De retour du 36ème Congrès du PCF !

, par  Marie-Christine Eigeldinger , popularité : 1%

Les débats que nous avons eu lors de notre conférence de section et à la conférence fédérale ont été riches, les communistes ont réaffirmé leur attachement profond à leur organisation politique de combat et révolutionnaire majoritairement.

Ces débats qui ont eu lieu partout en France, ont, me semble-t-il, été faussés au Congrès du PCF. Des délégués triés sur le volet, bénis oui oui de la direction pour certains. Chers camarades, nous serions des communistes statiques, nous devrions regarder devant et abandonner notre passé si glorieux, laisser derrière nous tous ces résistants qui ont combattu au prix de leur vie le fascisme d’Hitler, le fascisme patronal qui sont les mêmes d’ailleurs. Abandonner la Faucille et le Marteau, symboles de l’union des paysans et du monde ouvrier, symboles qui par là même identifient le Communisme, les communistes du monde entier !

D’ailleurs pourquoi reparler du passé puisque depuis 15 ans nous avons réglé le problème…

Ce qui m’a le plus marqué dans ce congrès, c’est le manque de démocratie, le non respect et le mépris entendu (rires, limites insultes…) de certains camarades « nouvelle génération » envers des délégués qui ont défendu âprement les amendements discutés dans leur cellule, section et fédération notamment sur la place des cellules dans l’organisation communiste et la règle des 3/3 qui étrangle les organisations de bases et permet à nos secrétaires fédéraux et au national de financer les campagnes du Front de gauche… et qui ont été balayés d’un revers de main par une tribune quelque peu autoritaire.
Le fait qu’il y ait eu un grand blanc de la part de la tribune à la question d’un communiste qui demandait qu’est ce que le communisme ?, en dit long sur la formation théorique de nos dirigeants actuels ! Mais aussi des communistes « nouvelle génération » très présents au congrès et qui sont dans l’immédiateté et non dans la réflexion constructive.

Combien d’ouvriers dans ce congrès ? Nous ne le saurons pas, l’analyse sociologique des délégués du congrès a été bâclée volontairement. Mais quelques chiffres ont été lâché : il y avait presque 30 % d’élus communistes, nous apprécierons ! Un petit sondage effectué dans les couloirs du congrès m’a confirmé que très peu d’ouvriers étaient présents, par contre beaucoup de délégués travaillant dans des mairies, pour des élus, des ingénieurs et autres…

Nous avons eu des temps forts (un peu trop peut être ! au détriment du débat) qui ont réuni un temps les communistes. Le plus apprécié a été l’accueil des délégations des partis communistes du monde entier qui nous ont réaffirmé pour certains leur attachement au socialisme. Avec des délégués debout devant des camarades communistes qui défendent le socialisme comme à Cuba, en Amérique latine et ensuite des délégués et la tribune qui rejettent le débat introduit par Aurélien sur l’insertion du mot socialisme dans le texte de la direction. Allez comprendre les contradictions !

Le plus symptomatique a été le salut au congrès du Front de gauche et de Mélenchon qui a été quelque peu froid… Une bonne moitié des délégués debout applaudissant à tout rompre et les autres assis et indifférents !

Le discours de clôture de Pierre Laurent a été en contradiction avec la volonté de la direction nationale d’unir les communistes, ce que nous apprécions à sa juste valeur ; alors pourquoi tant de provocation et de mépris sur nos symboles tels que la faucille et le marteau ???

De toute façon un congrès ne fait pas le printemps, la crise du système capitaliste est profonde. Elle est globale et touche tous les aspects de la société. Elle est économique, financière, sociale et morale.

La paupérisation et l’exclusion d’une partie de plus en plus large de la population, la perte de repères nourrit des idéologies racistes et xénophobes entretenues par la bourgeoisie. Cela lui permet de détourner la réflexion sur les véritables causes de la crise et les moyens d’en sortir.

Malgré tout, les résistances s’organisent, des prises de conscience s’opèrent, des luttes se développent qui mettent en cause le système capitaliste. Cela oblige les communistes à dénoncer la nature même du système capitaliste et à proposer une société libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme !

La vie décide !

Marie Christine Eigeldinger, déléguée de la fédération du Rhône

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