Conseil National du 10 janvier 2026
L’histoire ne me fait pas peur. Elle me permet de réfléchir sur le présent et le futur. Intervention de Anne Manauthon – Alpes-Maritimes

, par  Anne Manauthon , popularité : 3%

Je voulais intervenir pour rassurer des camarades et notamment Guillaume Roubaud Quashie par rapport au débat initié sur le socialisme dont Hervé Poly nous a parlé et qui fera partie intégrante du
congrès.

Guillaume, je voulais te parler de ma section : de Bernadette 80 ans traitée comme une esclave moderne quand
elle a été placée dans une famille adolescente.

Elle a son avis sur le socialisme. Elle s’y connaît.

Je voulais te parler aussi, des camarades qui sont des pros sur l’international, qui connaissent l’histoire et l’actualité au Moyen-Orient, en Amérique du sud… et qui analysent très bien le présent.

Ou bien nos nouveaux adhérents, Chrystel et Anthony, je ne me vois pas leur dire : désolée, le débat était prévu mais on avait peur que vous votiez sans réfléchir, par réflexe, pour nous faire plaisir. Donc il est annulé.

Vu leur lecture et leur culture à ce propos, vu leur envie de débat sur le fond… je me sentirais bien
bête et hautaine.

Déjà à 15 ans, je n’acceptais pas que l’on me dise que je ne savais pas réfléchir mais alors
maintenant, à 50 ans…

Non, je ne me vois pas dire cela aux camarades et encore moins à ceux qui ont demandé ce débat
lors du dernier congrès et de la conférence nationale.

Les votes dans le parti depuis le 38 -ème congrès montrent que nous sommes prêts et volontaires
pour ce débat.

Ce débat est un besoin qui a été exprimé déjà et à chaque fois cela a été reporté.

A une époque même il était évoqué de nous faire changer de nom…. Heureusement que nous avons
tenu bon.

A la demande de la base, les formations de base ont été remises en place.

Il y a des envies de débattre, de se former. Nous en avons parlé ce matin-même à propos de ce qui
se passe au Venezuela. Nous mettons régulièrement en avant le travail des commissions.

On regrette tous les formations longues et le centre de Draveil que nous avons dû vendre pour la
campagne présidentielle de Robert Hue avec Beigbeder.

Alors quel meilleur moment que lors d’un congrès ?

Dans un congrès nous travaillons sur de nombreux thèmes et chacun de nous à ses préférences.
Cela peut nous permettre de clarifier nos propositions pour nous adresser au monde du travail et à
nos concitoyens.

S’exprimer simplement requiert une connaissance de fond.

Je ne reviendrai pas sur les propos d’Esteban Evrard, de Willy Pepelnjak, d’Hervé Poly et d’autres.

Je plussoie.

L’histoire ne me fait pas peur. Elle me permet de réfléchir sur le présent et le futur.

Il y avait une émission sur France inter qui s’appelait « Sur les épaules de Darwin » car les avancées
scientifiques s’appuient sur les connaissances acquises. Pas de relativité d’Einstein sans lois de
Newton et de pommes qui tombent.

Faisons-nous confiance.
Soyons audacieux, allons-y.

Car en face, ils n’oublient pas la lutte des classes et les études politiques.

Trump dénonce le socialisme et le communisme. Nous lui faisons encore peur.

Alors, ayons des propositions pour une autre société.

Brèves Toutes les brèves

Navigation

Annonces