Qui était Jaurès ?

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Jaurès était assassiné le 31 juillet 1914 ; cela mériterait de marquer franchement le coup l’année prochaine, année du centenaire. Pourtant, c’est cette année 2013 que la direction du PCF s’excite pour Jean Jaurès, qu’elle se met à le redécouvrir. Il y a eu la fête de l’Huma, placée sous l’égide du célèbre orateur ; vous me direz qu’il n’y a rien de plus normal pour le fondateur de l’Humanité... Et puis récemment, un message m’a fait part de deux appels concertés de Pierre Laurent et de Harlem Désir pour soutenir un spectacle à Carmaux sur la vie de Jaurès. Cet été, c’est Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité qui déposait une gerbe en son honneur sur les lieux de son assassinat, 99 ans après ; et dans son discours, il parlait d’une envie de le relire... On peut s’interroger : qu’est-ce que cela cache ? Dans son errance idéologique et historique, la direction du PCF serait-elle en mal de références ?

J’ai l’impression que durant l’année 2014 qui vient, beaucoup vont se disputer la dépouille de Jaurès, que ce soit au PCF ou au PS. Mais dans quelle mesure sont-ils bien placés pour revendiquer cet héritage ? Certes, Jaurès était un réformiste, voire même plutôt mystique, au point que l’on peut se demander s’il aurait pu adhérer au parti communiste naissant. Mais Jaurès ne peut se réduire à cette constatation, car il avait aussi été séduit par les analyses économiques de Marx. Et puis, avant d’être assassiné, il refusait la guerre et l’Union sacrée dans laquelle tomberont les "socialistes" de l’époque.

Alors cela valait le coup de faire connaitre le texte ci-dessous de l’historien communiste Claude Willard tiré de son livre « Socialisme et communisme français » (chez Armand Colin, 1967), dans lequel il replace Jean Jaurès dans le contexte historique de l’histoire du mouvement socialiste français et la genèse du parti communiste. Certes, Jaurès n’était pas communiste, et pour cause, la révolution d’octobre 1917 n’avait pas eu lieu et le PCF n’existait pas encore ; d’ailleurs, sans faire de l’"histoire-fiction", on peut seulement dire que Jaurès fut un des éléments historiques du mouvement qui allait participer à la genèse du PCF. Cela dit, sur plusieurs points fondamentaux, Jaurès se distinguait très nettement de la politique de la direction actuelle du PCF, et à fortiori de celle du PS. Dans le texte cité en référence [1], on y trouve en condensé, certes, un attachement irraisonné pour le vote et les institutions, qui s’explique quand même par le fait que le suffrage universel constituait pour l’époque une concession démocratique considérable que les travailleurs avaient arrachée au capital, mais aussi notamment :
- Le fait que le suffrage universel est insuffisant, et qu’il faut également que "la République soit affirmée dans l’atelier", car "le salarié… est dans l’ordre économique, réduit à une sorte de servage" et que "son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré". Ces affirmations signifient que Jaurès penchait fortement pour l’appropriation des moyens de production par les travailleurs…
- Le fait que la souveraineté nationale et la souveraineté du peuple sont incontournables pour combattre le capitalisme…
- Le fait que le socialisme est seul capable de s’attaquer à la "contradiction fondamentale de la société présente", c’est-à-dire l’exploitation de l’homme par l’homme, contradiction fondamentale du capitalisme…

Enfin, il ne faut pas oublier sa volonté internationaliste que Jaurès accole très justement à la nation et à l’indépendance nationale, ainsi que son analyse que les guerres font partie intégrante du capitalisme : "Votre société violente et chaotique (le capitalisme)… porte en elle la guerre comme une nuée dormante porte l’orage" (discours de mars 1895).

Que ce soit par son côté réformiste, voire mystique, ou inversement, par son interprétation à connotation marxiste du capitalisme, on peut s’interroger sur quoi la direction actuelle du PCF s’appuie pour se référer à Jean Jaurès, à part la récupération politicienne…

PB


Les socialistes indépendants – Jaurès

Les socialistes indépendants : un rassemblement hétéroclite d’hommes qui refusent de s’inféoder à une "secte", qui se cabrent, comme journalistes, comme élus, contre toute discipline, tout "caporalisme" ; d’hommes épris d’éclectisme doctrinal et, souvent, soucieux, avec ou sans arrière-pensées, d’unité socialiste. Ce magma tend à recouvrir progressivement les structures anciennes du socialisme ; un magma, dont la température et la composition chimique varient selon les courants ou les individus et dont les frontières avec le socialisme révolutionnaire, le socialisme réformiste et le radical-socialisme apparaissent bien indécises.

Jusqu’aux élections de 1893, sous le vocable de socialistes indépendants, se trouvent artificiellement unis quelques équipes, quelques hommes. D’une part, deux journalistes de valeur, deux anciens communards, authentiquement révolutionnaires : « l’Insurgé », Jules Vallès et son journal Le Cri du peuple, Lissagaray et son organe La Bataille. D’autre part, Benoît Malon et sa Revue socialiste.

Benoît Malon, berger à sept ans, analphabète, ouvrier teinturier à 22 ans, il apprend le grec, le latin, l’anglais, l’allemand, se passionne pour la philosophie et l’économie politique. Et ce remarquable autodidacte s’affirme théoricien. Un théoricien sans doute peu original, mais déjà un intellectuel de type nouveau, surgi de la classe ouvrière. Sa doctrine, exposée dans Le Socialisme intégral, veut être une synthèse entre le socialisme conceptuel français et le marxisme. En fait une juxtaposition où les éléments marxistes sont nettement minoritaires. Malon, ancien dirigeant avec Varlin de la section française de l’A.I.T. [2] et membre de la Commune, rompt avec Guesde puis avec Brousse pour se réfugier dans le socialisme indépendant. En 1885, il fonde La Revue socialiste, destinée, dans son esprit, à être « le foyer commun » ouvert à toutes les écoles, « à tous les chercheurs actuels du socialisme, qu’ils soient modérés ou violents, autonomistes ou autoritaires, pacifiques ou révolutionnaires, mutuellistes ou communistes, positivistes ou collectivistes ». En fait, une tribune pour les socialistes indépendants (Rouanet, Fournière).

La mort fauche cette première génération de socialistes indépendants : Vallès meurt en 1885, Malon en 1893.

En 1893, de nouveaux vents soufflent, propices : les élections législatives, pour la première fois depuis les débuts de la IIème République, sont dominées par la question sociale et non plus par la défense du régime républicain ; par ailleurs, une place est laissée vacante par la déliquescence du broussisme. Une forte vague d’immigrants, pour la plupart venus des eaux radicales, renouvelle les forces du socialisme indépendant. A la veille des élections législatives, ils créent une Fédération des socialistes indépendants, aux liens tellement lâches et aux limites si mouvantes qu’elle n’a de "Fédération" et même de "socialiste" que l’étiquette.

Ces socialistes indépendants tendent à acquérir, au sein du socialisme français, une influence prépondérante, grâce à plusieurs facteurs :
- 1) La forte personnalité de leurs leaders : Millerand, Jaurès, Viviani, bientôt Briand.
- 2) Le monopole qu’ils détiennent sur la presse quotidienne socialiste (ou radical-socialiste) à gros tirage : La Petite République (Millerand), La Lanterne (Briand), La Dépêche de Toulouse (Jaurès).
- 3) La majorité absolue dont ils disposent au sein du groupe parlementaire socialiste de la Chambre.
- 4) Un glissement général du socialisme révolutionnaire vers le réformisme et l’électoralisme.

Le rayonnement des socialistes indépendants, comme leur théorie, frappe par son éclectisme. Ils jouissent d’une influence relativement forte parmi les intellectuels et dans les classes moyennes urbaines ; mais ils possèdent aussi une importante base ouvrière : les mineurs du Pas-de-Calais, les mineurs et verriers de Carmaux, les mineurs et métallurgistes du bassin de Saint-Etienne, les canuts lyonnais, etc…

Parmi ces « indépendants polychromes du socialisme sentimental », comme les appelle dédaigneusement P. Lafargue, une grande figure émerge : Jean Jaurès.

Ce brillant universitaire (agrégé de philosophie à 22 ans, docteur ès-lettres à 32 ans) suit une trajectoire politique hors série. Alors que les partis et leurs dirigeants décrivent une orbite orientée de la gauche vers la droite, Jaurès « planté centre gauche a fleuri socialiste » (Le Figaro, 16 janvier 1895). Député ferryste en 1885, il se convertit au socialisme en 1892. Aboutissement naturel de ses profondes convictions républicaines, démocratiques ? Fruit de deux discussions nocturnes et prolongées, l’une avec Lucien Herr, l’autre avec J. Guesde ? En tout cas, les ouvriers de Carmaux achèvent la mutation de Jaurès, faisant de lui un militant, par-là un socialiste au sens plein du mot.

L’homme. Les fées se sont penchées sur son berceau et lui ont généreusement dispensé les dons. La noblesse, la générosité du caractère, sa « sainteté, je veux dire par là l’absence complète, totale, de mobiles personnels…, une pureté d’âme, une limpidité de cœur qui était par moments presque enfantine » (L. Blum). Ensuite, une intelligence brillante, avec à son service deux servantes : une infinie curiosité d’esprit et une très vaste culture. Un talent oratoire exceptionnel et une plume vive, alerte.

Jaurès se situe en un centre de convergences, au « point de jonction de trois milieux : le milieu socialiste, axé sur les congrès, le milieu parlementaire, préoccupé des problèmes de majorité, le milieu des intellectuels socialistes, soucieux d’un renouvellement de la culture et de la morale » (G. Lefranc). On pourrait ajouter un quatrième milieu : les ouvriers, ceux de Carmaux d’abord, les syndicalistes révolutionnaires de la CGT plus tard. En Jaurès confluent plusieurs courants idéologiques : le libéralisme radical, le socialisme utopique français, le marxisme, avec comme éléments catalyseurs sa soif de synthèse et sa faim d’unité. La pensée de Jaurès est-elle synthèse ou éclectisme ? Sans doute, à la fois synthèse et éclectisme.

Chez Jaurès s’affirme la volonté de concilier deux inconciliables : le matérialisme marxiste et l’idéalisme. Toute sa vie, il demeure fidèle à une conception idéaliste et panthéiste du monde qu’il exposa dans sa thèse de doctorat De la réalité du monde sensible. En 1910, du haut de la tribune de la Chambre, ne proclame-t-il pas encore : « je ne suis pas de ceux que le mot Dieu effraye. J’ai, il y a vingt ans, écrit sur la nature et Dieu et sur leurs rapports, et sur le sens religieux du monde et de la vie, un livre dont je ne désavoue pas une ligne, qui est resté la substance de ma pensée ». Jaurès persévère aussi dans sa conception idéaliste de l’histoire des sociétés, voyant dans les idées intemporelles innées, de Justice et de Fraternité, le grand moteur de l’évolution historique. Et pourtant Jaurès, en 1900, alors qu’il s’est résolument engagé dans le ministérialisme, est l’homme qui, en France, se fait l’avocat du marxisme contre le « révisionniste » Bernstein ; contre lui, il défend la théorie de la valeur et le « matérialisme économique » de Marx : « Le mouvement général de l’histoire humaine est déterminé par les changements de forme que subit lentement ou brusquement le système économique… Oui, c’est le système économique qui est le fonds ». Jaurès, dans sa grande Histoire socialiste de la Révolution française, se veut « à la fois matérialiste avec Marx et mystique avec Michelet ».

Évolution ou révolution ? La réponse, là, ne dépend pas du prolétariat. Jaurès n’exclut point l’éventualité d’un recours à la force au cas où les classes dominantes refuseraient de se laisser déposséder. Cependant, au coup de force blanquiste et au messianisme révolutionnaire des guesdistes, aux « révoltes vaines et furieuses » de la classe ouvrière (juin 1848, la Commune), Jaurès oppose les bienfaits de la démocratie bourgeoise et la toute-puissance de l’éducation. De ses vœux les plus ardents, Jaurès appelle la bourgeoisie à immoler les privilèges en une nouvelle nuit du 4 Août. Profondément réformiste, il voit la société socialiste pousser « sur la présente comme la feuille nouvelle sur la feuille desséchée ».

Collectivisme et liberté, patriotisme et internationalisme : combien de pages, de discours, au ton lyrique et prophétique, pour démontrer que ces termes, loin d’être antinomiques, sont complémentaires ! « Internationale et Patrie sont désormais liées. C’est dans l’Internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’Internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque dire : un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène ».

La stratégie et la politique de Jaurès semblent éclairées par trois grands flambeaux. D’abord par sa conception de la démocratie :

- 1) La démocratie et la république étant d’une valeur inestimable, il faut à tout prix les défendre contre un retour offensif de la réaction.

- 2) « Le socialisme sort du mouvement républicain ». Et la révolution socialiste sera le couronnement de la Révolution française : « Le triomphe du socialisme sera donc, non une rupture avec la Révolution française, mais la consommation de la Révolution française dans les conditions économiques nouvelles ». Jaurès, et par là il s’oppose aux guesdistes, tend donc à estomper (plus ou moins selon les étapes de sa carrière politique) le caractère de classe de cette démocratie parlementaire "bourgeoise".

- 3) La classe ouvrière constitue la force motrice essentielle de la démocratie : « que seraient, je vous le demande, les libertés politiques dans ce pays si, depuis cent vingt années, la classe ouvrière n’avait pas donné à tous les mouvements d’émancipation sa vaillance, sa force, son désintéressement ?... La liberté, c’est l’enfant de la classe ouvrière ».

Que faire lorsque, à l’ombre de l’affaire Dreyfus, la démocratie apparaît menacée par l’offensive « de toutes les forces du passé » ? Jaurès blâme le sectarisme des guesdistes affirmant que les prolétaires « n’ont rien à faire dans cette bataille qui n’est pas la leur… Ils n’ont du dehors qu’à marquer les coups ». Pour Jaurès, le devoir impérieux des socialistes est de « marcher avec celle des fractions bourgeoises qui ne veut pas revenir en arrière ». Mais dans cette collaboration avec la bourgeoisie libérale (au sein du camp dreyfusard, puis dans le ministère Waldeck-Rousseau, enfin dans le bloc des Gauches), Jaurès accepte que le socialisme ne joue qu’un rôle d’allié mineur et subordonné.

Le deuxième flambeau guidant les pas de Jaurès est son besoin de l’unité, besoin, écrit-il, « le plus profond et le plus noble de l’esprit humain ». Jaurès est cet artisan qui, sans trêve, sur le métier, remet l’union socialiste ; l’homme qui, en 1905, accepte de sacrifier sur l’autel de l’Unité, amour-propre et convictions.

Après 1905, la route de Jaurès est illuminée par sa haine de la guerre et du colonialisme. Jaurès, grande figure de proue du socialisme français de la "belle époque", l’homme qui, pendant quinze ans, « en France et hors de France, a personnifié le socialisme » (L.Blum).

Tiré de : Claude Willard, Socialisme et communisme français, 1967, Librairie Armand Colin, 160 p.

[1"Oui par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement : ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique, réduit à une sorte de servage.

Oui ! Au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l’atelier. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré.

Il est la proie de tous les hasards de toutes les servitudes et, à tout moment ce roi de l’ordre politique peut être jeté dans la rue.

Et c’est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c’est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c’est parce qu’il veut que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici, c’est parce qu’il veut que la nation soit souveraine dans l’ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l’ordre politique, c’est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain.

Et puis, vous avez fait des lois d’instruction. Dès lors, comment voulez-vous qu’à l’émancipation politique ne vienne pas s’ajouter, pour les, travailleurs, l’émancipation sociale. Quand vous avez décrété et préparé vous-mêmes leur émancipation intellectuelle ? Car vous n’avez pas voulu seulement que l’instruction fût universelle et obligatoire ; vous avez voulu aussi qu’elle fût laïque, et vous avez bien fait".

Tiré du discours de Jean Jaurès du 21 novembre 1893.

[2L’A.I.T., l’association internationale des travailleurs, est créée le 28 septembre 1864 à Londres par Marx. C’est la 1ère internationale.

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