Ménard envoie sa milice contre les pauvres :

À l’insupportable délit de solidarité, la police municipale de Robert Ménard répond par la violence policière ! Polices du PS et police de Ménard

, par  Nicolas Cossange , popularité : 2%

Plusieurs autres articles récents sur le site montrent comment le PS dévoie les forces de police pour créer autour des manifestions contre la Loi Travail un climat de peur. A Béziers c’est la police municipale qui contribue au même mouvement. Empêcher les pauvres d’apparaître en cœur de ville, puis les chasser, est l’objectif de Ménard. Depuis 6 mois "La bonne franquette" résiste. Ces violences ont eu lieu vendredi, samedi, c’est la police nationale qui ramassait les identités mais de façon courtoise. Courtoisie de l’état d’urgence ! et menaces afférentes. Je reviendrai sur cette question de la solidarité active dans le débat du congrès.

Paul Barbazange


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Ménard envoie sa milice contre les pauvres :

À l’insupportable délit de solidarité, la police municipale de Robert Ménard répond par la violence policière !

Vendredi 6 mai au soir, au lendemain de la célébration municipale "Caritats", célébration historique de l’esprit de solidarité envers les plus démunis pendant le Moyen-Age dans notre ville, Robert Ménard nous a donné, via sa Police Municipale, sa conception de la "charité chrétienne" !

Bref rappel. Depuis maintenant près de 6 mois, en soutien à des associations, les communistes et jeunes communistes de Béziers participent à un partage solidaire de repas au cœur même du centre-ville, sur les Allées Paul Riquet. Ce partage a lieu sans interruption tous les vendredi et samedi soir. Depuis le début il est combattu par le Maire d’extrême-droite. Robert Ménard, qui vit d’ailleurs dans un bel immeuble récemment rénové sur ces mêmes allées, ne supporte pas cette action imposée par l’immense pauvreté et précarité de l’hypercentre de notre ville. Lui qui travaille d’arrache-pied, depuis 2 ans qu’il est Maire, à maquiller la réalité sociale d’un centre-ville qu’il imagine en vitrine de sa « révolution municipale ». Lui qui annonçait au moment de sa candidature vouloir en finir avec « les pauvres, les gitans et les Maghrébins du centre-ville ». Lui enfin qui s’évertue par une communication outrancière, fascisante et démagogique à masquer la réalité de son inaction sur les conditions de vie dans la 4ème ville la plus pauvre de France métropolitaine, ne pouvait tolérer bien longtemps un tel délit de solidarité en forme de pied-de-nez pour l’autoproclamé « Maire de tous les Biterrois » !

Depuis le début, des patrouilles de la police municipale nous rendent visite tous les soirs, pour faire les constats d’usage, car la distribution ne fait l’objet d’aucune autorisation municipale. Au vu de l’exposé précédent, quelle autorisation avons-nous à recevoir d’un Maire qui fait la chasse aux pauvres ? Ces patrouilles se faisaient toujours dans un grand respect mutuel, jusqu’à ce que la situation ne devienne explosive il y a deux semaines. Les équipes de la Police Municipale ont alors changé de composition, nous avons vu les "nouvelles recrues" (de Bollène, d’Orange ?) à l’action... Arrivée musclée, propos insultants, attitude agressive, brigade canine et crânes rasés, nous avons vite compris que devant l’impasse politique pour un Maire qui ne pouvait décemment pas faire fermer une soupe populaire, le trouble à l’ordre public était sa seule porte de sortie. Intelligemment ni les bénévoles, ni les bénéficiaires des repas ne sont tombés dans le panneau. Hier c’est donc un palier supérieur dans la provocation qu’il fallait que la milice aux ordres de Robert Ménard franchissent...

Vers 20h30, en pleine distribution, une équipe de 4 policiers municipaux est venu interpeller avec une violence inouïe (insultes, placage au sol, coups portés et vêtements arrachés) un sans-abris mangeant dans un coin le repas que nous lui avions servi. Quand nous sommes intervenus pour cesser, en provoquant un attroupement, ces abus policiers insupportables, les agents municipaux se sont alors retournés de façon extrêmement violente contre nous. Appelant des renforts, deux voitures et 6 agents sont arrivés en plus, nous menaçant et faisant usage de leurs bombes lacrymogènes (une adolescente a été directement aspergée sans sommation et alors qu’elle ne faisait rien), usant de violence physique (une bénévole violemment projetée au sol, plusieurs coups portés sans raison apparente), brandissant une matraque (qu’il n’a heureusement pas utilisée) et en dépit des consignes de leur supérieur hiérarchique qui hurlait à ses agents de s’arrêter. Au final c’est une intervention de la Police Nationale qui est venu mettre fin à une situation totalement hors de contrôle de la Municipale qui l’avait provoquée et qui aurait pu se terminer bien plus mal.

Nous avions à faire à des Policiers Municipaux totalement dépassés par les événements, en panique, visiblement pas formés pour des situations de ce genre et pourtant armés de bombes lacrymogènes, de matraques et de leur fameux « meilleur ami » le pistolet. Fort heureusement aucun d’entre eux ne s’est risqué à le sortir, et heureusement la Police Nationale est intervenue assez vite. Entre un manifeste et très inquiétant mouvement de panique de la part de la Municipale et peut-être pour quelques agents un certain plaisir militant, se pose la question de la sécurité des Biterrois. Il est urgent, au vu des éléments d’hier soir, que la Préfecture interrompe immédiatement les brigades nocturnes de la Police Municipale qui n’a visiblement aucune formation pour en assumer les missions.

Nicolas Cossange
Conseiller Régional PCF
et bénévole aux repas partagés « la bonne franquette »

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