Revue Unir les commnistes nr 3

« des luttes pour aujourd’hui... et pour demain » Marie-Christine Eigeldinger (CGT Agro-alimentaire) :

, par  Marie-Christine Eigeldinger , popularité : 8%

Nous poursuivons la publication en ligne des entretiens avec des militants d’entreprises initiés dans le numéro 3 de la revue Unir les Communistes... Ce numéro 3 (10 entretiens) est toujours en vente auprès des militants communistes du réseau comme le numéro 4 (3 entretiens). Pour acheter ou s’abonner, contacter Pascal Brula


L’enseignement de l’histoire nous rappelle que, dans notre pays, toutes les avancées sociales ont été acquises par la lutte des salariés, organisés dans une CGT porteuse d’une conception syndicale de classe luttant pour les revendications concrètes et immédiates.


Le système capitaliste est confronté à sa propre crise. La suraccumulation du capital entraîne une tendance à la baisse des taux de profit. Pour maintenir leurs taux, le patronat veut accroître toujours plus l’exploitation des travailleurs. Dans cette course à la rentabilité financière, les acquis collectifs, qu’il s’agisse du Code du Travail, des conventions collectives, des accords d’entreprise, des acquis démocratiques nationaux, sont autant de freins que le patronat avec l’aide des gouvernements successifs, veut mettre en pièce pour gagner toujours plus pour les actionnaires, toujours plus avides de dividendes.

Au nom de la compétitivité des entreprises, le patronat mène une guerre sans merci aux salariés. Il les met en concurrence entre eux et avec les salariés d’autres pays. Et pourtant en France, les salaires sont déjà très bas, notre pays se situant en queue de peloton des pays européens à niveau de développement comparable. En revanche, en terme de productivité du travail, la France bat des records. Ce qui tord le cou à l’idée véhiculée par le patronat concernant le manque de productivité de nos entreprises par rapport aux entreprises germaniques !

Dans sa volonté d’abattre toutes les barrières sociales et nationales à son exploitation, la bourgeoisie veut s’affranchir de toute règlementation qui s’oppose à la réalisation de profits toujours plus importants. Le libéralisme et la dérégulation, le droit tout puissant du renard dans le poulailler sont ses lignes politiques. L’Europe constitue pour le patronat un véritable outil de dérèglementation, un instrument de domination de classe. La commission de Bruxelles impose de nouveaux carcans aux peuples, l’austérité aux travailleurs, en exigeant toujours plus de sacrifices aux peuples dans le seul but de satisfaire aux exigences imposées par le capital.

L’Europe, sous domination allemande, dicte ses règles aux Etats qui sont contraints de se soumettre, d’abandonner une grande part de leurs prérogatives notamment celles garantissant le développement industriel et social et l’indépendance nationale. La constitution européenne, rejetée par référendum par la France, l’Irlande et les Pays Bas ainsi que le pacte de stabilité monétaire sont autant d’instruments pour empêcher les peuples de décider de leur propre avenir.

La crise profonde du système capitaliste pèse sur le développement des luttes, influe sur leur contenu et aiguise l’affrontement de classe entre capital et travail. C’est cette opposition fondamentale qui se caractérise par une offensive sans précédent du patronat pour casser toute résistance.

Les enjeux auxquels les salariés sont confrontés, les luttes menées mettent en lumière l’exigence de transformations sociales profondes, un autre choix de société. Les luttes, le contenu et les revendications pour les Fralib, les Pilpa, les métallos, la chimie, la fonction publique, les hôpitaux… sont porteuses de nouvelles exigences. Les luttes sociales menées dans notre pays intègrent des dimensions politiques profondes, radicales, révolutionnaires ancrées dans les réalités françaises. Elles s’entrecroisent et se mêlent pour constituer le rapport de forces. Le parti socialiste aujourd’hui au pouvoir, d’autres forces politiques, des syndicalistes voudraient nous faire croire qu’il suffirait d’un changement d’enseigne pour changer la situation du pays, pour changer de société. Un ripolinage de façade ne suffit pas.

Bien au contraire, il contribue au pourrissement. La rapidité du volte face de François Hollande nous en fait la démonstration. Aujourd’hui et face au rejet grandissant des politiques menées par Sarko puis Hollande, le patronat pousse en avant une alternative. Il s’appuie sur la crise et ses effets dévastateurs pour altérer la conscience de classe des travailleurs, flattant le racisme, la xénophobie, usant jusqu’à la corde le thème de la délinquance pour ouvrir avec le Front National une solution politique lui permettant de poursuivre l’exploitation des travailleurs et perpétuer les profits. Il met d’ailleurs lui-même la main à la pâte en accentuant les atteintes aux libertés et droits syndicaux, en réprimant les militantes et militants, avant tout de la CGT. Ces attaques du patronat ont partie liée avec la montée des thèmes fascisants du Front National. Le patronat français, qui en 1940 disait « plutôt Hitler que le Front Populaire », alimente son fond de commerce traditionnel.

L’enseignement de l’histoire nous rappelle que, dans notre pays, toutes les avancées sociales ont été acquises par la lutte des salariés, organisés dans une CGT porteuse d’une conception syndicale de classe, luttant pour les revendications concrêtes et immédiates. Ces avancées se construisent simultanément par le poids, la présence, la capacité de rassembler et d’unir, l’influence et l’implantation d’un mouvement ouvrier dans lequel les militants et le Parti communistes jouent leur rôle pour offrir des perspectives de transformation profonde de la société.

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
    ... lire la suite

  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).