Ils font des profits, ils détruisent nos emplois, ils investissent à l’étranger

, par  Yvette Genestal , popularité : 3%

En 2012 : Renault, Sanofi, Total, EDF, les entreprises du CAC40 accumulent les profits. La Bourse de Paris a gagné 15% en 2012 et les dividendes versés aux actionnaires ont grossi de 5%. Mais notre industrie compte 500.000 emplois de moins qu’il y a 10 ans : agroalimentaire (Danone), textile, automobile (Renault…), sidérurgie, informatique, téléphonie, chimie et pétrochimie (Petroplus, Sanofi, Grande Paroisse)… tous les secteurs sont touchés.

L’industrie bradée

Les patrons, après avoir exploité les salariés en France, après avoir empoché les subventions publiques, émigrent pour exploiter ailleurs plus intensément. Ainsi Renault implante une grande usine à Tanger, au Maroc, et réimportera la production : 20% seulement des voitures Renault achetées en France sont produites en France ! L’existence de l’outil industriel français est en jeu ! Si ça continue comme ça, les jeunes seront réduits, à vie, aux petits boulots, à la précarité.

Chantage à l’emploi et licenciements

Le gouvernement a salué l’accord minoritaire du 11 janvier qui a réjoui le Medef. Les patrons se sont sentis encouragés. A PSA, à Renault… ils ont proposé, dans la foulée, des plans de restructuration et des reculs sociaux. D’autres ferment leur site comme Goodyear. On est bien loin de « l’interdiction des licenciements », même boursiers.

Perte de pouvoir d’achat = baisse de la consommation

Cette baisse générale de la vente de produits industriels en France et en Europe est évidemment due à une baisse de pouvoir d’achat de tous les Européens. Seules les industries de luxe échappent à la morosité. Preuve que la crise ne frappe pas les hauts revenus. Et pourtant le gouvernement, le patronat et les médias continuent de prôner l’austérité au nom de la compétitivité.

Le 5 Mars, contre l’ANI, pour nos droits sociaux

De nombreux salariés sont aujourd’hui déçus par ce gouvernement socialiste qui impose l’austérité voulue par l’Europe capitaliste. Beaucoup désavouent l’accord minoritaire signé avec le Medef. La convergence des luttes se met en place. La mobilisation lancée le 5 mars rencontre un large écho. A la CGT et à FO se sont joints la FSU et Solidaires. Les luttes peuvent modifier le rapport de forces en faveur des salariés et contraindre le pouvoir à ne pas céder au Medef. Les salariés sont les plus nombreux. Qu’ils se fassent entendre.

Des solutions existent… mais l’UE n’en veut pas !

Si l’austérité est voulue par l’UE, c’est le gouvernement socialiste qui l’impose. On est bien loin de l’Europe sociale ! Les seules solutions vraies, au niveau local comme au niveau national contredisent le libre-échange et la politique européenne. Battons-nous pour les obtenir.

Propositions pour réindustrialiser

- Augmenter les salaires, augmenter le nombre de CDI

Avec cette politique toutes les industries de biens de consommation sont en crise sur le marché français, l’automobile en premier. L’austérité ne relance pas l’économie. L’austérité et les attaques contre les services publics approfondissent encore la crise économique et sociale. C’est ce qui se passe en Grèce, en Espagne, au Portugal, en France. Pour relancer l’économie, il faut au contraire réévaluer les salaires et en finir avec la précarité. On ne peut pas continuer à suivre les injonctions européennes sur les réductions de salaires et l’emploi flexible.

- Nationaliser pour réindustrialiser

Le gouvernement laisse le patronat décider de notre avenir alors que c’est à lui de proposer une stratégie de réindustrialisation. Le patronat brade tout. Il ne faut plus lui laisser les mains libres. C’est la nationalisation qui est à l’ordre du jour pour l’automobile, la sidérurgie, la chimie, les transports, l’agroalimentaire, le textile… et bien sûr les banques et les assurances. Avec une participation des travailleurs à la réflexion et aux décisions.

- Relocaliser pour réindustrialiser

Il faut contraindre à relocaliser. Il faut taxer les produits importés en France : une taxe anti-dumping social et une taxe anti-réchauffement climatique, proportionnelle à la distance parcourue et au mode de transport. Les marchés publics doivent intégrer des critères sociaux et environnementaux favorisant les productions locales et nationales (coût énergétique, impact sur l’emploi…). Les aides publiques aux entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leur production sont annulées et remboursées.

Internationalisme

En défendant le travail ici, nous aidons aussi les ouvriers chinois, marocains, roumains… à se défendre. C’est en développant leurs marchés intérieurs et donc en augmentant les salaires que les pays émergents peuvent développer leur économie sans dépendre des multinationales. Organiser une coopération internationale équilibrée, non déficitaire, comme le font les pays latino-américains de l’ALBA, ce n’est pas là "s’isoler", c’est se développer pour mieux échanger à égalité. Sortons du libre-échange qui engraisse les plus forts. C’est ce que nous pouvons faire en France. Discutons avec tous pour coopérer équitablement et non pas se concurrencer. C’est l’État qui doit y veiller.

L’UE ne veut pas ? Il faut donc sortir de cette UE pour ouvrir d’autres choix et d’autres possibilités que la régression capitaliste à vie !

Voir en ligne : sur le site de Action Communiste (Haute-Normandie)

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

    Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
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  • (2016) 37eme congrès du PCF

    Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

    Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).