Ceux qui refusent de condamner le nazisme A l’ONU, les pays capitalistes développés montrent leur vrai visage

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Une Commission des Nations Unies a examiné récemment un document condamnant la glorification du nazisme. Le texte en français se trouve ici :

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Le vote final a donné les résultats suivants : 115 votes pour, 3 votes contre, 55 abstentions. Les 3 votes contre sont ceux de l’Ukraine, des États-Unis et du Canada. L’Italie, en sa qualité de présidente tournante de l’Union européenne a voté l’abstention, s’alignant ainsi avec tous les pays européens [dont la France – NdT].

La déclaration faite par l’Italie lors du vote mérite d’être rapportée ici, sur la base du résumé qu’en a fait le service de presse de l’ONU lui-même :

« S’expliquant sur son vote une fois exprimé, le représentant de l’Italie, qui parlait au nom de l’Union européenne, a expliqué que l’Union était engagée dans le combat contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les intolérances qui en découlent, à travers un effort général conduit au niveau national, régional mais aussi international. Chaque État est libre de décider du contenu du texte des résolutions, mais l’Union a quelques doutes quant à la sincérité de celui-ci, étant donné que le principal soutien de cette résolution a violé des droits de l’homme. »

Remarquons au passage que le représentant italien évite soigneusement de mentionner le "nazisme". Et l’on comprend bien pourquoi, l’Union européenne étant en liens étroits avec un gouvernement – celui d’Ukraine – qui inclut des forces célébrant ouvertement le nazisme. Le prétexte avancé est d’ailleurs non seulement puéril, mais parfaitement ridicule au plan diplomatique. Si le vote d’une résolution devait dépendre de la bonne foi de celui qui la propose, de toute évidence, il n’y aurait plus aucun vote possible dans aucune assemblée internationale. Dans ce cas, le pays qui avait proposé la résolution était bien évidemment la Russie, et non la superpuissance qui garde encore ouvert le camp de Guantanamo.

Mais le plus impressionnant reste cet ensemble de trois votes contraires, avec les États-Unis, le Canada, qui sont les principaux sponsors de l’Ukraine.

La déclaration de l’Ukraine faite au moment du vote est particulièrement significative. Son représentant a justifié son vote contre, en disant « Le stalinisme (sic) a tué beaucoup de gens dans les goulags », et il a condamné Staline et Hitler comme criminels internationaux. Il a invité la fédération russe à arrêter de glorifier le stalinisme. C’est pour ces raisons qu’il ne peut pas appuyer ce document. « Toute intolérance doit être combattue de manière appropriée et équilibrée. Il est erroné de manipuler l’histoire en fonction de son propre agenda politique. La fédération russe soutient des groupes néonazis et nationalistes en Crimée ». Il a annoncé qu’il votait contre, en expliquant que « la résolution contenait un message erroné ».

Chacun peut tirer ses propres conclusions de ces déclarations qui, au moins sur le plan historique, couvrent l’Occident de honte.

Mais pour éprouver de la honte, encore faut-il connaitre ces faits. Et la plupart des gens ne savent rien de tout cela. En fait, cette information que nous vous délivrons ici, a été totalement ignorée par tous les quotidiens italiens [et français – NdT] et toutes les télévisions italiennes [et françaises – NdT].

Giulietto Chiesa, le 24 novembre 2014
Source italienne : MEGAchip
Traduction : Il Fatto Quotidiano

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