudits 171

Celui qui brise l’Alliance 177

Force et honneur ! 179

GRATITUDE 185

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).