Aimé Couquet, président de séance entonne le "Chant des partisans"do

Installation du maire FN de Béziers, le "Chant des partisans" en séance Contre le FN et tous ses cloneson ne cède rien, tout de suite à l’offensive

, par  Paul Barbazange , popularité : 3%

Vous trouverez ci- dessous le texte de l’allocution prononcée par notre camarade Aimé Couquet présidant en tant que doyen d’âge la première séance du nouveau conseil municipal de Béziers. Ce fut dur, sous les cris d’hostilité et de haine de l’extrême droite notre camarade a lu, soutenu par une petite partie de la salle, la déclaration suivante.
Il a pris un malin plaisir à reprendre à 5 fois sa première phrase bien sûr insupportable aux frontistes et à leurs électeurs... Ils voulaient le faire taire, nous faire taire sous les huées. Ils n’ont pas les moyens de leurs ambitions, pour l’instant. Ils ont échoué. Reste qu’il nous faut poursuivre toutes les luttes, tous les affrontements, imaginer les rassemblements nécessaires pour battre le FN ses hommes surtout lorsqu’ils sont bien camouflés comme Ménard, ceux qui nombreux créent à droite et chez les socio-libéraux les conditions économiques, sociales, idéologiques, politiques de cette nouvelle vague frontiste. Comprendre ce que cette offensive a de nouveau rétablissant tous les ponts entre la droite extrême et l’extrême droite. Le piège de Mitterand est aujourd’hui refermé sur le PS et sa stratégie. Le dernier avatar nommé Front Républicain n’étant pas le moins dangereux à terme.
Beaucoup de travail en perspective.

Paul Barbazange secrétaire de la section de Béziers.
Nous envoyons aussi au site le compte rendu donné par la presse locale et une vidéo donnant le climat.

Mesdames, Messieurs,

Ce n’est pas de gaieté de coeur que je préside cette séance d’installation du nouveau Conseil Municipal et l’élection du Maire, pour deux raisons principales.

La première, j’avais 39 ans quand j’ai été pour la première fois élu à la municipalité au service de la population. 31 ans déjà ! Le temps passe mais on peut toujours compter sur moi pour faire entendre dans cette assemblée, à ma façon, la voix des travailleurs, des familles modestes, de tous ceux qui ont à souffrir des dégâts de cette société capitaliste de plus en plus inhumaine.

La deuxième raison, c’est l’installation à Béziers d’un nouveau Maire qui tout en flirtant avec Jean-Marie et Marine LEPEN, veut cacher son obédience avec le Front National. Si ce n’est pas le cas, je lui propose, pour plus de clarté, de se désolidariser des membres de sa liste encartés au Front National qui par son histoire et sa composqition n’est pas un parti comme les autres.

Il est vrai que son OPA sur le beffroi a été facilité par un ras le bol général des Biterroises et des Biterrois envers les 19 ans de gestion de la ville par l’UMP. De plus, leurs responsables, au gré des élections successives avaient jeté des passerelles entre les électeurs du FN et de l’UMP. Retour du boomerang, cette fois-ci ce sont les électeurs de droite qui ont franchi dans l’autre sens les passerelles pour aller rejoindre tout naturellement l’extrême droite. C’est ajouté à la réalité du déclin de la ville, les méfaits des gouvernements successifs de droite et PS-Écologistes. Sur ce terreau, en faisant jouer certaines peurs moyen-âgeuses, le candidat de l’extrême droite camouflée, a eu la capacité d’apparaître comme un homme neuf.

Mais, républicain, je respecte, les 47 % d’électeurs Biterrois qui lui permettent de devenir, à la majorité relative, le 1er magistrat de notre ville. Cela ne m’empêchera pas, dans l’opposition d’être très vigilant et d’intervenir publiquement, comme je sais le faire, pour défendre avec mes amis, les intérêts des habitants. D’ailleurs, à cet effet, Monsieur le futur-Maire, j’ai une proposition à vous faire. Pendant la campagne électorale, vous avez fait de la baisse des impôts locaux votre cheval de bataille. Vous l’avez considérée comme indispensable et urgente. Voilà une occasion de tenir votre promesse. Dès la prochaine séance du Conseil Municipal, sera certainement à l’ordre du jour, le vote des taux des taxes communales foncières et d’habitation. Il ne vous reste plus qu’a proposer leur baisse.

Enfin, j’ai mal au coeur. C’est grave que dans cette ville des Cathares, de Casimir Peret, de Jean Moulin, des Joseph Lazare et Paul Balmigère, où ses habitants ont toujours montré leur ouverture d’esprit, bien accueilli le immigrés, ont toujours lutté et résisté aux envahisseurs, nous nous retrouvions dans cette situation.

Ami, entends-tu le vol des corbeaux
sur nos plaines,

Ami, entends-tu le cris sourds du pays
qu’on enchaîne ?

Ohé, partisans, ouvriers, paysans,
C’est l’alarme. Béziers le 4 avril 2014
Aimé COUQUET
Résistance, résistance.

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