Emploi et compétitivité : argumentaires en fiches

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Le document du Front de Gauche proposant un argumentaire en fiches pour contester le discours dominant sur la compétitivité montre les limites de la critique du capitalisme que portent les partis du Front de Gauche, et malheureusement, le PCF lui-même. A vouloir rester compatible avec un simple "changement de politique", respectant le cadre européen, orienté vers les échéances électorales, il manque sa cible... permettre aux travailleurs de se libérer de cette pensée dominante pour agir...

Analyse critique fiche par fiche, à partir du texte du FG proposé...

1. la situation économique se dégrade

La croissance économique mondiale ralentit, piégée par la crise de la dette publique. En Europe, 10 pays sont en récession. La France et l’Allemagne sont touchées. La croissance française ne devrait pas dépasser 0,4 % sur 2012 et la croissance allemande plafonnera à 0,7 %.

Cet enfermement dans un cycle récessif résulte de la conjugaison des politiques d’austérité et de la restriction du crédit aux entreprises et aux ménages par les banques. L’injection dans le système bancaire de 1 000 milliards d’euros par la BCE n’a pas rouvert le robinet du crédit. Prêtés à 1% sur
3 ans, sans contrepartie en investissements productifs créateurs d’emplois, cela n’aura servi qu’à consolider les bilans bancaires. Les banques s’en sont servi pour soutenir le rendement de leurs actions et la spéculation et non pour investir dans l’économie réelle. Cette conjoncture récessive a accentué les rivalités entre grands groupes industriels pour la maîtrise des marchés et le
rendement de leurs actions. Ils cherchent à réduire leurs coûts
en restructurant contre l’emploi et les salaires.

Conséquences :
- 1. Une explosion du chômage dans l’UE (10,4 % en juillet), accentuée au sein de la zone euro (11,3 %). Avec 4,733 millions de demandeurs d’emploi fin juillet, la France compte 10,1% de chômeurs. Le dernier recensement (Le Monde du 6 juillet) fait état de 120 000 emplois sur la sellette pour une centaine d’entreprises concernées.
- 2.Une explosion des défaillances d’entreprises et une amplification des délocalisations. Confrontées à des débouchés qui se réduisent en Europe, une intensification de la concurrence, à la pression commerciale des grands groupes et aux difficultés d’accès aux financements, les PME se retrouvent étranglées financièrement et ferment.

Le constat est connu, les réductions des dépenses publiques et des salaires entrainent un cycle récessif avec 10 pays en récession dont la France et l’Allemagne. L’injection dans le système bancaire de milliards d’euro n’a pas "rouvert le crédit" car les banques s’en sont servis pour leur propre rentabilité et pas pour "l’économie réelle".

Donc, si on comprend bien, le problème vient des banques qui défendent leur intérêt privé, et des politiques d’austérité qui aggravent la concurrence entre grands groupes industriels pour le rendement de leurs actions. Il suffirait donc d’obliger les banques à "financer l’économie réelle" et les gouvernements à conduire des politiques de croissance. Dans cette perspective, il suffirait qu’une gauche résolue "change de politique"...

Mais si c’était suffisant, pourquoi alors le gouvernement socialiste ne le ferait pas ? C’est incompréhensible. Il n’est pas stupide et ne veut pas sa propre mort aux prochaines élections, il a besoin d’un minimum de soutien social, pourquoi accepte-t-il de prendre le risque d’une rupture encore plus violente qu’en 2002 après 5 ans de gouvernement socialiste pourtant favorisé par la reprise économique ?

Il manque un élément central dans ce raisonnement, élément qui est masqué derrière ce concept fourre-tout de la "finance". Car les financiers peuvent-ils ainsi détruire l’économie réelle sans conséquences pour eux-mêmes ? Les banques se protègent certes, mais peuvent-elles le faire à moyen terme sans production réelle ?

On peut bien sûr penser qu’ils sont tous devenus fous, inconscient, stupides... Mais si on considère que la finance est une des formes de contrôle du capital, capital qui ne se reproduire nulle part ailleurs que dans le travail, alors on réalise que ce ne sont pas seulement les banques et les politiques gouvernementales qui sont en cause, mais une classe sociale, puissante, organisée, basée certes sur la concurrence et la guerre de tous contre tous, mais capable de construire des alliances, "d’acheter" des forces sociales diverses pour maintenir sa domination...

Le problème n’est alors pas seulement de "financier l’économie réelle" ou de "changer de politique", mais devient un problème beaucoup plus difficile. Il s’agit d’affronter cette classe sociale pour lui imposer le respect du travail, des besoins publics, imposer une forte hausse des salaires et des dépenses publiques, donc une forte baisse des profits donc des dividendes et des rentes diverses qui en sont extraites (les rentes de la finance n’en étant qu’une des formes).

Et un tel affrontement ne peut se faire dans le respect des institutions européennes...

2 Du discours du candidat à celui du président

Le candidat F. Hollande s’était attaché à relativiser le débat sur
la compétitivité par la baisse du coût du travail. Il soulignait que
d’autres facteurs jouent un rôle essentiel dans la perte de compétitivité
des entreprises françaises face aux allemandes, notamment
l’insuffisance d’innovation.

Le président F. Hollande a sensiblement fait évoluer son discours.
S’il refuse encore le primat de l’argument du coût du travail
revendiqué au Medef et à droite, il affirme que le retard
français peut être rattrapé par un retour de la croissance. Mais
il postule que cette croissance dépendra de la capacité du pays
à faire reculer ses déficits et dettes publics et sociaux, notamment
par une « maîtrise des prélèvements sociaux sur les entreprises
 » permettant à celles-ci de restaurer leur compétitivité/
prix en abaissant le coût du travail (charges sociales patronales
transférées sur la CSG) et de créer ainsi des emplois. De
sorte que le retour de la croissance puis de l’emploi aurait pour
préalable une réduction du coût du travail !

On retrouve là toutes les contradictions du gouvernement exprimées durant la conférence sociale. D’une priorité affichée à la croissance et à l’emploi, on finit par justifier le double préalable du rationnement des dépenses publics et sociales et de la baisse du coût du travail au nom de la compétitivité. Deux préalables qui vont pourtant s’opposer à la croissance de la demande et à un essor de l’emploi et des qualifications, ce qui va miner toujours plus l’efficacité du système productif, donc de la la compétitivité et du redressement des comptes publics… Cercle vicieux !

L’argument oppose un discours du candidat "relativisant" le débat sur la compétitivité et insistant sur la nécessité de croissance, au discours du président reconnaissant le préalable de la "baisse du coût du travail".

On peut penser qu’il est utile tactiquement d’opposer ainsi le candidat au président pour que les électeurs du candidat prennent conscience que leur président ne tient pas ses propres promesses... A vrai dire, ça peut toujours servir, mais fait comme si ses électeurs avaient réellement cru à un changement réel au plan économique, et que cela expliquerait qu’ils n’aient pas choisi Mélenchon pour renforcer la rupture....

Or, si la conscience des méfaits du capitalisme est très majoritaire, le fait est que le vote de 2012 confirme l’absence de conscience de ce que pourrait être une société différente, et c’est tout l’enjeu du point de vue communiste pour décrire, nommer, caractériser une société "non capitaliste".

Car ce ne sont pas des banques étrangères à l’économie réelle qui pèsent sur les investissements ou l’emploi, ce sont de grands bourgeois, des dirigeants économiques de la sphère publique comme privée, des banques comme des grandes entreprises, qui conduisent avec détermination une politique contre les salaires et les dépenses publiques pour augmenter toujours plus la part des richesses qu’ils s’accaparent en dividendes, hauts salaires, primes, gains spéculatifs... De ce point de vue, aucune opposition de fonds entre petits et grands bourgeois, patrons des banques et capitaines d’industrie, patrons boursiers ou de famille.... Ils sont tous concurrents entre eux et les petits patrons savent très bien qu’ils sont dominés par les grands, mais ils cherchent pour la plupart à augmenter leur part du gâteau en réduisant la part des travailleurs !

Le vote socialiste repose principalement sur cette idée que peut-être, même si c’est douloureux pour beaucoup, on serait encore nombreux à pouvoir se protéger du pire dans un compromis avec cette alliance que la grande bourgeoisie organise avec une partie des cadres, des hauts fonctionnaires, de l’intelligentsia, des médias. Le vote socialiste est ce conglomérat de ceux qui espèrent être du bon coté du manche et de ceux, couches moyennes, fonctionnaires, enseignants qui espèrent rester protégé de la dureté de la guerre de classe..

Les électeurs de Hollande comme la plupart des Français perçoivent bien de fait cette réalité que s’attaquer à la répartition entre revenus du capital, investissement et revenus du travail, il faut une véritable "révolution" de société, quelque chose que personne n’attendait de Hollande. Simplement, personne ne voit comment porter une telle perspective.

3. La logique financière comme seul objectif

En 2011, les groupes du CAC 40 ont réalisé 74 milliards € de
bénéfices nets, et ils ont versé près de 51 % de ces bénéfices
en dividendes. à l’image de Sanofi, qui s’apprête à détruire 1000
emplois en ayant réalisé, l’an dernier, un bénéfice net de 5,7 milliards
€ (+ 4 %) et en a distribué 44 % en dividendes.

En cassant et précarisant l’emploi, en limitant les investissements, les efforts de recherche et de formation en France et en Europe, ces grands groupes ont accumulé, en 2011, une trésorerie de 267 milliards € qui sert à spéculer. Soit l’équivalent de la totalité des ressources nettes de l’État ! Très internationalisés, ils continuent massivement à délocaliser. En 2009, selon l’INSEE, 52 % de l’ensemble des filiales et des effectifs des groupes français internationalisés étaient situés hors de France où ils réalisaient la moitié de leur chiffre d’affaires. En 2010, les investissements directs à l’étranger ont totalisé 58 milliards d’euros et sont passés à 65 milliards d’euros en 2011.

Les multinationales ont bénéficié d’une très grande part des 172 milliards € annuels de niches fiscales et sociales accordées aux entreprises. Ces avantages ont été donnés sans contrepartie en termes d’emploi, de formation, de salaires. Le total cumulé des exonérations de charges patronales dépasse largement les 200
milliards € depuis 1993.

Cette logique casse l’emploi et démantèle le tissu des PME-PMI. Alors que, sous le quinquennat Sarkozy, les groupes ont vu leur taux d’imposition effectif sur leurs bénéfices réduit à 8 %, les PME ont vu leur taux majoré de l’ordre de 20 %. Les grands groupes français imposent des conditions de plus en plus criminelles aux PME-PMI qui ont subi de plein fouet le resserrement du crédit bancaire, malgré les énormes aides accordées aux banques. Conséquence : au second trimestre 2012, on a vu exploser les faillites des PME de plus de 50 salariés : +27 % par rapport au 1er
tri mestre 2012 et + 49,5 % par rapport au 2e trimestre 2011.

Il est tout à fait juste de montrer a quel point le capitalisme organise la concurrence de tous contre tous, y compris entre les patrons, et que beaucoup de PME sont en grande difficulté dans cette guerre. Mais il y a aussi de grands groupes en difficulté ! Arcelor a perdu la guerre contre Mittal, PSA s’est affaibli dans la bataille contre VolksWagen... Veolia est en difficulté financière. Même le géant General Motors a mis un genou à terre obligeant l’état US à intervenir ! Et il y a à l’inverse des PME en forte croissance, qui lèvent des milliards en bourse, jouent des coudes dans la course aux subventions, aux pôles de compétitivité, aux marchés publics... Et il y a des centaines de petits patrons esclavagistes qui achètent de vieilles usines pour les fermer après les avoir pressurées tout en se pavanant dans les salons ministériels (de nombreuses fonderies par exemple comme St-Jean Industries à Vénissieux)

S’il faut caractériser la domination de l’économie par les très grandes entreprises qui sont toujours à la fois industrielles, commerciales, de services et financières, il faut montrer pourquoi leur domination s’enracine dans le rapport d’exploitation lui-même, qui s’exerce partout, y compris dans les PME. Si Bouygues accapare la plus grande part du profit dans son domaine, c’est que des milliers de PME organise dans ses chantiers l’exploitation du travail salarié !

S’il peut y avoir une alliance entre les travailleurs et les petits patrons, c’est sur la base du refus de faire de la surexploitation la réponse à la crise du capital. C’est dans un cadre ou les petits patrons acceptent la domination du cadre public sur la planification des investissements, les conditions de travail, la formation et l’appropriation par les travailleurs eux-mêmes des finalités de la production.

Une telle alliance ne peut pas se définir simplement contre la "finance", les "banques" les "multinationales". Les travailleurs aussi ont besoin d’une "finance", de "banques", d’échanges "internationaux", mais au service de la réponse aux besoins humains et sociaux, pour construire une autre société, dans laquelle des entrepreneurs ont une place différente, qui n’est plus la place dirigeante, dictatoriale, qu’ils ont aujourd’hui.

4. rétablir la vérité sur la compétitivité

Le Medef n’hésite pas à répéter, encore et toujours, qu’il y aurait en France un « excès de coût du travail » qui expliquerait nos difficultés à l’exportation, donc notre commerce extérieur très déficitaire (70 milliards d’euros en 2011) et, en conséquence, nos pertes d’emplois, dans l’industrie particulièrement. C’est pour cela que le Medef mène constamment campagne pour la baisse des « charges sociales », en fait les cotisations sociales patronales. Il continue de considérer comme le diable l’éventualité d’une augmentation générale des salaires qui, à l’image de l’augmentation
du Smic, aussi faible soit-elle, serait, selon le Medef et la droite, destructrice d’emplois.

Ces pourfendeurs du « modèle social » français, qui serait la cause fondamentale de l’inefficacité de notre système productif, mettent alors sans cesse en avant le « modèle allemand » dont ils vantent l’efficacité supérieure en prétendant qu’elle aurait été acquise grâce au « courageux » tournant de la politique social-libérale du chancelier G. Schroeder de baisse du coût du travail et de flexibilisation précaire du travail et de l’emploi. Il faut rétablir la vérité !

Le constat est réel, mais en se concentrant sur la comparaison économique avec l’Allemagne, il rate un élément essentiel que souligne le document de CIDECOS publié sur ce site. Car la première réponse au discours de la baisse des salaires nécessaire à la compétitivité, c’est le simple constat qu’un patron qui peut réduire les salaires ne baisse jamais les prix de ses produits pour être plus compétitif, mais augmente ses marges pour être plus rentable et se satisfaire comme actionnaire ! Parfois, au mieux, il investira. Mais en moyenne, ce n’est pas le cas. Les investissements en France n’augmentent pas quand la part des salaires baisse !

Dans quelques situations, des patrons choisissent de baisser les prix. Ainsi dans la téléphonie l’exemple très connu de Free, ce patron [1] qui a choisi la guerre des prix comme arme contre les salaires. Et le résultat après des milliers de suppressions d’emplois est un ralentissement des investissements dans les infrastructures de réseaux !

Il faut donc répondre à la question plus fondamentale. Le capitalisme a besoin de débouchés, et son cycle repose sur la consommation, donc le salaire. Pourquoi ne fait-il plus le choix de John Ford qui disait qu’un de ses ouvriers devait pouvoir s’acheter une de ses voitures... ? Longtemps, le capitalisme avait des débouchés ailleurs, dans la colonisation, dans la reconstruction après la guerre, et donc avait des profits assurés à moyen terme dans un contexte de croissance. Ce n’est plus le cas (jusqu’à la prochaine grande guerre ?). Il lui reste le développement du Sud, et notamment de la Chine, mais cela ne suffit pas à garantir mondialement son taux de profit. La concurrence entre capitalistes est donc exacerbée et il lui est devenu impératif d’imposer un niveau d’exploitation beaucoup plus important au Nord. De ce point de vue, l’Allemagne a pris la première l’offensive en Europe.

La différence entre la France et l’Allemagne ne porte pas ainsi sur des questions de structures ou d’histoire, mais sur une décision tactique de la bourgeoisie allemande utilisant l’Euro pour imposer des échanges inégaux, et une décision tactique de la bourgeoisie Française de s’y soumettre pour défaire enfin les "spécificités" Françaises qui la contraignaient. Dans la guerre économique qu’est toujours le capitalisme, les capitalistes font des choix tactiques différents, mais ce sont toujours les travailleurs qui paient à la fin.

5. les coûts de main-d’œuvre dans l’industrie

En euros, en 2008, selon les dernières données exhaustives disponibles
(Eurostat-Insee) le coût horaire était de 33,2 € dans l’industrie française, contre 33,4 € dans l’industrie allemande.

Dans la construction automobile, point fort de l’Allemagne (40 % des exportations industrielles), le coût horaire, est de 43,14 €, alors qu’en France, dont le commerce extérieur en ce domaine est déficitaire depuis 2006 (5,3 milliards € en 2011, 3,8 milliards € en 2010), le coût horaire n’est que de 33,38 € (Le coût de la main-d’œuvre : comparaison européenne 1996-2008, Bertrand Marc, Laurence Rioux).

Selon le rapport de juin 2010 de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, le salaire annuel brut moyen des salariés à plein temps, de l’industrie et des services, était, en 2008, de 43.942 € en Allemagne, contre 32.826 € en France (écart de 34%). En net, après impôt, l’écart est plus faible mais il demeure en Allemagne supérieur à ce qu’il était alors en France.

Il est utile de montrer que les arguments médiatiques sont souvent approximatifs. Mais la guerre des chiffres est rarement très efficace pour les travailleurs. Le fait est que l’Allemagne a aussi créé des millions d’emplois à très bas salaires. Mais nos ne devons jamais nous placer du point de vue de la concurrence entre les travailleurs. Car on peut ensuite comparer les salaires entre la région Parisienne et le Nord-Pas de Calais, ou entre les ouvriers à statut et les précaires... à la fin, c’est toujours les travailleurs qui perdent.

Il faut dénoncer toujours plus fortement les dividendes, les rentes, les bonus, les très hauts salaires en France comme en Allemagne. Il faut plutôt trouver des exemples qui unissent les travailleurs qui sont dans des situations différentes et montre qui sont leurs ennemis communs...

6. l’efficacité de l’industrie allemande c’est d’abord la qualité de ses relations avec les banques

En France, les banques, privatisées, ont énormément développé leurs opérations sur les marchés financiers, tout en rationnant le crédit pour la croissance réelle et l’emploi en France. Elles ont fortement contribué à l’essor de la spéculation par un fort accroissement de leurs « opérations pour compte propre »
(cf. l’affaire Kerviel).

En 2007, un grand groupe français, pour conduire une OPA sur une société scandinave, a pu bénéficier d’une ligne de crédit de 13 milliards € à 3 % de taux d’intérêt. En même temps, une PME devant faire un investissement de capacité nécessitant quelques emplois et des mises en formation devait supporter un taux d’intérêt de 6 à 8 % et mettre sous hypothèque la résidence principale de l’employeur.

Fin juin 2012, l’encours des crédits mobilisés dans l’industrie manufacturière a diminué de 1,6 % sur un an, alors qu’il a cru de 8,5 % dans l’hôtellerie-restauration et de 5,5 % dans les activités immobilières.

En Allemagne, le secteur public bancaire avec les secteurs coopératif et mutualiste dominent pour les deux tiers le marché bancaire allemand. Les banques des Länder détiennent elles-mêmes 20 % de ce marché. Ce pays a développé le concept de la « banque maison » : les entreprises allemandes entretiennent avec leur banque, souvent unique, des relations suivies de partenariat à long terme. Ce type de relations fait que les faillites sont moins nombreuses en Allemagne et les banques sont moins rentables financièrement qu’en France.

Malgré la forte poussée du marché financier outre-Rhin, avec le chancelier social libéral G. Schroeder, ce principe de « banque maison » demeure. Il permet encore à l’industrie allemande d’être beaucoup plus efficace sur la liaison « recherche-formation-production » et de développer aussi une « compétitivité hors coût du travail » bien supérieure à celle de l’industrie française.

Le défaut de cet argument au plan politique est évident... S’il suffisait de faire comme l’Allemagne pour résoudre le problème...

Or la liaison entre les grands groupes industriels Français et les banques existent bien ! Il suffit de regarder les membres des conseils d’administration de TOTAL, ARKEMA, RENAULT, PSA, SCHNEIDER....

On pourrait au contraire noter que l’intervention de l’état en Allemagne à travers les Länders est plus forte dans l’économie, et cela par exemple pourrait nous servir d’arguments pour justifier la reprise par l’état des sites de Florange, Aulnay, Goodyear...

7. recherche-développement formation professionnelle

La part de l’Allemagne dans la recherche-développement industrielle mondiale est de 10,1 % contre 5,3 % seulement pour la France. Et, pour 2012, les perspectives de dépenses en recherche-développement du privé dans l’industrie étaient de 58 milliards d’euros en Allemagne, contre 28 milliards d’euros seulement en France !

L’effort de formation professionnelle des entreprises est plus efficace en Allemagne où, plus qu’en France encore, malgré les réformes réactionnaires de Schroeder, on s’occupe de l’insertion dans l’emploi des jeunes.

L’Allemagne compte trois fois plus de jeunes formés en alternance que la France. Le taux de chômage des moins de 25 ans, fin 2010, y était de 5,5 % contre 7 % pour l’ensemble de la population, alors qu’il était, à la même époque, de 24 % en France contre 9,3 % pour toute la population.

Traditionnellement, en Allemagne, les entreprises forment un nombre de jeunes supérieur à leurs besoins personnels car elles assument en partie la responsabilité de garantir en permanence la disponibilité d’une main-d’œuvre opérationnelle pour l’ensemble de l’économie.Et si, en France, plus d’argent est dépensé qu’en Allemagne pour la formation professionnelle, le taux d’accès des salariés à la formation
est plus élevé outre-Rhin.

C’est dire le gâchis des fonds de formation en France, sous le contrôle du patronat.

Là encore, la comparaison peut donner de fausses idées... Car les fonds de formation ne seraient pas en Allemagne "sous le contrôle du patronat" ? Allons-donc, la cogestion donne certes quelques droits aux travailleurs, mais elle donne aussi de larges droits au patronat sur des missions qui sont en France, encore souvent, des missions publiques...

Faudrait-il en conclure qu’il faudrait "changer de patronat" ?

8. l’irresponsabilité nationale et territoriale

Les groupes se préoccupent plus, outre-Rhin, de l’efficacité des PME qu’en France où elles sont écrasées. Ils sont plus soucieux de leur base industrielle nationale que les groupes français quand ils s’internationalisent. Et l’exemple de l’automobile, dénoncé par un rapport du Conseil d’analyse économique du 31/12/2008 est parlant. Il y est souligné que « pour faire image, les producteurs allemands ont choisi le modèle industriel de la Porsche Cayenne, les Français celui de la Logan, la première étant conçue et assemblée en Allemagne à partir de pièces détachées fabriquées à l’Est, tandis que la seconde est produite et exportée, pour l’essentiel, depuis la Roumanie » contre la base industrielle nationale.

Bref, les groupes français ont privilégié la délocalisation vers les pays à bas coût salarial, contre le site national de production ! Les groupes français aiment beaucoup plus les profits financiers que les groupes allemands. Dire cela n’a rien à voir avec une quelconque valorisation d’un prétendu « modèle allemand », car l’efficacité accrue de l’industrie allemande permet à ses capitalistes d’infliger des pertes considérables aux industries des autres pays européens. D’où le flux considérable d’exportations industrielles allemandes vers eux et les énormes créances accumulées sur eux par les banques allemandes. Bref, il y a une façon de faire du profit, à la française, avec un lourd penchant pour la finance, et une façon allemande de faire du profit, plus en prise sur la croissance réelle.

Aussi faut-il contre-attaquer sur le fond face à la culpabilisation du « coût du travail » par le grand patronat français.

Là aussi, à force de comparer les patrons Français et Allemands, on se demande si la solution stratégique du Front de Gauche serait de devenir allemand... On peut se demander ce qu’en pense les salariés Français de groupes Allemands.

Car pourquoi les groupes allemands, fidèles à cette politique supposée d’investissements ne développent pas leur sites existants en France ? Pourquoi le groupe Bosch a-t-il décidé de réduire la production en France ? Par nationalisme des dirigeants ?

Mais la fiche nous dit quelque chose d’important. Les entreprises allemandes importent de l’Europe de l’Est leur composants... Donc, il y a certes une stratégie industrielle différente, mais elle repose sur une réalité géopolitique ancienne. Les "colonies" allemandes étaient déjà principalement à l’Est, quand la France et l’Angleterre se partageaient l’Afrique et l’Asie. Donc, les patrons allemands trouvent des bas salaires à proximité. C’est pourquoi ils ont joué un rôle décisif dans l’éclatement de la Yougoslavie, et dans l’extension de l’Union Européenne et de la zone Euro. C’est leur outil au service d’une stratégie d’intégration de pays à bas salaires, historiquement sous domination allemande.

Faudrait-il donc pour la France trouver dans quels pays voisins on pourrait réaliser un part de la production à bas coût ? Voila une idée intéressante pour les espagnols...

9. ce sont les « charges financières » qui pèsent sur la compétitivité

Ce ne sont pas les « charges sociales » qui étouffent les entreprises,
mais les charges financières des banques et les dividendes des actionnaires.

Les comptes de la Nation de l’INSEE, pour l’année 2010, indiquent que, pour les sociétés non financières, (hors banques et assurances), les cotisations sociales patronales (charges sociales) ont prélevé 145 milliards € sur leur valeur ajoutée. Mais les prélèvements financiers (en intérêts aux banques et en dividendes aux actionnaires) ont totalisé, eux, 308,8 milliards d’euros soit 2,13 fois les « charges sociales » !

Gare à l’union sacrée recherchée pour baisser les cotisations patronales et fiscaliser le financement de la protection sociale avec la GSG et des taxes écologiques ! L’intérêt collectif, y compris celui des patrons de PME, est de lutter contre les charges financières afin que les banques distribuent tout autrement le crédit et changent la nature de leurs relations avec les entreprises. Simultanément, il faut sauvegarder et développer le finance ment mutualisé de la protection sociale à partir de la valeur ajoutée des entreprises, car il sécurise leurs débouchés et fortifie leur productivité.

Cette bataille est d’actualité alors que l’on voit la volonté de faire basculer une partie de ce qui reste de cotisations sociales patronales sur la GSG. Or la CSG ne concerne pas les entreprises mais les seuls ménages et, en leur sein, les salariés, les chômeurs et les retraités surtout.

Cette fiche est très utile. Oui, ce sont bien les "charges financières" qui pèsent toujours plus lourdement sur les entreprises. Mais il faut bien considérer que toutes ces charges, qu’elles viennent des banques ou pas, représentent au fonds le prélèvement de la même grande bourgeoisie sur la richesse produite. On les appelle financières car elles ne sont pas des charges "d’exploitation", mais cela ne veut pas dire qu’elles seraient "déconnectées" de l’économie réelle. Au contraire, elles sont intiment liées à la manière dont le capital maitrise l’économie réelle. Lénine analysait déjà la manière dont la bourgeoisie inventait des formes dématérialisées de capital dans l’objectif bien réel de dominer l’ensemble du processus de production, à partir d’une petite part de capital, dont l’effet se démultiplie à travers le domino des banques, holdings, participations, on ajouterait aujourd’hui titrisation...

10. exiger partout des moratoires sur les suppressions d’emplois

Cette revendication est désormais portée par la CGT et FO. La
CGT souligne le besoin de droits nouveaux des salariés d’intervention
dans la gestion, pointant notamment la nécessité qu’ils disposent d’un droit de veto suspensif face aux décisions de suppressions d’emplois.

Il ne s’agit pas de geler la situation, mais de faire suspendre les plans de licenciement par le Préfet afin d’élaborer des contrepropositions. Il faut imposer des négociations qui ne soient pas menées que du seul point de vue de l’employeur. Si celui-ci ne connaît pas de difficulté, en particulier lorsqu’il a versé des dividende aux actionnaires, les plans doivent être annulés. C’est le sens de la loi contre les licenciements boursiers adoptée par le Sénat à l’initiative des parlementaires communistes.

Si des difficultés sont avérées, les comités d’entreprise et les délégués du personnel doivent disposer des moyens de faire valoir des contre-propositions. Les suppressions d’emploi ne sont pas inéluctables. Les frais financiers sont très souvent à l’origine des pires difficultés, on peut donc réduire, avec eux, le coût du capital plutôt que le « coût » du travail qui est aussi la source de création de toutes les richesses.

C’est pour cela que des Fonds publics régionaux doivent être créés. Ils pourraient être saisis par les salariés en lutte et prendraient en charge tout ou partie des intérêts payés aux banques sur les crédits nécessaires pour se moderniser. Plus les investissements programmeraient d’emplois et de formations, plus l’aide serait importante.

Là encore, les mots réduisent la portée utile de l’objectif. Soyons simple, il faut interdire les licenciements, imposer un audit public des entreprises se déclarant en difficulté, et donner des droits étendus aux travailleurs pour faire la critique de la direction par les actionnaires et multiplier les formes d’appropriation sociale, de la nationalisation sans indemnité des gros actionnaires jusqu’à la SCOP avec soutien des collectivités publiques...

Mais pourquoi parler seulement des "licenciements boursier". Dans les très nombreuses entreprises qui ne sont pas en bourse, faut-il ne rien faire ? En Allemagne comme en Europe du Nord, beaucoup d’entreprises sont des "fondations" qui ont de grandes activités charitables, de mécènes... pas de bourse, pas de spéculation... Et pourtant, des licenciements, des restructurations...

Ce sont les travailleurs de Florange qui ont remis la question des nationalisations sur la scène politique et médiatique. Ils ont eu raison. Pourquoi ne pas en faire une fiche détaillée ?

11. L’enjeu fondamental du crédit

Un débat est engagé sur la BCE, sa politique de taux d’intérêt pour « refinancer » les banques, ces injections massives de monnaie (1000 milliards d’euros) qui ne déverrouillent pas le crédit mais servent à spéculer. La BCE doit avoir pour première priorité l’emploi.

Pour cela, le taux d’intérêt du « refinancement » des banques doit être d’autant plus abaissé – jusqu’à être nul – que les crédits qu’elles distribuent serviraient à des investissements plus créateurs d’emploi, de formation et de progrès écologique et à augmenter les salaires. Cette sélectivité nouvelle du crédit, nous pouvons la construire tout de suite, ici en France, sans attendre d’avoir réussi à créer les rapports de force pour que ça change au plan européen.

Nous proposons la création d’un Fonds national de sécurisation de l’emploi et de la formation chapeautant tous les Fonds régionaux et regroupant tous les fonds nationaux dévolus aujourd’hui à l’emploi et l’investissement. Il recueillerait aussi les 30 milliards € que coûtent chaque année à l’État les exonérations de cotisations sociales patronales. Il impulserait, par bonification du taux d’intérêt jusqu’à 0 % voire moins, ce nouveau crédit pour les investissements matériels et de recherche des entreprises.

Il serait géré démocratiquement : contrôle par le Parlement, les collectivités territoriales et saisine possible par les organisations de salariés. Avec la Caisse des dépôts, la Banque postale, Oseo, les banques mutualistes et coopératives, dans le respect de leurs statuts, il formerait un pôle bancaire et financier public qui inclurait des banques nationalisées.

La critique des politiques de crédit conduites par les banques centrales est utile, mais pour aller au bout de cette critique, il faudrait mettre en cause le statut même des banques centrales et donc de la BCE. Or c’est un sujet tabou alors que le pouvoir de la BCE de décider seule d’une politique monétaire pour toute la zone Euro est au cœur du système. Rien sur ce sujet dans la fiche. Pire, on veut nous faire croire que tout en laissant tranquille la BCE, on pourrait gérer régionalement une alternative...

Mais ce serait inventer des outils publics restant sous domination des marchés et des institutions mondiales destinées à les "réguler". Au contraire, il faudrait réfléchir aux conditions de création de fonds déconnectés des circuits financiers, tout comme la Sécurité Sociale financer les activités de santé sans passer par les marchés, ce qui rend les grandes assurances si hargneuses pour récupérer le gâteau... Pourquoi ne pas évoquer les propositions de l’économiste Friou d’une "cotisation économique" assurant la mutualisation d’une part du profit pour permettre justement des politiques d’investissements objet du débat politique, sans passer par la case financiarisation ?

En tout cas, la création monétaire doit être une décision politique, en cohérence avec une planification démocratique des grands équilibres entre investissement et consommations, entre régions, entre secteurs d’activités. Elle doit donc être reprise en main par un état assurant la souveraineté populaire. Cela n’est pas possible dans le cadre de l’Union Européenne. Cela suppose la nationalisation de l’ensemble du système bancaire...

C’est sans doute parce que l’Union Européenne reste un sujet tabou au PCF et au Front de Gauche que l’argumentaire parait si pauvre et idéaliste sur ce point.

12. L’enjeu fondamental des services publics

Contrairement à la logique du pacte budgétaire que l’on entend
faire adopter en France, il faut exiger, à l’appui des luttes pour l’école, la santé, la recherche, de logement, la culture… une relance des services publics et, donc, une augmentation des emplois et de la formation publics.

Nous en avons vitalement besoin, pour des raisons de justice sociale et d’efficacité économique. Les gains de compétitivité obtenus avec la révolution informationnelle ne se sont pas traduits par une baisse du temps de travail ou de la charge de travail ou par des augmentations de salaires mais bien par des suppressions d’emploi qui ont pour conséquence une baisse des débouchés pour la production.

Face à cela, il y a deux solutions. D’une part, au niveau européen, lutter contre le dumping fiscal et écologique avec une grande coopération permettant aux pays émergents de se porter au niveau des normes sociales et environnementales européennes. Ce serait là le sens d’une taxation dont le produit serait dévolu à un fonds d’aide au développement de ces pays. D’autre part, développer la demande salariale en France et en Europe. Cela passe notamment par un très grand développement des services publics qui créent de la demande et contribuent de manière décisive à accroître l’efficacité de l’offre productive (éducation, recherche, formation…). La BCE, via un « Fonds social, solidaire et écologique de développement européen », doit créer la monnaie nécessaire à cet essor en Europe, au lieu du pacte budgétaire Merkozy.

Le projet de budget pour 2013 doit rompre avec la tendance au recul des services publics, et pas seulement dans trois ministères dits prioritaires. Il doit, au contraire, comprendre une réforme fiscale pour la justice et l’efficacité sociales.

Oui, l’école, la santé, le logement, la culture ont besoin d’une véritable relance des services publics, donc des emplois et des dépenses publiques...

Oui, une des clés est l’augmentation forte des salaires, mais cela suppose comme on l’a dit plus haut une réduction forte des dividendes, rentes de toutes sortes et donc un affrontement gigantesque avec tous ceux qui en profitent. Et s’ils ne sont que quelques centaines à avoir de vrais pouvoirs sur le capitale, ils sont des millions de différentes catégories sociales à en être, petitement souvent, bénéficiaires...

Et surtout si le développement de la France doit se penser dans le co-développement avec les autres pays, en Europe comme en Afrique, en Amérique, en Asie, et donc s’il faut favoriser les coopérations en Europe pour aider les "émergents", il serait inacceptable de conditionner la politique Française à la politique des pays émergents. Avec certains, pas avec tous, des coopérations seront possibles, mutuellement avantageuse, mais respectant leur propre histoire et choix de développement. On ne voit pas au nom de quoi on devrait servir de "modèle européen". Faire croire qu’il y aurait des normes sociales et écologistes européennes à suivre et à "imposer" aux autres pour éviter leur concurrence déloyale, c’est reprendre les mots de nos adversaires, méprise les pays émergents qui ne nous attendent pas pour imposer d’autres règles sociales et écologiques, c’est le cas en Amérique Latine, mais aussi en Chine dont les mutations sont beaucoup plus rapides qu’en Europe, y compris sur les questions sociales et écologiques.

Et dans certains cas, il faudra refuser des échanges inégaux. Il faut donc pouvoir imposer des règles nationales aux échanges, sortir donc du modèle du "libre-échange"...

Enfin, l’enfermement de la pensée économique dans le cadre de la BCE, c’est à dire dans la soumission à une banque centrale outil du capitalisme européen, est un contre-sens total qui désarme le PCF et le Front de Gauche dans le monde du travail.

Pour que la création monétaire soit mise au service d’une politique répondant aux besoins des plus pauvres, de l’intérêt général, il faut la sortir totalement du cadre des institutions européennes. Le fait même d’inscrire un argumentaire contre la compétitivité dans le cadre de l’outil principal de cette "concurrence libre et non faussée" est un terrible piège.

Conclusion rapide...

Dans un contexte de bataille idéologique intense, donner des arguments à tous les militants pour être efficace dans leurs batailles est indispensable. Mais ces 12 fiches sont illustratives d’un discours qui ne sort pas du cadre de ce capitalisme européen, qui ne veut pas utiliser de mot qui fâchent, nationalisation, socialisme, et qui garde le silence sur les sujets difficiles qui sont au cœur des colères populaires, l’Euro, la BCE, l’Union Européenne.

Résultat, ces 12 fiches n’aident pas les militants, ni ceux qui connaissaient déjà ces propositions, ni ceux qui les découvrent...

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  • (2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler

    Un film
    Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...

  • (2009) Déclaration de Malakoff

    Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires

  • (2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !

    La déclaration complète

    Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

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