La Jeunesse crie : Résistance !

, par  Herve Poly , popularité : 1%

Sur le blog de Hervé Poly, secrétaire fédéral du Pas de Calais...
Ça bouge dans le Nord !

Suggéré par le Cercle du Progrès, association proche du PCF de Carvin, le Festival de la Résistance a offert à la jeunesse du Bassin minier de dire son espérance en des lendemains qui chantent enfin. « Permettre aux jeunes de concrétiser un projet dont ils sont les acteurs de A à Z ! ». Tel est le sens, selon Manuel Tourbez, du Festival de la Résistance qui a connu sa 2e édition sous un soleil de plomb. Le secrétaire adjoint de la section PCF de Carvin tient aussi à démontrer, à l’heure où la municipalité socialiste a déboursé des milliers d’euros pour la venue de Raphaël, « que l’on peut faire des choses intéressantes au moindre coût » autour du thème mobilisateur de la résistance.

Résistance de jadis quand il s’agissait de s’élever contre la Bête immonde durant la Seconde Guerre mondiale et d’aujourd’hui lorsqu’ il est question de « s’indigner contre l’argent-roi, la casse du système des retraites ».

La jeunesse envahit le siège du Parti !

Depuis trois mois, une dizaine de jeunes travaillent à la réussite de cet évènement qui se déroule, pour partie, dans la cour de la maison du Cercle du Progrès dont les murs ont été bien joliment peints à la bombe par un collectif de graffeurs baptisé RFK. « Nous nous sommes inspirés des images de la propagande soviétique », souligne Jérôme en provenance de Bruxelles, mais dont la famille réside à Carvin. Servi par une typographie en cyrillique, le résultat est stupéfiant de… réalisme. Une façon peut-être d’envisager encore « la voie qui mène au communisme » ? Une imagerie qui convient tout à fait à Odette Dauchet, l’ancien maire de la ville, puisqu’elle « correspond aux idéaux du PC ». Et cette figure du communisme carvinois de s’enthousiasmer : « Il est essentiel que les jeunes puissent s’exprimer en toute liberté à travers leur art. Je n’en ai d’ailleurs jamais vu autant au siège de notre parti ! ».

La musique au service de l’émancipation

Les organisateurs tablaient sur la venue de 400 visiteurs qui se sont aussi répandus dans la rue adjacente et dans une salle municipale à proximité où étaient proposés un marché artisanal, des concours de belote et de fléchettes ainsi que des baptêmes en moto ! Mathieu Allart, 21 ans, est l’un d’eux. Il souhaite faire passer un « message contre le capitalisme et ainsi l’idée d’une exigence de paix et d’amour pour tous les gens de la terre ». Nobles perspectives qu’Antoine Bayaert tente de répercuter sur scène à travers le slam. « J’ai composé un texte en rapport avec la mobilisation des indignés », sourit cet habitant de Sailly-Labourse de 17 ans dont le discours est émaillé de références au Front populaire « dont il faut préserver les conquêtes » ou à la guerre en Irak « faite pour le pétrole et non contre le terrorisme ». Celui qui envisage volontiers de prendre sa carte à la Jeunesse communiste, vient aussi « pour découvrir des styles musicaux ». Ici, il est servi. Ska, punk, rap, chansons françaises, hard-rock… Il y en a pour tous les goûts ! Ou « la culture populaire comme moyen d’émancipation », ose Stéphane Victor, 20 ans, de la JC départementale.

« Laisser le temps de la réflexion »

« Les groupes sont venus bénévolement », insiste Manuel Tourbez. « C’est logique, on ne va pas se faire payer pour parler de la résistance », s’amuse Djé, 30 ans, des Murmures de la Rue. Également composée d’Antho, Hervé, Bozo et Calli, cette formation régionale prétend dire « tout haut ce que les autres pensent tout bas ». Elle chante les grèves réprimées, l’écologie, le délit de faciès, les sentiments amoureux aussi… « Toujours avec légèreté. Il ne s’agit pas d’agresser notre auditoire. Et encore moins de le faire déprimer », sourit la belle Calli, interprète de 31 ans de textes qu’elle a composés dans la langue de Molière. Pour se faire comprendre « tout simplement car l’heure est bien à la revendication »… Et le groupe de rêver désormais « de faire la Fête de l’Huma » ! Au stand de la JC, Simon Poudroux se félicite bien naturellement de ces échanges, sources de précieux contacts. Et le secrétaire fédéral du PCF de rappeler, un brin philosophe, que bon nombre de jeunes « craignent de se sentir enfermés dans une organisation. Il faut leur laisser le temps de la réflexion ». L’adage ne prétend-il pas que « tout vient à point à qui sait attendre » ?

Jacques Kmieciak

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