Mobilisons nous pour la paix et contre le poids que la guerre fait peser sur les travailleurs et les pauvres de tous les pays.

, par  Pedro , popularité : 1%

D’un militant lyonnais marxiste qui diffuse une "lettre d’information de gauche" qui est souvent utile, même s’il ne partage pas notre ambition de reconstruire un parti communiste. Nous n’avons aucun moyen de vérifier la réalité militaire des succès récents de l’OTAN, de la capacité de la Russie à les contenir et à renverser la situation. Mais ce qui est sûr, c’est la détermination de l’OTAN à aller au bout de l’affrontement contre la Russie, y compris de porter la guerre en Russie même, et donc la nécessité pour la Russie d’aller au bout d’une guerre qui ne peut pas être seulement une guerre d’états capitalistes, mais qui doit devenir une guerre antiimpérialiste, qui doit donc poser la question de la libération du monde du travail. Cela supposerait en Russie même une rupture claire avec les oligarchies.

pam

La lettre d’information de gauche de Alonson

Chers amis et camarades,

La guerre en Ukraine, une guerre entre l’OTAN et la Russie comme aujourd’hui apparait très clairement est un révélateur tant du régime poutinien comme des plans de l’impérialisme Us et ses caniches européens qui le suivent dans une voie très dangereuse pour la paix mondiale.

Sans l’intervention de tous les gens épris de paix au monde on court vers une catastrophe sans précédentes.
Se trouvent en premier ligne, les travailleurs qui se voient déjà très affectés par les conséquences de l’alignement des gouvernements sur une politique de guerre, d’abord en Russie et après, surement selon leurs plans, en Chine.

L’inflation et les prix exorbitants de l’énergie découlent directement de la volonté de ne pas acheter ni le pétrole ni le gaz russe, politique de guerre qui n’a rien à voir avec les intérêts des peuples européens.

Récemment, les troupes ukrainiens, armées, entrainées et renseignées par les US qui les dirigent pratiquement, ont eu des succès dans leur guerre contre une Russie qui va des erreurs militaires en erreurs politiques dans une confrontation où elle ne fait pas le poids devant les moyens économiques et militaires de l’OTAN.

Quand l’invasion russe a commencé, j’ai écrit que c’était un Pearl Harbour 2, c’est-à-dire une action désespérée, obligée devant la pression US. Comme en 1941, les japonais privés des ressources énergétiques et voyant leurs avoir congelés par les US, se sont lancés à l’aventure de la guerre contre les US en attaquant la base navale de Pearl Harbour.

De même Poutine se lance dans une aventure sans se donner les moyens, les forces sur place, pour gagner son aventure et les conséquences commencent à se voir. Non seulement on ne peut pas gagner une guerre sur l’aviation et l’artillerie, l’infanterie est absolument indispensable, mais encore on ne peut pas mettre 200 mille hommes devant un pays qui peut mobiliser 3 millions des soldats soutenus par la force militaire et économique des Etats-Unis.

Je vous propose deux articles sur la question mais encore, sans une mobilisation massive pour la paix, les Macron et les Scholz, à la botte des US, continueront d’envoyer des armes, des moyens, des hommes même pour alimenter un chaudron qui peut dégénérer dans un conflit dont personne peut savoir où il peut aller.

Mobilisons nous pour la paix et contre le poids que la guerre fait peser sur les travailleurs et les pauvres de tous les pays.

AQ.

La débâcle de la Russie à Kharkiv

Andre Damon

Selon toutes les indications, la Russie a subi une défaite militaire catastrophique près de Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine, située dans le nord-est du pays.

En six jours, l’armée ukrainienne, armée et financée par les États-Unis et l’OTAN, a pris des dizaines de kilomètres de territoire. L’Institut pour l’étude de la guerre rapporte : "Les forces ukrainiennes ont pénétré les lignes russes jusqu’à une profondeur de 70 kilomètres à certains endroits et ont capturé plus de 3 000 kilomètres carrés de territoire au cours des cinq derniers jours depuis le 6 septembre - plus de territoire que les forces russes n’en ont capturé dans toutes leurs opérations depuis avril."

Le Kremlin répond à cette catastrophe par des mensonges et des esquives. Le ministère russe de la Défense a affirmé que les forces russes sont "en train de se regrouper", une déclaration qui est évidemment fausse. Il est impossible de nier que ce qui se passe est une déroute et une débâcle militaire et politique massive.

Le désastre de Kharkiv est le produit non seulement d’un leadership militaire incompétent, mais aussi, et plus fondamentalement, de la stratégie politique en faillite sur laquelle Poutine a basé son "Opération spéciale".

Quels que soient les résultats à court terme des défaites de la semaine dernière, ces événements poursuivent le cours des désastres sans fin produits par la dissolution de l’URSS et la restauration du capitalisme.

Ils intensifieront encore la crise du régime russe, déchiré par des factions qui plaident en faveur d’une escalade téméraire, et celles qui demandent que des concessions soient faites aux États-Unis et à l’OTAN.

La décision du gouvernement Poutine d’envahir l’Ukraine était une réponse désespérée et réactionnaire à l’intensification de la pression des États-Unis et de l’OTAN sur la Russie. La stratégie de Poutine, dans la mesure où il y en avait une, consistait à créer les conditions d’une négociation favorable avec les États-Unis et ses alliés de l’OTAN.

Toute la stratégie de Poutine dans la conduite de la guerre est liée aux perspectives sociales de la bourgeoisie oligarchique russe, dont la préoccupation première est de conserver pour elle-même le contrôle des ressources minérales et énergétiques que les impérialistes souhaitent piller.

Poutine a cherché à conclure un accord avec l’impérialisme américain dont l’oligarchie russe pourrait s’accommoder. Parlant au nom de l’oligarchie capitaliste russe, Poutine est bien plus préoccupé par l’opposition sociale intérieure.

Les États-Unis et l’OTAN ont toutefois montré qu’ils ne sont pas intéressés par la négociation. Ils considèrent l’assujettissement complet de la Russie, y compris son découpage en de multiples petits États, comme un objectif stratégique essentiel. À maintes reprises, le Kremlin a sous-estimé la détermination des États-Unis et de leurs alliés impérialistes européens.

La percée rapide des forces ukrainiennes est le résultat de l’escalade massive du conflit par les États-Unis et l’OTAN. Les forces paramilitaires américaines sont sur le terrain et coordonnent directement l’offensive. Les frappes de missiles ukrainiens sont dirigées par les agences de renseignement américaines, qui désignent les cibles.

De plus en plus, les fusils portés par les troupes ukrainiennes, les armures qu’elles portent et les véhicules qui les transportent sont tous des armes aux normes de l’OTAN, payées par les États-Unis et leurs alliés européens. Plus important encore, l’Ukraine a reçu