Contre le terrorisme et la haine, rassembler, expliquer.

Ce qui s’est passé sur la place de la mairie de Béziers jeudi 8 janvier et les suites. Agir pour être compris

, par  Paul Barbazange , popularité : 2%

Nous nous posons tous beaucoup de questions. Dont celles de l’action, heures par heures. Comme toujours être communistes et rassembleurs. Confronter nos expériences à partir de réalités locales différentes.

Ce qui s’est passé sur la place de la mairie de Béziers jeudi 8 janvier et les suites.

Le compte rendu, les réflexions ci-dessous écrites par deux membres du Comité de section sont justes, éclairantes.
J’y joins le lien pour trouver une vidéo complète des interventions et réactions de la foule rassemblée (en réalité autour de 2500 personnes). L’essentiel est à partir de 14,40 Mn, début de l’intervention d’Aimé Couquet PCF, puis l’intervention de R. Ménard. Ainsi chacun pourra se faire une idée personnelle complète.
https://www.youtube.com/watch?v=beAjpE7KSIY

J’ajoute aux réflexions de mes camarades plusieurs éléments :
D’abord la décision d’appeler à participer à l’hommage organisé par la municipalité n’a pas été évidente. Aimé Couquet, élu communiste a tenu un rôle essentiel. Il y est élu parce que les communistes biterrois ont refusé au second tour des municipales la stratégie de "Front républicain". Cette décision de participer à l’hommage de la ville a été dans un premier temps combattues par une partie des élus PS et "condamnée" par Ensemble.
Le déroulement de l’hommage montre bien qu’il fallait y être. Le FN avait pourtant bien fait les choses avec une banderole non signée (la seule) "Non au terrorisme islamique". Les élus socialistes et le député UMP n’ont rien dit.
Aimé Couquet seul a déclenché une salve d’applaudissements en condamnant l’islamophobie, puis à nouveau en stygmatisant les divers organisateurs de la haine.
Fort de cette puissance constatée la foule a ensuite interrompu le maire lors de ses appels à la division des habitants de France.

Camarades, ne nous trompons pas de combat, il ne s’agit ni de la ligne politique de Charlie Hebdo passée, présente et je l’espère future, ni des manipulations sans fin de l’extrême droite, de la droite ou du PS. Ce qui est en jeu c’est la participation au mouvement du peuple de France dans sa diversité républicaine . Aux mouvements Ici et maintenant. C’est notre capacité à chaque "moment" d’intervenir et d’être compris, d’entraîner à l’action.
Ce soir à partir de 15 H les démocrates biterrois à l’appel du PS, du PC, du PG et d’organisations anti racistes participeront à une marche silencieuse précédée de la banderolle : "Nous sommes Charlie, tous debouts contre la haine" confectionnée par nos camarades de la JC.

Paul Barbazange, secrétaire de section.

Ci dessous, les des informations par Armand Lecoq, section de Béziers du PCF

Je vous fais parvenir ce compte-rendu du rassemblement convoqué par le maire de Béziers, hier soir.Il est fidèle... Nous nous sommes posé la question de savoir si nous appelions à y participer, et nous avons bien fait d’y aller ! Je ne vous cache pas la multitude d’appels téléphoniques, d’envois par mel...pour être plus nombreux qu’eux" !

Au forum, devant la mairie, (place Gabriel Péri...héritage de Balmigère, pour combien de temps encore ?), une estrade était dressée, face à une grande banderolle où on lisait "non au terrorisme islamique". Cela commençait bien ! Environ 2500 personnes rassemblées (d’après la Télé), et surtout beaucoup de camarades, beaucoup de jeunes aussi.

Le maire avait autorisé le porte-parole du PS à prendre la parole. Le député UMP aussi, ainsi que le vice président de la région (ps) et, heureusement, notre camarade Couquet, seul élu coco à la mairie.

les discours des socialistes ont été d’une platitude décevante, appelant à l’union nationale(ça me faisait penser à l’union sacrée qui a précédé la guerre de 14). Le maire , démago au début, n’a pas pu s’empêcher de tomber dans ses inclinations naturelles et sa haine de l’Etranger a percé dans son discours. Il a été interromu par des sifflets et des huées de partout... J’avais tout à l’heure Couquet au téléphone, et il m’a dit que Ménard avait dû écourter son intervention et mis ses papiers dans sa poche pour appeler à la minute de silence...

Je le dis avec plaisir, seul le discours du coco a été applaudi. si vous le souhaitez, vous le lirez sur le site "beziers PCF"

Ce matin, nous étions au marché. Nous distribuions l’appel à la marche silencieuse organisée par les partis de gauche , accompagné de la déclaration nationale du parti. J’ai l’habitude de l’ambiance de ce marché, je suis connu des gens qui le fréquentent, car j’y suis souvent présent avec mes tracts ou mes journaux. Je peux vous dire que ce matin, l’accueil était très bon, complice. Des gens se déplaçaient même pour prendre mon tract, ce qui ne s’était pas produit depuis la campagne pour le NON au référendum. Il y a quelque chose dans l’air... Je pense que cette horreur a débloqué quelque chose dans la tête des gens. d’ailleurs, j’ai eu de nombreux échanges ce matin, où j’ expliquais que le mal était profond, mais que l’apparition de "terroristes" de tout poil avait des raisons profondes, qu’elle se nourrissait du chômage, de la misère, de la rancoeur , l’individualisme et la perte de repères collectifs...qu’il servait les patrons quelque part...que les maîtres es- terrorisme occupaient les sièges des conseils d’administration des groupes capitalistes et que c’était là qu’il fallait frapper.

Ce discours, ce n’était pas la première fois que je le tenais, mais je crois que ce matin, j’étais entendu. Il faut continuer ! C’est la racine du mal qu’il faut extirper, c’est le système capitaliste, fauteur de misère, de violences et d’esclavage que nous devons combattre !

Je sais que le passé ne se répète pas, mais tout de même, n’oublions pas que les premiers contingents de la SA ont compté dans leurs rangs nombre de chômeurs.

Un compte rendu par : Jacques Cros Section de Béziers du PCF.

Quand je suis arrivé peu avant 18 h sur la place de la mairie ce jeudi 8 janvier elle était noire de monde, Il faisait déjà sombre et il était difficile de retrouver les connaissances, pourtant nombreuses, dans la foule, C’est qu’à Béziers comme partout en France l’émotion est forte après l’attentat la veille perpétré lors de la conférence de rédaction de Charlie Hebdo,

Les orateurs qui se sont succédé ont souligné leur attachement à la liberté d’expression, Ils ont condamné le terrorisme qui s’est manifesté dans l’acte insensé qui s’est soldé par l’assassinat de douze journalistes ou policiers et les blessures graves infligées à d’autres,

Nous avons apprécié l’allocution d’Aimé Couquet qui a mis en exergue le climat de violence que développe la crise économique et sociale que nous vivons, Cette donnée ne peut pas être évacuée dans le débat, On ne peut pas, sous prétexte d’union nationale, faire l’impasse sur toit ce qui nourrit le terrorisme, A noter que son intervention a été coupée par des applaudissements,

Évidemment on était dans l’attente un peu inquiète du discours de Ménard, On sait que son idéologie xénophobe le positionne mal pour appeler à la fraternité avec les musulmans pourtant présents dans l’assistance, Ses propos sur Beyrouth ou Kaboul ont été mal reçus et des huées se sont fait entendre, De même ses allusions à l’infiltration dans nos villes et nos villages d’e populations étrangères étaient mal venues Mal placées également de vanter les opérations militaires dans lesquelles la France s’est engagée, notamment en Afghanistan, Ce n’est pas sans conséquences que le maire de Béziers se réclame du colonialisme et va se recueillir sur la stèle aux factieux de l’OAS,

Après la minute de silence que j’ai observée en solidarité avec les victimes j’ai préféré quitter la place plutôt que de faire chorus avec ceux qui ont chanté La Marseillaise dans un esprit qui m’est pas le mien, celui du règlement par les armes des contentieux,

Alors non au terrorisme mais pas seulement à celui qui émane du dévoiement de l’Islam, Les Palestiniens connaissent un terrorisme d’une autre nature et en Irak ou en Syrie les musulmans sont les premières victimes du djihadisme,

Jacques Cros

Brèves Toutes les brèves

Navigation

Annonces

  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).