Pour défendre les travailleurs et la nature, pour promouvoir l’indépendance nationale et la cohérence de la société française, Il faut lutter pour le socialisme

, par  Jean-Claude Delaunay , popularité : 1%

Un apport au débat de notre camarade Jean-Claude Delaunay.

La crise, nous l’observons sous ses multiples aspects. Pour nous y retrouver, nous avons besoin de recourir collectivement au marxisme, la théorie dont nous n’aurions jamais dû nous séparer. A mon avis, les communistes devraient d’abord se demander dans quelle société ils vivent. Car cette société n’est plus celle du Capitalisme monopoliste d’État. Adaptons notre réflexion et notre action politique à la société dans laquelle nous vivons.

Après la crise du CME, au cours des années 1970, la grande bourgeoisie monopoliste a mis en place, avec ses alliés des autres pays capitalistes développés, un nouveau système productif. Le marché national et la société française ont été abandonnés par eux, ouverts à tous les vents, plus ou moins intégrés à l’espace capitaliste européen, placé sous la domination tant du grand capital américain qu’allemand. Les systèmes productif, d’éducation et de recherche, ont été mondialisés ou détruits. L’indépendance nationale est devenue un obstacle à la liberté mondiale d’action du grand capital. L’Etat national a été recomposé dans ses fonctions. Ce qu’il y avait d’Etat social pendant le CME a volé en éclats. La société française, du même coup, a été pulvérisée. Le rôle de l’impérialisme comme gendarme mondial a été renforcé.

La gravité de la situation qui s’en est suivie, pour les travailleurs et la population, ou dans le monde, exige donc, de la part des communistes, qu’ils défendent avec détermination non seulement l’idée de la rupture avec ce système. Certes, il faut chasser la grande bourgeoisie du pouvoir économique, politique et d’information. En France c’est notre responsabilité de lutter pour cela. Mais il faut rompre avec un but et ce but, c’est construire une société nouvelle.

La tâche est immense, et pourtant il n’y a pas d’autre voie. Nous devons reconquérir notre indépendance nationale. Nous devons remailler le tissu de la société française. Nous devons développer la production et promouvoir l’investissement comme cela n’a jamais été fait auparavant avec cette ampleur. L’écologie fait partie de cette ambition, c’est l’évidence. Nous devons viser la satisfaction des besoins populaires, en promouvant une nouvelle conception du travail et des emplois. Nous devons, sans attendre, défendre et reconstruire les services publics, en particulier dans les transports, l’énergie, le secteur hospitalier, la police. Nous devons faire en sorte que les décisions soient prises par le plus grand nombre et non par quelques uns. Nôtre tâche, c’est d’aider les masses populaires de France, mais aussi d’autres catégories sociales que le grand capital malmène, à comprendre l’exigence du socialisme et à mettre en place la société qui lui correspond, en conformité avec nos moeurs et notre histoire.

Or s’il est clair que se situer dans le contexte d’un duel Macron-Le Pen est enfantin, car Macron et Le Pen ne sont que des faces distinctes de la même crise, et sont en réalité des alliés objectifs, l’exigence explicite du socialisme fait défaut dans nos rangs. Pourquoi ? Nous devons clarifier les raisons de cette absence. Lutter pour le socialisme c’est lutter pour l’indépendance nationale et donc pour l’alliance avec ces pays qui, comme la Chine, Cuba ou la Russie, font face à l’impérialisme des Etats-Unis. Lutter pour le socialisme c’est lutter pour la reconstruction d’un système productif, d’enseignement et de recherche révolutionnaire, orienté vers la satisfaction des besoins populaires et de la nation, qui doit se défendre. Lutter pour le socialisme, c’est lutter pour la cohésion de la société française et pour la sécurité de ses membres, tant économique et juridique que quotidienne.

J-C Delaunay, Villejuif

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